Loi DADVSI approuvée
Par Raffa le 01/07/2006, 00:00 - Informatique et libertés - Lien permanent
Mauvaise nouvelle, la loi DADVSI a été approuvée. Matthieu Weber nous en explique la teneur... et ce qui va changer pour nos libertés vis à vis de la culture "numérique" ainsi que les dangers qui menacent les logiciels libres.
Vendredi 30 juin 2006, l'assemblée nationale et le sénat ont approuvé le projet de loi « Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information » (DADVSI). Cette loi est la transposition en droit français de la directive européenne EUCD de 2001. L'urgence a été déclarée sur ce projet de loi en invoquant l'article 49.3 de la constitution, il n'a donc été débattu qu'une seule fois par l'assemblée nationale et le sénat au lieu des des deux fois normalement prévues. Le sénat ayant modifié la version votée par l'assemblée nationale, une commission mixte paritaire a été formée pour arriver à un compromis, qui est donc la version finale de cette loi.
DADVSI modifie principalement le code de la propriété intellectuelle (CPI) afin de l'adapter aux évolutions de la société française provoquées par une utilisation grandissante d'Internet par les Français. Ce qui suit est mon interprétation du texte de loi voté par le Sénat dont l'original est
disponible sur http://ameli.senat.fr/publication_pl/2005-2006/419.html .
Avant de commencer, voici quelques définitions
- « mesure technique de protection » (MTP, traduction française de l'anglais « Digital Rights Management System » ou DRM) : système permettant au détenteur des droits d'une oeuvre de l'esprit au format numérique d'en limiter l'utilisation qui peut en être faite par l'utilisateur. En pratique, si vous achetez une chanson protégée par une MTP, la maison de disque qui vous l'a vendue peut par exemple vous empêcher de copier cette chanson sur un autre ordinateur que celui qui a servi à effectuer l'achat. Une conséquence possible est que vous ne pourrez pas copier la chanson de l'ordinateur de votre maison vers celui de votre bureau ; vous devrez racheter la chanson pour l'écouter au bureau.- « copie à usage privé » (souvent appellée « copie privée ») : une copie d'une oeuvre destinée à l'usage exclusif de celui qui effectue la copie. Les détenteurs des droits d'auteur sur une oeuve ne peuvent pas interdire la copie à usage privé (article L.122-5 2° du CPI). Distribuer cette copie ou la prêter est interdit (il ne s'agirait plus de copie privée dans ce cas). Les utilisations de la copie à usage privé sont nombreuses : copier un CD pour l'écouter dans la voiture sans risquer d'abimer l'original, copier une chanson d'un CD sur un balladeur numérique, copier une chanson au format MP3 de l'ordinateur de la maison vers celui du bureau, copier un CD emprunté à la bibliothèque, copier un vieux disque vinyl sur un CD afin d'utiliser le lecteur de CD au lieu du tourne-disque, faire des « copies de sauvegarde » de ses CD audio ou DVD pour éviter de perdre les oeuvres en cas de destruction des CD ou DVD (incendie, vieillissement du disque). Il est intéressant de noter que l'article L.122-5 ne mentionne nullement que celui qui effectue la copie doit être en possession de la source qui a servi à faire la copie.
- « logiciel libre » : programme d'ordinateur qui est librement utilisable par n'importe qui, librement copiable sans limitation de nombre, et surtout librement modifiable (pour les personnes qui ont les compétences techniques nécessaires, cela va de soi) à la condition de publier les modifications qui ont été faites, de sorte qu'une autre personne puisse ajouter ses propres modifications selon ses besoins et faire ainsi évoluer le programme. Les logiciels libres sont souvent gratuits, mais ce n'est nullement une obligation. Quelques exemples de logiciels libres : Mozilla Firefox, Openoffice, GIMP, Linux...
