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19/06/2008

Huile de moteur dans les produits de supermarchés


Paternité Gilles Chirolleu

C'est une information d'IMPORTANCE à diffuser.

Je tiens à rappeler que selon la DGCCRF, la santé des consommateurs n'est pas en danger. La discrétion autour de cette affaire pose néanmoins questions et la liberté de choix du consommateur n'est pas respectée.

En résumé : Ceux qui ne mangent pas bio (et encore) et qui vivent en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, à Malte, en Grèce et en Espagne, ont probablement consommé, et consomment peut-être encore, de l'huile de moteur ukrainienne ! Ce, en toute connaissance de cause des industriels... des autorités de ces pays... et de l'Union Européenne.

Mieux, cette dernière a, pour l'occasion, autorisé la vente de tous les aliments contenants moins de 10% d'huile de tournesol frelatée (en prenant tooutes les précautions pour garantir la sécurité du consommateur évidemment ). Ben voyons !!

Lire la suite...

26/05/2008

Goûter sans déchets

Si cette image vous parle... Smiley 0124.gif


... alors ceci est fait pour vous Smiley 0057.gif:

Ce livret pdf, gratuit et libre ;) , est une super initiative de Dominique, maîtresse d'école effarée par la quantité de déchets générée par les collations des enfants, et Pascale, amoureuse des bonnes choses et auteure d'un blog de cuisine à succès (c'est moi qui l'ai fait !). Des goûters simples et sains à consommer donc sans modération.

Merci les filles d'insister sur le problème des déchets à l'école et surtout d'avoir remis au goût du jour mon gâteau fétiche (le gâteau au yaourt ;) )  !

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(Merci Amélie)

Pour les enseignants qui voudraient aller plus loin avec leurs élèves, inspirez-vous de l'activité pédagogique : Se nourrir ou nourrir la poubelle ?

Lire aussi sur le blog

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Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignements. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.

10/10/2007

Pourquoi manger bio ? Partie 2 : de meilleurs produits ?

Bon ok, j'avais dit que je publierai vite la suite... 4 mois c'est vite non ?

Petit rappel, ce texte est la suite de Pourquoi manger bio ? Partie 1 : Définition et labels et a été, en partie, publié dans Grandir Autrement n°5. Maintenant que l'on a précisé qu'un produit bio est uniquement

  • un produit agricole cultivé selon des règles précises définissant l'agriculture biologique
  • ET ayant obtenu un label garantissant au consommateur le respect de ces règles,
voyons pourquoi il serait soit-disant meilleur de manger bio.

Echaudés par les différents scandales sanitaires qui ont touché le monde agroalimentaire ces dernières décennies (on le serait à moins), beaucoup pensent, en effet, que consommer bio est meilleur pour la santé. Mais si l'agriculture bio a une obligation de moyens, elle n'a pas d'obligation de résultats, ni dans ses rendements, ni dans la qualité nutritionnelle des aliments qu'elle produit. Au-delà de l'effet de mode, il y a-t-il des raisons sérieuses de choisir la production bio plutôt que la conventionnelle ?

Expositions inquiétantes

Pesticides

Les pesticides sont des produits toxiques conçus pour tuer les espèces susceptibles de diminuer les rendements agricoles (insectes, champignons, nématodes, rongeurs, mauvaises herbes). Ils ciblent des processus vitaux et peuvent, même à faible dose, représenter un danger pour toutes les formes vivantes, y compris l'homme. Comme ils ne sont pas biodégradables, ils s'accumulent dans les tissus jusqu'à atteindre, en bout de chaîne alimentaire, des concentrations importantes. Les effets délétères de cette bioaccumulation de pesticides sur les populations de poissons et d'oiseaux sauvages ont été largement démontrés.

Chez l'homme, on soupçonne de plus en plus les pesticides d'être à l'origine de cancers, de perturber le développement de l'enfant, de dérégler le système immunitaire, nerveux, endocrinien et reproducteur. Même s'il est extrêmement complexe de prouver l'implication réelle des pesticides dans ces affections, de nombreuses études menées depuis les années 80 ont montré qu'on les retrouve dans l'organisme humain et qu'ils passent la barrière placentaire.

