En finir avec la gratuité !
Par Raffa le 11/03/2006, 00:00 - Le choix ? - Lien permanent
Ce texte n'est pas de moi, je ne fais que relayer l'information.

Toute activité gratuite, parce qu'elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit. [...] Une société totalitaire de délation est en gestation. [...] Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en danger.
à diffuser sur demande de
Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche Inra.
Lettre à mon député,
En 1845, le lobby des Fabricants de Chandelles, Bougies, Lampes, Chandeliers, Réverbères, Mouchettes, Éteignoirs, et des Producteurs de Suif, Huile, Résine, Alcool, et généralement de tout ce qui concerne l'Éclairage avaient pétitionné les députés dans les termes suivants :
… Nous subissons l'intolérable concurrence d'un rival étranger placé, à ce qu'il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu'il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu'il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s'adressent à lui, et une branche d'industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n'est autre que le soleil, nous fait une guerre (si) acharnée …
Nous demandons qu'il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, oeils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d'avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd'hui à une lutte si inégale.
… Et d'abord, si vous fermez, autant que possible tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l'industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? "
Le lecteur aura reconnu des extraits du pamphlet célèbre de Frédéric Bastiat, qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps. Ce libéral conséquent avait pressenti le principe économique de notre modernité néo-libérale, la croissance illimitée, quelqu’en soit le coût : toute activité gratuite, parce qu'elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit.
Les êtres vivants commettent un crime impardonnable: ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours.
En 1961, la convention de l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV) signée par les six pays fondateurs du Marché Commun cherche à stimuler la sélection clonale (le remplacement de variétés par un modèle ou génotype unique produit en autant de copies que nécessaire, un clone par conséquent) de plantes conservant leurs caractères héréditaires individuels d’une génération à la suivante (blé, orge, etc.). Dans ce cas, le facteur génétique n’a pas de prix au double sens paradoxal que sa valeur marchande est nulle car l’agriculteur le multiplie à satiété dans son champ, alors que sa valeur sociale est inestimable. Par exemple, le blé Etoile de Choisy, un clone de l’Inra, a, après la guerre, révolutionné la culture du blé en France. Cette convention laisse l’agriculteur libre de semer le grain récolté et tout clone (appelé à tort “ variété ”) reste une ressource génétique disponible pour poursuivre le travail de sélection.
La version originale de l’UPOV satisfaisait les sélectionneurs de l’époque, de grands agronomes agriculteurs passionnés par la plante et travaillant avec les généticiens/sélectionneurs de l’Inra. Ce système fonctionnait bien. L’Inra pouvait faire respecter ce qu’il jugeait être l’intérêt public. Mais maintenant qu’un cartel de fabricants d’agrotoxiques contrôle les semences, l'Inra ne pèse pas lourd. De plus, les gouvernements successifs ont mis directement les chercheurs au service de transnationales qui n’entendent pas se contenter des profits, somme toute modestes, que la redevance UPOV et la règlementation administrative offrait aux agronomes-sélectionneurs. Le cartel exige maintenant d’en finir avec cette injustice de la reproduction gratuite des êtres vivants d’autant plus vite qu’il se heurte à une résistance populaire mondiale. Son but est de les stériliser par un moyen quelconque, administratif, règlementaire, biologique, ou légal.
En 2001, le gouvernement Jospin a pris une mesure inédite de lutte contre la gratuité de la nature, la "Cotisation Volontaire Obligatoire" (George Orwell aurait aimé cette expression) pour les semences de blé tendre. Que l’agriculteur sème le grain qu’il récolte ou qu’il achète des semences, il doit payer une redevance à l’obtenteur ! Ce dispositif sera étendu à d’autres espèces. Une commission estimera le prix de cette marchandise nouvelle, le “droit à semer". Comment, puisqu’il y a pléthore et donc pas de marché ? Pourquoi pas un “ droit à respirer ” ? On ne pourra plus dire comme Mme du Deffants au temps de Louis XV : “ On taxe tout, hormis l’air que nous respirons ”.
On connaît la technique emblématique des industriels des “sciences de la vie”, Terminator, la production de semences transgéniques dont la descendance est stérile - le triomphe de la loi du profit sur la loi de la vie. En 1998, Terminator avait soulevé une vague d'indignation telle que Monsanto avait dû annoncer qu'il abandonnait cette technique de stérilisation. En octobre 2005, l'Office Européen du Brevet a accordé le brevet Terminator dans l’indifférence. Monsanto et ses concurrents/alliés travaillent d'arrache-pied à cette méthode jamais abandonnée – c’est l’arme absolu contre la Vie - qui cible en priorité les paysans du Tiers-Monde – pour les soulager de la faim, nous affirment le cartel et ses affidés.
