Des raisons de manger bio et/ou végétarien (1)
Par Raffa le 29/06/2005, 00:00 - Alimentation - Lien permanent
Aujourd'hui des pipelettes m'ont empêchée de travailler à mon blog sérieusement ... donc je vous copie-colle un texte de moi reproduit déjà sur plusieurs forums qui a rencontré son petit succès... Des raisons de manger bio et végétarien, objectives et dépassionnées.
- le respect de la vie est l'argument principal invoqué par les partisans de "la philosophie végétarienne" mais à mon sens c'est le moins intéressant et le plus criticable par rapport aux autres... D'autant plus que ce n'est pas parcequ'on mange un animal qu'on ne respecte pas la vie, au contraire. Tout dépend de là où l'on se place : l'individu (position des végétariens "philosophes") ou l'espèce, l'écosystème, le biome, la planète ...
- Les conditions de
vie et de mort des bêtes (et en particulier des mammifères) en élevage
intensif (et particulièrement l'élevage hors-sol). Rien que cet argument est
bien plus parlant. Une petite visite dans des élevages intensifs ou pire dans
des abattoirs pourrrait en convertir plus d'un. Je ne citerais qu'une chose
bien minime par rapport aux autres : l'espace vital individuel des animaux
n'est pas du tout respecté. Ici c'est clairement un non-respect total pour la
vie animale et une abérration sur le plan de l'environnement. La
solution : manger bio
--> Voir Le bien-être des animaux d'élevage - Dr Dantzer
--> Voir L'élevage contemporain en question - INRA
--> Voir Un coeur battant dans la viande - Ruralia
--> Voir L’élevage : plaisir ou souffrance en partage ? - Agrobioscience - le même argument mais du côté de la santé des gens : l'élevage intensif c'est aussi la vache folle, les hormones, les antibiotiques, etc... . Par ailleurs la consommation de viande est bien trop importante en occident et est la cause de pas mal de maladies cardiovasculaire. La solution : manger moins de viande et manger bio.
- L'agriculture intensive, dont l'élevage (ovins/bovins/caprins), est l'une
des principales causes de pollution de la planète et
l'une des activités les plus destructrices des écosystème fragiles (montagne,
forêts primaires,...). La solution : manger bio. MAIS cultiver
uniquement en bio n'est pas possible pour nourrir tous les êtres humains.
La solution : ne plus manger de viande ou limiter la consommation le
plus possible.
--> Voir Agriculture et environnement et inversément - Billyglobe (Webarchive) - L'élevage intensif privilégie moins d'une dizaine d'espèces c'est un
appauvrissement de la
biodiversité. La solution : manger différents types de
bestiaux et c'est surtout dans d'autres pays que c'est possible
(Afrique/Inde,...)
--> Voir L'élevage et la biodiversité - IUCN - La terre ne possède que 10% de zones cultivables dont beaucoup trop sont
utilisées pour les fourrages des bestiaux élevés intensivement ou sont
converties en patures (ce qui provoque la dégradation des sols). Or on pourrait
nourrir bcp plus de
monde en enlevant cet intermédiaire animal entre la plante et nous. Sans
pour autant perdre en qualité nutritionnelle. Avec la desertification des
terres qui avance et les ressources maritimes qui s'épuisent (sans compter la
pollution) je crois qu'il est urgent de prendre conscience de ce problème.
La solution : ne plus manger de viande
--> Voir Elevage et environnement - FAO - Sur la question particulière des poissons il y a désormais un risque très
sérieux d'apauvrissement de la faune
piscicole sauvage (et certaines espèces très répandues il y a encore
quelques années sont en voie de disparition) à cause de la pêche intensive.
La solution: manger du poisson d'élevage bio.
--> Voir L'appauvrissement des stocks de poisson - FAO - etc.
Je reviendrai plus en détail sur l'un ou l'autre de ces arguments. En particulier sur le lien Bio - santé et agriculture - pollution.
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Commentaires
Merci pour cet article Raffa
Laly j'ai supprimé la private joke, je t'expliquerai en privé si tu veux
Raffa
En plus tu écris de façon claire, documentée et argumentée, c'est un vrai plaisir.
Maintenant, j'attends la suite.
Il n'y a aucune raison pour que l'alliance végétarienne ou la fédération internationale des végétariens s'occtroyent le droit d'avoir LA SEULE définition du végétarisme. Leur vision (ou plutôt leur intélorance vis à vis des autres types de végétariens qui n'en sont pas pour eux) est quasi sectaire. Il y aura confusion tant qu'ils utiliseront le mot de végatarien qui historiquement et éthymologiquement désigne un régime basée sur des végétaux point ! (certaines définitions précises même 'principalement' et donc même pas exclusivement).