Il existe désormais un consensus pour limiter l'usage des pesticides et définir avec précision les risques qu'ils représentent et leurs teneurs acceptables dans les aliments. Sur ce point, toutes les études se rejoignent : même s'ils ne sont pas à l'abri des contaminations extérieures (pollution des nappes phréatiques ou des sols, particules en suspension dans l'air) les aliments bio sont pratiquement exempts de résidus de pesticides, au contraire des conventionnels. Ceci dit, ces derniers répondent à des normes strictes en la matière et leur teneur en pesticides est a priori infime et sans réel danger selon les experts.

Mais, d'après le professeur Belpomme, fondateur de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreux (ARTAC), « les limites réglementaires en matière de résidus de pesticides ne protègent pas les gens contre les maladies. Ce n'est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition d'une dose, même infiniment petite, tout au long d'une vie ». En France, 50 % des fruits et légumes conventionnels contiennent des résidus de pesticides et 6,5 % dépassent la limite maximale autorisée [1]. Pour certaines catégories de produit, ce pourcentage peut atteindre les 20 % ! D'autres part, 24 % des aliments analysés peuvent contenir jusqu'à 8 pesticides différents. Or nous n'avons absolument aucune idée des effets qui pourraient résulter des synergies entre plusieurs pesticides. Manger des aliments conventionnels nous expose donc relativement aux pesticides.

bebe

Les enfants en développement sont en première ligne. Déjà en 1993, le National Research Council américain annonçait que les résidus de pesticides présents dans les aliments étaient une source potentielle majeure d’exposition à des substances toxiques pour les nourrissons et les jeunes enfants[2]. Les bambins de 2 à 4 ans sont considérés comme le groupe le plus à risque car ils mangent beaucoup par rapport à leur masse corporelle, et principalement des fruits et légumes. Une enquête américaine, portant sur 20 millions d’enfants de moins de 5 ans, révélait qu’ils ingèrent, en moyenne, huit pesticides différents par jour, ce qui correspond à plus de 2 900 expositions (uniquement alimentaires) par an et par enfant[3]. Une étude de 2002 mettait en évidence, dans ce groupe d'âge, que les enfants nourris d'aliments biologiques, avaient 6 fois moins de résidus de pesticides organophosphorés dans le sang que leurs petits camarades qui mangent des produits issus de l'agriculture industrielle[4]. Des chercheurs américains ont aussi démontré récemment que si l'on retrouvait bien des résidus de ces pesticides dans les urines d'enfants de 3 à 11 ans consommant des aliments conventionnels, il n'en allait pas de même quand ils sont soumis à un régime bio[5].

Nitrates et autres contaminants

Un autre argument « santé » en faveur du bio concerne les nitrates, molécules susceptibles de provoquer des cancers et le syndrome des bébés bleus. Etant donné que l'agriculture biologique n'utilise pas d'engrais azotés de synthèse, mais uniquement des amendements naturels (fumier, compost,...), les produits bio contiennent moins de nitrates que les conventionnels. Or, d'une part nous sommes déjà exposés, via l'alimentation et l'eau de consommation, à des quantités de nitrates proche de la limite maximale autorisée, d'autre part les autorités sanitaires nous recommandent, et avec raison, d'augmenter notre consommation de fruits et légumes. Les aliments bio sont intéressants dans la mesure où ils nous permettent de manger davantage de fruits et légumes, sans augmenter notre taux d'exposition aux nitrates.

En ce qui concerne les métaux lourds, l'AFSSA reconnaissait l'avantage du bio dans son rapport de 2003 [6] : « les restrictions imposées par le cahier des charges [bio] (période de conversion des parcelles, interdiction d’épandage des boues de station d’épuration, limitation de l’apport de fertilisants minéraux, limitation plus stricte pour les sels de cuivre) concourent à limiter le risque de contamination des denrées végétales et animales par des métaux lourds ». L'agriculture bio se distingue également en matière de production animale. L'élevage industriel utilise diverses substances et médicaments, interdits en agriculture biologique, pour augmenter ou maintenir la production. Ces produits se retrouvent ensuite dans l'organisme humain. Les hormones (interdites dans l'élevage en Europe) sont ainsi suspectées de favoriser le cancer du sein. Les antibiotiques (70% de la production mondiale d'antibiotiques est destiné aux animaux d'élevage) sont incriminés dans les phénomènes de résistances des microorganismes. Et n'oublions pas les fameuses farines animales qui seraient à l'origine de la maladie de la vache folle.

