Analyser les controverses ce n'est pas toujours évident. Il faut garder son esprit critique, bien lire et surtout comprendre les thèses des uns et des autres, se forger sa propre opinion etc. Pour moi c'est ZE exercice qui forme les vrais scientifiques. Sans les controverses, la science n'avancerait pas ! Ce n'est malheureusement pas enseigné dans les programmes scientifiques à l'université (j'en ai vaguement entendu parlé dans un cours à option), de même que l'histoire des sciences.

Bon d'accord j'aurais pu écrire un article moi même sur le sujet mais celui-ci n'est pas trop mal et je n'ai pas toujours le temps. La seule chose que j'apporte à ce texte sont les liens vers les sources scientifiques dont parle l'article et les compléments d'info.

Texte de Yves Rasir & Alain Mahieu (BioInfo n° 52 de juin 2005) avec leur aimable autorisation.

Chaque année, c'est la même rengaine : on nous présente le soleil comme un ennemi mortel qu'il faut fuir à tout prix. il et vrai que notre bonne étoile peut faire du tort aux épidermes fragiles qui en abusent. Mais il est mensonger de présenter l'astre solaire comme un agresseur maléfique du corps humain. Depuis la nuit des temps, on connaît les vertus de l'héliothérapie, notamment pour la santé des os. Et certains scientifiques brisent aujourd'hui un tabou en soulignant les bienfaits oubliés du rayonnement UV, grand pourvoyeur de vitamine D. Grâce au soleil, nous serions ainsi mieux protégés de maladies comme la sclérose en plaques, le diabète ou l'hypertension. Mieux : il est hautement probable que cet effet préventif concerne également de nombreux types de cancer, dont celui de la peau! Bref, le temps de la psychose est révolu. Et s'il faut se protéger, faisons-le en respectant l'écologie de l'épiderme. Le bronzage n'aura alors que des avantages.

Questions toutes bêtes en guise de préambule: pourquoi les mélanomes malins sont-ils plus répandus en Australie que sous d'autres latitudes? Et pourquoi ne sont-ils pas plus fréquents chez les agriculteurs, les ouvriers maçons ou les adeptes du naturisme? Pour une raison limpide et lumineuse: la dangerosité du soleil varie selon la peau qui le reçoit et selon la façon de s'y exposer. Avec son teint laiteux et ses taches de rousseur, il est clair que l'Australien moyen court davantage de risques que son compatriote aborigène, surtout depuis l'apparition du trou dans la couche d'ozone. Il est tout aussi clair que faire la crêpe sur une plage, dans une position immobile et horizontale, est plus dangereux que de se mouvoir debout au soleil. Le travailleur torse-nu ou le volleyeur nudiste encaissent beaucoup d'UV sans être condamnés au pavillon des cancéreux. Et si c'était même le contraire? En 1990, une étude américaine a montré que les cancers de la peau étaient plus nombreux chez les marins travaillant à l'intérieur des bateaux que chez ceux officiant sur le pont des navires. Et chez ces derniers, le mélanome frappait le plus souvent des parties du corps non exposées, comme le tronc et les jambes

["Garland FC et al. Occupational sunlight exposure and melanoma in the U.S. Navy. Arch Environ Health. 1990 Sep-Oct;45(5):261-7." Raffa].

Serait-il donc possible que les dermatologues se fourvoient depuis tant d'années? Certes, ils ont raison de mettre en garde contre les abus et de souligner la fragilité des peaux jeunes et blanches. Mais dit-on du vin qu'il est nuisible parce qu'il existe des alcooliques et des personnes sensibles du foie? Et dit-on de l'eau ou de l'air qu'ils sont toxiques alors qu'on peut aussi mourir d'en consommer excessivement? Pour un peu, certains en viendraient à confondre le rayonnement solaire avec des radiations nucléaires. A trop vouloir nous prémunir contre le risque, les dermatologues mésestiment les bienfaits et jettent allègrement le bébé avec l'eau du bain, en l'occurrence le bain de soleil. Ce qui relève carrément du mensonge, c’est de passer sous silence les voix discordantes de moins en moins rares au sein de la communauté scientifique. Non seulement certains chercheurs remettent en cause l’ampleur des méfaits du soleil mais quelques uns vont jusqu’à bousculer le dogme de sa nocivité !