EN tout cas je suis végétarienne, or il n'y a pas d'autres mot pour qualifier mon végétarisme.et je ne tiens absolument pas à ce que l'on me prenne pour une végétarienne 'philosophique. Comme beaucoup de végétariens d'ailleurs
Pour moi le végatarisme 'philosophique' est un groupe de végétariens, comme moi, venus au végétarisme pour des raisons philosophiques ou idéologiques.
Vala
je découvre ce blog, très intéressants
Sans être contre l'abattage des animaux, les fourrures, l'apauvrissement des réserves, etc, je suis végétarienne depuis 7 ans maintenant et me porte mieux qu'avant!!!!
On peut nourrir la planête entière si l'on se base sur un régime végétarien, m'avait un jour dit un professeur!
Cela m'a tellement marqué que je suis passé à ce régime!
Alors je n'ai jamais mangé de sushi alors même que je vivais au pays du Soleil Levant!!!
Très bonne soirée
Par contre je suis en désaccord complet avec l'une de vos affirmations : 'Le végétarisme n'est qu'un régime alimentaire pas une philosophie. '
Comme je disais déjà dans mon commentaire précédent, un végétarien est sensible à la souffrance animale. De ce fait, il ne se cantonne pas uniquement à un mode alimentaire mais cherche à mettre son mode de vie en accord avec le fait de refuser la souffrance animale. Ca ne veut pas dire non plus qu'un végétarien va vouloir que tous les animaux vivent en liberté et que l'humain n'agisse plus du tout pour gérer au mieux l'écosystème.
Pour bien comprendre ce qu'est végétarien, je vous propose cette définifion d'André Méry, de l'Alliance Végétarienne :
'Nous appellerons végétariens toute personne qui, de sa propre volonté librement réfléchie, sans que ce comportement soit une contrainte, et sans que ce soit pour un motif de bénéfice égoïste, s'abstient, lorsque cela est humainement évitable dans les conditions où elle se trouve, de supprimer directement ou indirectement la vie des animaux, pour quelque raison que ce soit, et, si cela arrive néanmoins, d'en tirer un quelconque profit.'
Source : André Méry, Les végétariens, raisons et sentiments, la plage éditeur, p.27
Il faut savoir rester cohérent avec soi-même et ses idées. Etre végétarien ne peut pas se réduire à un mode alimentaire, car sa principale préoccupation est le refus de la souffrance animale, càd, le refus de la mort inutile d'un animal. Malheureusement, dans notre société les animaux sont tués pour leur fourrure, leur graisse, leur peau, etc. Donc, être végétarien signifie aussi d'éviter les produits animaux, lorsque c'est humainement possible. Il est évident que dans l'application, un certain nombre de problèmes sont rencontrés, mais ceci ne doit pas pour autant empêcher de tendre vers un certain idéal. Pour se mettre en accord avec ses convictions, il est nécessaire de gérer au mieux son quotidien afin d'être cohérent. Tout comme un écologiste va aménager des moyens afin de répondre à son idéal.
Par contre, il ne faut pas entrer dans le préjugé, de croire qu'une philosophie n'a rien de concret, bien au contraire. Chaque personne possède ses propres convictions et va mener son existence en accord avec elles. Le végétarisme même en tant que philosophie, trouve son application concrète dans le quotidien. Il est important de prendre garde à ne pas tomber dans un espèce d'extrêmisme où la seule motivation est une certaine escalade motivée par un aveuglement. Mais ceci peut toucher n'importe quelle conviction.
J'insiste donc sur le fait que le végétarisme est avant tout une philosophie qui a des aspects altruistes. C'est simplement une constatation logique par rapport aux convictions que véhicule le refus de la souffrance animale. On peut parler de régime alimentaire végétarien sans pour autant être végétarien. Mais, un végétarien authentique suit un mode de vie et ne se limite pas à un mode alimentaire. C'est une question de cohérence. Malheureusement, beaucoup de personnes se réclament du végétarisme tout en n'en faisant pas partie. On peut difficilement leur en vouloir, car ceci provient d'un manque d'informations.
Après ce long commentaire, je précise bien que je n'essaie pas de vous convaincre de quoique ce soit, car je pense que vous avez votre propre avis sur le sujet, avis que je ne partage donc pas, vous vous en doutez.
Amicalement
Yog
respect de la vie ou refus de la souffrance inutile c'est le même problème. Enfin problème n'est pas le mot. Quand tu dis LE végétarien tu as une idée précise en tête : le végétarien est celui qui ne mange pas de viande par respect de la vie ou refus de la souffrance. Tu as oublié les plus radicaux encore les antispéciste (refus de l'utilisation de l'animal).
