Quelles alternatives au pétrole ?
Par Raffa le 15/09/2005, 00:00 - Environnement - Lien permanent
Je vous livre aujourd'hui un article d'Olivier DANIELO (octobre 2004, modifié en décembre 2005) avec son aimable autorisation. Le sujet est plus que jamais d'actualité. Pour une fois je ne vous enliserai pas dans des ressources et infos complémentaires car cet article est déjà suffisamment long, mais vous n'y couperez pas, ça viendra.
Bonne lecture et le débat est ouvert.
Un affolement général gagne aujourd’hui le monde car les prix du pétrole augmentent. En 1998, il y a seulement 6 ans, le baril[1] du brut était à 13 dollars…aujourd’hui il atteint les 55 dollars. Mais pourquoi une telle hausse ?
Le peak oil est arrivé
C'est une évidence, nos sociétés reposent sur les énergies fossiles[2] : engrais et pesticides issus de la chimie du pétrole utilisés en agriculture intensive, transport des marchandises et des personnes, chauffage, climatisation, industrie… [Raffa : plastiques, cosmétiques etc.] Jusqu’à aujourd’hui, un équilibre existait entre la production de pétrole et sa consommation d’où une relative stabilité des prix. Mais en 5 ans, le parc automobile de la Chine[3] a doublé; l’Inde, l’Indonésie et le Brésil suivent la même pente car ces pays émergeants souhaitent vivre, et c'est légitime, au même niveau de consommation que les pays occidentaux. La demande est donc en augmentation croissante. 82,4 millions de barils[4] de pétrole sont consommés chaque jour dans le monde.
D’autre part les ressources pétrolières deviennent un enjeu géopolitique majeur et presque tous les grands sites de production sont le lieu de conflits : Nigeria, Irak, Venezuela… Les réserves de pétrole, où qu'elles se trouvent, suscitent de plus en plus de convoitise.

Enfin, les réserves pétrolières[5] sont sûrement beaucoup plus basses que celles annoncées, comme l’indique la très sérieuse ASPO (Association pour l’étude du Peak Oil, www.peakoil.net). « Il semble que nous ayons franchi le cap (le peak oil) où la production ne fera que chuter. Il y a huit mois, la société Royal Dutch/Shell a ébranlé le monde du pétrole en reconnaissant que ses réserves étaient surestimées de 20 %. Au mois d'août, Mamdouh G. Salameh, un consultant réputé membre de l'Institute for Strategic Studies, à Londres, a affirmé dans Petroleum Review, périodique réputé de l'industrie, que les réserves mondiales étaient surestimées de 15 %. Dans les années 80, les principaux pays producteurs membres de l'OPEP ont augmenté leurs réserves d'un trait, sans que cela ne soit lié à aucune nouvelle découverte. La raison: les quotas de production sont en fonction des réserves prouvées. Plus vous en avez, plus vous pouvez produire. C'est le Koweït qui a parti le bal en 1985, augmentant ses réserves de 50 % sans raison apparente. Le Venezuela a suivi en 1988, en incluant dans ses réserves le pétrole lourd. D'autres pays, dont Dubaï et Abu-Dhabi, ont emboîté le pas, pour ne pas perdre leur part du gâteau. L'Arabie Saoudite a fermé la marche en 1990, augmentant d'un coup ses réserves de plus de 50 %. » ( Le sombre avenir du pétrole - Cyberpresse.ca).
La flambée inexorable des prix du pétrole remet brutalement en cause notre modèle économique depuis longtemps dénoncé par les écologistes. Subitement, on prend conscience que les ressources de la terre sont épuisables et que l’on est trop nombreux sur terre pour vivre selon les standards occidentaux. Les esprits peu préparés et soucieux uniquement de leur porte monnaie hurlent de désespoir.
Quelles alternatives aux énergies fossiles ?
Les « biocarburants »
Les « biocarburants » ou plutôt les « agrocarburants » sont présentés comme une alternative au pétrole. A partir de blé, de betterave, de colza ou d’autres plantes on entend produire des carburants « bio ». Effectivement les plantes fixent le dioxyde de carbone lors du cycle de Calvin de la photosynthèse, et l’intègre à des molécules de sucre en C5 grâce au travail de l’enzyme Rubisco notamment. La plante rejette du dioxygène en déchet dans l’atmosphère. Lors de la combustion dans les moteurs des véhicules, ce carbone fixé par la plante et que l’on retrouve dans l’agrocarburant (filière huile ou filière éthanol) est relâché dans l’atmosphère. Le bilan carbone est donc à peu près nul. Tout parait donc idyllique si l’on ne prend pas en compte le fait que pour produire l’agrocarburant, il faut des engrais dont la fabrication, le transport et la distribution est coûteuse en énergie, il faut semer, cultiver, traiter les plantes à très grande échelle pour subvenir aux besoins actuels de nos sociétés. Pour satisfaire les besoins actuels de la France en pétrole, et en remplaçant ce dernier par les agrocarburants, il faudrait selon l’ADEME cultiver plus de 120%[6] de la surface de la France : les agrocarburants ne peuvent donc pas être présentés comme une alternative durable au pétrole. La filière huile végétale pure à cependant un impact environnemental plus faible que la filière biodiesel.
Si la production des biocarburants nécessite de grandes surfaces de culture, les algues microscopiques peuvent partiellement résoudre le problème. Il existe en effet des espèces d’algues microscopiques très riches en huiles (jusqu’à 50% de leur masse). Ces algues sont de véritables centrales biochimiques miniatures capables de fixer le CO2 et de le transformer d’abord en sucre puis en huile grâce au mécanisme de la photosynthèse et à un équipement enzymatique approprié. Les triglycérides obtenus peuvent être convertis facilement en des molécules utilisables dans les moteurs à combustion. Ces algues sont les meilleurs capteurs solaires qui existent au monde. Leur croissance est très rapide : il est possible d'effectuer une récolte complète en quelques jours, ce qui n’est pas le cas du colza ou du blé. Elles se prêtent facilement à la culture automatisée dans des bioréacteurs. Ceci permet donc une surface de culture beaucoup plus faible que pour la production des biocarburants classiques. Les algues peuvent être cultivées dans des zones arides, là ou le flux solaire est important (déserts…). Elles peuvent même se nourrir de nos déchets.

Adaptation O.D
Les algues microscopiques ont un processus photosynthétique similaire à celui des plantes supérieures. Cependant le rendement est nettement supérieur car ce sont des organismes unicellulaires; leur croissance en suspension dans un milieu aqueux leur permet un meilleur accès aux ressources : eau, CO2 ou minéraux. C’est pour ces raisons que les algues microscopiques sont capables, selon les scientifiques américains du National Renewable Energy Laboratory, (NREL) de synthétiser 30 fois plus d’huile à l’hectare que les plantes terrestres utilisées pour la fabrication de biocarburants. Les chercheurs américains ont sélectionné des espèces et des souches capables de vivre dans l’eau salée et particulièrement riches en huiles. Des recherches en biologie moléculaires ont lieu pour essayer d’obtenir des algues génétiquement modifiées capables de meilleures performances en production d’huile. D’autres espèces d’algues microscopiques possèdent des enzymes du type hydrogénasses qui leur permettent de fabriquer du dihydrogène.
La filière Jatropha Curcas, une plante des zones arides qui produit un fruit riche en huile est également très intéressante.
Moteur à dihydrogène
Et la voie de l'hydrogène ? Le principe du fonctionnement d’un moteur à dihydrogène (pile à combustible à dihydrogène) est le suivant : le dihydrogène se combine au dioxygène pour former de l’eau, cette réaction exothermique (l'enthalpie libre de la réaction varie entre -237 ou -229 kJ/mol en fonction du mode de production) libérant beaucoup d’énergie que l’on transforme in fine en énergie cinétique pour faire avancer le véhicule[7]. Le déchet produit est l’eau et encore une fois, le tableau présenté semble merveilleux. Sauf que des problèmes essentiels se posent : en premier lieu la synthèse du dihydrogène s’effectue à l’heure actuelle à partir d’énergies fossiles, gaz naturel en particulier. Une deuxième voie de synthèse du dihydrogène, l’électrolyse de l’eau, nécessite de l’énergie[8]. Le problème environnemental est donc déplacé en amont et on donne au consommateur l’illusion d’être propre. Se pose également le problème du stockage dans le véhicule de ce gaz très explosif et volumineux[9]. Une voie de recherche intéressante est de produire du dihydrogène à partir de l’énergie solaire : l’idée est séduisante mais il se pose encore le problème de l’investissement énergétique nécessaire à la production du gaz. Il faut fabriquer les cellules photovoltaïques, rechercher, transporter, transformer les matériaux, fabriquer et entretenir les usines…Tout ceci a un coût énergétique élevé à prendre en compte dans la balance. Les islandais fabriquent du dihydrogène à partir de l’énergie géothermique, l’Islande étant située à la fois sur une dorsale médio-océanique et un point chaud, lieu propice aux flux hydrothermaux facilement exploitables depuis la surface.