Scandale à Boston

Parmi ces savants hérétiques, le Dr Michaël Holick a déjà eu droit au bûcher. Le crime de cet éminent spécialiste de la vitamine D ? Avoir accepté un financement très partiel (5%) de ses recherches par l’industrie de bancs solaires. Pour ce seul fait, ses travaux ont été discrédités et il a dû démissionner de son poste au département dermatologie de l’université de Boston. Ce qu’on lui reproche surtout, c’est d’avoir publié un livre où il recommande aux Américains du Nord de s’exposer dix minutes au soleil plusieurs fois par semaine sans protection afin de synthétiser suffisamment de vitamine D. Que ce chercheur respecté ait publié plus de 200 articles scientifiques sur la question n’a pas empêché les associations de dermatologues de lui faire la peau, même s’il a conservé son laboratoire et s’il reste professeur de médecine et de physiologie. « Je m’interroge sur la liberté de pensée, a déclaré le Dr Holick après sa démission forcée. Ma position est basée sur des données scientifiques probantes et le seul argument que mes détracteurs ont utilisé est mon association avec les salons de bronzage : plutôt mince, non ? Je travaille depuis 30 ans dans ce domaine et, en ce qui concerne le mélanome malin, comment expliquer qu’il se développe parfois sur des endroits de la peau qui ne sont jamais exposés au soleil ? Au contraire, nous commençons à avoir des données qui laissent entendre qu’une exposition raisonnable au soleil pourrait avoir une effet protecteur contre le cancer de la peau ».

[Voir les articles du Réseau Proteus plus bas. Raffa]

Plus de soleil, moins de mélanomes

Le soleil, ami de la peau ? C’est un fait établi et une vérité trop souvent oubliée. En surface, le rayonnement solaire régule la prolifération microbienne et favorise la sécrétion de substances immunisantes qui se diffusent ensuite dans tout l’organisme. Il active les glandes vitales rajeunissantes et il active les globules blancs, d’où une cicatrisation plus rapide des plaies. Au niveau du sang, il est bien connu qu’il y a transformation de l’ergostérine en vitamine D, laquelle intervient dans la calcification osseuse. Jusqu’au milieu du siècle dernier, l’héliothérapie était ainsi prescrite pour lutter contre le rachitisme et aujourd’hui encore, elle est encouragée chez les personnes âgées en prévention de l’ostéoporose.

Ce qui est moins connu, c’est que le soleil entraîne également une activation de l’hématoporphyrine, un pigment sanguin apparenté à la chlorophylle et qui exerce un rôle de stimulant pour le métabolisme général. Cela accroît la formation des globules rouges et accélère la croissance des cheveux et des ongles, tout en favorisant la dissolution des tissus pathologiques (phénomène de lyse). Depuis la nuit des temps, ce pouvoir curatif a été exploité par les naturopathes et les tenants de la médecine hippocratique. Et de nos jours, il est encore « dermatologiquement correct » d’admettre que les rayons UV constituent un traitement efficace contre le psoriasis et certains eczémas.

 Concernant les cancers de la peau, le discours dominant est en revanche très alarmiste : le risque est d’autant plus élevé qu’on s’est exposé sans protection et qu’on a brûlé son « capital soleil » en multipliant les érythèmes durant l’enfance. Cette théorie officielle est pourtant elle aussi battue en brèche. D’abord, les données épidémiologiques montrent que les peaux burinées et abîmées, comme celle des maçons ou des alpinistes, ne développent pas plus de mélanomes que les autres. Le vieillissement cutané serait donc un faux coupable et la façon de s’exposer serait beaucoup plus à blâmer que la quantité de soleil « absorbée » sur une vie. Ensuite, comme vous le lirez ci-dessous, des études récentes indiquent que le recours aux écrans solaires n’apporte pas la protection attendue contre le mélanome. Selon une étude hollandaise publiée en 2003, ce type de cancer serait même moins fréquent chez les adeptes du bronzage !

Enfin, plus fort encore, le dogme de l’érythème carcinogène est lui aussi remis en cause par une étude réalisée aux Etats-Unis sur 528 personnes atteintes de mélanomes et suivies cliniquement pendant 5 ans. Les chercheurs ont en effet constaté une relation inverse entre le risque de mourir de la maladie et l’intensité de l’exposition au soleil. Plus les patients avaient subi de coups de soleil ou s’étaient prêtés à des bains de soleil de longue durée, moins ils couraient de risque de décéder de mélanome ! Cette étude fascinante a été publiée en février dernier dans le Journal of the National Cancer Institute, signe que les cancérologues eux-mêmes commencent à se poser des questions.

[Berwick M et al. Sun exposure and mortality from melanoma. J Natl Cancer Inst. 2005 Feb 2;97(3):195-9. Raffa]

Prévention extra-large

L’un d’entre eux, le Dr Ralph Moss, a d’ailleurs pris publiquement la défense du Dr Holick. D’après le Dr Moss, plusieurs autres scientifiques considèrent que le facteur protecteur d’une exposition raisonnable au soleil doit continuer à être étudié et discuté plutôt que balayé simplement sous le tapis parce qu’il va à l’encontre du message des dermatologues.