Mais ceci est un végétarien spécifique. Le végétarisme n'est qu'un régime alimentaire pas une philosophie. C'est en cela que cet argument est criticable car il y est question de valeur, d'idéologie et de philosophie (et parfois même de religion), qui par définition varient d'une personne à l'autre, et qui n'ont rien à voir avec des problèmes alimentaires ou environnementaux à la base.
Ce que j'essaye de dire dans cet article c'est qu'au delà de ces arguments philosophique, il y en a d'autres, très concret, qui pose de nombreux problèmes et qui soint à la base de nombreuses atteintes à l'environnement. Ces raisons peuvent mener à un végétarisme de raison ou de boycot qui n'ont rien à voir avec une philosophie mais qui ne sont pas moins valables que celles des végétariens 'philosophique'.
Par ailleurs manger un animal selon le point de vue où on se place, (en l'occurence au niveau d'un ecosystème par exemple) peut être justement nécessaire pour préserver cet écosystème. C'est ce que j'appelle le cycle de la vie. Les végétarien philosophique, se place au niveau de l'individu toujours et font la plupart du temps bcp d'antropomorphisme.
Je ne les critiques pas pour autant, j'en était une pure et dure il y a quelques années.
Je suis végétarienne, mais ce n'est plus du tout pour ces raisons là que je le suis (c'est pour toutes les autres). Je considère l'élevage respecteurx (des bêtes et des gens) comme quelque chose de normal voire nécessaire.
Par ailleurs, a part en alaska et autre région de ce genre, des régions où il est impossible d'être végétarien n'existe pas, c'est plutôt trouver de la viande qui est difficile dans certaines régions.
Vala ma position est plus claire ?
j'ai lu votre article avec intérêt, mais toutefois, il y a une chose que je ne comprends pas trop.
Le principal argument des végétariens n'est pas le respect de la vie, mais le refus de la souffrance inutile. Le végétarien est sensible à la souffrance et tend vers la non-violence. Naturellement, tout ceci est à appliquer avec pragmatisme et discernement. A partir du refus de la souffrance animale, le végétarien va tout naturellement s'intéresser à la vie en général et s'interroger sur sa relation avec son environnement.
Les conditions de vie en élevage sont en effet horribles et suffisent à convaincre à adhérer au végétarisme. Mais un élevage 'bio' ne constitue pas une solution aux yeux du végétarien. En effet, si les conditions d'élevage peuvent être meilleures, les conditions d'abattage restent identiques. De plus, tuer un animal pour se nourrir, alors qu'il existe d'autres alternatives, reste un acte cruel.
Donc, à mon sens, le respect de la vie animale n'est pas forcément l'argument le plus inintéressant, mais pose de réelles questions fondamentales. Il ne s'agit pas de tomber dans un système dogmatique aveugle, mais de s'interroger profondément sur notre relation avec notre environnement. L'argument des conditions de vie dans des contrées où le végétarisme n'est pas possible est hors-propos, car il s'agit de cas particuliers et ne concernent pas les habitants du monde occidental. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, un végétarien authentique ne verra pas d'objection à ce qu'un humain se nourrise de viande s'il n'existe aucune autre alternative. Avant tout, il faut rester pragmatique.
Mais, dans notre monde occidental où il est facilement possible de trouver des alternatives à une alimentation carnée, est-il réellement raisonnable de continuer à participer à une souffrance inutile ?
Toutefois, il ne s'agit pas d'imposer de force le végétarisme, ce qui serait contraire à la pensée végétariste, mais de se poser de réelles questions sans pour autant se cacher dans des excuses illusoires pour se donner bonne conscience. Car, c'est bien d'une prise de conscience dont il s'agit. Celle-ci doit se faire volontairement et sans contrainte.
Tout ça pour dire que je trouve que l'argument du respect de la vie mérite toute son attention, même s'il pose des questions difficiles.
Amicalement
Yog
non, je vous rassure, je ne l'ai pas pris pour moi.
Je trouve notre discussion intéressante car elle met en lumière différentes conceptions de la chose et montre bien qu'on peut venir au végétarisme pour diverses raisons. Il faut juste veiller à ne pas hiérarchiser le tout et être respectueux du choix de chacun.
Maintenant, je peux comprendre qu'il y ait des végétariens un peu extrêmes qui sont aveuglés par leur conviction et ne savent plus faire preuve d'ouverture d'esprit. Quel que soit le domaine, les dérives extrêmes ne mènent nulle part, sauf à discréditer l'ensemble.
Le tout étant de faire preuve de réalisme et de pragmatisme sans jamais entrer dans des dérives. Je crois que sur ce point, nous sommes bien d'accord.
