Raffa ::: Le Grand Ménage :::

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18/08/2008

GMTV - Six degré changeraient le monde

Je vous invite vivement à regarder ce documentaire inédit de 2008 (diffusé hier sur France 5 et visible gratuitement pendant une semaine sur leur site) si vous vous demandez de quoi l'avenir risque d'être fait et combien de temps on a pour éviter le pire scénario...

Le changement climatique ne fait plus de doute et il va à une allure alarmante. En quelques décennies, la température a augmenté de 0,8 °C. A ce rythme, quel est l’avenir de notre planète ?

Certains scientifiques prétendent que la température de la terre montera de six degrés d'ici 2100. Que pourrait-il arriver aux rivages côtiers, forêts, rivières, à l' agriculture et aux villes, avec chaque degré de plus? L'homme sera-t-il réduit à une existence qui s'accroche désespérément à sa vieille civilisation dans des refuges arctiques, ou la vie continuera-t-elle plus ou moins comme auparavant, juste un peu plus chaud ? Comment peut-il s'adapter à ces changement monumentaux ?

Les scientifiques mondiaux commencent juste à imaginer les conséquences...Ce documentaire se base sur la somme des années de recherche d'un journaliste environnemental de renommé mondiale : Mark Lynas, de l'Université d'Oxford et de Radcliffe, qui a fait des projections de toutes les études et des recherches scientifiques des vingt dernières années. Toutes ont indiqué une conclusion irréfutable : le changement climatique global est à une échelle et à une vitesse sans précédent dans le rapport géologique et biologique de notre planète.

  • Avec un degré de plus, la face de la Terre changerait radicalement. La sécheresse toucherait certaines régions du globe quand d’autres seraient soumises à des inondations. Les zones les plus prospères des Etats-Unis se transformeraient en désert ; vignes et oliviers de Toscane seraient exploités en Grande-Bretagne.
  • Avec deux degrés de plus, c’est tout le système marin qui serait perturbé. Le processus d’absorption du CO2 par les océans se ferait moins bien : l’eau deviendrait acide, provoquant la disparition des récifs coralliens tropicaux et, avec eux, de quelque 500 000 espèces essentielles au bon fonctionnement des océans et du monde.
  • Avec trois degrés de plus, la machine commence à s’emballer. La banquise et la neige ne seraient plus qu’un vieux souvenir, une savane aride remplacerait la forêt amazonienne, poumon de notre planète. A ce niveau, c’est tout le processus de photosynthèse qui serait perturbé : les plantes retiennent l’oxygène et rejettent du CO2, un phénomène constaté notamment lors de la canicule qui a touché l’Europe en 2003. Une libération de carbone qui provoquerait la hausse d’un degré supplémentaire et amplifierait des phénomènes comme El niño et son lot de tempêtes, d’ouragans et d’inondations.
  • Avec quatre degrés de plus, l’équilibre naturel est menacé. A ce stade, les prévisions sont encore plus spéculatives et pessimistes. L’eau se ferait de plus en plus rare, les plus grands fleuves du monde s’assécheraient, rendant certaines régions inhospitalières et provoquant les migrations massives de réfugiés climatiques.
  • Avec cinq degrés de plus, la machine ne fonctionne plus. Les océans meurent, les déserts avancent inexorablement et les catastrophes naturelles se multiplient.
  • Avec six degrés de plus, le scénario devient apocalyptique et prévoit l’extinction de toutes les espèces vivantes.

Des projections dignes des plus grands films catastrophe. Pourtant, il ne s’agit en rien d’une fiction. Le film montre de façon très concrète comment nos gestes quotidiens et les modes de consommation des pays les plus riches agissent sur l’environnement. Il reste encore un espoir. Mais il est urgent d’agir. Tout se jouera dans les dix prochaines années.

Source : France 5, Valentine Ponsy.

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12/08/2008

Vivre autrement en Ile-de-France.

Chouette petit guide pour bien préparer la rentrée, Vivre Autrement regorge d’informations, de conseils et d’adresses pour consommer et entreprendre autrement en Ile de France. On y trouve par exemple les marchés bio, les agences de voyages solidaires, les sites de covoiturage, les réseaux de financement et d'accompagnement des projets en économie sociale... Le tout enfin regroupé dans un guide pratique !

Une version électronique sera prochainement en ligne sur le site de l'Atelier. Edit 19/08/08 ça y est :)

La version brochée, gratuite (contre frais de port), est aussi disponible sur commande.