[Moss R. Vitamin D and cancer: a dermatologist dilemma. Part One - Part two. May 2004. The Moss Reports. Raffa]

Ainsi, le Dr William Grant, fondateur du Sunlight, Nutrition and Health Research Center, estime qu’une exposition adéquate aux rayons UVB du soleil, en permettant d’augmenter les réserves de vitamine D, pourrait empêcher des milliers de décès attribuables au cancer aux Etats-Unis. Les données les plus probantes, selon lui, révèlent que l’exposition au soleil joue un rôle préventif dans les cancers du sein, du côlon, des ovaires, de la prostate et du lymphome non Odgkinien, mais d’autres pistes pointent également vers un possible effet préventif dans les cas de cancer de la vessie, de l’endomètre et du rein. Le Dr Grant affirme qu’avoir la peau pâle et une mauvaise alimentation constituent des facteurs de risques plus importants que l’exposition globale aux ultraviolets.

[Grant WB. Ecologic studies of solar UV-B radiation and cancer mortality rates. Recent Results Cancer Res. 2003;164:371-7. Review. Raffa ]

En avril dernier, c’est le Dr Edward Giovannucci, chercheur et professeur à l’Université Harvard, qui a fait sensation au congrès annuel de l’American Association for Cancer Research. Au cours de son allocution, il a souligné qu’aucun nutriment n’avait un potentiel anticancer aussi remarquable que la vitamine D et qu’elle devrait constituer une priorité de recherche. Il a également avancé que les cancers pour lesquels la vitamine D aurait un effet bénéfique potentiel causent 30 fois plus de décès que les cancers de la peau.

[Giovannucci E. The epidemiology of vitamin D and cancer incidence and mortality: A review (United States). Cancer Causes Control. 2005 Mar;16(2):83-95. Raffa]

D’autres chercheurs de Harvard ont présenté une étude qui pointe une meilleure chance de survie chez les patients qui sont opérés du cancer du poumon en été plutôt qu’en hiver. Ici encore, c’est le niveau de vitamine D qui semble jouer un rôle prépondérant.

Selon Michael Holick, cette « vitamine soleil » protège en outre du diabète de type 1, de la sclérose en plaques, de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires, excusez du peu ! A l’instar du trublion de Boston, le Dr Giovannucci a été accusé de collusion avec l’industrie des lampes solaires, liens qu’il a pourtant niés énergiquement...

UV vitaux

En fait, aucun de ces scientifiques « dissidents » n’a jamais milité pour les salons de bronzage ni même pour le bronzage tout court. Leur leitmotiv, c’est la vitamine D, dont ils affirment que nos besoins quotidiens sont sous-évalués et qu’ils ne sont pas toujours couverts par l’alimentation, notamment en raison de la faible consommation de poisson. Or ils sont bien obligés de constater que les carences en vitamine D sont étroitement liées au faible ensoleillement. Cette déficience est en effet courante en Amérique du Nord, et elle touche plus particulièrement les personnes de couleur puisque la pigmentation de la peau a pour effet d’inhiber la synthèse de la vitamine D. Chez un habitant de Floride, la production annuelle de vitamine D est le double de celle des gens vivant à Seattle ou à Boston. Et dans les villes du Nord, le niveau atteint un seuil plancher chez les employés de bureau : ces travailleurs passent leur vie entière avec des taux de vitamine D inférieurs au plus bas niveau hivernal des travailleurs au grand air ! Au Nord du 35ème parallèle – la latitude de Los Angeles – les UV hivernaux sont d’ailleurs jugés insuffisants pour fabriquer la moindre vitamine D. C’est pourquoi le Pr Holick préconise de faire des réserves pour la saison froide en s’exposant régulièrement au soleil durant tout l’été. L’Europe moins concernée ? En consultant un atlas, vous constaterez que Los Angeles est sur le même parallèle que Madrid.

Des enquêtes anglaises ont montré qu’entre juillet et janvier, le taux de vitamine D chutait de moitié chez les enfants d’âge scolaire, les seniors étant encore deux fois plus mal lotis. En France, une étude portant sur des adultes en bonne santé dans vingt villes différentes a révélé que 14% des citadins étaient déficients, les plus mauvais résultats étant évidemment enregistrés à Lille et à Roubaix. Bref, ce n’est pas parce que le rachitisme a quasiment disparu dans nos régions que la pénurie d’ultraviolets n’y sévit pas sournoisement. A l’instar des végétaux qui poussent mieux à l’air libre ou dans une serre qui ne les prive pas d’UV, l’Homme a un besoin vital de cette portion du spectre lumineux. Plus la lumière est naturelle, mieux il se porte.