La consommation de produits biologiques permet de réduire l'exposition à toutes ces molécules de synthèses utilisées plus que de raison en agriculture conventionnelle, et ce, largement en deçà des valeurs limites fixées par les autorités sanitaires. Enfin les OGM et l'irradiation des aliments, dont l'innocuité n'est pas certaine, sont aussi interdits en bio. Pour ses partisans, consommer biologique est donc un simple principe de précaution.

Néanmoins, il convient de rappeler que le risque 0 n'existe pas en alimentation. Le bio ne fait pas exception [7]. Les risques peuvent être identiques (mycotoxines dans les céréales, contaminations bactériennes, innocuité non prouvées pour certains pesticides naturels etc.) ou différents (les animaux d'élevages extensifs sont plus exposés aux retombées atmosphériques comme le plomb ou la dioxine ; en absence de pesticides, les plantes produisent elles-mêmes des substances, qui pourraient être toxiques, pour se défendre...).

Une affaire de goût ?

Les consommateurs bio affirment que les produits issus de l'agriculture biologique ont meilleur goût, sont plus nourrissants et sont globalement meilleurs à la santé que ceux de l'industrie. Pourtant, les études disponibles sur le sujet ne plébiscitent pas nécessairement le bio. En matière de goût par exemple, certains aliments bio sont jugés meilleurs, d'autres moins bons. La saveur des aliments semble plus liée à la variété cultivée, au climat ou au sol qu'aux pratiques agriculturales. D'un point de vue nutritionnel, les études montrent que les produits bio et conventionnels sont, en général, équivalents. Les aliments bio contiennent cependant plus de vitamine C, de fer, de phosphore et de magnésium. Mais comme il n'existe pas de carences majeures en ces éléments dans la population, les produits bio ne sont pas considérés comme supérieur de ce point de vue là.

Quantitatif vs qualitatif

Finalement manger bio n'apporterait pas grand chose de plus ? Pas nécessairement. Dans ces études, l'évaluation des aliments se fait souvent uniquement de manière quantitative, sur base de leurs concentrations globales en protéines, lipides, glucides, vitamines et sels minéraux, exprimées en pourcentage de matière sèche. Or la majorité de ces études a aussi mis en évidence que les aliments biologiques contiennent moins d'eau que les conventionnels, autrement dit qu'il y a plus de matière sèche (jusqu'à 35% de plus). A poids égal, un aliment biologique frais contiendra donc globalement plus d'éléments nutritifs.

D'autre part, les analyses qualitatives des aliments sont rares. L'AFFSA reconnaît que, si la teneur en protéines des céréales bio semble être plus faible que celle des céréales conventionnelles, l'équilibre en acides aminés essentiels de ces protéines serait meilleur. De même, l'activité physique accrue et le recours à des fourrages et au pâturage réduisent la quantité de lipides chez les ruminants, les porcs et les volailles (en bio ou non), et augmentent en parallèle les teneurs en acides gras polyinsaturés (comme les oméga 3 et 6) de ces lipides. La comparaison bio/non bio ne devrait donc pas se faire uniquement sur base d'études quantitatives.

Alicaments

Enfin, les végétaux bio, et singulièrement les anciennes variétés, contiennent beaucoup plus de métabolites secondaires, c'est-à-dire des molécules non essentielles pour le développement de la plante, mais qui jouent un rôle notamment dans sa défense contre les agressions extérieures. Les plantes cultivées sans pesticides doivent se défendre seules et produisent donc beaucoup plus de ces métabolites secondaires. Ce sont, en particulier, les antioxydants majeurs que sont les polyphénols ou les flavonoïdes[8,9,10]. Ces molécules sont intensément étudiées en pharmacologie et en médecine. Elles ont en effet des propriétés préventives et curatives non négligeables contre les cancers, les maladies cardiovasculaires, l'arthrose, les maladies dégénératives, les allergies,... bref les maladies dites de civilisation dans lesquelles l'alimentation industrielle et la pollution chimique sont souvent mises en cause. smilie

A suivre ...  la suite de ce dossier très prochainement (comparaison de l'impact environnemental, 'nourrir le monde', le bio vraiment plus cher ?, etc.)