Vivre autrement: l'économie sociale et solidaire en Ile-de-France (128 p., juin 2008).
Hors série d'Alternatives économiques, réalisé en partenariat avec le conseil régional, la mairie de Paris et l'Atelier-IDF (centre de ressources régional sur l'économie sociale et solidaire),

30/07/2008

Toujours moins !

(Cet article a été publié dans Grandir autrement n°7)


Partant du constat que notre société productiviste et consumériste nous entraîne dans la spirale éreintante du « toujours plus » en ne laissant que peu de place à la réalisation de soi, qu'elle pose de nombreux problèmes écologiques et sociaux, et qu'elle est tout bonnement non viable à long terme, certains font le choix de réduire volontairement, sur tous les plans, leur consommation.


 

Les quelques pistes proposées [dans le reste du dossier "Famille et consommation" de Grandir Autrement... ou sur ce blog] pour sortir, à son rythme, de la surconsommation, font partie d'un mode de vie plus global, presque une philosophie, que l'on appelle la simplicité volontaire [ou le simple bon sens ;) ]. Bien qu'elle s'oppose à l'ultralibéralisme et à la mondialisation économique sans garde-fou, la simplicité volontaire n'est pas un mouvement citoyen organisé et militant, ni un mouvement politique, même si on observe une forte relation avec les mouvements altermondialiste et environnementaliste.

Ceux qui pratiquent la simplicité volontaire (souvent sans même le savoir) veulent simplement reprendre leur libre arbitre vis-à-vis des nombreuses manipulations que nous subissons tous et ne plus se faire leurrer par le dogme, que chacun sait au fond de lui être faux, bonheur = travailler-produire-consommer.

Elle se vit donc de manière individuelle ou familiale (bien qu'elle accorde aux liens sociaux, au partage et au don de soi une place importante) et surtout progressive. Il n'est en effet pas facile de « sortir du système » car tout est fait pour que nous n'en sortions pas, en particulier via la télévision et la publicité, synonymes, selon ceux qui pratiquent la simplicité, de manipulation, de passivité et d'endoctrinement.

Être plutôt qu'avoir


PaternitéPas d'utilisation commerciale Mrcbrown

« Vivre plus simplement pour que d’autres, simplement, puissent vivre » Gandhi

Adopter un mode de vie plus simple implique donc une réflexion profonde sur ses habitudes de consommation, sur ses choix de vie et sur leurs impacts. Même si cela peut faire peur, cette simplicité est loin d'être synonyme de pauvreté, de contrainte, de privation, de frustration, de sacrifice ou d'ascétisme. C'est un choix délibéré dont le but est, au contraire, d'améliorer sa qualité de vie.

Pour autant, il ne s'agit pas de refuser la technologie ou le progrès, ni même, finalement, de cesser totalement de consommer. La simplicité vise à se soustraire le plus possible de la dépendance à l'argent, donc également du travail tel que nous l'entendons dans nos sociétés, à se recentrer sur la satisfaction de ses besoins réels (biologiques et sociaux), à trouver des alternatives humaines, écologiques et éthiques à notre mode de vie et, finalement, à redéfinir ses propres valeurs, son identité et le sens de sa vie, à retrouver du temps pour s'occuper de sa famille, faire du bénévolat, participer à des projets ou développer ses talents et sa créativité. En quelques sorte, la simplicité volontaire veut nous aider à retrouver « l'art d'être heureux ».

Le secret du bonheur : 3 R + V

Il ne s'agit bien évidemment pas de quitter son emploi du jour au lendemain, ni de jeter tout ce que l'on possède par la fenêtre. En pratique, la simplicité volontaire consiste à diminuer progressivement ses consommations matérielles et d'énergie, à profiter des solutions collectives (transports en commun, bibliothèque, ludothèque...), à pratiquer le réemploi (achat et vente d'occasion, réparation, troc, don...), à ne remplacer que le nécessaire* par des produits durables et à faible impact environnemental et social. Ce qui se traduit par les 3 R + V :

Réduire, Réutiliser, Recycler, Valoriser.

Commencer par remplacer, par exemple, ses nombreux produits d'entretien par quelques alternatives simples, peu coûteuses, efficaces et écologiques permet déjà de franchir un pas important : oui, la publicité nous a conditionné. On découvre rapidement que l'on n'a pas réellement besoin de quantité de choses que l'on croyait indispensables*, on en profite pour ne pas les remplacer et se désencombrer. L'économie réalisée peut être consacrée à autre chose. Pourquoi ne pas en profiter pour manger bio ?

