Echo du passé
Par Raffa le 10/11/2005, 00:00 - Vu Lu Entendu - Lien permanent
Cher Syre,
Permettez que je me retire ; en jurant fidélité au Roy, j'ai promis de soutenir la royauté. Or, Vostre Majesté me commande un acte pernicieux à la Royauté. Je refuse. Je le répète à mon cher Maître et Souverain Bien-Aymé : c'est une malheureuse idée de bastir des quartiers à usage exclusif d'artisans et d'ouvriers. Dans une Capitale où se trône le Souverain, il ne faut pas que les petits soient d'un coté et les gros et dodus de l'autre. C'est beaucoup mieux quand tout est meslangé. Vos quartiers povres deviendraient des citadelles qui bloqueraient vos quartiers riches. Or, comme le Louvre est la partie belle, il pourrait se faire que des balles vinssent ricocher sur votre couronne.
Je ne veux pas, Syre, être complice de cette mesure.
François Miron, prévôt des marchands
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Commentaires
Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Ce ne sont pas 'ceux' qui se nourrissent des échanges sociaux qui vont trouver dans la consommation le bonheur...
Du moins c'est ce que pense le prof qui a fait ce cours... si j'ai bien tout compris... à suivre
ben sarko, tu ferais bien de fermer ta bouche!!!!!! et d'arrêter de mépriser le peuple....^la france est une terre d'accueil et c'est ce qui fait sa richesse, n'en déplaise à certains!!!!!
La ségrégation sociale se faisait verticalement. Les pauvres habitaient en haut, les riches en bas, au premier étage.
Et puis vint l'ascenseur. Les classes riches pouvaient enfin accéder aux étages.
Mais on avait encore besoin de garder les pauvres pas trop loin, dans certains quartiers intra-muros, et dans les faubourgs.
Puis vinrent les trains... Et là, on a enfin pu réaliser de vastes clapiers à humains dans lesquels nicher les pauvres, loin de la vraie ville.
La suite, ben vous la connaissez. Si non, allumez votre récepteur de télévision...
Jusqu'à la fin du 19ème siècle, dans les villes il n'y a pas de distinction des fonctions. Les activités priment sur les déplacements, la motion n'est pas privilégiée. Les rues sont tortueuses, tout est mélangé : habitat, travail, commerce, loisir...
La volonté de gagner du temps détruit les espaces. ex: L'autoroute, on ne prend plus le temps d'expérimenter les lieux lors du déplacement.
Les villes ne sont plus faites pour les habitants mais pour que tout circule. On parcourt le monde via des circuits bien organisés (ex: tourisme de masse).
Il y a de nos jours des séparations spaciales des fonctions reflétant une hantise des mélanges, des surprises, de l'expérience individuelle, des découvertes et donc... des ralentissements.
Plus on se préoccupe de gagner du temps et donc de l'argent moins on se préoccupe des espaces.
La ville n'a d'avenir que si elle peut rassembler ses habitants. Si vivre ensemble y est possible. Se retrouver va contre l'individualisme... et donc contre la consommation.
C'est la compassion pour les nantis
Mais si t'as rien à offrir
Prépare toi à souffrir
Au rendez-vous du MEDEF au fond d'un trou
Il a des planches et même des clous
T'as intérêt à tenir debout
Car si demain tu sers à rien
On va te j'ter comme un chien
Pour qu' tu puisses une fois dans la rue
Épouvantail aux mains tendues
Effrayer le salarié
Fermer ta gueule et pas bouger
Du vent - Mano Solo
je suis militante syndicale à temps plein, et je me rend compte que les gens sont désespérés, ils voient bien qu'on nous trimbale de réunion de concertation en réunion de concertation (du pipeau, ne pas confondre avec la négociation).
quand les gens décendent par millions dans la rue, on ne les écoute pas.
à 30 ans, beaucoup vivent chez leurs parents, c'est pas le syndrome tanguy, c'est le syndrome misère profonde; stagiaire jusqu'à 35ans.
Alors si ça n'excuse pas de cramer des crèches, des écoles... Il fallait bien s'attendre à ce que ça pète un jours.
le pire, c'est que il y en a certains d'extrème droite qui se sentent pousser des ailes et au final les victimes seront les plus modestes.