Merci pour cet échange intéressant.
Amicalement
Yog
Pour ma part si tu as bien lu dans ma conception du végétarisme, les 'philosophiques' en font bien évidemment parti.
Par ailleurs oui le végétarisme est souvent une composante d'un art de vivre car la plupart des gens viennent au végétarisme après une reflexion (toutes les raisons que j'ai donné plus haut par exemple). Bcp de ces végétariens seront donc écolo, mangeront bio etc.
J'espère sincérement que tu ne l'a spas pris pour toi
Cela dit, je n'ai jamais dit que l'Alliance Végétarienne était officielle. D'ailleurs, peut-on seulement parler de quelque chose d'officiel dans le végétarisme ?
Le fait qu'une association veuille être précise et cohérente fait d'elle un mouvement quasi-sectaire ? Allons, il ne faut pas entrer tout de suite dans des mots grandiloquents. (je précise que je ne suis pas membre de cette association)
Merci pour les liens. Le premier dit ceci : 'Le végétarisme est plus qu'un mode d'alimentation, c'est tout un art de vivre'
Ce qui confirme ce que je disais, à savoir que le végétarisme est un art de vivre.
Naturellement, on peut faire la liste des catégories de végétarisme (ovo-lacto, végétalien, etc.) que je connais déjà, merci.
Maintenant, étant donné qu'il n'y a pas d'organisme officiel sur le végétarisme, vous conviendrez qu'il est difficile de dire en quoi les végétariens sont majoritaires (philosophiques ou pas). C'est une tendance beaucoup trop éparpillée pour y voir clair. Donc, il n'existe pas de définition officielle.
En proposant la définition d'André Méry, mon but était seulement d'expliquer le fond de ma pensée et nullement d'imposer une seule vision du végétarisme. Naturellement, on peut venir à un régime végétarien pour diverses raisons, mais ce serait tout de même dommage d'exclure les végétariens philosophiques, comme vous les nommez, du lot.
Maintenant dans la multitude de définitions du végétarisme, il est clairement aisé à tout un chacun de faire son choix en fonction de ce qu'il l'arrange.
Personnellement, quelque soit la définition qu'on donne au mot végétarien, je refuse la souffrance inutile et je refuse de fermer les yeux. Ca n'a rien de philosophique, c'est un juste un appel du coeur.
Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée.
Amicalement
Yog
bonjour
je ne sais pas trop où mettre ce message , alors comme ici il est question d'alimentation, je me lance. J'aimerai avoir votre avis sur les carafes filtrantes (je n'ai rien trouvé sur ce blog) et je n'arrive pas à vraiment me décider avec les infos trouvées sur le net. Evidemment c'est interessant de ne plus acheter des litres et des litres d'eau en bouteilles (ecologie et economies) mais quand l'eau du robinet est beurk en gout et probablement aussi en composants.... je crois avoir lu quelques part que l'eau osmosée est bonne à la santé (c'est donc aussi une alternative possible) puisque les mineraux dissouts dans l'eau sont quasi inabsorbable par l'organisme autant ne boire que H2O, mais un osmoseur c'est pas donné... alors peut être que la carfe c'est une alternative... mais a votre avis est-ce vraiment ok pour la santé, le filtre qui officie ne dépose-t-il rien de nocif dans l'eau? je m'interroge beaucoup à ce sujet. Bref si quelqu'un utilise ce système ou si queqlqu'un en sait plus, merci d'avance pour vos réponses.
vanessa
bonjour ,
excusez moi de poster ici tardivement sur cette discussion , voilà c'est juste pour dire que c'est en m'intéressant à l'ecologie que je suis devenue végétarienne cette décision est assez récente , car au départ je me suis intéressée à la protection de l'environnement puis evidemment comme ça va ensemble à celle des animaux .
et je ne l'impose pas à mon entourage c'est un choix personnel mais je ne me gêne pas pour dénoncer et surtout les informer sur la souffrance animale . Après ils font ce qu'ils veulent , mais au moins ils sont au courant c'est deja ça ...
Je suis tout à fait d'accord et je mange bio depuis longtemps et j'ai signé la pétition pour obliger l'Union européenne à garder des lois pour sauiver le vrai bio et ne pas se faire acheter par les lobbys industriels Si vous voulez aider la protection animale visitez le site de 'GAIA'.be qui a mené de nbrses actions ds ce sens associée à'ANIMAUX en PERILS' et 'HELP ANIMAL' en Belgique.Vous pouvez signer des pétitions en ligne.