NB. Je parlerai dans un futur article de la transformations et du raffinage des aliments (des aliments cultivés en bio peuvent subir les mêmes transformations et raffinages que les aliments conventionnels, le débat ne se situe donc plus dans la comparaison avec ces deux modes d'agricultures).

Références

En savoir plus

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15/06/2007

Pourquoi manger bio ? Partie 1 : Définition et labels

J'ai ce dossier en attente depuis qu'il est paru dans Grandir Autrement n°5. Je pense qu'il est vraiment à propos donc je vais le publier assez vite en plusieurs parties. Il sera plus complet que l'article original (pour tout dire c'est l'inverse, l'article est un résumé du dossier du blog ;) )



Première partie : Définir le bio et ses labels

Manger bio, s'habiller bio, se laver bio, nettoyer bio, habiter bio, vivre bio... Brandit comme un étendard par tous ceux qui surfent sur la vague récente de l'écologie, la protection de l'environnement ou l'alter-consommation, le ou la « bio » - devenu élément marketing, mode de consommation et mode de vie -  se conjugue à toutes les sauces. A tel point, qu'il ne voudra bientôt plus dire grand chose. Pour beaucoup déjà, écologique, naturel et bio sont synonymes. Or un produit labellisé bio peut ne pas être écologique (des salades bio d'Afrique du Sud surrembalées par exemple). Un produit naturel peut avoir été transformé par l'homme et n'être ni bio, ni écologique. Un produit écologique est rarement bio, il peut être issu de l'industrie chimique, et ne pas être nécessairement si écologique que ça. Et tous peuvent représenter un danger pour l'homme (ne serait-ce qu'une allergie) ou l'environnement.

Avant de parler des avantages (ou non) du bio, il me semble donc nécessaire de replacer l'église au milieu du village.

Définition et origines

Un produit bio est un produit agricole, animal ou végétal, issu de l'agriculture biologique.

  • Cela concerne donc la nourriture, certaines boissons, les tisanes et épices, la phytothérapie, les matières premières textiles, les fleurs, les plantes, les semences et certains produits d'origine vététale pour le jardin ou l'agriculture, quelques matériaux de construction d'origine végétale ou animale,  et quelques composants de base de certains produit d'entretien ou de cosmétique. That's all ! (bon j'en oublie peut-être ;) )

Méthodes traditionnelles et alternatives

L'agriculture biologique se démarque de l'agriculture conventionnelle industrielle notamment par le fait qu'elle proscrit totalement l'utilisation d'engrais, de pesticides, de médicaments et généralement de toutes substances chimiques de synthèse polluantes et d'OGM (en théorie). Biologique s'oppose à chimique en théorie toujours.

L'agriculture bio assure la fertilité des sols et la protection des cultures par des méthodes ancestrales (utilisation de compost et de fumier, diversité des espèces cultivées et élevées, jachères, rotation des cultures, etc.) associées à de nouvelles techniques de pointe respectueuses de l'environnement. Elle interdit également l'élevage hors-sol et les conditions d'élevage industrielles. L'animal fait en effet partie intégrante du système (il mange bio et il fertilise les sols) et doit être respecté en tant qu'être vivant sensible (espace vital, accès aux espaces de plein air, pas de mutilations, respect des besoins sociaux...). Les conditions d'abatages sont également réglementées.

Une vraie philosophie

Le concept de l'agriculture biologique date du début du 20ème siècle. Ses acteurs ont commencé à s'organiser et à mettre au point des cahiers des charges dans les années 50-60, en réaction au développement de l'agroindustrie (qui fournit maintenant l'essentiel de l'alimentation occidentale). La Soil Association en Angleterre, Demeter et Nature et Progrès sont issus de ce mouvement (voir labels ci-dessous).