On est dans un monde de répression la plus primaire.
Existe une race de fer
Dont l'âme comme une fournaise
À de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais ils n'ont qu'un taudis
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
Ce n'est pas le pilier du bagne,
C'est l'honnête homme dont la main
Par la plume ou le marteau gagne
En suant son morceau de pain
C'est le père enfin qui travaille
Les jours et quelquefois les nuits.
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
C'est l'artiste, c'est le bohème
Qui sans souper rime rêveur
Un sonnet à celle qu'il aime
Trompant l'estomac par le coeur.
C'est à crédit qu'il fait ripaille
Qu'il loge et qu'il a des habits.
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
C'est l'homme à la face terreuse
Au corps maigre, à l'oeil de hibou,
Au bras de fer à main nerveuse
Qui sortant d'on ne sait pas où
Toujours avec esprit vous raille
Se riant de votre mépris
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
C'est l'enfant que la destinée,
Force à rejeter ses haillons
Quand sonne sa vingtième année
Pour entrer dans nos bataillons.
Chair à canons de la bataille
Toujours il succombe sans cris...
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
Ils fredonnaient la Marseillaise
Nos pères les vieux vagabonds
Attaquant en quatre-vingt treize
Les bastilles dont les canons
Défendaient la vieille muraille
Que de trembleurs ont dit depuis.
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
Les uns travaillent par la plume
Le front dégarni de cheveux
Les autres martellent l'enclume
Et se saoûlent pour être heureux.
Car la misère en sa tenaille
Fait saigner leurs flancs amaigris...
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
Enfin, c'est une armée immense
Vêtue en haillons, en sabots
Mais qu'aujourd'hui la vieille France
Les appelle sous ses drapeaux
On les verra dans la mitraille
Ils feront dire aux ennemis :
C'est la racaille
Eh bien, j'en suis !
LEveil de la classe ouvrière ; La Racaille
(Paroles et musique de J. Darcier et J.B. Clément (1871).
A Paris je vois des flics qui tutoient les gens (surtout losqu'ils sont bronzés et jeunes, quelle discrimination).
Des gros bourges qui volent (notament les impots, mais c'est moins grave que de piquer un steack pour bouffer dans notre société), des riches qui se font des rail de coke, il y en a quelques uns, mais là pour le coup, on nous dit qu'il ne faut pas faire de généralité.
Dans ma famille plusieur milieux se cotoient, et tous le monde a des idées reçues sur tout le monde, la télé encourage les gens à se detester. Mon lieu de boulot est dans le 93, cela se passe à merveille, je ne me suis jamis faite aggréssé en 5 ans, même en rentrant tard. Pas même une insulte. Dans mon quartier bourge parigot, je me faisais insulter enceinte sut les passages piétons par des gros cons préssés en 4 X 4.
Dans le 93, les vieux arabes qui bossent dans le batimpent et qui sont épuisés de leur journée, ils vous laissent gentillement la place dans le métro, quand vous avez un gros ventre, avec en plus un sourire.
Ils sont plus courtois que certains flics.
ça me révolte et je suis bien placé pour savoir qu'il n'y a pas que dans les cités qu'il y a des dérapages... 2 neveux de mon homme ont passé 2 mois en prison cet été après que lors d'une bagarre dans laquelle ils n'étaient pas impliqués un des flics aient ouvert l'arcade de leur père à coups de matraque qui passait par là.... par conséquent les fils se sont interposés...bref au tribunal les flics les narguaient, le juge a interdit toutes les visites de la famille pendant les 2 mois de détention ... c'est ça qu'il se passe en france quand on est d'origine étrangère!!!! tu as beau essayé de t'en sortir on t'enfonce... bilan 2 mois de prison pour rien... plus une sandwicherie fermeé (celle d'un des neveu qui travaillait dur pour faire marcher son commerce installé au centre ville!!!)
je suis vraiment dégoutée!!!!!
Joli texte sur la racaille ...
Juste pour dire mon effarement (sans trop de surprise au final) de l'accroissement de la popularité de notre gouvernement. + 11 points pour Sarkozy, tout est dit ...
D'autant que la sitiation à bien empirer depuis...
comme quoi cela n'est vraiment pas une surprise