Sa conclusion: mangez bio, études scientifiques à l'appui.igor
Coqueli-so : j'ai donné le cahier des charges de l'élevage de poissons bio dans les commentaires de l'article gaz à efet de serre dans notre assiette
http://raffa.grandmenage.info/post/2007/06/08/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre_dans_notre_assiette
Bon courage.
Salut !
Mon nouveau blog sur le végétarisme est à ta disposition
tu y trouveras pleins d'infos, pleins d'images...
Viens faire un tour !
vegetarisme.canalblog.com
Oré
Bonjour,
Un petit mot pour argumenter encore un peu sur le fait d'être végétarien. On dirait que c'est une tare quand on dit qu'on est végétarien de nos jours... tout juste si j'ose dire pourquoi, donc ici je le dis haut et fort. Si je suis végérienne (entièrement que depuis quelques mois) c'est d'abord :
- Parce que j'en avais marre de dire que j'aimais les animaux et que je m'enfilais un steack juste après, sans conscience de ce que je mangeais (un cadavre d'animal... mais quand on voit pas, on sait plus...). La transition de la disparition dans mon alimentation de la viande rouge, viande blanche et poisson s'est faite d'elle même.
- Pour des raisons évidentes de maltraitance aux animaux, vu que manger des bêbêtes c'est industriels, mais qu'en plus on produit plus qu'on en mange donc un gaspillage honteux (enfin pas que pour la viande évidemment... quand on voit tous ces biens de consommations dans les magasins...). Les animaux sont limites les uns sur les autres et s'entre-tue (pour les poulets). Entre autre, sans parler de ce avec quoi on les nourrit... mais Raffa en a parlé.
- Ecologiquement parlant, comme en parle Raffa, c'est une catastrophe toutes les terres utilisées pour le fourrage et qui polluent les eaux, les forêts... Ca c'est un grand sujet ! C'est quand qu'elle peut respirer la terre dans tout ça ?!
- Un aspect santé et physiologique de notre être. Et oui, les carnivores on un tout petit intestin, exprès pour digérer rapidement la viande. Les herbivores ont un grand intestin et s'ils mangent de la viande, comme nous, ça met des heures, ça fermente... beurk koi. Et c'est sûrement pas pour rien si on est fait comme ça. La nature est tellement bien faite.
- Le côté santé encore, mais plutôt état d'être. Les animaux ne sont pas cons ! Ils sentent que s'ils sont là bas dans les abattoirs c'est pas pour qu'on leur fasse des calinous. Donc, l'énergie de peur et j'en suis persuadée d'agressivité ou autre, elle nous est retransmise. Pour ajouter à notre bonne humeur du jour.
- Le respect... finalement... Avant, quand on mangeait de la viande chez les peuples premier, il y avait un respect. On remerciait, on demandait pardon à cet animal qui était venu s'offrir. Il n'y avait pas de gaspillage et tout l'animal était utilisé. Il y avait une raison.
- Surpêche... Il y a bientôt plus certaines sortes de poissons.
- Les poissons toujours, ils ramassent tous les micropolluants qui ne sont pas filtrés par les stations d'épuration et qu'on trouve dans les médicaments, les cosmétiques... (pour les saumons, de l'huile des voitures que l'on versait directement dans l'eau) et on les remange et certains même on les stock. Il y a une telle industralisation, que d'autres pays volent les territoires de pêches à des petits pays qui vivent que de ça... Il y aurait encore tant de choses à dire, mais j'ai pas mes notes sous la main...
- Et je dirais, quand on voit toute ces maladies qui touchent les animaux que c'est peut-être un signe. Un signe que l'animal en a marre que l'homme l'utilise comme bon lui semble, comme un objet, une marchandise ou un imbécile parce qu'on peut, parce qu'on ne réfléchi pas forcément et parce qu'on le demande. J'appelerais ça la génération "bouton"... On pèse sur un bouton et on a tout ce qu'on désire. L'animal n'est pas con encore une fois, il voit sans doute mieux ce qu'on est que nous-même parfois aussi. Mais ça s'est une autre histoire... La nature a bien des choses à nous apprendre si on essai de la comprendre.
Pour ce qui concerne le bio finalement, de plus en plus de choses prouvent et démontrent que de manger bio, sans OGM, frais aussi et des produits de saisons de notre région nous prévient de toutes les choses controversées possibles et imaginables.
Alors voilà ma petite contribution, si quelque chose vous semble clocher n'hésiter pas à me corriger. Je n'ai pas encore la science infuse.