En novembre 2004, l’Assemblée Nationale unanime (sauf le groupe communiste) avait transposé la Directive Européenne 98/44 de soi disant “brevetabilité des inventions biotechnologiques”. Tout ce qui transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre l’exemple nord-américain mettra fin à la pratique fondatrice de l’agriculture, semer le grain récolté. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les valeurs libérales – et significatif qu’ils soient seuls à le faire.
La version 1991 du traité de l’UPOV confère à l’obtenteur le “ droit exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée. ” Par dérogation accordée par le Conseil d’Etat, l’agriculteur pourra semer le grain récolté.
L’Assemblée Nationale discutera prochainement de la ratification de l’UPOV 1991 adoptée le 23 février par le Sénat. L’Union Européenne, le lobby des agrotoxiques et le gouvernement font passer pour une opération de routine technique la stérilisation légale et gratuite du vivant au profit d’un cartel de fabricants d’agrotoxiques exemptés dans les pays industriels des coûts de la mise au point de techniques biologiques aléatoires de stérilisation comme Terminator ou les Gurts - les méthodes de restriction de l’utilisation des gènes, la fabrication non pas de plantes stériles mais des plantes handicapées.
En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre l'intérêt public. Contre celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme!
Un privilège incite ceux qu’il lèse à tricher. La prochaine étape sera donc de créer une police génétique pour le faire respecter. En Amérique du Nord, Monsanto engage des entreprises de détectives privés pour débusquer les éventuels “pirates” et offre aux agriculteurs qui voudraient dénoncer leurs voisins une ligne téléphonique gratuite ( !). En Europe, la police génétique sera-t-elle privée ou publique ? C’est le choix que la Commission Européenne et le gouvernement imposeront au législateur. Est-ce un choix honorable ?
Dans le même temps, la création d’un catalogue alternatif pour les variétés paysannes dites " de conservation " qui les protégerait de l’expropriation par le cartel, est au point mort.
Dernière pierre du dispositif gouvernemental, le projet de loi sur la coexistence entre clones chimériques brevetés et clones traditionnels organise la pollution génétique. Il s’agit de créer le fait accompli en accélérant encore la destruction déjà catastrophique de la biodiversité. Il s’agit d’euthanasier l’agriculture biologique dont le seul tort est d’utiliser la gratuité de la Nature plutôt que des pétro-intrants marchands ruineux pour les humains, les sols, l’eau, bref, notre milieu de vie, au moment même où se ferme la parenthèse d’une pétro-agriculture industrielle obsolète fondée sur la thermodynamique du XIXè siècle !
Une société totalitaire de délation est en gestation. De vote en vote, de règlement en règlement, de mesure en mesure, insensiblement, le législateur est aspiré dans une spirale funeste et détestable dont il ne voudrait à aucun prix si la propagande du cartel des chandelles transgénique ne le trompait pas.
Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en danger. Ne confiez l’avenir biologique de nos enfants et de notre planète aux fabricants d’agrotoxiques !
Jean-Pierre Berlan
Directeur de Recherche Inra
à diffuser sur demande de Jean-Pierre Berlan...
Merci Krollkop
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Commentaires
Moi la question que je me pose c'est jusqu'où nous leur permetrons d'aller ? Quand va- t-on enfin se décider à leur signifier qu'ils sont allés trop loin et que s'ils veulent continuer c'est sans notre consentement, sans nos votes, sans notre argent et qu'ils soient ou non d'accord c'est NOUS qui décidons. Si nous ne consommons pas ils sont rien, si nous ne votons pas ils sont rien, si nous n'avons pas peur ils sont rien. Que vont-ils faire ? Emprisonner des millions de personnes ? Couper les vivres à ces millions de personnes ? Croient-ils réllement que le monde qu'ils nous offrent est celui dont nous voulons ? Croient-ils réellement qu'il n'y a aucune alternative viable ?
Je suis atterée et révoltée. Je fais circuler, bien entendu.
Mais jusqu'où iront-ils?
Y -a-t-il une pétition qui tourne quelquepart?
Je suis d'accord avec vous sur le fait que le concept de 'propriété intellectuelle' peut etre flou. Mais, je ne crois pas qu'il faille repousser à tout-va toutes les idées qu'on put avoir, les politiques, (bon au XVIIIème pouvait on parler de politique?) sous prétexe que ce n'est pas naturel. L'ordinateur par lequel nous communiquons n'est pas 'naturel', n'empeche que c'est un outil utile pour communiquer ou pour rechercher des informations.
Je ne maitrise pas 'l'art du débat' aussi bien que vous, je l'admets volontier en toute humilité. Je vois que votre discours est tout à fait intellectuel et je le respecte pour tel. Je vous fais simplement part de ma modeste façon de pensée, pas intellectuelle du tout en fait, basée seulement sur ma propre réflexion donc très subjectif.