Il est important de comprendre que ces premiers  producteurs, distributeurs et consommateurs bio voulaient

  • se démarquer de la course à la productivité agricole, de la pollution chimique, de l'artificialisation et de l'industrialisation de l'agriculture ;
  • protéger l'environnement, les sols, la biodiversité et l'agriculture traditionnelle (en particuliers les espèces et variétés anciennes ou oubliées et les méthodes agriculturales respectueuses)
  • le retour à une alimentation saine ;
  • développer le lien social et les emplois locaux ;
  • favoriser les circuits courts (production près du lieu de consommation) afin de limiter le recours aux produits agro-industriels, les conditionnements et les transports inutiles.

De nombreux producteurs et consommateurs bio (dont je suis) partagent encore ces valeurs et pour eux le bio ne peut pas ne pas tenir compte de toutes ces dimensions. C'est de cette agriculture là dont je parlerai dans la suite de ce dossier car il n'y a pas d'autres agricultures bio pour moi.

Certification

Des réglements officiels nationaux puis européens sont ensuite apparus dans les années 80-90. L'agriculture bio doit donc désormais répondre AU MOINS  (j'insiste, c'est bien un minimum) au cahier des charges européen et national

  • --> Des produits de base
    Un produit bio est donc plus précisément un produit issu de l'agriculture biologique ET ayant reçu une certification, par un organisme indépendant agréé (Ecocert, QNPC, AFAQ, Qualité-France, Agrocert, Certipaq, Aclave, Blik-integra... ), garantissant au consommateur, par l'apposition d'un logo (« AB » en France, « Biogarantie » en Belgique etc.), le respect de la réglementation officielle de l'agriculture biologique.
  • --> Des produits transformés
    Les produits transformés contenant au moins 95 %
    d'ingrédients issus d'un mode de production agricole biologique peuventt également avoir droit à la certification bio.
    Si les ingrédients bio représentent plus de 70%, il peut être indiqué 'x% des ingrédients agricoles ont été obtenus suivant la méthode de production biologique' (mais le produit ne peut être qualifié de Bio). 
Cette reconnaissance officielle de l'agriculture biologique est à la fois une très bonne chose (clarification des différents courants, développement du secteur et donc des surfaces agricoles cultivées sans pesticides, respect du bien-être animal, démocratisation) et une source de nombreuses dérives (nivellement par le bas des exigences, récupération du concept 'bio' par l'industrie et la grande distribution, perte du lien social producteurs-(distributeurs)-consommateurs, produits transformés 'bio' contenant des ingrédients industriels et/ou de synthèse douteux, écologie pas toujours au rendez-vous etc.) Comme vous le savez  depuis peu, ce cahier des charges sera plus laxiste encore sur certains points en 2009.

Labels

Quand un produit a été certifié, il peut afficher le ou les logos correspondant, en plus du numéro de certification (qui est obligatoire). Par exemple :

 

Logo   

Label officiel européen (public)
  • au moins 95% d'ingrédients produits selon la réglementation européenne du mode de production biologique (voir site officiel) -
  • ont été soumis pendant tout le processus de production et de préparation aux contrôles;
  • sont vendus directement dans des emballages scellés ou sont mis sur le marché en tant que denrées alimentaires préemballées; (pas de vrac possible donc)
  • En 2009 : la nouvelle réglementation européenne enterrera définitivement les principes fondamentaux du bio pour se rapprocher de ceux de l'agricuture raisonnée (qui n'est qu'une agricuture agroindustrielle à peine light). Les produits pourront contenir jusqu'à 0.9% d'OGM involontaire, des pesticides pourront être utilisés sur dérogation. Le terme biologique pourra être utilisé à partir de 5% d'ingrédients bio.
>>> Site officiel
>>> Explication de la réglementation actuelle