Et surtout portez-vous bien et merci à Raffa !
comme argument, tu peux dire qu'en étant végétarienne tu préserves les ressources de la planète car avec l'équivalent de ce que mange une vache on pourrait nourrir environ 7 à 9 fois plus de monde qu'avec sa viande. De plus, sans être totalement végétarien, il est important de manger moins de viande (1 ou 2 fois par semaine) car c'est meilleur pour la santé, l'excès de viande favorisant les maladies cardio-vasculaires. Autre argument pour les végétariens, les élevages classiques utilisent des grains et tourteaux OGM pour nourrir les animaux donc manger beaucoup de viande c'est encourager les OGM.
Et si tu veux des conseils pour faire des repas équilibrés et ne pas manquer de protéines sans manger de viande, je te conseille le livre "manger bio c'est pas du luxe" de Lylian Le Goff, edition Terre Vivante. Ca parle surtout de l'intérêt de manger bio et comment le faire pour pas cher mais il y a aussi des éléments de diététique.
Bon courage.
Je trouve très intéressante cette discussion au sujet du végétarisme! Pour ma part, je suis quasi végétarienne, mais pas du tout pour des raisons idéologiques. Je dis quasi, car si je ne prépare jamais de viande chez moi, j'accepte d'en manger à l'extérieur. Mes motivations pour réduire la quantité de viande de mon alimentation sont celles que tu cites, Raffa: conditions d'élevage scandaleuses, pollution, occupation des terres agricoles... par contre, je ne suis pas du tout d'avis que manger de la viande est un acte cruel en soi. Si les animaux ont été élevés respectueusement, nourris naturellement, tués décemment, alors il n'y a pas là pour moi de cas de conscience. Et je peux profiter à l'occasion d'un bon jambon de pays ou de poulet bio sans pour autant me retourner dans mon lit la nuit suivante! C'est dans le cycle de la nature, d'innombrables espèces d'animaux font de même! Pensons par exemple aux fourmis qui mettent sur pied des élevages de pucerons pour leurs besoins personnels
Malgré tout, je me considère comme une végétarienne à part entière; même s'il
va souvent de pair avec un mode de vie bien précis (on n'y vient pas par
hasard) et parfois avec une certaine idéologie, le mot 'végétarien' décrit
simplement pour moi le régime alimentaire... Bref, j'adhère tout à fait à ta
position, Raffa! Je me demande aussi si tous les végétariens 'idéologiques'
suppriment tous les produits laitiers, oeufs etc. de leur alimentation, bref
sont végans. Dans le cas contraire, les animaux qui produisent la matière
première ne sont certainement pas mieux traités, dans les filières
traditionnelles, que ceux qui sont élevés pour leur viande... je ne vois donc
pas là de respect de la vie; le respect de la vie va bien plus loin que la
simple dichotomie vie-mort, non?
Droit de réponse
Message d'un auteur inconnu, sur le site "La terre d'abord" http://laterredabord.fr/?p=246 (site sur lequel il n'est pas possible de contacter l'auteur ni de laisser de commentaire)
Vous pensez bien que cela m'a fait bondir... Et me dire que je ne considère les animaux que comme des aliments bio me semble assez fort de café. De plus juger à l'emporte pièce sur base d'une citation sortie de son contexte (et sans lien pour retrouver le contexte dont elle est issue) me semble limite. Cette citation fait tout de même partie d'un article visant à donner des arguments objectifs (donc ni religieux, ni spirituels, ni moraux ou le moins possible) pour limiter sa consommation de viande voire s'en passer...
Je ne peux répondre sur le site en question je le fais donc ici.
J'explique ici comment on peut être végétarien ou un tout petit consommateur responsable de viande et de produits animaux. Je crois que la personne qui a écrit ces lignes n'a pas bien compris ni le but de cet article, ni le point de vue défendu sur ce blog ni le fait que sa critique est justement en contradiction totale avec la citation donnée (et la plupart de ce que je diffuse ici).
Ma citation disant justement que tout est lié que nous faisons parti d'un grand tout (écosystème, biome, planète). Et que c'est justement en prenant cela en compte que l'on peut respecter la vie, tout en mangeant de la viande ou utilisant des produits animaux (si l'on se place au delà de l'individu justement).
Ici on prend les êtres vivants (dont l'homme) pour ce qu'ils sont : un élément du cycle de vie, un élément de l'écosystème, fusse-t-il un agroécosystème, sans anthropomorphisme ni manichéisme. Dans un écosystème, les relations entre espèces sont à la base de l'équilibre instable (ou plutôt dynamique). Les chaînes alimentaires en font parties, et pas qu'un peu : tous mangent et tous se feront manger, sans exception aucune (homme compris). S'il y a un déséquilibre dans cette chaîne alors les autres espèces sont menacées à plus ou moins long terme.