Les fuites du dihydrogène[10] sont un autre problème inquiétant lors de sa production. Ces fuites sont inévitables, et on imagine facilement leur importance dans le cas d'une production à grande échelle ; le dihydrogène libéré peut alors, selon des chercheurs américains, venir se combiner à l’oxygène et perturber gravement la couche d’ozone. La voie du dihydrogène ne peut donc pas aujourd’hui être présentée comme une alternative durable au pétrole.
Autres alternatives
En matière de transport, une autre alternative proposée est celle du « moteur à eau ». Il ne s’agit en fait que d’un moteur où la production du dihydrogène est réalisée au sein même du véhicule par électrolyse de l’eau (, donc en consommant de l’énergie…En ce qui concerne le moteur « PANTONE », il s’agit simplement d’un moteur où l’on mélange de l’eau avec le carburant. La libération de CO2 reste très importante. Enfin, le moteur à air comprimé[11] fonctionne avec une réserve d’air que l’on comprime grâce à de l’énergie électrique. Il se pose donc encore une fois le problème de la production de l’énergie électrique. Le moteur à air comprimé couplé à une production électrique propre (éolien ou nucléaire propre) est une solution très intéressante. En l’état actuel, étant donné les sources d’énergie utilisées pour produire l’électricité, le moteur à air comprimé n’apporte pas d’avantage environnemental majeur : le CO2 est libéré dans les centrales thermiques classiques productrices d’électricité (charbon, pétrole, gaz naturel) au lieu d’être libéré par l’automobile; Il en est de même pour la voiture électrique classique ; Le consommateur peu informé à cependant l’illusion d’être propre. Enfin, Toyota vient de lancer la Prius (prix d’achat : 25000 euros) qui a la particularité de combiner moteur à essence et moteur électrique. La diminution de production de CO2 est réelle mais les émissions de CO2 sont encore trop importantes pour envisager son utilisation à grande échelle. Les solutions techniques existent donc en matière de transport pour se passer du pétrole mais il se pose le problème de la production d’électricité propre. De plus, un véhicule même 100% propre ne réglera pas les problèmes d’encombrement urbain et de déstructuration des villes.
De la transition nucléaire à une société sobre et éco-responsable
Que peut–on faire alors ? Compte tenu de la taille de la population humaine (plus de 6 400 000 000 êtres humains…), la seule solution sérieuse et responsable est d’une part de s’orienter vers la sobriété énergétique et d’autre part de développer les énergies vraiment renouvelables. On doit aussi stimuler la recherche sur l’élimination des déchets radioactifs ultimes (sans pour autant négliger la recherche sur les autres énergies et mettre tous les derniers publics dans le nucléaire comme en France...) car le nucléaire maîtrisé est objectivement une énergie fantastique[12, 13]
Certains écologistes, très investis dans leur combat pour défendre la terre et donc les hommes, rejettent à la fois le pétrole et le nucléaire mais à mon sens l’on ne peut malheureusement pas passer du jour au lendemain d’une situation de luxe énergétique à celle de la sobriété. Il y a le facteur temps à prendre en compte. L’éducation des citoyens est fondamentale mais je pense qu’il faut rester réaliste : le comportement des 6,4 milliards d’humains ne changera pas tout de suite.
Le pétrole induit, à tous les niveaux de sa chaîne de production, de graves problèmes environnementaux : conflits (puits de pétrole incendiés au Koweit par exemple), marées noires, pollution de l’air, effet de serre additionnel couplé aux changements climatiques… Dans l’immédiat, le nucléaire est aujourd’hui la seule énergie permettant de sortir du pétrole en permettant une transition douce, un changement progressif du comportement des citoyens. Face aux menaces environnementales actuelles il faut hiérarchiser les réponses : la sortie du pétrole me semble vraiment une priorité. La sortie du nucléaire devra être envisagée ensuite, l’Uranium étant d’ailleurs une ressource limitée. La sortie du nucléaire ne doit pas signifier le retour du charbon ou du gaz naturel.
Les énergies renouvelables (éolien offshore, géothermie, solaire thermique…) sont les énergies du futur qui peuvent répondre aux besoins d'une société sobre et éco – responsable : nos sociétés ne sont pas encore prêtes. Enfin le développement agro-industriel des « biocarburants » pour remplacer le pétrole est une très sérieuse menace environnementale qu’il faut combattre dès aujourd’hui.
Changer ses comportements
Le nucléaire propre devrait être associé aux énergies renouvelables[14] et à un changement comportemental des citoyens.

Il est souhaitable par exemple, que tous les nouveaux bâtiments construits intègrent les normes H.Q.E. (Haute Qualité Environnementale) ; Ces bâtiments « éco intelligents » optimisent les économies d’énergie et d’eau ainsi que leurs impacts sur l’environnement extérieur (gestion des déchets). Il permettent également de créer un environnement intérieur sain et confortable : confort hygrothermique, confort acoustique, confort visuel, confort olfactif. Il s’agit d’une réponse opérationnelle à la nécessité d'intégrer les critères du développement durable dans l'activité du bâtiment. Un établissement scolaire HQE coûte 8% plus cher qu’un établissement classique mais cet effort à l’investissement initial est récompensé par environ 30% d’économies d’énergie et de fonctionnement et les bénéfices pour l’éducation des élèves et la préservation de l’environnement terrestre.
Autre action immédiate possible : saufs cas particuliers, ne plus utiliser sa voiture en ville, utiliser les transports en commun propres, le vélo, les rollers, la marche. Les systèmes du car sharing (autopartage) et du covoiturage sont également à encourager[15]. Une fiscalité dissuasive favorisant la diminution de l’utilisation de la voiture en ville et le développement des transports en commun est urgente : taxe à l’achat du véhicule, écotaxe sur les carburants, péage à l’entrée des villes (comme à Londres), augmentation du coût des places de parking en ville, et parallèlement diminution importante des prix des transports en commun. Ces derniers devraient être gratuits pour les jeunes afin de les habituer à utiliser ce mode de déplacement.
Les déplacement sportifs doux, non bruyants et non encombrants, permettent d’améliorer la santé des personnes et de réaliser de précieuses économies : posséder une voiture coûte tout compris selon l’INSEE 430 euros par mois en moyenne. Favoriser la marche et le vélo, c’est aussi réduire la facture santé française : obésité, maladies cardiovasculaires, cancer, stress.
Rappelons que 40% des déplacements font mois de 2 km et que le taux d’occupation des voitures en France est de 1,1. Le gisement d’économies d’énergies réalisables en matière de transport est donc considérable. Selon un sondage de l’IPSOS[16] du 27 septembre 2004, 79% des français sont prêts à utiliser les transports en commun pour se rendre à leur travail et réduire ainsi leur impact sur le climat (seuls 17% sont hostiles à ce changement). Trente millions d’automobiles fonctionnant avec un moteur à explosion sont encore sur nos routes. Il est temps de passer des intentions à l’action. L’avenir de l’aventure humaine est entre nos mains.
Je suis, comme le dit si bien l’astrophysicien Hubert REEVES, « volontairement optimiste » : l’homme peut changer et échapper à la prophétie de Léonard de Vinci.
