Webradios libres menacées. Non à la loi sur les DRM
Par Raffa le 28/11/2005, 00:00 - Informatique et libertés - Lien permanent
Pour résumer la situation, l'industrie du disque, les majors, veulent imposer à tous les éditeurs de radios numériques (webradios) de diffuser en technologie DRM (plus d'info sur les DRM sur l'article de Matthieu), chiffré, qui leur permettrait de controler davantage nos agissements, et qui remettait aussi en cause notre liberté éditoriale.
Les webradios sont en danger, car ses méthodes liberticides, sont dificiles à mettre en place, et ont un coût financier énorme. Les webradios financées pour la plupart par des passionnés n'arriveraient plus à survivre et couleraient inévitablement.
Nous réclamons le retrait pur et simple de cette proposition de loi, pour en rester aux dispositions actuelles.
Réagissez, signez la pétition
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Commentaires
Et merci encore à toi et Matthieu pour la traduction, je comprends mieux ce que signifie tout ce bin'z.
Interdire par la loi est une chose, faire appliquer cette loi en est une autre ! Par exemple, traverser au rouge est interdit, mais dans la pratique tout le monde le fait... Pour se rapprocher du sujet, il est interdit depuis longtemps de diffuser des oeuvres protégées par le droit d'auteur sans le consentement de l'auteur (ou des ayant-droits), ça n'empêche pas un grand nombre de personnes de le faire.
l est conçu spécialement pour assurer l'anonymat et la permanence des informations qui y résident. Toute censure est impossible car Freenet utilise un système de mémoire-cache et de routage intelligent, qui dirige les requêtes plus efficacement, clone automatiquement les informations les plus populaires, et rend la saturation du réseau presque impossible.
Pour faire partie du réseau Freenet, il suffit juste d'avoir un ordinateur avec une connexion internet et la possibilité de lancer un serveur Freenet.
http://www.geocities.com/openpgp/freenet.htm
Perso j'ai déjà été y faire un tour on y trouve vraiment de tout. Cela ressemble un peu au net tel que je l'ai connu, à l'époque de gopher. Pas grand chose d'organisé, difficile de s 'y retrouver. Mais surtout pleins d'infos et de gens de tout types (y compris des infos de cyberdissidents, des journalistes censurés, des sites interdits, des comptes rendus de serial killer, des terroristes etc...)
Un programme d'ordinateur (ou logiciel, ou application, c'est la même chose) est fabriqué en deux étapes. Durant la première étape, un informaticien écrit le programme dans un langage (de programmation), qui est relativement facile à écrire et à comprendre (pour un professionnel) ; le résultat de cette étape est le « code source ». La deuxième étape consiste à compiler le code source, c'est à dire à le faire traduire en une suite de nombres qui sont totalement incompréhensible pour un être humain, mais tout à fait compréhensible par un ordinateur ; le résultat de cette étape s'appelle « code binaire », « code machine » ou encore « exécutable ». La compilation se fait à l'aide d'un programme appelé compilateur, et c'est une opération qui n'est pas réversible : on peut traduire le code source en code binaire, mais on ne peut pas revenir du code binaire au code source. Si on veut pouvoir modifier le programme, il faut nécessairement avoir le code source, car c'est celui-ci qu'on modifie, puis le recompiler.
La plupart des logiciels disponibles à l'heure actuelle le sont sous forme de code binaire (par exemple Microsoft Windows ou Microsoft Word). Les entreprises qui ont écrit ces logiciels gardent jalousement le code source dans leurs coffre-forts, et interdisent à quiconque de modifier leurs logiciels (sauf autorisation expresse, bien sûr). Cette tactique permet de faire faire au logiciel des choses dont l'utilisateur n'a pas forcément envie, mais l'utilisateur ne peut rien faire contre ; par exemple, un tel logiciel pourra t'empêcher de faire une copie de l'émission de radio que tu es en train d'écouter.
L'idée du logiciel libre, c'est de distribuer le code source en même temps que le code binaire et d'autoriser (voire encourager) les modifications du programme. Bien sûr, il faut avoir les connaissances techniques pour le faire, mais celui qui le fait est obligé de publier ses modifications, de manière à ce que tout le monde en profite (tant les utilisateurs que les programmeurs, qui pourront à leur tour modifier les modifications, etc.) Une des conséquences de la liberté apportée par le logiciel libre est qu'il n'est pas possible de contraindre l'utilisateur à faire ce dont il n'a pas envie : il y aura toujours quelqu'un pour modifier le programme et supprimer les contraintes. Or, en l'absence de ces contraintes, les systèmes de DRM sont complètement inutiles, car le concept de base des DRM est justement de mettre en oeuvre des contraintes, en s'appuyant sur le fait que l'utilisateur n'a pas la possibilité de modifier le programme.