Je crois que pour un artiste qui vit de son art (je n'en suis pas une et je n'en connais pas) il est important de payer les oeuvres qu'il nous propose, quand bien meme il serait riche. Peut etre mérite-t-il cette richesse, si son art plait? Les droits d'auteurs ont été crée tard peut etre car la diffusion de l'imprimerie remonte aussi à cette époque donc la possibilité de reproduire une oeuvre en moult exemplaires n'existait pas avant? Donc la nécessité de protéger une oeuvre ne se faisait pas présente. Euh je crois qu'en copiant une oeuvre, on vole une partie de la rémunération de l'auteur. On prive l'auteur de sa rémunération. Pour moi, c'est du vol
Je crois vraiment que la gratuité est un choix personnel. Si un agriculteur comme un auteur décide de transmettre son art gratuitement, il n'y a, je crois pas de raison de l'en empecher. Quoique c'est vite dit comme je l'ai dit dans mon message plus haut, il y a je crois une grosse limite à ce raisonnement.
Je ne sais pas, je doute qu'il existe une réponse toute faite sans demi mesure. Je ne pense pas que ça soit tout noir ou tout blanc. il y a vraiment des questions importants à poser, mais ces questions prenent du temps, demande un débat constructif. C'est à dire que les personnes en débat oublie leur profit personnel pour vraiment trouver une solution juste. (je ne dis pas que vous ayez des profits personnels dans le débat qui nous occupe, mais je crois que c'est en général le cas des politiques.)
Ce qui est semblable, cependant, c'est le fait que les semences peuvent être reproduites « à l'infini » pour un coût faible, tout comme les oeuvres de l'esprit (si on considère que copier un CD par exemple coûte environ le prix d'un CD vierge, c'est à dire 0,20 EUR. Ce n'est pas tout à fait vrai pour les semences, mais c'est suffisament similaire). Or, le fait qu'une chose soit copiable à l'infini est mauvais pour les affaires, lorsque le modèle économique qui est utilisé est justement fondé sur la rareté de ce qu'on vend (pour schématiser, par exemple, l'air est gratuit parce que personne n'en achèterait : il suffit de respirer pour en avoir). La question est donc : comment forcer les gens à acheter des semences/disques ? Réponse : en les empêchant de dupliquer les semences/disques qu'ils possèdent déjà.
Attention aussi à ce que racontent les media : copier un disque, ce n'est pas la même chose que voler une baguette de pain. D'une part, lorsqu'on vole quelque chose, on prive quelqu'un de cet objet, alors que copier un disque ne prive personne de quoi que ce soit. D'autre part, une copie illégale est techniquement appelée « contrefaçon », ce qui n'est juridiquement pas la même chose que le vol. Et ce n'est pas parce que les média rabachent à longueur de journal TV que « le piratage c'est du vol » que c'est vrai.
La notion de droits d'auteurs est relativement nouvelles dans l'histoire, bien plus récente que celle de propriété et de vol. Avant le XVIIIè siècle, les auteurs vendaient leurs manuscrits à un éditeur pour une somme forfaitaire et ne recevaient pas de pourcentage sur les ventes du livre. L'idée d'un payement par copie date de la fin du XVIIIè si je me souviens bien, et le concept de propriété intellectuelle n'a rien d'évident ni de naturel.
Ben je crois bien que ce soit les semences ou les oeuvres d'art, tout est lié! C'est une question d'argent!
Bien que je dirais qu'il y a une petite différence quand meme. C'est que les oeuvres d'art sont produites par une personne qui souhaite vendre le 'fruit' de son travail. C'est son droit, surtout s'il vit de cet art.
Mais il y a aussi des artistes qui font leur art pour le plaisir, donc ceux là peut etre pourrait logiquement bénéficié du 'tout gratuit' s'ils le souhaitent.
Mais un agriculteur qui cultive ses propres semences et qui veut en faire profiter ses voisins est comme un artiste qui 'cultive' son art pour le plaisir. Il s'agit de son propre produit, s'il ne souhaite pas en faire profit mais seulement en faire profiter gratuitement, c'est à mon avis aussi son droit.
Par contre s'il veut en faire commerce, faut-il légiférer? Peut etre, Non? Quoique, je crois que la logique voudrait que l'on vende son bien ou sa propre production au prix que l'on veut... Mais ça pose le problème de l'importation et des chinois et leurs prix défiant toute concurrence! Faut il une législation sur les produis venant de l'extérieur et autoriser un commerce libre à l'intérieur du pays? d'une région? D'un département? de l'europe? quelle frontière faut -il prendre en compte.
Tout ceci mérite réflexion. Et c'est vrai que pour une petite citoyenne comme moi qui commence à poser les vrais questions, ça me semble extremement complexe!