Tuer et manger d'autres espèces que la sienne fait parti du cycle de vie, ne pas le faire peut ne pas respecter ce cycle avec des conséquences dramatiques pour les autres espèces et l'environnement. Voilà pourquoi on peut considérer, d'un point de vue strictement écologique justement, que le fait de tuer et manger des animaux n'est pas forcément "ne pas respecter la vie". Le respect de la vie n'est donc pas le meilleur argument pour cesser de manger de la viande, il est en tout cas contestable et critiquable selon le point de vue où on se place, selon ce que l'on met derrière le mot vie (mais il est tout à fait valable d'un point de vue philosophique ou spirituel à condition d'admettre qu'on puisse avoir une philosophie différente) . La phrase reprise en citation sur ce site ne veut rien dire d'autres que cela.
La problématique des animaux d'élevage de l'agroindustrie est cependant particulière, n'ayant plus grand chose à voir avec le cycle de vie, mais là on a des arguments incontestables cités ici.
On peut se soustraire à la consommation de viande (et je rappelle que c'est mon cas depuis fort longtemps maintenant), mais on ne peut forcer les autres à le faire (pourtant certains vegan le font : ils imposent par exemple un régime végétarien à des carnivores stricts que sont les chats), ni juger de leur piètre intelligence, écologie, réflexion etc. pour cela. Par contre on peut faire prendre conscience de ce qu'est et ce qu'implique la "viande" désormais (cela suffit pour en dégoûter pas mal ou pour les faire venir à un relatif végétarisme de "raison"). C'était le but de ce post.
Je ne mange pas de viande mais je vais pas juger mon homme parcequ'il le fait (ce qui ne m'empêche pas de lui donner gentillement tous les arguments ci-dessus qui font que sa consommation de viande a diminué de près de 80% depuis qu'il me connait!). Je ne juge pas non plus un végétarien "philosophe" parcequ'il pense comme il le pense (je pensais comme cela il y a encore pas si longtemps). Simplement cette vision du végétarisme ou de l'écologie n'est pas la seule et il serait bien de tolérer les autres visions pour qu'on avance tous dans la même direction
=> faire cesser la surproduction, la souffrance animale et l'exploitation irraisonnée des animaux "de ferme" dans des conditions indignes d'une société qui se croit évoluée avec pour résultat une pollution massive, la destruction de nombreux ecosystèmes, la perte de la biodiversité des animaux d'élevage (et des plantes fourragères), la perte année après année de terres arables, et une santé déclinante de la population humaine qui s'en nourrit. Tout cela pour un "aliment" qui n'est pas indispensable, écologiquement peu rentable et qui n'en est plus vraiment un dans ces conditions là.
Sinon désolée de ne pas être Végan (oui j'utilise de la laine, de la soie, du miel et d'autres produits de la ruche, du lait, du cuir, du fiel etc. et non je ne me sens pas immorale de le faire, tout comme la fourmi ne me semble pas immorale d'élever des pucerons pour leur miélat).
Désolée de croire que paysan (un paysan pour moi est tout ce que l'agroindustrie n'est pas) peut être l'un des métiers les plus beaux et respectueux (de la vie et du milieu !) du monde (et même certains chasseurs et pêcheurs ! ). Désolée d'être certaine qu'un éleveur peut vivre dans l'échange et non dans l'exploitation, et qu'avec les bonnes pratiques, des animaux d'élevage peuvent VIVRE dans des conditions optimales et le bien-être (et bien plus que si l'homme ne les élevaient pas) et contribuer par la même occasion à la restauration des sols et à la biodiversité, quand bien même ils finiront dans un "estomac" (ce qui est leur destinée quoiqu'il arrive, tout comme la nôtre, il n'y aucun égoïsme ou spécisme là-dedans).
Désolée de ne pas penser "comme il faut" dans les milieux autorisés "de la vraie écologie actuelle".
L'important pour moi est que le nombre de têtes de l'élevage industriel diminue rapidement (c'est l'inverse en ce moment, des peuples traditionnellement peu mangeur de viande - en Asie notamment - sont en train de changer leur habitude avec la mondialisation) et que les pratiques d'élevage changent. Et tous ces problèmes liés à l'élevage industriel sont très urgents (tout autant pour les bêtes, que pour l'homme et l'environnement).
Bonsoir, assez effrayant effectivement ta phrase sortie de son contexte. De plus je la vois très bien. Concernant le végétarisme, j'ai lu le meat, murder and more de Hooly qui donne l'exemple type de mon mari qui me rabâche qu'on est omnivore mais je qui lorgne sur mes formes et qui est épaté que mon cholésterol est baissé d'un tiers et que ma tension soit de 12 5 au lieu de mes 10 6 habituels. [...] Quant à être végan... Il y a la nourriture, mais le cuir, la laine... je ne pense pas que je sauterai le pas car j'aime le miel etc...[...]