Soupçons sur les crèmes chimiques

Sachant toute cela, faut-il se protéger de notre astre radieux ? Pour les dermatologues et pour les fabricants, les crèmes offrent une protection salutaire contre le rayonnement solaire. Mais rien n’est moins sûr !

En 1998, une chercheuse new-yorkaise a présenté une analyse de 16 études qui concluait que l’utilisation de crème solaire n’était pas un facteur de protection contre le mélanome malin.

[Berwick M. 1998. Sunscreens and skin cancer: The epidemiologic evidence. Meeting of the American Association for the Advancement of Science. February. Philadelphia. Raffa]

Rebelote en 2003 : une équipe de chercheurs américains publiait une méta-analyse de 18 études arrivant aux mêmes conclusions.

[Dennis LK, Beane Freeman LE, VanBeek MJ. Sunscreen use and the risk for melanoma: a quantitative review. Ann Intern Med. 2003 Dec 16;139(12):966-78. Raffa]

Bref, le bénéfice principal des crèmes – prémunir contre la forme la plus grave de cancer cutané – est loin d’être évident. Ce qui commence à l’être, c’est au contraire le danger qu’elles représentent. Le pot aux roses a été révélé par Margaret Schlumpf, chercheuse à l’Université de Zurich. Depuis la fin des années 90, cette experte en toxicologie s’inquiète des propriétés chimiques de certains filtres anti-UV. Et plus particulièrement de leur caractère oestrogénique, c’est-à-dire de leur capacité à se comporter comme des hormones femelles. Les résultats qu’elle a obtenus en testant sur des rats dix substances couramment utilisées dans les produits solaires montrent que six d’entre elles affectent gravement le développement sexuel des animaux (Revue Toxicology, juillet 2004).

[Schlumpf et al. Endocrine activity and developmental toxicity of cosmetic UV filters--an update. Toxicology. 2004 Dec 1;205(1-2):113-22. Raffa]

Or l’homme est un mammifère. Et plus l’indice de protection est élevé, plus les écrans solaires classiques entraînent une absorption par la peau des substances chimiques douteuses. Certes, les travaux de Margaret Schlumpf sont violemment contestés par l’industrie cosmétique. Mais ne vaut-il pas mieux s’abstenir par précaution ?

Protection naturelle

En cosmétique bio et naturelle, les filtres autorisés sont 100% minéraux, en général du dioxyde de titane. Les produits de ce type ne contiennent que des huiles végétales précieuses, des extraits végétaux et des huiles essentielles naturelles qui agissent en synergie pour apaiser et soigner la peau.

Mais qu’ils soient naturels ou synthétiques, les écrans solaires ont de toute façon un gros défaut : ils retardent le coup de soleil et donnent ainsi un faux sentiment de sécurité tout en réduisant fortement la sécrétion de vitamine D. En outre, on peut leur reprocher de contrarier, voire d’inhiber les sécrétions naturelles de la peau. Autant savoir par exemple que les glandes sébacées secrètent de l’acide uricanique, dont la fonction est de filtrer le rayonnement solaire.

L’usage de savon alcalin a pour effet de décaper cette couche protectrice et même les savons doux et une eau dure ont déjà tendance à priver la peau de cette défense immunitaire essentielle. La première protection consiste donc à éviter les douches dans les heures qui précèdent l’exposition et aussi après, histoire de conserver une heure ou deux les sécrétions naturelles de la peau au soleil. Car la plus sûre façon de bronzer, c’est de bronzer ! Le bronzage naturel constitue en effet une protection solaire importante et durable. Après quelques semaines d’exposition progressive, une peau peut s’exposer 4 à 6 fois plus longtemps sans risque de coup de soleil. Par rapport aux crèmes, c’est de plus une protection qui a l’avantage d’être intégrée à l’épiderme et de ne pas partir dans l’eau ou d’être absorbée par la serviette de bain. Une exposition au soleil progressive et bien dosée laisse toujours une peau soyeuse, douce, souple, hâlée et parfaitement saine, et ce sans produits d’aucune sorte.

PS. Merci à Turquoise du SDNV pour avoir numérisé ce texte (je n'avais pas eu le courage de le recopier)

Voir aussi

Les droits d'auteur s'appliquent à toute oeuvre de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la formed'expression, le mérite ou la destination. Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur d’autres blogs, forums ou d’autres supports sans l’accord de leurs auteurs. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d’un articles ou d'un message, à des fins d’information ou de recherches, en citant « Raffa'sblog, le grand ménage. http://raffa.grandmenage.info » et l'auteur (nom réel ou pseudo) de l'article ou du message.

Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignemens. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.