Mon avis

  • le strict minimum, de nombreuses dérives sont possibles mais toujours mieux que rien
  • A surveiller régulièrement car les réglementations tendent à être assouplies [on vient de le voir]
  • attention aux produits industriels, transformés, rafinés, venant en tout ou en partie du bout du monde, suremballés
  • attention à ne pas financer des multinationales vendant des produits problématiques sous d'autres marques
  • n'évite donc pas d'apprendre à lire les étiquettes et à s'informer sur les marques
L Label officiel français (public)
  • contient au moins 95 % d'ingrédients d'origine agricole obtenus selon la réglementation française et européenne du mode de production biologique (en 2009 : européenne uniquement).
  • produit, préparé et/ou importé par un opérateur soumis au contrôle d'un organisme certificateur
  • totale traçabilité, auprès de tous les opérateurs concernés (producteurs, préparateurs, importateurs) en France, dans l'Union européenne ou les Pays tiers.
>>> Site officiel

Mon avis
  • Idem mais un peu plus restrictif dans certains domaines
L Marque collective belge faisant fonction de label officiel
  • contient au moins 95 % d'ingrédients d'origine agricole obtenus selon la réglementation belge et européenne du mode de production biologique. (en 2009 : ? car c'est une marque, non un label national).
  • Concerne les agriculteurs, les transformateurs, les distributeurs et les points de vente.
>>> Site officiel
>>> Cahier des charges

Mon avis
  • Idem (plus restrictif que l'européen)
biosuisse Label suisse (privé ? public ?)
  • Sous divers aspects, le cahier des charges Bio Suisse est plus sévère, plus complet (notamment dans le domaine de la transformation) et plus détaillé que la réglementation européenne.
  • Production biologique sur l'ensemble de l'exploitation (cycle fermé) et diversité naturelle sur la ferme
  • Elevage et affouragement particulièrement adaptés à l'espèce
  • Renoncement aux additifs inutiles tels qu'arômes ou colorants
  • Transformation douce des aliments
  • Contrôles réguliers indépendants de la culture et de la transformation
>>> Site officiel
>>> Cahier des charges

http://www.ecoglobe.org/nz/images/soilass.gif
  L L L
Il existe des centaines de certifications privées ou publiques dans le monde

Remarques :

  • Dans les pays ou les mots 'bio' et 'biologique' sont protégés, les produits qui utilisent ces termes sont bel et bien bio et peuvent ne pas avoir de logo : il n'est pas obligatoire (mais le code de certification oui). C'est pour cette raison qu'en Belgique les yahourt Bio de Danone s'appelle Activia depuis des lustres (alors qu'en France c'est très récent), ils n'avaient pas l'autorisation d'utiliser le mot Bio. Attention en 2009 le mot biologique pourra être utilisé si un ingrédient au moins est bio (en gros). Il faudra donc impérativement se fier au label ou au n° de certification, pas au mot biologique.
  • Certains producteurs bio (les apiculteurs en particulier) ne demandent pas forcément de certification, le coût de cette dernière étant à leur charge. Même s'ils sont de qualité biologique, leurs produits ne peuvent alors pas être vendus comme bio. Aucun label ne remplace le contact avec les producteurs !!!

Enfin il existe des labels (toujours certifiés par un organisme indépendant) qui vont beaucoup plus loin et qui, pour les purs et durs du bio dont je suis, sont les seuls à vraiment respecter la démarche bio dans sa globalité. Ils sont en général associés aux certifications précédentes (exemple un produit labellisé AB ET Nature et Progrès). Par exemple :


Label de l'association Nature et Progrès (producteurs ET consommateurs)

En plus du respect des critères de l'agriculture biologique :
  • diversification des productions (pas de monocultures)
  • exclusion de tous les produits chimiques sans exception
  • exclusion des OGM
  • tendre vers l'agro-sylvo-pastoralisme
  • au moins 5% de la surface agricole  doit rester sauvage
  • gestion de l'eau, de l'énergie, éco-construction
  • local et de saison
  • emballages écologiques et minimalistes
  • labellisation de l'exploitation entière et non de chaque produit
>>> Site officiel
>>> Cahier des charges

Mon avis

  • Très bon label, sans doute le meilleur.
  • Il n'est a priori pas menacé par la nouvelle réglementation européenne (en dehors de la concurence).