Je m'en vais de ce pas écrire à mon maire, qui est socialiste, pour lui demander comment je fais pour faire les poubelles et y trouver des trésors gratuits, puisqu'il est maintenant interdit de 'salir' les trottoirs en y déposant des produits que pour ma part je n'achète pas en les récupérant !
J'ai déjà refusé de payer pour accoucher (en accouchant naturellement, chez moi, toute seule), je paye quand même pour ne pas avoir d'autres enfants (pardon, pour faire l'amour)
J'attends la taxe sur le vélo, je paye très cher ma liberté de ne pas avoir beaucoup de sous, et de consommer peu ! Je plante des graines qui font ce qu'elles veulent sur le balcon, je rêve d'un jardin pour planter des graines qui feraient plein de petits Si avec tout ça je me retrouve pas les menottes aux poignets un jour C'est peut être qu'on gagnera quelque chose à se mobiliser ! On est de plus en plus, non ?
Bonjour tous,
Je croyais que le beau soleil d'aujourd'hui me mettrait de bonne humeur. Avant de lire ceci.
Evidemment que le premier réflexe est de dire 'il y a une pétition?' ou bien 'où se tient la manifestation?'. Mais c'est loin de suffire. Bien loin. J'irais même jusque à dire que les gouvernements n'ont pas grand'chose à faire de ces pétitions. Et quant aux manifs, quand on voit ce que certains gouvernements font à certains manifestants...
Ouvrons un peu les yeux et demandons-nous si nous ne contribuons pas un peu à ce foutoir, ne serait-ce que par omission?
Un jour prochain je vous livrerai, si Raffa est d'accord, une réflexion à ce sujet.
Ensuite oui, place à la protestation. Mais pas la protestation gratuite. Il faut demander des comptes à ceux qu'on a élus (si on a voté, mais ça c'est une autre histoire). Et en parler autour de soi. Mais pas seulement sur des blogs, mais autour de soi, au boulot, à l'école, à la maison...
Etre constructif.
Tolérant.
Optimiste.
Lap
From: 'Jean-Pierre Berlan'
Sent: Wednesday, March 08, 2006 7:56 PM
Subject: Alerte ! Confiscation de la vie
Bonjour à tous,
En rédigeant une lettre à mon député sur la coexistence entre chimères génétiques et cultures ordinaires (que le Parlement va discuter), je me suis rendu compte que nous sommes confrontés à une offensive soigneusement coordonnée de l'Etat, des transnationales des nécrotechnologies, et bien entendu, de la Commission.
Cette offensive dont la dernière manifestation est l'envoi d'huissiers au domicile de Gilles Lemaire (et certainement à celui des autres faucheurs volontaires), vise à disperser les opposants aux nécro sur une série de fronts (étiquetage et taux de contamination tolérable, coexistence avec ses différents leurres comme les distances devant séparer les cultures, le taux de pollution génétique admissibles pour les semences, les controverses sur les risques, les procès à répétition, les poursuites des faucheurs etc).
Pendant que nous nous dispersons et nous épuisons sur des questions importantes mais périphériques, le complexe génético industriel avance en catimini son projet central mortifère de confiscation du vivant. L'office européen du brevet a accordé le brevet Terminator (octobre 2005) dans l'indifférence générale, les entreprises qui avaient prétendu abandonner cette technique si prometteuse y travaillent officiellement d'arrache-pied (j'avais écrit un article en 2000 'Terminator ne mourra jamais !' pour expliquer que jamais les entreprises de nécro technologies ne renonceraient à cette arme décisive contre la vie), l'Assemblée Nationale conduite par le poisson pilote PS des nécro-technologies, le député Le Déaut, a transposé la directive
européenne de brevetabilité des soi disant 'inventions biotechnologiques'(décembre 2004) et s'apprête après le Sénat (où sévit une autre créature du complexe génético-industriel, le sénateur Bizet) à ratifier la nouvelles version (1991) de la Convention de l'Upov, qui crée le privilège sur la reproduction des êtres vivants pour les fabricants d'agrotoxiques.
Ne nous y trompons pas : la fin de la gratuité de la vie est un tournant de civilisation avec, au bout, des catastrophes inouïes. Et cette guerre à la gratuité du vivant fait partie d'un processus plus général et dément, celui de la disparition progressive de tous les espaces de gratuité, ceux qui ne sont pas régis par la marchandise.
En tout cas voici le texte que j'ai écrit et diffusé sur internet. Le journal de la Conf' souhaite le publier et je lui ai donné mon accord. Il aurait sa place dans d'autres canards. Je l'ai aussi proposé au Monde, le journal d'Alain Minc - qui, j'en ai la certitude, ne le publiera pas.