Ensuite, pour permettre à deux logiciels de communiquer par un réseau (par exemple Internet), il faut qu'ils se comprennent : c'est là qu'intervient le protocole. Un protocole, c'est un vocabulaire commun qui permet à deux programmes de se comprendre. Pour des raisons pratiques, il existe des protocoles de base (comme par exemple TCP/IP) qui sont les briques de base permettant de construire d'autres protocoles, plus spécialisés (par exemple HTTP est le protocole qui permet à un navigateur Web de se faire comprendre d'un serveur Web, SMTP, POP3, IMAP sont des protocoles qui permettent à un logiciel d'e-mail de se faire comprendre du serveur d'e-mail, etc. Tous ces protocoles utilisent TCP/IP pour fonctionner).
Tous les protocoles cités au dessus permettent de transférer n'importe quel type de données, et donc aussi de la musique ou de la video, sans restriction. Ce que le CSPLA voudrait, c'est interdire toute application qui permet de transférer de la musique ou de la video et qui ne contient pas de système de DRM (afin d'empêcher les utilisateurs de copier la-dite musique ou video). Étant donné qu'il n'est pas possible de faire un logiciel libre avec de tels critères, ils veulent purement et simplement interdire tous les logiciels libres qui permettent de transférer de la musique ou de la video (que le transfert de musique/video soit la vocation première du logiciel, ou non). Ceci implique d'interdire tous les logiciels libres qui utilisent des protocoles tels que HTTP, SMTP/POP3/IMAP, mais aussi par extension TCP/IP.
Ceci est une nouvelle d'anticipation
From : GeorgeO@XXX
To : Richard@XXX
Date : 2010-12-21 19:84
Subject : Le Droit d'Ecouter
Salut !
En cette période de Noël de la dixième année de ce troisième millénaire, il faut je te raconte mon aventure de ce matin :
Je suis allé acheter le dernier album des '2k bugs'. La très bonne critique du site et l'extrait périssable gracieusement offert m'ont finalement décidé à l'acheter.
J'avais téléchargé l'identifiant unique de l'album dans la mémoire de mon portefeuille, le vendeur me l'a donc vite trouvé.
Toujours le côté pratique de la technologie, et c'est à peu près tout ce qui a marché aujourd'hui !
J'avais tout de même sauvegardé une copie de la pochette en mémoire au cas ça ne marchait pas... comme la dernière fois.
Ensuite, je suis passé à la caisse pour prendre un bon stock de recharges d'autorisations pour Noël en famille :
j'en ai pris pour les films, la musique, et les livres.
En effet, rien n'est lisible sans ces recharge d'autorisations. Ils pourraient tout de même en vendre un petit peu directement avec la musique, ils savent bien que si on en achète, c'est pour l'écouter !
En ce qui concerne ces autorisations, la technologie n'est pas du tout au point...
Le paiement s'est fait sans problème (comme pas hasard...
Bon, OK le paiement électronique est généralisé et au point depuis des années, mais ce n'est pas parceque j'ai mis à jour mon portefeuille à la dernière version
(version X comme 10 en chiffres romains, et comme l'année 2010
Un technicien m'a résolu le problème en utilisant leurs fameux codes secrets dont plus personne n'ignore l'utilité maintenant. Même si les détracteurs
pensent que c'est un système d'espionnage, il sert tout de même à dépanner de nombreux cas ! C'est vrai que j'ai un doute tout de même, je ne sais pas ce qu'il a pu traficoter dedans. Et pire, quand mon portefeuille est connecté
aux systèmes d'accès à Internet, je ne sais pas qui peut fouiller dedans.
Le technicien m'a dit que c'est un problème de format de dates, les bornes de recharges d'autorisations du magasin ne sont pas encore passées au format normalisé ISO8601, sans doute les derniers systèmes fonctionannt au format régional.
Heureusement, j'avais emmené l'extension balladeur de mon portefeuille, et après y avoir chargé les chansons, je les ai autorisées, grâce à ces satanées recharges d'autorisation.
Ca a marché, j'ai donc pu les écouter dans le métro. L'autorisation d'écouter est effectivement plus facile à utiliser sur cette nouvelle version X du portefeuille.
C'est bizarre, c'est la première fois que ça m'arrive : en présentant mon portefeuille à la borne d'accès du métro, le balladeur s'est tout simplement éteind... Je suis donc resté bloqué dans le sas ! ...et hop, encore une intervention technicien avec le code secret, décidément jour de malchance aujourd'hui...
Pire, en relançant la musique, j'ai vu qu'il m'avait grillé la recharge d'autorisation en cours ! Une de moins dans la catégorie musique, ce sont mes neveux et nièces qui ne vont pas être contents, un noël en famille, ça ne se fait pas sans musique.
Pire, je me suis rendu compte plus tard, que c'était toutes mes autorisations en cours qui étaient révoquées :
le roman que j'étais en train de lire a dû être réautorisé, idem pour les documentations et les news en cours de lecture !
Il parait que ce problème avait déjà été identifié, analysé, et publié par un groupe de passionnés d'informatique. Suite à un procès démesurément médiatisé, ils avaient été condamnés pour piraterie, fraude, et 'atteinte au secret de la propriété intellectuelle'. Ce problème n'a manifestement toujours pas été réparé, et les usagers du métro se font toujours sauter des autorisations...