22/08/07. Cet article (Quelles alternatives au pétrole), que j'ai écrit en 2004, n'est plus valable aujourd'hui. La totalité de l'électricité consommée dans le monde peut être produite par une centrale solaire à concentration d'une surface équivalente à 1% de celle du Sahara. C'est une grande partie de la solution pour diminuer rapidement et massivement nos émissions de gaz à effet de serre. C'est l'objectif de la campagne TREC, une initiative du Club de Rome. En savoir plus : http://objectifterre.over-blog.org
Notes :
- [1] Un baril de pétrole équivaut à 0,1364 tonnes soit 136,4kg ; une tonne correspond à 7,2 barils de pétrole ; Un baril correspond à 158, 987 Litres d’US Oil ou encore 42 gals - Masse volumique du pétrole : 860kg/m3 ; 1 tonne de pétrole occupe un volume de 1,16m3.
- [2] Consommation énergétique mondiale en Milliards de tonnes équivalent
pétrole (GTep) :
· Energies fossiles (charbon 2,1, gaz naturel 2,0 et pétrole 3,4) : 7,5
· Biomasse (bois etc…) : 1,2
· Hydraulique : 0,7
· Nucléaire : 0,6
· Renouvelables (éolien, solaire, géothermique etc…) : 0,03
· TOTAL : 10 (multiplier par 10 pour avoir les pourcentages). - [3] « Selon le département américain de l'énergie, le nombre de véhicules augmente de 20 % par année en Chine, et le potentiel de croissance est quasi illimité avec une population qui dépasse 1,3 milliard. Le premier véhicule privé est apparu à Pékin en 1984, il y a tout juste 20 ans. Depuis, le nombre de voitures a littéralement explosé, notamment à partir de 2002 lorsque le prix des véhicules a baissé à la suite de l'adhésion de la Chine à l'Organisation Mondiale du Commerce. Dans le moment, il y a 216,7 millions de véhicules sur les routes américaines, contre 15,5 millions en Chine. La consommation de pétrole augmente à mesure que les Chinois troquent leur bicyclette pour une voiture, symbole de la société dite de « petite aisance » (xiaokang) que leur gouvernement s'est engagé à instaurer. Les besoins globaux en énergie des Chinois augmentent aussi pour alimenter une économie galopante. De nouvelles installations de production d'énergie sont requises pour satisfaire la demande, qui a augmentée de 15 % entre 2002 et 2003. Actuellement, le charbon comble 70 % des besoins énergétiques de la Chine, ce qui en fait un gros producteur de gaz à effet de serre. Les autorités chinoises ont annoncé leur intention d'augmenter considérablement l'offre d'énergie, en construisant des barrages hydroélectriques et des centrales nucléaires, et en exploitant l'énergie éolienne et solaire. Mais le secteur du transport, encore entièrement dépendant du pétrole, continuera d'augmenter la pression sur les réserves mondiales. La Chine a d'ailleurs entrepris de se doter d'une réserve stratégique de pétrole, à l'exemple des États-Unis, pour assurer la stabilité de ses approvisionnements ». Source : www.cyberpresse.ca
- [4] Chaque être humain (il y a 6 milliards d’êtres humains sur terre) consomme théoriquement en moyenne 2 litres brut de pétrole par jour . Mais les richesses ne sont pas réparties équitablement sur terre, certains ne consomment rien, d’autres énormément. Deux litres, ce n’est pas beaucoup, mais le facteur de multiplication démographique est énorme. On consomme chaque jour de quoi recouvrir l’intégralité de la Bretagne (27200km2) d’une couche d’un demi millimètre de pétrole. En un an, cette couche atteint l’épaisseur de 18cm, en 10 an de 1m80… Au secours, je me noie !
- [5] Quantité totale estimée de pétrole sur Terre avant l'ère industrielle:
2000 milliards de barils ;
Quantité déjà utilisée: 900 milliards de barils; Il reste 1100 milliards de barils : épuisement total dans 37 ans au rythme de consommation actuel sans tenir compte des nouveaux gisements ; mais avant de devenir nulle, la production va progressivement et inexorablement chuter rendant le coût du baril de plus en plus élevé. Réserves prouvées : Arabie saoudite : 260 milliards de barils, Irak : 112 milliards de barils. 60 % des réserves sont concentrées dans une seule région: le Moyen-Orient.
«Un jour, il y aura beaucoup moins de pétrole que ce à quoi nous sommes habitués. Si la production descend à 50 millions de barils par jour, seuls les plus riches vont pouvoir se le payer. Ce jour-là, le prix doublera, triplera ou plus. Le monde industriel va se battre pour continuer d'avoir accès au pétrole dont il dépend pour quasiment tous les aspects de son existence: alimentation (engrais, pesticides), matières premières (plastiques, solvants) et bien sûr, transports. Très peu de gens se préparent à tout cela. Il est difficile de penser dans ces termes. Le pétrole est très difficile à remplacer. Mais il est facile d'en utiliser moins». Kjell Aleklett, Ingénieur de l'Université d'Upsalla en Suède, Directeur de l’ASPO. - [6] 104% du territoire national avec l’huile de colza, 118% avec l’huile de tournesol, 120% avec l’éthanol issus de la betterave, 2700% avec l’éthanol issu du blé
- [7] Au salon de l'automobile de Paris (Octobre 2004), BMW a présenté le prototype H2R, doté d’un moteur thermique à hydrogène, Peugeot a présenté un quad, le Quark fonctionnant à l'hydrogène. C'était un pas de plus après le précédent salon de l'automobile de Paris (Octobre 2002), où de nombreux prototypes de véhicules fonctionnant à l'hydrogène ont été présentés : le Hy-wire de GM, le rouge véhicule pour pompiers H2O de PSA, et même un scooter et un vélo.
- [8] L'hydrogène est produit par en majeure partie à partir du reformage
d'hydrocarbures. Les méthodes de production sont :
- vaporeformage (gaz, naphta),
- oxydation partielle (naphta, charbon, hydrocarbures lourds..),
- électrolyse
- co-production dans la fabrication d'éthylène.
Les deux premières techniques correspondent à près de 95% de la production totale, seulement 2% de l'hydrogène est produit par électrolyse. - [9] Les recherches sur les hydrures métalliques et les nanotubes permettront peut être d’obtenir de meilleures performances en matière de stockage de l’hydrogène.
- [10] Des chercheurs californiens du Caltech (Californian Institute of Technologie, équipe de Tracey TROMP) ont publié dans la revue Science une simulation de ce qui se passerait en cas de développement massif du moteur à hydrogène. « En raison d'un taux de fuites important lors de sa production, on assisterait à une multiplication de 8 à 10 des molécules d'hydrogène dans l'atmosphère, ce qui entraînerait une rétraction de 7 à 8% de la couche d'ozone aux deux pôles... . L’hydrogène est en effet un gaz très volatile dont la fabrication et le transport devrait générer, selon les chercheurs, un taux de fuite au moins égal à 10 %, soit plus de 60 millions de tonnes par an. Les particules échappées gagneraient ainsi rapidement les hautes couches de l’atmosphère pour se combiner avec les molécules d’oxygène et reformer de l’eau. Une humidification de la stratosphère qui pourrait notamment favoriser la formation de composés nocifs pour la couche d’ozone. Ces estimations demandent encore confirmation. Cependant, elles s’ajoutent aux récentes conclusions d’une équipe du MIT (Massachusetts Institut of Technology) qui, elles aussi, démentent les avantages environnementaux de la voiture à hydrogène. Car si ce gaz est écologique du point de vue de sa consommation, sa fabrication et sa distribution en revanche s’avèrent très coûteuses en énergies, fossiles en particulier ».