Vous pouvez le diffuser et l'utiliser pour écrire à vos députés ou mieux encore, aller les rencontrer.
Bien cordialement à tous.
Le complexe génético-industriel est aux abois et cherche à tout prix à nous mettre devant le fait accompli.
Jean-Pierre Berlan
C'est en effet effarant! ça me donne l'impression que les gouvernants n'ont rien à faire de l'individu, tout ce qui compte, c'est l'argent, l'argent et encore l'argent. Je n'en doutais déjà pas beaucoup, mais là... grrrr, ça m'énerve!
Mince!!! Pourquoi les gourvernants sont si égocentriques et ne voient pas plus loin que la couture de leur portefeuille!!!
Si je peux me permettre ...un petit lien. Si vous voulez écouter Mr Jean Pierre Berlan pendant 50 mn vous expliquer l'histoire de l'agriculture 'moderne' depuis sa révolution au début du XXe siècle à nos jours avec le pourquoi et le comment de toutes ces dérives, c'est hyper clair et instructif : http://cst.collectifs.net/article.php3?id_article=153
Enfin pour les non experts, ...comme moi. Voilà.
Pour votre sécurité alimentaire :
Ne sont autorisés dans les bases cours que les poulets de race Mosamplumes.
Cette race, dernière née des fameux laboratoires Mosanto, est résistante au virus H5N1. Elle est bien sur stérile afin d’éviter tout croisement avec d’affreux oiseaux sauvages (vecteurs on le sait de bien d’autres maladies).
Ces volailles auront bien sur un meilleur développement si vous les nourrissez avec le grain Mosantruc (leur génétique très poussée réclame en effet une protéine très spéciale que seul le grain Monsantruc, stérile lui aussi, est a même de leur apporter) Attention, ils sont, pour votre santé, étudiés pour refuser toute variété de grain moins sure et non inscrite au catalogue officiel.
Cette volaille Mosamplumes est prête a consommer en 20 jours seuleument ! Poussins en vente par correspondance, prix étudiés.
Tout autre race de volaille n’étant pas répertorié au catalogue officiel est interdite.
Je devais avoir 9 ou 10 ans quand j’ai vu avec mon papa le film SOLEIL VERT, l’action se passait en 2022, si on ne se bouge pas … on y sera…
et veux pas.
Raffa entre cet article et ta lettre d’actu, le monde qui nous entoure me donne envie de vomir et me revolte… Dès ce soir, je fais ma lettre à mon député et oui, je vais en parler autours de moi, même et surtout si comme tu dis Raffa c'est en décalage avec la société, sinon ils n'ouvriront jamais les yeux tous ces consommateurs de masse...(et j'y étais y'a encore peu)
Et puis, oui Lapounet, j’aimerais bien avoir ta réflexion sur le sujet si cela peut contribuer a encore nous ouvrir les yeux… Enfin
!!
En ce qui concerne la problématique de la propriété intellectuelle, notemment sur la généralisation à tous les domaines, je vous conseille la lecture des ouvrages suivants :
Du bon usage de la piraterie, culture libre, sciences ouvertes Florent Latrive
Rédigé en licence CC, il aborde le problème de la propriété intellectuelle, les brevets, ..., d'un point de vue historique et international, au niveau des semences, des savoirs, de la culture, ...
Vous pouvez consulter librement le livre sur la page suivante :
http://www.freescape.eu.org/piraterie/ (il y a aussi un audio livre).
Autre livre qui aborde le thème en se centrant plus sur le concept de l'information. Il est un peu plus technique que le précédent.
Cause commune : l'information entre bien commun et propriété.
Philippe Aigrain
Il est CC Paternité et est consultable sur le lien : http://grit-transversales.org/IMG/pdf/Causecommune-CC-By-NC-ND.pdf
Vous pouvez aussi les trouver en librairie.
J'ai envie d'ajouter autre chose, mais je ne sais plus comment le tourner... Alors je me contente de ces tites boules!
Néanmoins pour une oeuvre artistique c'est quelque chose de plus ou moins créer de toutes pièces.
Les graines n'ont pas eu besoin de nous pour exister, et on ne copie pas une graine sauf en labo. Comme chez nous les mamifères, chaque graine est unique.
Les semencier essaye justement d'inhiber cette variabilité, qui ne permet pas d'assurer à l'agriculteur une homogénéité dans sa culture et donc sa production. Depuis longtemps on sélectionne les espèces pour qu'elles soient les plus productives et les plus homogènes possibles. Les hybrides F1 (issus de 'parents homozygotes') sont appellés à tord des clones (ils sont identiques entre eux mais pas identique aux parents). De plus la variabilité entre eux est théoriquement tjs possible. Par contre la multiplication végétative des plantes produit bien des clones et de nombreux modes de reproduction des plantes produits aussi des clones.