Mon voisin m'a encore engueulé d'avoir acheté ce disque et la recharge d'autorisation. Il me parle toujours en des termes incompréhensibles :
TCPA, Palladium, DCMA, EUCD, CSPLA !
Que des mesures technico-légales liberticides d'après lui.
TCPA et Palladium seraient des noms de technologies informatique de gestion et de restrictions de droits. ...les recharges d'autorisations...
DMCA, EUCD, et CSPLA sont des lois qui empêchent la publication d'information sur les systèmes informatique afin d'éviter tout piratage, ou 'contournement des droits'. ...même quand il s'agit de trouver des failles dans le but d'améliorer le système...
Lui, il utilise encore un vieil ordinateur de 2003. A cette époque, il n'y avait pas encore de TCPA et Palladium. Pourtant il fait tout ce que je fais avec le mien.
Il utilise des logiciels de l'époque qu'il dit 'Libres'. Il utilise, lit, écoute, et visionne tout ce qui est Libre. Il peut même librement les redistribuer, les copier, les échanger. Il dit que c'est une licence qui protège toutes ces oeuvres.
Peut-être devrais-je m'y plonger davantage.
De plus, il peut développer et améliorer les logiciels qu'il utilise ! Pas de procès, puisque c'est le choix des auteurs de donner ces libertés aux usagers.
Pour les logiciels, ça me dépasse car trop technique, mais il parait que bien des artistes ont adopté ces licences pour leurs oeuvres.
En tout cas, la musique que j'achète est trop chère pour que je la copie ! Et de toute façon, des protections sont installées dans tous les modules, ce qui rend la chose impossible.
Rentré chez moi, j'ai pu télécharger l'album sur mon lecteur de salon pour un meilleur son. J'ai dû les réautoriser (normal, ce n'est pas le même lecteur), donc une recharge de plus gaspillée.
Ma borne informatique à peine démarrée, j'avais déjà un e-mail dans ma boite à lettre faisant état de la pré-reservation de 2 places de concert pour la venue ici des '2k bugs'. Facile à savoir puisque j'avais écouté l'extrait périssable,
acheté l'album et autorisé les chansons.
(et peut-être aussi savaient-ils que j'avais écouté la musique dans le métro grâce aux bornes d'accès...)
Mais j'ai tout de même un petit peu peur...
...et si on s'était laissé enfermer quelques années plus tôt ?
Richard, je t'écris cet e-mail pour te le demander :
est-ce que tout ça est une bonne chose ? Qu'est-ce qu'on aurait pu faire pour empêcher toutes ces restrictions et ces lois ?
George
Le Droit D'Ecouter v0.4
Imaginez l'année 2010 si en 2003 on laisse passer l'EUCD/CSPLA.
Copyright (C) 2002 Nicolas 'Nÿco' VERITE
Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.
Foire Aux Questions : http://artlibre.org/faq.php/index.html
Je suis une utilisatrice de logiciels comme des millions d'autres pour laquelle les protocoles, les codes sources at autres sont encore plus abscons que du chinois.
Que puis-faire en dehors d'utiliser firefox s'entend pour apporter mon soutien?
Je pense que je suis complètement dépassée par les enjeux faute de les connaître !!!
Et s'ils interdisent TCP/IP ils proposent quoi en échange ?
FreeNet sans doute
Ok je sors...
http://www.fsffrance.org/news/article2005-11-25.fr.html
Il semblerait que la bataille contre la copie illicite de musique ne soit qu'un écran de fumée pour cacher la véritable guerre : celle de l'industrie du logiciel propriétaire (dont les principaux représentants sont américains) contre les logiciels libres (qui sont la seule possibilité à l'heure actuelle pour l'Europe de faire concurrence aux géants américains du logiciel).
En effet, il n'est pas techniquement possible de mettre en oeuvre des systèmes de DRM efficaces dans des logiciels libres, car les DRM ne fonctionnent que parce que les utilisateurs ne peutvent pas modifier le logiciel. Or, le fait d'avoir la possibilité de modifier le logiciel est un des principes fondamentaux du logiciel libre. La dernière attaque en date de la part des industriels est donc d'interdire les logiciels libres dédiés à la musique ou à la vidéo. Ceci va dans le même sens que la proposition précédente qui était d'interdire tout logiciel permettant de transférer un contenu protégé (musique, video, livre, logiciel, image...) qui n'intègre pas de DRM (ceci concerne les logiciels P2P (http://fr.wikipedia.org/wiki/P2P) mais aussi HTTP (le protocole de transfert du Web), l'e-mail, la messagerie instantanée telle que Jabber, ICQ ou MSN Messenger, ainsi que TCP/IP, qui est le protocole fondamental d'Internet).
Merci de nous prévenir et de jouer les sentinelles pour nos libertés.
Le contrôle de la 'propriété intellectuelle' est un vaste et sérieux problème aujourd'hui.
Ce site permet de s'informer sur la problématique des 'brevets logiciels', voisine de celle des DRM : http://www.ffii.org/
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-716172@51-698751,0.html
j ai mis un lien pour la petition sur mon blog
bonne continuation
aurielle (qui adore son linux et ses logiciels libres)