- [11] Le moteur à Air Comprimé de Guy NEGRE fonctionne selon un cycle thermodynamique différent des moteurs actuels 4 et 2 temps. « Il s’agit d’un moteur à 5 temps et à 3 chambres séparées : 2 chambres cylindriques d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de compression reliée par un injecteur d'air électronique à deux réserves d'air comprimé de 300 litres à 300 bars. Avec ces 3 chambres on a donc les différentes étapes : Aspiration, compression, injection d'air comprimé additionnel, expansion, détente, échappement. Ainsi, par le jeu du piston, le 1er cylindre va aspirer l'air extérieur à travers un filtre et l'envoyer dans la chambre de compression où, au même moment un jet d'air comprimé est introduit dans cette chambre aussitôt relâché dans le cylindre d'expansion, l'air pousse le 2ème piston qui va actionner la roue du moteur, et c'est parti.... une autonomie de 10 heures en cycle urbain. Pour se réapprovisionner en air comprimé ? Soit dans une station service, comme un carburant normal (3 minutes de remplissage) soit compresser dans le véhicule lui-même (compresseur électrique à brancher sur le 220 volts). Le moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h avec une autonomie de 200 km en cycle urbain (moyenne de 60 km/h) ». Source : http://www.aci-multimedia.net/bio/voiture_air_comprime.htm
- [12] Selon l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et la World Nuclear Association (WNA) « les réserves d'uranium sont estimées à plus de 2 millions de tonnes pour un coût de production inférieur à 40$ par kg d'uranium, correspondant à 30 ans de fonctionnement des réacteurs actuels (puissance installée mondiale de 296 GW électrique). Si l'on considère un coût de production jusqu'à 80$ par kg (1kg libère 67MWh), le montant des réserves peut être doublé , soit plus de 60 ans de consommation du parc actuel. Un passage à la technologie des réacteurs à neutrons rapides qui peuvent valoriser l'ensemble des isotopes de l'uranium et non le seul uranium 235, permettrait de multiplier ces dernières réserves par un facteur 50. Il est par ailleurs difficile d'évaluer les ressources ultimes en Uranium, la prospection ne faisant pas aujourd'hui l'objet d'un effort important en raison des stocks disponibles. L'addition de toutes les ressources minières répertoriées aujourd'hui dépasse un total de 17 millions de tonnes soit environ 300 ans de consommation actuelle à des conditions d'accès toutefois très différentes. Enfin, l'exploitation des ressources non conventionnelles (phosphates, eau de mer) permettrait de multiplier les réserves sus mentionnées par 100 ». Source : Agence pour l'Energie Nucléaire de l'OCDE.
- [13] Le principal avantage des centrales nucléaires est la faible nécessité de combustible par rapport aux centrales classiques. En effet, pour produire un milliard de kilowatts/heure il faut 15 tonnes d'uranium, ce qui correspond à 220000 tonnes de fioul ou encore 385000 tonnes de charbon. Un gramme d'uranium fissile produit la même quantité d'énergie que 2,4 tonnes de charbon. Une tonne d’uranium fissible donne 67000 MWh alors qu’une tonne de pétrole donne seulement 11,6 MWh : le facteur est de 6090 et sans CO2 rejeté. Il faut cependant prendre en compte l’investissement lié à la construction des centrales puis à leur démantèlement en fin de vie.
- [14] « Il est raisonnable de considérer qu'un monde qui ne fait appel
qu'aux énergies renouvelables a donc de sérieuses différences avec le nôtre.
L'abondance matérielle, qui suppose pour commencer la production de masse
d'acier, de béton, etc, n'est pas possible au niveau que nous connaissons -
voire pas du tout pour un certain nombre de matériaux très difficiles à obtenir
sans pétrole - dans un tel contexte. Par ailleurs les problèmes de stockage des
modes intermittents, avec les consommations intermédiaires que cela représente,
le fait que les renouvelables posent de redoutables problèmes de concurrence
d'usage des sols, et les limitations nées des lois de la physique (personne ne
changera l'énergie cinétique d'une masse d'air qui se déplace à une vitesse
donnée, donc la quantité d'énergie éolienne récupérable) font que notre monde
actuel - où l'énergie abondante est omniprésente - ne peut subsister avec juste
des renouvelables, et il s'en faut probablement de beaucoup. Dès lors est-il
sage de nous organiser en dépendant chaque jour un peu plus d'une ressource qui
ne sera pas commodément remplaçable ?
Ajoutons que la conversion éventuelle à des modalités renouvelables de tout ce qui pourrait l'être conduirait à une utilisation des sols que bien des "écologistes" réprouveraient probablement : il faudrait couvrir la quasi-totalité de la France de barrages, de forêts cultivées de manière intensive pour le bois de feu (donc avec une biodiversité pas toujours terrible...), d'éoliennes, et de cultures elles intensives pour les biocarburants. Peut-on considérer qu'un tel tableau correspond à un développement "propre" ?
Il est vraisemblable que sauf mise en oeuvre d'un programme raisonnable de réacteurs nucléaires à neutrons rapides (mais il faut compter 40 ans pour le mener à bien : en aucun cas le nucléaire ne pourrait servir de roue de secours pour remplacer tout le reste à bref délai lorsque nous aurons des angoisses de pénurie ou de dégâts climatiques), l'abondance énergétique prendra fin avec les combustibles fossiles, les renouvelables seules étant totalement incapables de les remplacer au présent niveau, même si elles ont bien entendu leur place dans l'approvisionnement du futur. Même le recours au nucléaire ne permettra pas de conserver l'organisation actuelle de la société, l'électricité ne pouvant commodément remplacer le pétrole comme matière première. La première mesure si nous souhaitons être prudents, du point de vue énergétique, est bien de prendre le chemin d'une division de la consommation d'énergie par 2 ou 3, et non de l'augmenter "tant que ça passe", en pensant que les renouvelables permettront de prendre le relais quand nous le souhaiterons .... » - Source : Jean Marc JANCOVICI / http://www.manicore.com - [15] L’auto-partage : « Il s'agit de permettre à des adhérents de profiter
des avantages de l'automobile sans avoir à supporter les inconvénients liés à
sa possession.
En échange d'un investissement relativement modeste versé au moment de l'adhésion, une association ou une société d'auto-partage met à la disposition de ses abonnés, sur simple appel téléphonique, une flotte de véhicules. Une fois par mois, l'adhérents reçoit un relevé basé sur le taux kilométrique et le taux horaire en vigueur. De façon générale, chaque véhicule mis sous le régime auto-partagé est utilisé par une quinzaine d'usagers. (…). Les premiers résultats de l'investigation menée sur l'expérience strasbourgeoise Auto'trement tendent à montrer que l'auto-partage ne diminue pas la mobilité en général, mais la modifie en diminuant l'utilisation de la voiture.
Deux tendances sont à observer :
• D'une part, les primo adhérents sont fortement motivés par l'aspect associatif et les valeurs environnementales de l'auto-partage. Ensuite, une seconde vague d'adhérents vient à l'auto-partage pour le service rendu uniquement. Il s'agit alors de clients avec toutes les exigences que cela suppose.
• D'autre part, ce sont les non-propriétaires de voiture qui sont intéressés par Auto'trement, puis des usagers qui renoncent à la possession d'une voiture pour faire appel à la voiture partagée. On assiste à une diminution de la mobilité en voiture chez les anciens propriétaires de voiture car chaque déplacement fait l'objet d'un arbitrage quant au mode qui sera utilisé.
L'auto-partage semble également contribuer, et même dans certains cas provoquer le changement de comportement modal en faveur des modes alternatifs à la voiture particulière. De plus, il permet une sensibilisation aux problèmes de déplacement et induit une plus grande rationalité de ceux-ci. L'auto-partage contribue à diminuer l'utilisation de la voiture en offrant à ses adhérents la possibilité de découvrir d'autres moyens de transport que la voiture, sachant toutefois que l'auto-partage constitue pour eux une solution d'appoint, de recours puisqu'ils ont toujours accès à une voiture. L'auto-partage participe donc en ce sens à la multimodalité. On peut postuler que l'auto-partage contribue à une véritable évolution des mentalités quant à la mobilité, en général, et celle automobile, en particulier."
Source : Sébastien NOGUES, Approche sociologique de services éco-efficaces et des changements de comportement pour un "développement soutenable" (thèse de sociologie financée par l’ADEME) : http://auto.partage.free.fr
Les réseaux d’autopartage en France : Caisse commune, Voiture partagée, Auto’trement, Club ma voiture, Auto Com association, Club auto service, Auto-partage Provence, la voiture autrement, Eileo, Voitures partagées, icar. Covoiturage : allostop et nombreux autres réseaux. - [16] Source : http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/7981.asp
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Commentaires
Lire aussi impérativement l'excellent article de planetebleue du 01/09/05.
Merci Raffa, le chemin semble encore bien long à parcourir, j'espère que tes articles feront réfléchir ceux qui ne sont pas encore sensibilisés et qui te liront.