Mais cette variabilité est indispensable à une espèce vivante quelqu'elle soit pour s'adapter aux conditions du milieu, voir créer des sous-espèces régionales et éventuellement ce croiser avec d'autres sous-espèces proches. C'est grâce à cela que nous avons une telle biodiversité végétale sur terre.
Par exemple en Asie il y avait, avant la razia de l'agrobusness, des miliers de riz différents existaient. Cerains étaient resistant aux pluies abondantes, d'autres à la sécheresse d'autres encore à tel parasite etc. En général l'agriculteur semait un mélange de graines ce qui lui assurait une récolte quelque soit les conditions. Par ailleurs ce qui ne gache rien, chacun de ces riz avait un goût différent et des des qualités nutritives différentes. Ce n'est plus le cas. Je crois qu'en Asie on cultive désormais essentiellement un riz transgénique (le Bt je crois ? à vérifier)
Mais enfin peu importe l'important c'est que clone ou pas toutes ces plantes peuvent se reproduire sans l'aide de personne. Les manoeuvres de l'agrobusness pour empêcher un agriculteur de reproduire des espèces végétales est tout simplement un crime, une sorte d'eugénisme sans aucune garantie que les espèces choisies soient les meilleures d'ailleurs (et dans le cas des ogm la plupart des études le prouvent, elles n'ont même pas les avantages qu'elles promettent). C'est aussi le meilleur moyen de suppirmer définitivement l'autosuffisance alimentaire partout dans le monde... C'est pourquoi des accoc comme Kokopelli sont nécessaire.
Je le disais déjà ado : on ne devrait pas pouvoir acheter du vivant quel qu'il soit, chat, chien, enfant, cellule, bactérie ou plantes : le vivant appartient à tous... ou à personne. Mais bon ... c'est en décallage total avec notre société... donc j'ai mis de l'eau dans mon vin... Il n'empêche !!! L'agrobusness (et les entreprises pharmacologiques et chimiques) jouent bien trop souvent aux apprentis sorciers avec le vivant... sans jamais aucun débat de société ou presque...
On nous dépossède de droits que nous avions depuis des millénaires... et on nous impose des solutions qui n'en sont pas ... sans jamais nous poser la question... soit disant pour notre bien... dans le discours.... parceque dans la réalité c'est pour le bien de personne et les quelques actionnaires qui s'en mettent plein les poches ne s'en rendent même pas compte.
Merci dans tous les cas pour vos commentaires qui m'auront poussée à une réflexion plus approfondie sur ce thème. C'est toujours bon de réfléchir, meme à taton, ça permet aussi de saisir la complexité d'une situation qui parait toujours à priori évidente!
C'est même très bien exprimé, mieux que je n'ai réussi à le faire.
D'ailleurs en anglais, « to release » signifie à la fois « libérer » (un prisonnier) et « publier pour la première fois » (une oeuvre). La loi parle dans ce cas de « dévoiler » l'oeuvre.
La comparaison entre dupliquer les graines et les CD me parait un peu bancale, mais je ne saurais pas dire pourquoi exactement. La législation restreint la copie et l'utilisation qu'on fait des copies : si on fait des copies, il faut payer l'auteur en contepartie (directement ou indirectement). Pour les graines, aucune loi n'oblige l'agriculteur à payer au semencier pour chaque copie de graine qui est vendue, et je suppose qu'une loi de ce type provoquerait un tollé dans le monde agricole (imaginez « sur votre baguette de pain, il y a 5% du prix qui va chez Monsanto »).
Ce que les semenciers et les maisons de disque essayent surtout de faire, c'est d'empêcher les utilisateurs de faire des copies (chose facile avec les graines et les CD) afin de forcer les utilisateurs à racheter des graines/des CD et augmenter leurs revenus. Plus abstraitement, les graines comme les oeuvres numériques sont naturellement, par essence, duplicables à l'infini pour un coût dérisoire. Forcer la rareté en empêchant la duplication (Terminator pour les semences, système de DRM pour les oeuvres) et s'approprier le monopole de la diffusion (brevet sur Terminator, droits d'auteurs/producteurs sur les oeuvres) est une manière de faire de l'argent. C'était à ça que je faisais référence quand je disais que Terminator et DRM, c'est très semblables, et que les stratégies commerciales de Monsanto et des maisons de disque sont identiques.
Ok, je pense saisir ce que vous voulez dire.
Une fois l'oeuvre vendue, elle devient quelque part 'propriété publique', elle est 'libérée' de l'auteur meme s'il en est le créateur. Je pense saisir la nuance.