L

Label de l'association internationale Demeter (producteurs biodynamiques)

En plus du respect des critères de l'agriculture biologique :
  • respect des critères de l'agriculture biodynamique : fertilisation naturelle, respect des rythmes solaires et lunaires, rotation des cultures, respect des biotopes, respect des races adaptées au climat local, refus des OGM...),
  • Autonomie énergétique maximale des exploitations,
  • lien avec les citadins (ventes directe, stages dans les fermes...).
>>> Site officiel
>>> Cahier des charges

Mon avis

  • Bon label (quoiqu'on pense des principes de la biodynamie, les produits labelisés Démeter sont de très bonne qualité, très respecteux des gens, des bêtes et de l'environnement).
  • Il n'est a priori pas menacé par la nouvelle réglementation européenne (en dehors de la concurence).
L Label français privé (producteurs et PME)

En plus de la conformité à au moins un des règlements d'Agriculture Biologique reconnus au niveau international
  • contractualisation des engagements entre les entreprises opératrices et les producteurs ou organisations de producteurs et/ou les représentants des acteurs intermédiaires des filières,
  • prise en charge totale des coûts de certification biologique et de vérification commerce équitable (Bio Equitable) par les porteurs de projets (entreprises opératrices et/ou organisations de producteurs et/ou les institutions internationales) pour qu?en aucun cas ils ne soient supportés par les producteurs,
  • fourniture permanente par tous moyens, y compris financiers, d'appui technique, d'aide à l'encadrement, de formation à l'Agriculture Biologique et durable et au cahier des charges 'BIO EQUITABLE', de soutien à l'organisation, à la gestion et à l'activité de techniciens autochtones et ceci dans le respect des cultures et traditions locales,
  • pratique d'une politique commerciale de 'prix minimum garanti contractuel' permettant une juste rémunération s'inscrivant dans un objectif de rentabilité économique de l'activité de production,
  • engagements de garantie sur le respect des droits élémentaires et fondamentaux de la personne, sur le refus de l'exploitation des producteurs, le respect des droits sociaux du travail (repos hebdomadaire, hygiène, sécurité et santé) et de la protection des enfants dans le travail ...,
  • développement d'une agriculture durable et maintien du tissu rural local
>> Site officiel

Mon avis

  • Intéressant, à suivre
  • A préférer à Max Havelaart
  • Il n'est a priori pas menacé par la nouvelle réglementation européenne.

Concernant la nouvelle réglementation, je pense, comme Cerise (voir les commentaires de l'article en question), que si les actions que l'on va mener d'ici 2009 n'aboutissent pas, il vaudra mieux abandonner le terme biologique aux autorités officielles et développer et soutenir ces initiatives plus conforme à nos convictions. En gros, quasi retour à la case départ avec la satisfaction d'avoir tout de même amené l'agriculture biologique au coeur de l'opinion publique, puis de l'agroindustrie productiviste, et d'avoir redonné la passion du métier à de nombreux agriculteurs et distributeurs perdus dans ce système. C'est toujours ça de gagné ! Et puis, mine de rien, ce label biolight est tout de même largement mieux que l'agriculture non bio.

Pour rappel, je ne parle ici QUE des labels concernant l'agriculture biologique (pour les cosmétiques contenant des substances à base de plantes biologiques voir l'article concerné, pour les produits écologiques... attendre un futur article ;) ).

En savoir plus

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08/06/2007

Gaz à effet de serre dans notre assiette

Plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre en France sont émise par les ménages, dont une part non négligeable est imputable à l’alimentation. En effet, à tout au long du processus de fabrication d’un aliment, chaque étape émet des gaz à effet de serre (culture ou élevage, transformation, emballage, conservation et transports). Selon le mode de culture des produits agricoles, l’origine géographique des produits et la quantité d’emballages, l’impact sur les émissions de gaz à effet de serre des différents produits est très différent. Ce document a pour objectif de sensibiliser le consommateur que nous sommes et permettre une mise en place de pratiques d’achat respectueuses du climat.

L
Document pdf à télécharger et transmettre
Source : Réseau Action Climat
Partenaires : Amis de la Terre, France Nature Environnement,
WWF, Action consommation, Confédération paysanne,
Réseau INPACT, Réseai Biocoop et l’ADEME.


Sur le même sujet, Jean-Marc Jancovici, que j'ai déjà cité plusieurs fois sur ce blog, a tenté de chiffrer la part de notre alimentation dans les émissions de gaz à effets de serre. Il l'estime (pour la France) à 31,6% des emissions françaises de 2006. Ce qui n'est pas rien, vous en conviendrez !