L'article dont parle Prudence http://planetebleue.canalblog.com/archives/2005/09/01/768341.html
J'ai abordé très modestement lesujet sur mon blog, mais je n'avais pas trouvé d'article sérieux sur les alternatives - à part un pôv' article très court sur libé (www.libération.fr)
Merci pour cette présentation - notamment en ce qui concerne le nucléaire, sur un ton loin des hystéries et peurs irrationnelles.
pour faire changer les mentalités, dur, dur... les gens (la plupart) ne changeront que si on touche à leur portefeuille.
je rêve de voir le paysage urbain changer et sortir du tout-bagnole : petits commerces en centre-ville, VRAIES pistes cyclables, VRAIS dispositifs pour garer les vélos, etc... sortir de ces banlieues sinistres et avec leurs hypermarchés déprimants...
Beautymist.
Merci Raffa d'avoir publié sur ton blog cet article que j'ai écrit en octobre 2004 . Il faudrait que je songe à l'actualiser...Au fait, ta mise en page de l'article est meilleure que sur PlaneteBleue
@+
Je me pose une question : pourquoi construire encore des autorautes (sic) ?
L'énergie nucléaire se caractérise par une grosse production pas souple du tout dans un lieu donné, souvent éloigné des gros consommateurs, ce qui se traduit inévitablement par la prolifération de lignes à très haute tension, non enterrables, et dans lesquelles une quantité non négligeable d'énergie est perdue du simple fait de la résistance du câble (échauffement).
C'est une énergie qui capte les ressources étatiques et assèche littéralement les crédits alloués pour le développement d'énergies alternatives (récemment encore, le coût de la simple étude de faisablilité d'une nouvelle génération de centrale nucléaire, menée conjointement avec l'Allemagne a représenté plusieurs fois les crédits allouées pour les énergies renouvelables. Quand on ajoute que le coût du développement du nucléaire a lui été escamoté, cela laisse rêveur)
Le nucléaire suppose l'extraction de l'uranium, et sa transformation pour être utilisé, c'est comme le pétrole, donc, et ça aussi ça a un coût et un impact sur l'environnement. A écouter les admirateurs de l'énergie nucléaire, on a parfois l'impression qu'il pousse tout seul dans les réacteur nucléaires.
Sauf que ce 'carburant' là peut être assez facilement transformé en matière première pour des armes dégeulasses, allant des obus perforateurs de blindages aux bombes thermonucléaire. Eh oui, c'est toujours aussi vrai.
Et il faut bien le rappeller, ce carburant produit des tonnes de matériaux dangereux qu'on ne sait pas traiter, dont une fraction non négligeable est ultra dangereuse pour des temps d'ordre géologiques (d'ailleurs, intégrer le coût du gardiennage de ces déchets, par une centaine de personne payée plus que le smic pendant des dizaines de milliers d'années devrait à mon sens être intégré au calcul du coût du nucléaire, plutôt que de nier purement et simplement ce coût comme c'est fait actuellement, ou de le renvoyer dans une énième note en bas de page).
Enfin, le nucléaire 'propre' est une arlésienne qui, si ça devient un jour une réalité, ne changera d'ailleurs pas le problème décrit plus haut, celui du transport de l'énorme quantité d'énergie produite, alors que le besoin réel de notre société est celui d'une quantité faible a moyenne d'énergie utilisée localement.
Je veux aussi parler du cas de la filière hydrogène, trop vite balayée par l'auteur de l'article. En effet, il a oublié une filière de production de l'hydrogène actuellement développée : les bactéries. Et c'est certainement une filère qui sera au point avant celle de la fusion à froid !
Enfin, il faut savoir que le production d'hydrogène prend tout son sens lorsqu'elle est couplée à l'énergie éolienne. En effet, le gros problème de l'éolien est la production d'énergie irrégulièrement, avec un rythme ne correspondant pas forcément aux pics de demande. De plus relié au réseau, les fermes éolienne souffrent du même défaut que les autre modes de production massifs, à savoir une grosse perte dûe au transport de l'electricité.
En revanche, couplé à la production d'hydrogène par électrolyse de l'eau de mer sur des fermes off-shore, cela donne une énergie *stockable* et acheminable par tubes, comme le gaz, et utilisable de manière statique comme dynamique (par contre peut-être faudra-t-il oublier des véhicule ayant une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres ; ça forcera les gens à faire des pauses plus fréquentes)...
L'aspect sécurité n'est pas à oublier, mais le gaz de ville et l'essence ne sont pas précisément exempts de tout risque, or ils sont utilisés couramment par tout un chacun, moyennant des mesures de précaution.
Certes, la vapeur d'eau, sous produit de la pile à combustible est un gaz a effet de serre, mais c'est plus facile à gérer, et c'est même valorisable une fois condensée...
Plus généralement, il faut se sortir de l'esprit l'idée d'une organisation de la production d'énergie sur le modèle soviétique de la grosse structure (modèle aussi repris dans nos sociétés capitalistes).
Il n'y a pas si longtemps, les sources d'énergies étaient multiples, et très adaptées aux lieux de consommation. Les petit moulins à vent, ou au fil de l'eau alimentaient des industries, et parfois des génératrices électriques. Ouvrez les yeux autour de vous, vous en verrez les vestiges, encore présents. J'ai travaillé dans une institution (un orphelinat) ou au début du siècle, la production électrique était autonome, avec un misérable petit rû comme source d'alimentation de la turbine...
Bref, la sortie du pétrole passe par l'utilisation d'un maximum de sources d'énergies locale, locales pour être moins polluantes intrinsèquement. Cela passe aussi par la conceptions d'une gamme de générateurs standards pouvant être facilement réparés par des techniciens localement.
Et bien sûr, et avant tout, par la réduction de la consommation dans les pays gaspilleurs...
Je suis globalement d'accord avec toi sauf sur le fait que l'auteur est pro-nucléaire. je crois réellement qu'il recherche les alternatives possibles dans une situation d'urgence, ce qui est le cas.
Concernant l'hydrogène
Des chercheurs découvrent un vilain défaut de plus à l'hydrogène
Selon des chercheurs du California Institute of Technology (Caltech), la généralisation du moteur à hydrogène provoquerait une extension du trou de la couche d'ozone. Et ce, en raison des fuites de gaz inévitables que cela engendrerait. Alors que nombreux sont ceux qui doutent que ce combustible soit une solution à l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre, cette découverte indique que l'hydrogène pourrait se révéler encore plus néfaste pour l'environnement que les énergies fossiles qu'il est censé remplacer.
Et aussi Le moteur à hydrogène, une solution miracle contre la pollution ?
Une publication franco-britannique contredit des travaux américains publiés en 2003, selon lesquels une telle transition présenterait un danger pour la couche d'ozone stratosphérique.
À échéance de quelques décennies, la raréfaction des combustibles fossiles, comme leur impact sur le climat, devrait contraindre les industriels à trouver des alternatives énergétiques au pétrole, au charbon et au gaz naturel.
L'hydrogène, par le biais de la pile à combustible - qui produit de l'électricité et de l'eau à partir d'hydrogène et d'oxygène - est l'alternative autour de laquelle le plus large consensus s'est formé.
Cependant, l'impact climatique d'une économie fondée sur cette alternative énergétique demeure l'objet de débats.
Selon une étude franco-britannique récemment publiée par la Geophysical Research Letters, une telle 'économie hydrogène' aurait peu d'impact sur les équilibres chimiques de l'atmosphère terrestre. S'ils ne heurtent pas le consensus qui s'est créé autour de l'hydrogène comme alternative énergétique au pétrole, ces résultats contredisent des travaux précédemment menés par des chercheurs américains (Le Monde du 16 juin 2003).
En juin 2003, la revue Science a rendu publiques les conclusions d'une simulation menée par des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory et du California Institute of Technology, selon lesquels le remplacement des énergies fossiles par l'hydrogène dégraderait de manière importante la couche d'ozone stratosphérique.
Le principe de la pile à combustible n'était pas mis en cause. Mais vu les imperfections des technologies de production et d'acheminement des gaz légers, les auteurs de l'étude supposaient une déperdition de 10 % à 20 % de l'hydrogène utilisé en remplacement des énergies fossiles. Les quantités d'hydrogène ainsi relâchées dans l'atmosphère représenteraient alors entre 60 et 120 millions de tonnes.