Et quelque part, ça me permet de revenir sur le raisonnement des graines. Une graine plantée par un agriculteur a donc à la base était acheté (comme l'oeuvre l'est aussi à la base). L'agriculteur peut ensuite dupliquer les graines comme on duplique les cd. Puisque que la graine, 'l'oeuvre initiale d'un vendeur de graines' est devenue la propriété de l'agriculteur ce qui légitimerait, au meme titre qu'un cd, sa reproduction.
ça parait logique en effet. (tout en gardant la distinction philosophique de l'oeuvre abstraite et de la graine tangible).
Oui, je peux comprendre que la légalisation des copies et des duplications de graines peut paraitre logique selon le point de vue dans lequel on se place.
Mais je peux comprendre aussi que du coté des producteurs (de graine ou de cd) qui gagnent leur vie grace à leur production, ça fasse grincer des dents.
Je suis d'accord avec vous sur le fait que le concept de 'propriété intellectuelle' peut etre flou. Mais, je ne crois pas qu'il faille repousser à tout-va toutes les idées qu'on put avoir, les politiques, (bon au XVIIIème pouvait on parler de politique?) sous prétexe que ce n'est pas naturel. L'ordinateur par lequel nous communiquons n'est pas 'naturel', n'empeche que c'est un outil utile pour communiquer ou pour rechercher des informations.
Ce que je voulais dire par naturel, c'est que c'est un concept qui ne vient pas facilement à l'esprit, bien moins facilement que la notion de propriété d'un bien matériel (encore que de nos jours, tout le monde a entendu dire que « si on copie, il faut payer » donc c'est devenu un concept courant, mais qui à mon avis est toujours mal compris par une grande partie des gens). Quand je tiens un objet dans la main, c'est mon objet, c'est moi qui le possède (à cet instant tout du moins). Si je le garde au lieu de le restituer à son propriétaire, c'est du vol. Mais avec une chanson ? Je ne peux pas la tenir dans la main, tout ce qu'on peut dire, c'est que quelqu'un est l'auteur de cette chanson, c'est tout. On ne peut pas prendre une chanson comme on prend un objet. Donc si je chante une chanson que quelqu'un d'autre a composée, ça n'empêche pas le compositeur de la chanter aussi, de l'utiliser, de la transmettre de son coté.
La loi sur la propriété intellectuelle prévoit qu'un auteur peut demander rémunération lorsque ses oeuvres sont copiées (entre autres choses), ce que bon nombre d'auteurs (ou de gestionnaires des droits des auteurs telles que les maisons de disque) font. Mais L'auteur ne fournit son travail qu'une seule fois (au moment de la création) et ensuite s'attend à recevoir de l'argent pour chacune des copies qui sont faites de son oeuvre, alors qu'à ce moment là, il ne fournit plus aucun travail. La manière de faire du XVIIIè (l'auteur du livre est payé une fois pour le manuscrit) est plus proche du concept « tout travail mérite salaire » (concept tout à fait discutable d'ailleurs) : l'auteur est payé pour le seul manuscrit, pas pour le fait que l'oeuvre est un succès et que les copies se vendent bien.
je crois qu'en copiant une oeuvre, on vole une partie de la rémunération de l'auteur. On prive l'auteur de sa rémunération. Pour moi, c'est du vol
C'est ce genre de raisonnement que l'industrie du disque et du cinéma essaye de marteler dans la tête du public, et ils semblent avoir réussi (vous n'êtes de loin pas la seule personne à tenir ce raisonnement, il n'y a rien de personnel ici). Ce qu'il faut voir, c'est que si on ne fait pas de copie, l'auteur ne reçoit rien. Si on fait une copie illégale, l'auteur ne reçoit rien non plus. Mais on ne lui vole rien du tout : il est toujours l'auteur de son oeuvre, et il dispose toujours de tout l'argent qu'il avait juste avant qu'on fasse la copie. C'est bien pour ça que juridiquement, la copie s'appelle « contrefaçon » et pas « vol ».
(Ça y est, j'ai encore écrit une tartine)
'Soleil vert, soleil vert, demandez mon soleil vert...'
Jamais film ne m'a semblé plus prophétique que ces dernières années.
'Par exemple, le blé Etoile de Choisy, un clone de l’Inra, a, après la guerre, révolutionné la culture du blé en France. Cette convention laisse l’agriculteur libre de semer le grain récolté et tout clone (appelé à tort “ variété ”) reste une ressource génétique disponible pour poursuivre le travail de sélection. '
C'est marrant, on trouve l'info inverse sur le site de la FNSEA:
'Le droit des agriculteurs à réutiliser leur production comme semence, loin d'être évident puisque la loi française de 1970 n'autorisait pas cette pratique, a été reconnu en 1994 par une directive européenne qui considère néanmoins que les agriculteurs doivent rémunérer l'obtenteur en contrepartie.