Bonjour à tous, je laisse juste un petit témoignage, je suis végé depuis 6 mois et voilà mes impressions. D'abord physiquement : j'ai perdu en moins d'un mois 2 kg que je n'ai jamais repris, j'ai vraiment minci des jambes, perdu de la cellulite ( pour celles que ca motiverait de passé végé
) et se sans
fatigue et en mangeant à ma faim. J'ai vu un nutritioniste qui m'a dit que je
pouvais consommer 2 blancs par jour si je le voulais ( m'avait semblé que
c'était dangereux , donc je le fais 1 jour sur 2 ) ensuite j'ai changé mes
habitudes alimentaire, je raffole du soja toasté qui apporte 39gr de protéine
pour 100 gr : plus que certaine viande, je me suis remise à faire plus de
dessert simple ( tarte aux pommes... ) et j'ai remarqué que je ne mange plus de
sucre industriels ( sauf un paquet pims par mois !!! ) le seul sucre que je
mange est du miel et des fruits ( peut être l'explication de la fonte des
jambes ). Mentalement je suis fière maintenant quand je vois un petit veau qui
tète sa mère : je sais que j'ai fais le bon choix pour mon corps, pour ma paix
intérieur et un peu pour notre planète : si tout le monde devenait végé les
céréales donnés aux animaux ( qui peuvent être directement consommé ) iraient
au pays qui en ont besoin, ils y auraient moins d'animaux ( moins de méthane )
plus de terres cultivables et par pitié arrêté de dire que les végés sont des (
y'a tellement de mots que je ne sais lequels choisir ). Si vous passez à côté
de moi dans la rue, vous verrez que je suis en pleine forme ( elle est forte
cette Raffa avec son blog !!!). Mes convictions ne m'empêchent pas de vivre y'a
jsute un truc pénible en France : ( cette phrase n'est pas de moi mais de Raffa
) quand on m'invite au resto : j'ai rien à bouffé à part ma salade !!!! 
voici un témoignage intéressant : http://www.veganimal.info/article.p...
avant de devenir végé j'avais tendance à faire de l'anemie , quand j'etais petite on m'a fait boire du sang de boeuf quelle horreur !!! on m'a aussi fait des injections de fer à une certaine periode , tous les traitements que l'on m'a prescrit ne me convenaient pas , de pluls je n'ai constaté aucune amélioration , ça fait maintenant presque trois ans que je suis devenue végé (à tendance vegétalienne depuis quelques mois ) je n'ai plus ce problème de carence en fer , donc halte aux idées reçues ! le fer venant de la viande n'est pas indispensable , on en trouve dans les fruits secs (j'en consomme tous les jours ) les légumes secs et céréales complètes qu'il faut simplement associer à la vitamine c (fruits frais ) pour le fixer.
Bonjour,
Je ne veux pas jouer les troubles fêtes, je ne suis pas végétarienne, mais nous mangeons peu de viande dans la famille et surtout, je me posais la question de la pertinence en fonction de la région où on habite. Je m'explique, j'habite en zone dAOC, du fin gras du Mézenc, donc dans une région d'élevage bovin très extensif, de grande qualité et respectueux de l'environnement et de la bio-diversité (conservation de race ancienne, entretien des terres qui sinon deviennent des landes à genèts). De plus, cette région pratique cet élevage depuis le Moyen-Age car rien ne pousse ici, c'est un des endroits les plus froids de France, mes haricots ont gelé la semaine dernière (-5 et nous sommes en juin, les hivers-octobre à fin mars-, nous tournons autour de -20 toutes les nuits, mais c'est une région super). Enfin bref, tout ça pour dire que le seul truc qui pousse bien c'est la vache nourrie au foin et à l'herbe. Je suis passée au foin et aux herbes sauvage, mais pour le reste il me faut gagner la ville la plus proche (50km), donc qu'est ce qui est le mieux?
Je voudrais ajouter une dernière chose, mon chéri est débardeur avec des chevaux, s'il peut utiliser des chevaux de traits c'est parceque les races de traits ont été sauvées par l'élevage pour la boucherie. Aujourd'hui le commerce et les conditions d'abattage de la viande équine sont un vrai scandale.
Mais peut-être qu'il ne faut pas jeter bébé avec l'au du bain? Dans certaines région un élevage harmonieux, là où de toute façon aucune autre culture n'est possible (pour le moment) et où la densité humaine est archi-faible (1 habitant au km), peut-on manger de la viande ou bien dois je penser global, et donc m'orienter vers le régime végétarien?