Selon les auteurs de l'étude publiée par Science, de tels apports bouleverseraient les équilibres chimiques des hautes couches de l'atmosphère, contribuant à une augmentation de la concentration de la vapeur d'eau stratosphérique et au refroidissement des plus hautes régions du ciel terrestre. D'où des réactions de transformation de composés bromés et chlorés inactifs, en molécules néfastes pour l'ozone.
La publication de ces travaux a provoqué une polémique. La revue Science a publié, en octobre 2003, plusieurs correspondances de scientifiques appelant à considérer les résultats de cette simulation avec prudence et critiquant l'hypothèse d'un taux de fuite compris entre 10 % et 20 %.
Source : LeMonde, mai 2004
Contre étude
http://www.agu.org/pubs/crossref/2004/2003GL019224.shtml
'Pangolin n'est pas le premier à réagir ainsi au sujet de mon article : il apparait pour certains comme pro-nucléaire. Je considère la fission uniquement comme une solution de transition en attendant de sortir des énergies fossiles (75% de la conso énergétique mondiale actuelle...). Je prépare une version entièrement nouvelle de cet article où j'essairai d'être plus clair sur ce point.'
Suite à quelques réactions lues ci desssus, je tiens à préciser clairement que je ne suis pas pro-nucléaire mais je suis pour une approche ouverte des questions énergétiques et climatiques. J'ai d'ailleurs modifié mon texte car il semble qu'il prêtait à confusion sur ce point.
La priorité est pour moi à la sortie des énegies fossiles (charbon, pétrole, gaz : 75% de la production énérgétique mondiale...)car la menace climatique est réelle. Il faudra bien sûr sortir du nucléaire, mais ensuite. C'est une question de hiérarchisation des enjeux : je suis favorable au nucléaire dans le contexte énergétique et climatique actuel, pas dans l'absolu.
------------------------------------
Partie modifiée :
(...)
Que peuton faire alors ? Compte tenu de la taille de la population humaine (plus de 6 400 000 000 êtres humains ), la seule solution sérieuse et responsable est dune part de sorienter vers la sobriété énergétique et dautre part de développer les énergies vraiment renouvelables. On doit aussi stimuler la recherche sur lélimination des déchets radioactifs ultimes (sans pour autant négliger la recherche sur les autres énergies et mettre tous les derniers publics dans le nucléaire comme en France...) car le nucléaire maîtrisé est objectivement une énergie fantastique[13](...)
Suite : http://planetebleue.canalblog.com/archives/2005/04/15/439174.html
NB - Je n'ai pas terminé la révision complète de ce texte : j'ai bien l'impression qu'il sera en perpétuel remodelage...
@+
Olivier
Attention, énorme contribution : je tenais absolument à réagir au message de Pangolin, plus haut, qui me semble un peu...
'L'énergie nucléaire se caractérise par une grosse production pas souple du tout dans un lieu donné, souvent éloigné des gros consommateurs, ce qui se traduit inévitablement par la prolifération de lignes à très haute tension, non enterrables, et dans lesquelles une quantité non négligeable d'énergie est perdue du simple fait de la résistance du câble (échauffement).'
> Parfaitement vrai.
'C'est une énergie qui capte les ressources étatiques et assèche littéralement les crédits alloués pour le développement d'énergies alternatives (récemment encore, le coût de la simple étude de faisabilité d'une nouvelle génération de centrale nucléaire, menée conjointement avec l'Allemagne a représenté plusieurs fois les crédits allouées pour les énergies renouvelables. Quand on ajoute que le coût du développement du nucléaire a lui été escamoté, cela laisse rêveur)'
> Les seules personnes qui rallent à propos de l’utilisation des crédits de recherche sont les antinucléaires, parce que cela amène de l’eau à leur moulin. Mais non seulement ils ne sont pas concernés mais en plus ils ne peuvent pas être au courant de faits ! Est-ce que l’on interroge les ouvriers pour savoir si les agriculteurs ont assez de subventions ? Avez vous déjà entendu les chercheurs qui travaillent sur les énergies renouvelables dans notre pays - les seuls concernés et les seuls à même de pouvoir en parler - se plaindre d’un quelconque manque de moyen ?
En outre, il y a plusieurs raisons au coût faramineux des études sur le nucléaire, l’une d’entre-elle étant l’aspect sécurité, qui quoi qu’on veuille bien en dire, est énorme – et en tant que chercheur travaillant dans le domaine, je vous dis que dans un certain nombre de cas c’est complètement disproportionné face aux risques. Mais, et c’est un fait, l’industrie nucléaire est aujourd’hui la seule à se soucier autant de la sécurité. C’est une victoire à mettre au crédit des antinucléaires et j’ose espérer que vous ne contredirez pas l’utilité des investissements importants qui sont faits dans le domaine. D’autre part, le coût de développement du nucléaire, prétendument escamoté, est une donnée qui peut être connue pour peu que l’on se donne la peine de chercher. Et je ne vais personnellement pas me fatiguer à le faire parce que j’en ai assez de faire le travail pour les autres ! Cultivez-vous un peu et vérifiez les informations avant de crier au loup, s'il vous plait !
'Le nucléaire suppose l'extraction de l'uranium, et sa transformation pour être utilisé, c'est comme le pétrole, donc, et ça aussi ça a un coût et un impact sur l'environnement. A écouter les admirateurs de l'énergie nucléaire, on a parfois l'impression qu'il pousse tout seul dans les réacteurs nucléaires.'
> Quel qu’en soit le moyen, la production des matières première a un coût. En tant que chimiste, travaillant directement dans le domaine de l’extraction minière de l’uranium en ce moment, je peux vous dire que cette extraction est beaucoup plus simple et plus rentable énergétiquement parlant que l’extraction du pétrole (ou du charbon). C’est bien simple, dans un bilan énergétique global sur l’ensemble du cycle l’aspect extraction est complètement négligeable. Là où je vous rejoins par contre, c’est sur le coût environnemental des rejets de mines d’uranium, qui posent problème si ils ne sont pas gérés. Il y a un travail sérieux à faire de ce côté-là...
'Sauf que ce 'carburant' là peut être assez facilement transformé en matière première pour des armes dégeulasses, allant des obus perforateurs de blindages aux bombes thermonucléaire. Eh oui, c'est toujours aussi vrai.'
> Bien sur. Mais je signale au passage que l’on peut fabriquer des armes – chimiques par exemple – avec tout ce que l’on extrait de la croûte terrestre ! Certains produits manufacturés sont même des armes en puissance. Exemple type : les engrais. Va t’on arrêter de produire des engrais pour autant ? L’uranium a certes des utilisations néfastes, mais vous oubliez tout ce qu’il peut apporter dans le domaine de la médecine nucléaire (les radio-isotopes utilisés ne tombent pas des arbres mais sont produits de manière artificielle dans des centrales de petites tailles), du dopage de matériaux… ce ne sont pas des choses auxquels il faut renoncer aujourd’hui.
'Et il faut bien le rappeler, ce carburant produit des tonnes de matériaux dangereux qu'on ne sait pas traiter,'
> Faux. On sait les traiter, on est d’ailleurs l’un des seuls pays du monde à ce savoir-faire.
'dont une fraction non négligeable est ultra dangereuse pour des temps d'ordre géologiques'
> Fraction non négligeable ? L’intégralité des déchets de haute activité et de vie longue produits par les centrales françaises (soit le 2ème plus gros producteur de la planète) en une année représente à peine le volume de 5 voitures ! Une fois que l’on sait comment les isoler complètement du milieu biologique, chose que l’on sait faire parfaitement aujourd’hui (à La Hague par exemple), c’est beaucoup plus simple a gérer que le millions de tonnes de CO2 produit annuellement par les pays « verts » Européens, Danois et Allemands en tête, qui représentent aussi en proportion les plus gros émetteurs de CO2 par habitant. Et le CO2, comme tous les gaz, ne peut être séquestré ni contrôlé.