Le fait de ne plus regarder la télévision ou faire du shopping permet de se consacrer un peu plus à sa famille ou réapprendre à fabriquer des choses simples de ses mains (cuisine, couture, bricolage, petites réparations, par exemple), à créer ou à s'investir dans des projets plus conséquents. Petit à petit, on découvre un autre monde : celui des petits commerces, artisans, producteurs, des initiatives coopératives et collectives. Un réseau se développe, des amitiés se tissent, des échanges de biens et de services se font de manière informelle. On abandonne la voiture au profit des solutions partagées.

En quelques mois ou quelques années de simplicité volontaire, on se rend compte que l'on dépense de moins en moins et que cela ne nous pèse absolument pas, presque que l'on a « trop » d'argent alors que l'on ne roulait pas sur l'or auparavant. C'est là que l'expression « perdre sa vie à la gagner » prend tout son sens et que des choix radicaux peuvent être fait d'un point de vue professionnel (passer à temps partiel, changer de métier, se lancer dans l'associatif...) ou de lieu de vie.

Changement de société

Finalement, la simplicité volontaire va bien au-delà que ces simples 3R+V. Selon Serge Mongeau**, elle renverse 4 valeurs fondamentales de notre société : l'exigence de quantité devient celle de la qualité, la solidarité remplace l'individualisme, la coopération exclue la compétition, et finalement la dépendance se transforme en autonomie. Le tout, bien sûr, à des degrés divers selon les personnes.

Car il n'existe pas un profil type du pratiquant de la simplicité volontaire. Tout le monde, quels que soient son statut social, ses revenus, son âge, ses opinions... peut appliquer en tout ou en partie les principes de la simplicité volontaire : l'artiste qui travaille comme employé « pour vivre » et aimerait se consacrer à son art, des parents faisant le choix de se libérer des contraintes quotidiennes pour offrir du temps de qualité à leurs enfants, l'indépendant qui travaille trop, l'"écolo-bab" cherchant l'autarcie,...

Selon les pays, il y aurait de 10 à 20 % de « résistants », en constante augmentation depuis plusieurs années dans les pays industrialisés. Ce n'est finalement pas si marginal que ça. Et la société de consommation essaye de récupérer ces « consom'acteurs » et « non-consommateurs » qui lui échappent, avec des produits plus ou moins bio, naturels, éthiques... Ce choix de vie individuel est en train de se muer en mouvement collectif ayant un véritable impact sur la société. La percée, encore très marginale, de « la décroissance » [qui n'est pas, pour moi, synonyme de la simplicité volontaire, j'y reviendrai] en témoigne. Le productivisme, l'argent, la croissance ne sont en effet que des moyens, pas une fin en soi, et il devient urgent de retrouver du sens dans cette course en avant.

Raffa

* Le nécessaire et l'indispensable étant variable d'une personne à l'autre, voire d'une période de vie à l'autre.

** Serge Mongeau. La simplicité volontaire, plus que jamais... Éditions Écosociété. 1998

Cet article a été publié en septembre 2007 dans le bimestriel Grandir Autrement (n°7).

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Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignements. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.

18/07/2008

Echo du passé (2) - Médecine et parfums

Julie nous a offert cet excellentissime article dans les commentaires de Vaste débat. Si pertinent qu'il mérite d'avoir plus de visibilité. Essayez de deviner la date avant d'atteindre la fin de l'article .

Médecine et parfums

Lors de l’apparition des premiers parfums chimiques : héliotropine, coumarine, ionone, terpinéol, pour ne citer que ceux-là, on put croire, à un moment, que les parfums de synthèse pourraient remplacer complètement les essences pures naturelles dans toutes les formules.

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14/07/2008

Des bonnes nouvelles de Christian Vélot

On ne va pas s'en priver
C. Velot

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je tiens dans un premier temps à remercier toutes celles et ceux qui ont participé à la mobilisation du 25 juin, et qui sont parfois venus de très loin. Ce fut une superbe mobilisation dont vous pourrez trouver un compte-rendu et quelques photos sur le site de Fondation Sciences Citoyennes (FSC). C’est la première fois que des citoyens (dont bon nombre d’entre eux sont d’ailleurs souvent qualifiés d’anti-science) se mobilisaient ainsi pour soutenir un chercheur et demander plus de transparence et de démocratie dans la science.

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