Ce que DADVSI va changer dans la vie quotidienne :
- les copies à usage privées (par exemple copier une chanson de l'ordinateur de la maison vers ce lui du bureau) d'oeuvres protégées par des MTP peuvent être limitées en nombre, avec un nombre minimum. Ce minimum est laissé à l'appréciation d'une autorité de régulation (créée par cette loi), qui a donc la possibilité de placer le minimum à 0. Ceci laisse donc toute latitude aux détenteurs des droits d'interdire purement et simplement la copie à usage privé pour les oeuvres protégées par des MTP (même si DADVSI affirme que les MTP ne doivent pas empêcher la copie à usage privé décrite dans l'article L. 122-5 du CPI).
- copier une oeuvre protégée à l'aide d'un logiciel d'échange de fichiers pair-à-pair (en anglais peer-to-peer, P2P) est illégal, et le contrevenant s'expose à une contravention. Ce que la loi ne dit pas c'est si la contravention s'applique globalement ou pour chaque fichier téléchargé (ce qui peut coûter cher si on a quelques centaines de fichiers, chose très courante).
Ce que DADVSI va changer pour les développeurs de logiciels:
- interdiction de publier un logiciel destiné à échanger illicitement des oeuvres protégées par le droit d'auteur, ou de faire la promotion d'un tel logiciel (on risque 3 ans de prison et 300 000 EUR d'amende). De plus, si un logiciel « honnête » permettant d'échanger des fichiers est manifestement utilisé principalement pour échanger illicitement des oeuvres protégées par le droit d'auteur, l'éditeur du logiciel doit faire son possible pour rendre l'échange des oeuvres protégées impossible. Ce dernier point est techniquement complètement irréaliste, puisqu'il faudrait pouvoir reconnaître quel fichier est une oeuvre protégée et quel fichier ne l'est pas, chose techniquement impossible à l'heure actuelle. Une conséquence possible est que si demain les P2P-istes décident d'utiliser massivement le courrier électronique pour échanger illégalement des oeuvres protégées, va-t-on demander à tous les éditeurs de logiciels de courrier électronique et tous les administrateurs de serveurs de mail de modifier leurs programmes ? De plus, cela rend les développeurs de logiciels responsables des agissements des utilisateurs de leurs logiciels. Bizarrement, les fabricants d'armes, eux, ne sont jamais inquiétés lorsque leurs produits
tuent.
- l'interopérabilité des systèmes de MTP (il en existe plusieurs à l'heure actuelle, et ils sont tous incompatibles entre eux) est mentionnée dans DADVSI. Mais DADVSI confond « interopérabilité » et « compatibilité ». La compatibilité, c'est lorsque qu'un logiciel A peut lire les fichiers produits par le logiciel B ; elle est obtenue par des échanges d'informations entre les éditeurs des logiciels A et B, et ces éditeurs peuvent accepter ou refuser de fournir les informations en question comme cela leur chante (A peut aussi analyser les fichiers de B et découvrir lui-même ces informations, mais c'est un travail difficile, parfois impossible). L'interopérabilité repose au contraire sur la disponibilité sans restriction de ces informations pour tous ceux qui veulent pouvoir développer un logiciel capable de lire les fichiers en question. Ce que DADVSI impose, c'est que si A en fait la demande, B doit lui fournir les informations nécessaires. Si B refuse, c'est l'autorité de régulation qui devra trancher (et elle peut tout à fait être influencée par le lobby de B et décider en faveur de B). Nulle part dans DADVSI il est mentionné que B est obligé de publier les informations en question et les mettre à disposition de tous ceux qui en font la demande (ce qui permettrait une vraie interopérabilité, c'est à dire une complète indépendance des éditeurs de logiciels et des prestataires de MTP).