' (d'ailleurs, intégrer le coût du gardiennage de ces déchets, par une centaine de personne payée plus que le smic pendant des dizaines de milliers d'années devrait à mon sens être intégré au calcul du coût du nucléaire, plutôt que de nier purement et simplement ce coût comme c'est fait actuellement, ou de le renvoyer dans une énième note en bas de page)'
> C’est pourquoi aujourd’hui la communauté scientifique propose d’effectuer des stockages en couche géologique profonde – dont beaucoup d’indices laissent penser qu’on est a même de pouvoir en garantir la pérennité sur des temps géologiques malgré ce que les antinucléaires veulent bien faire croire – et qui ne nécessiterons donc aucun gardiennage. (Nota bene : ces même antinucléaires s’y opposent : voir les manifs du côté de Bures (Haute-Marne), alors qu’il ne s’agit que d’un laboratoire d’expériences…)
'Enfin, le nucléaire 'propre' est une arlésienne qui, si ça devient un jour une réalité, ne changera d'ailleurs pas le problème décrit plus haut, celui du transport de l'énorme quantité d'énergie produite, alors que le besoin réel de notre société est celui d'une quantité faible a moyenne d'énergie utilisée localement.'
> Le nucléaire propre n’est pas une arlésienne, pour peu que l’on y consacre temps, énergie et argent – c’est le travail des chercheurs, et c’est en bonne voie. Quand aux besoins réels de notre société… ce qui est affirmé ici est complètement faux, et qui plus est en incompatibilité totale avec le développement réel qui est observé aujourd’hui. Cela serait une belle utopie, nécessitant tout de même quelques remaniements de notre mode de vie au passage… On retourne au 19ème siècle.
'Je veux aussi parler du cas de la filière hydrogène, trop vite balayée par l'auteur de l'article. En effet, il a oublié une filière de production de l'hydrogène actuellement développée : les bactéries. Et c'est certainement une filière qui sera au point avant celle de la fusion à froid !'
> N’ayant jamais entendu parler de bactéries qui effectuaient ce travail de décomposition, je demande des précisions ! Quelle équipe de recherche travaille sur ce sujet ? En tout cas, il est certain que cela sera au point avant la fusion froide, qui est elle-même contraire à ce que l’on connaît des lois de la physique (ce qui n’empêche pas certains chercheurs de faire de la « recherche » à ce sujet…). La fusion à chaud (type projet ITER) bien qu’envisagée au plus tôt pour dans 50 ans, a beaucoup plus d’avenir !
'Enfin, il faut savoir que la production d'hydrogène prend tout son sens lorsqu'elle est couplée à l'énergie éolienne. En effet, le gros problème de l'éolien est la production d'énergie irrégulièrement, avec un rythme ne correspondant pas forcément aux pics de demande. De plus relié au réseau, les fermes éoliennes souffrent du même défaut que les autres modes de production massifs, à savoir une grosse perte due au transport de l'électricité.'
> C’est tout à fait juste.
'En revanche, couplé à la production d'hydrogène par électrolyse de l'eau de mer sur des fermes off-shore, cela donne une énergie *stockable* et acheminable par tubes, comme le gaz, et utilisable de manière statique comme dynamique (par contre peut-être faudra-t-il oublier des véhicule ayant une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres ; ça forcera les gens à faire des pauses plus fréquentes)...'
> Je vous renvoie tout d’abord à l’article de JMJ (Jean-Marc Jancovici) sur le sujet. Pour ce qui est de l’éolien : http://www.manicore.com/documentation/eolien.html et http://www.manicore.com/documentation/part_eolien.html et pour l’aspect hydrogène : http://www.manicore.com/documentation/stockage.html. Il faut savoir que produire de l’hydrogène n’est pas à proprement parler une activité économe en énergie. On peut considérer que le rendement énergétique de production d’une éolienne en ce qui concerne la production d’hydrogène est de 25 % (selon JMJ). Sachant qu’une éolienne à elle-même un rendement de quelques 25 % (une éolienne de 4MW produit donc 1MW effectif, si l’on compte les absences de vent), cela nous amène a 6,25 % de rendement de production d’hydrogène. A cela, il convient d’ajouter que l’hydrogène, de par sa nature, diffuse à travers les parois de tout récipient souhaitant le retenir (ce que JMJ n’a pas précisé), on peut considérer que l’on en perd 10 à 20 % dans le transport… Eh oui, comme l’électricité. Mais je m’égare. Ces éoliennes, il faut bien les construire et les acheminer jusqu’à leur emplacement et c’est là que le bât blesse : en mer, la corrosion est bien trop forte pour pouvoir garantir la survie sur la longue durée d’un parc d’éolienne sans un entretient quasi-permanant et le changement des pièces maîtresses de manière très régulière. C’est donc une fausse bonne idée, à mon sens.
'L'aspect sécurité n'est pas à oublier, mais le gaz de ville et l'essence ne sont pas précisément exempts de tout risque, or ils sont utilisés couramment par tout un chacun, moyennant des mesures de précaution.
Certes, la vapeur d'eau, sous produit de la pile à combustible est un gaz a effet de serre, mais c'est plus facile à gérer, et c'est même valorisable une fois condensée...'
> La vapeur d’eau est certes un gaz à effet de serre. Mais vu les quantités de vapeur mises en jeu dans le cycle naturel de l’eau, même si l’intégralité de la production énergétique humaine générait de la vapeur comme sous-produit, nous ne modifierions pas la concentration de vapeur dans l’atmosphère, et donc l’effet de cette vapeur sur le climat. C’est une question d’échelle et c’est pour cela que l’effet du dégagement de CO2 (qui est présent dans l’air aux alentours de 0,04% en volume, donc en beaucoup plus faible quantité) sur le climat est beaucoup plus sensible : nous sommes capable de modifier cette valeur là.
'Plus généralement, il faut se sortir de l'esprit l'idée d'une organisation de la production d'énergie sur le modèle soviétique de la grosse structure (modèle aussi repris dans nos sociétés capitalistes).'
> Je suis bien d’accord mais en attendant le monde réel nécessite de trouver des solutions réelles et il y a urgence ! Ce n’est pas en « sortant du nucléaire » comme le pronnent certains que l’on va arranger les choses !
'Il n'y a pas si longtemps, les sources d'énergies étaient multiples, et très adaptées aux lieux de consommation. Les petits moulins à vent, ou au fil de l'eau alimentaient des industries, et parfois des génératrices électriques.
Ouvrez les yeux autour de vous, vous en verrez les vestiges, encore présents. J'ai travaillé dans une institution (un orphelinat) ou au début du siècle, la production électrique était autonome, avec un misérable petit ru comme source d'alimentation de la turbine...
Bref, la sortie du pétrole passe par l'utilisation d'un maximum de sources d'énergies locale, locales pour être moins polluantes intrinsèquement. Cela passe aussi par la conception d'une gamme de générateurs standard pouvant être facilement réparés par des techniciens localement.
Et bien sûr, et avant tout, par la réduction de la consommation dans les pays gaspilleurs...'
> Il me semble que vous oubliez toute une part extrêmement importante de la consommation énergétique que sont les industries. Ces industries, qui fonctionnaient à l’époque de votre orphelinat, ne fonctionnaient pas avec des « petits moyens » mais avec milliers de tonnes de charbon (puis de pétrole/nucléaire par la suite), le charbon étant le moyen le plus polluant permettant de produire de l’énergie. Si des équipements locaux de petite dimension pouvaient alimenter des usines sidérurgiques, ça se saurait. Or, les ressources fossiles vont arriver en fin de vie à moyenne échéance et il n’est de toute façon pas souhaitable de consommer entièrement ce qui nous reste, avec les risques pour l’environnement que cela entraîne ! Bref, pour pouvoir continuer de faire tourner une industrie, il faut de l’énergie en grande quantité et les centrales nucléaires sont encore les seules à même de pouvoir effectuer cette production sans dégagement de gaz à effets de serre. Eh oui, le nucléaire écologique ça existe quoi qu’on en dise ! Ceci est valable aussi pour le secteur des transports, qui sera probablement amené à terme à fonctionner majoritairement à l’électricité avec un développement majeur des transports en communs, seule réponse possible à la pénurie des combustibles fossiles. Enfin, les sources d’énergie locales sont loin d’être moins polluantes que les sources concentrées et je préfère mille fois une centrale nucléaire à 100000 personnes se chauffant au bois, issus d’arbres qui ne sont évidement jamais replantés, sans parler de l’efficacité énergétique déplorable du système (au prorata de la quantité de CO2 émise).