Il compare, dans la même analyse, les émissions selon le type de culture : conventionnelle ou bio :


Source : Jancovici/Ademe, Bilan Carbone, 2006 (à paraître)


Source : IFEN, 2004


Les droits d'auteur s'appliquent à toute oeuvre de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la formed'expression, le mérite ou la destination. Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur d?autres blogs, forums ou d?autres supports sans l?accord de leurs auteurs. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d?un articles ou d'un message, à des fins d?information ou de recherches, en citant « Raffa'sblog, le grand ménage. http://raffa.grandmenage.info » et l'auteur (nom réel ou pseudo) de l'article ou du message.

Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignemens. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.

12/05/2007

Le GMTV - Alerte au sucre

Une mise en abîme sur les liens entre la lutte anti-esclavagiste et le combat mené par les nutritionnistes contre les industriels du sucre. Mêlant entretiens, reconstitutions et documents d'archive, ce documentaire polémique explore les rouages du pouvoir des multinationales et tente de trouver des explications à ce qui pourrait bien être la plus grande catastrophe sanitaire du XXIème siècle : l'épidémie d'obésité.

Ce documentaire s'intéresse à la cible favorite des annonceurs de l'industrie agroalimentaire : les enfants et les jeunes. Grâce à la persévérance et à l'esprit critique de certains, les distributeurs de soda ne sont plus les bienvenus dans les lycées, et les publicités pour des sucreries en milieu scolaire sont étroitement surveillées. Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Lors des conférences internationales de l'OMS pour la lutte contre l'obésité, les bonnes intentions ne résistent pas au poids politico-économique des lobbies du sucre.


Fort de ces constatations inquiétantes, le reportage de Brian Mckay ose soulever des questions délicates : l'industrie du sucre doit-elle être traitée comme celle du tabac, avec avertissements obligatoires apposés sur les produits et procès retentissants ? Le monde doit-il, à nouveau, se libérer de cette forme de servitude qu'est la dépendance au sucre ?


Planète - 2006 - 55 min (je n'ai pas la suite)

En savoir plus

Sur le blog

Le GM TV
Régulièrement, je vous présenterai une vidéo que j'ai trouvé intéressante, pertinente, percutante, perturbante, informative, synthétique, expliquative etc. Je ne serai pas forcément d'accord avec ce qui s'y dit, je serai peut-être même complétement en désaccord, le contenu invitera parfois à une sérieuse reflexion ou à débat sur le monde, la pollution, l'économie,
l'homme, la science ou la zététique,  etc. Parfois, je fournirai quelques liens pour en savoir plus.

Certaines de ces vidéos seront soumises aux droits d'auteur et, à priori, interdites de diffusion (émissions, documentaires, etc.). Ce n'est pas moi qui les héberge sur les serveurs de vidéo, je ne fais que les relayer. Si je les diffuse c'est uniquement dans un but d'information, le contenu de ces vidéos étant - à mon sens - d'intérêt général majeur. Cependant, elles ne seront disponibles sur mon blog que pendant un mois, après quoi elles seront remplacées par un lien vers l'hébergeur ou la source originale.

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07/03/2007

Bien manger selon Lanutrition.fr

Vite fait, je voulais vous signaler cet excellent article de Lanutrition.fr

Les recommandations alimentaires de LaNutrition.fr
Pas assez de fruits et légumes, pas de place pour l’index glycémique, pas de distinction entre les lipides… A LaNutrition.fr nous sommes loin d’approuver pleinement les recommandations alimentaires des autorités françaises. Nous avons donc mis au point nos propres recommandations alimentaires.

... Et pyramide alimentaire !


A gauche : pyramide officielle            A droite : pyramide de Lanutrition.fr
(c) Lanutriton.fr


Pour une fois que je suis d'accord sur tout. Notez la partie sur les fruits et légumes disponibles aux supermarchés , et la quantité de viande et de lait !

Merci Thierry Souccar et son équipe pour cet outil ! applaus.gifapplaus.gifapplaus.gif

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