La cotisation volontaire obligatoire sur les semences fermières a donc été mise en place cette année aux termes d'un accord interprofessionnel entre les semenciers les producteurs et les organismes stockeurs signé pour une durée de trois ans. Cet accord a été rendu obligatoire par arrèté ministériel et étendu à l'ensemble de la collecte de blé tendre de 2001. De ce fait, les organismes collecteurs de céréales perçoivent cette année, sur toutes les livraisons de blé tendre, une cotisation dénommée 'C.V.O. Recherche' qui s'élève à 0,50 Euro/tonne, dont le prélèvement ne requiert pas l'accord du livreur (l'agriculteur) et n'est pas soumise à la TVA. '
(Concernant l'accord interprofessionel', la confédération paysanne y voit surtout 'celui de 'larrons en foire' aux intérêts communs')
Il semblerait donc que la Cotisation volontaire obligatoire -dumoins l'esprit qui l'anime- ne soit pas toute jeune.....
Mais actuellement, avec une population paysanne d'a peine 1% (?), c'est d'autant plus facile d'étouffer la gronde...
Je me disais, en lisant les commentaires sur les différents droits, que 'droit' est toujours lié a 'devoir'...
peut etre est ce parce que nous nous désengageons de notre devoir de citoyen (s'interresser a la vie publique, s'informer et informer les autres, faire connaitre ses avis, écrire et rencontrer maire, conseillers... participer et réfléchir aux débats publiques...) que l'on nous extorque nos droits
J'avoue qu'il n'y a pas encore longtemps, quand je faisais ça, je ne me torturais pas le cerveau pour choisir mes petits graines... mais là, et aussi avec l'affaire Kokopelli, on se rend compte que même dans nos petits achats, actes quotidiens sensés être anodins, il y a la responsabilité de se demander, d'où ça vient? Qu'est ce que je plante? Qu'est ce que je mange et ça implique quoi?
Il faudrait que les utilisateurs-pirates comprennent ce que sont des avances sur recettes et autres minimums garantis. Oui, télécharger illégalement des oeuvres, c'est du vol, et on vole bien les auteurs en même temps que les producteurs et distributeurs.
Enfin les auteurs (musiques, vidéo, film, photo, dessins etc.) qui se sont affranchis des producteurs en vendant directement leur oeuvres sur le net se font très peu piratés et de un et de deux encouragent en général le piratage.
Ce que je veux dire c'est que c'est effectivement une question de point de vue. Quand les lois protègent des intérêts financiers honteux plutôt que les auteurs je ne suis pas sûre qu'il soit question de technique plutôt que de point de vue. As-tu lu http://raffa.grandmenage.info/post/2006/01/25/Gros_g%C3%A2teau_et_petites_miettes ?
Ca n'intéresse personne de pirater les livres parce que ça coûte plus cher de les télécharger et de les imprimer soi-même,et aussi parce que c'est long à mettre en ligne. Pour la musique et les films, il y a possibilité et facilité technique à pirater. Et difficulté à sanctionner.
Je prendrais les pro-piratages au sérieux le jour où ils enverront un chèque aux artistes qu'ils ont piraté pour les préserver des vilains producteurs.
Vous connaissez GURT ? C’est le copain de Terminator…
Rapport de Monsanto 2005 : « Nous avons besoin de moyens de contrôle pour éviter l’utilisation abusive de nos semences. Nous réfléchissions aujourd’hui au concept de gènes allumés (la graine est activée par une hormone de croissance) et de gènes éteints (sans cette hormone, la graine est inactive). La graine n’est pas stérile, mais les agriculteurs devront revenir vers nous chaque année pour réveiller les propriétés dues à la manipulation transgénique. Ces technologies, encore à l’étude, pourraient être commercialisées après concertation de la société civile : (…) Monsanto n’exclut pas la possibilité de développer et d’utiliser l’une de ces technologies à l’avenir. La société continuera d’étudier les risques et les avantages de ces technologies au cas par cas » 
Histoire pour ma fille ce soir : celle de la graine au champ dormant, ... réveillée par l’hormone de synthèse…
L’article complet http://www.planete-urgence.org/planete-info/article.php?ID=382
Il faudra que tu me donnes la liste des 'auteurs' d'oeuvres audiovisuelles qui se sont affranchis des producteurs...
"Jusqu'où iront-ils... jusqu'à faire payer le droit de respirer"
Après le soleil vert et pour rester dans les références de sciences fiction, je vous conseille la lecture de : LA CITE DES ASPHYXIES écrit par Régis MESSAC dans les années 30.
Restons vigilents...
Cherhez pas l'origine de l'apocalyse , elle est à votre porte .Un désastre mondial ; construisons vite les crématoriums et les cimetieres . Une veritable hégémonie se profile .Il court , il court le pognon pour la domination.