Bonjour,
Message n°16, schrall : ' (...) en ce qui concerne la partie sur les algues : je viens de faire un tour sur le site de la National Renewable Energy Laboratory (NREL, seule citée dans cette partie), qui ne travaille pas sur le sujet. Et je n'em ai jamais entendu parler. (...)'
Réponse :
- Microalgues/carburant, NREL : http://www.nrel.gov/biomass/biobased_product.html
A Look Back at the U.S. Department of Energy's Aquatic Species Program: Biodiesel from Algae Close-Out Report, J. Sheehan, Terri Dunahay, J. Benemann, and P. Roessler (July 1998) http://www.nrel.gov/docs/legosti/fy98/24190.pdf
- Actualités sur les programmes en cours : USA, Israël, Australie, Nouvelle Zélande, Afrique du sud, Espagne, Allemagne...et France depuis 2006 ! : http://planetebleue.canalblog.com/archives/2007/01/21/3751766.html
Les projets fleurissent partout dans le monde
@+
Olivier
Avec un lien fonctionnel c'est encore mieux :
http://www.nrel.gov/biomass/biobased_products.html
@+
Olivier
constructeurs automobiles
qui pensent égoïstement que le biocarburant peut être
la solution.
Tous, bien sûr oublient que la France nest pas suffisamment grande pour
accueillir une culture qui pourrait alimenter le parc automobile Français.
Les solutions restent les moteurs Hybrides et la pile à combustible
Mais une fainéantise intellectuelle chez les constructeurs, notamment Français, qui ne proposent rien avant 2010 nous font perdre un temps que lon a plus.
Renault nous fait croire par son expérience Brésilienne que léthanol est la solution, plus tard il faudra des pétroliers en provenance dAmérique du sud ?
Sans oublier :
Les Engrais ou les pesticides et surtout les OGM déjà très bien développer au Brésil. Et tous les problèmes de la monoculture sans oublier l'irrigation intensive.
Il faudra bien déboiser toute la forêt Amazonienne pour alimenter nos demandes de carburant.
Donc le seul véritable exemple au Mondial 2006 vient de Toyota/Lexus. Qui propose en séries les modèles présentés au salon.
Ce qui explique en partie pourquoi la ministre de lécologie boycotte le salon.
On parle là de la même ministre qui a fait tuer les loups très peu de temps avant sa prise de fonction.
Si cette ministre avait vraiment des convictions elle aurait félicité la venue des voitures hybrides chez ce constructeur Japonais.
Enfin la politique reste un sujet grossier car on ne sait jamais qui on va offenser.
Bonjour,
Cet article (Quelles alternatives au pétrole), que j'ai écrit en 2004, n'est plus valable aujourd'hui.
Olivier
Deux bons compléments d'information assez approfondis.
L'un sur la fin progressive du pétrole
http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_petrole.htm
L'autre sur la pénurie et fin progressive de l'uranium
http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_uranium.htm
Deux ressources qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain, mais dont la production va plafonner puis diminuer.
Plus vite qu'on ne le pense.
Et les agrocarburants ne sont pas une solution pour le pétrole. Avec la pénurie de céréales alimentaires (détruites pour fabriquer les agrocarburants), les plus pauvres connaîtrons de grandes famines tandis que les plus riches continueront de conduire.
J'avais aussi cela sous la main.
Une installation photovoltaïque pour la production d'électricité est rentable en énergie en 3 à 4 ans à Paris et son gain énergétique est de 6 à 9 fois, selon que l'installation est disposée en toiture ou en façade.
A lire ici : http://futura24.site.voila.fr/futura01/solairepv_bilan.htm
avec des mesures pour une trentaine de villes en Europe.
L'énergie consommée dans le cycle de vie complet d'une installation photovoltaïque installée en toiture à Paris (de la fabrication au recyclage) est restituée par l'électricité produite en 2,9 année. Au cours des trente ans de sa durée de vie, cette installation aura produit 10,4 fois l'énergie consommée, soit un gain d'énergie de 9,4 fois.
Une installation de 8 m2 (huit mètres carrés) en toiture à Paris, dont la puissance crête est de 1 kWc (qualité moyenne, rendement de 12%) produit 872 kWh par an. Cela correspond à la consommation électrique spécifique (hors chauffage, eau chaude et cuisson) d'une personne raisonnable. Cette consommation était de 1100 kWh en moyenne par habitant en France en 2005.
Un texte très intéressant à lire ou à relire...
25 juin 2008... Pas de vrai changement à l'horizon...
SALUT A TOUS
je suis Cylia
RAFFA C EST MON 2EME MESSAGE
MERCI BEAUCOUP ENCORE UNE FOIS
COMME DIT UN DE VOS INTERNAUTES, J EN "est" REVÉ, RAFFA L A FAIT
CEPENDANT VOYEZ VOUS AU BOUT D UN MOMENT
DES NON SPECIALISTES COMME MOI SE PERDE DANS TOUTES CES ERUDITIONS
ET SI ON SE MET A LA PLACE DU PLUS GRAND NOMBRE
C EST SANS DOUTE ILLISIBLE ENCORE PLUS VITE, çA DECROCHERA VITE
ET POUR MOI çA C EST DOMAGE
AU THEATRE MON MAITRE PETER SCHUMANN
REPETAIT BEAUCOUP
" SIMPLIFIE "
CELA PERMET AU MENTAL D ETRE EVACUÉ
ALORS TOUS SIMPLEMENT,
C EST HYPER ERUDIT
J AI DU MAL A SUIVRE POUVEZ VOUS SIMPLIFIER
JE FAIS UN TRAVAIL DE PONT,
JE TROUVE DES REPONSES ICI QUE JE NE TROUVE NUL PART AILLEUR
C EST FORMIDABLE CE TRAVAIL D ACCESSIBILITÉ QUE VOUS FETE
MOI JE SUIS A UN AUTRE NIVEAU DE LA CHAINE DU SAVOIR :
DANS UNE CONSCIENCE DU CORPS COLLECTIF, J ESSAYE DE TRANSCRIRE DES DONNÉES RESERVÉS A UN PETIT NOMBRE A LE PLUS GRANDS NOMBRE POSSIBLE, parfois particulierement j ecris de maniere poéticopolitique, ce dernier trimestre beaucoup de mes articles ont été censurés...je prends ça comme un encouragement. S IL VOUS PLAIT AIDEZ MOI A COMPRENDRE VOS INFORMATIONS AFIN QUE JE PUISSE A MON TOUR LES DIFFUSER A D AUTRES RESEAUX QUI EN FERONT DE MEME ...
NOUS POUVONS PARTICIPER AINSI ENSEMBLE UNE PRISE DE CONSCIENCE EXPONANTIEL
OU EN TOUT LES CAS ESSAYER.
VOICI MES QUESTIONS :
1 LE CARBURANT AGRICOL EST IL PROSCRIT
COMME TRANSITION?
COMME DURABLE?
2 JE N AI RIEN VU AU SUJET DU CHANVRE
PENSEZ VOUS QU IL SOIT UNE ALTERNATIVE DURABLE AU PETROLE ?
3 UN NUCLEAIRE TRANSITOIRE C EST MIEUX QU UN CARBURANT AGRICOL TRANSITOIRE DU PETROLE ?
COMBIEN DE TEMPS LE NUCLEAIRE PEUT IL ETRE TRANSITOIREMENT POSITIF POUR LA TERRE ET LES VIVANTS?
UN GRAND MERCI POUR VOTRE REPONSE
DE BONNES FETES A TOUS
CYLIA THEATRE
Je ne sais pas si tu as vu Raffa, mais y'a un nouveauté intéressante :
http://fr.euronews.net/2009/05/19/l...
J'ai lu ce que tu dis quant aux problèmes de production du dihydrogène mais je pense que, malgré ça, c'est sans doute la meilleure voie en l'état actuel des choses. De plus, le dihydrogène pourrait être produit par photosynthèse grâce au cyanobactérie (qui décompose l'eau de manière bio-chimique). Je pense qu'une énergie aussi propre (un gaz dont la combustion génère de l'eau !) mérite de l'attention afin de régler les problèmes qui empêche sont utilisation actuellement.