- interdiction de publier le code source d'un logiciel qui porte atteinte à la sécurité ou l'intégrité de systèmes de MTP. Ceci est lourd de conséquences pour le logiciel libre : en effet, le fondement du logiciel libre, c'est la publication du code source. S'il existait un logiciel libre permettant de lire un fichier protégé par MTP, il serait possible de modifier ce logiciel afin qu'il supprime la MTP du fichier, ce qui porterait atteinte à la sécurité du système de MTP. Les logiciels libres sont donc de facto exclus. Ceci a pour conséquence que les seuls logiciels licites pouvant lire les fichiers protégés par MTP sont ceux qui seront agrées par les « fabricants » de MTP: Microsoft, Apple, Sony... Ces derniers ont pour but de faire de l'argent, ce qui est souvent incompatible avec la liberté des consommateurs d'utiliser les oeuvres protégées par MTP comme ils l'entendent. Il est donc probable qu'on verra par exemple apparaître des enregistreurs de télévision (le magnétoscope du futur) qui empêchent de sauter les publicités lorsqu'on regarde un enregistrement. D'ailleurs, il existe déjà un brevet pour une télévision qui empêche de changer de chaîne durant les publicités, à moins de payer pour bénéficier de ce droit. Une autre conséquence de ceci, c'est qu'il sera dans la pratique interdit de regarder des DVD sous Linux avec les logiciels libres qui existent actuellement pour cet usage ; si on le fait quand même, on s'expose à 3 750 EUR d'amende, si on explique comment on fait on s'expose à 30 000 EUR d'amende et 6 mois de prison. Le seul garde-fou est que les sanctions ne sont pas applicables si on le fait pour des raisons d'interopérabilité, mais il n'est pas évident de savoir si on peut l'invoquer dans ce cas.
Ce que DADVSI va changer pour les FAI
En outre, les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) doivent surveiller leurs clients et leur envoyer (à leurs frais, donc aux frais de leurs clients) des messages d'avertissement s'ils effectuent des copies illégales d'oeuvres protégées par le droit d'auteur (la loi ne dit évidemment pas comment les FAI doivent s'y prendre pour séparer traffic illégal et traffic légal).
Ce que DADVSI va changer pour la sauvegarde du patrimoine culturel
Enfin, les MTP deviennent des sources de problèmes énormes pour les bibliothèques et autre organismes gérant l'archivage d'oeuvres sur une longue durée : une oeuvre protégée par une MTP est dépendante du bon vouloir du prestataire technique qui gère la MTP. Si ce prestataire disparait (par exemple à cause d'une faillite), l'oeuvre protégée risque d'être inaccessible à jamais. Même lorsqu'elle tombera dans le domaine publique (70 ans après la mort de son auteur), elle ne sera pas accessible au public : quelle entreprise est garantie d'exister dans 70 ans ? D'ailleurs, dans 70 ans, existera-t-il toujours un appareil capable de lire une oeuvre protégée par un MTP d'aujourd'hui ? L'informatique est un domaine agé d'à peine 60 ans et qui évolue à une vitesse exceptionnelle. Qui peut dire ce qu'il en sera dans 70 ans, voire plus ?
Mais DADVSI n'est pas tour noir, il y a aussi quelques bonnes choses :
- l'article L. 122-5 du CPI est enrichi afin d'interdire aux ayant-droits d'une oeuvre d'interdire l'utilisation d'extraits de cette oeuvre dans un but pédagogique, typiquement à l'école (mais l'utilisation est soumise à une rémunération forfaitaire), ainsi que l'adaptation d'une oeuvre (en particulier un livre) pour la rendre accessible aux aveugles et aux mal-voyants (typiquement lire le livre à voix haute et enregistrer ; mais seuls certains types d'organismes, comme par exemple les bibliothèques, ont le droit de faire cela).
- l'utilisation de MTP pour la diffusion de la télévision ne doit pas empêcher la copie à usage privé (donc l'enregistrement d'émissions de TV). Bien entendu, le scenario décrit plus haut reste valable.
En conclusion, que faut-il penser de DADVSI ?
C'est une loi qui comporte plusieurs points inapplicable dans la pratique, à moins de mettre un policier derrière chaque citoyen (et qui surveillera alors les policiers ?). C'est aussi une loi qui a manifestement été crée sous la pression des maisons de disques et des studios de cinéma : l'urgence déclarée pour transposer cette directive européenne, sous prétexte que la France est le dernier pays européen à le faire, est une pure hypocrisie et n'est pas justifiée puisqu'il existe des directives bien plus anciennes qui n'ont pas encore été transposées. De plus, certains amendements ont été écrits directement par les lobbies du disque, du cinéma et du logiciel.En outre, DADVSI ne profitera pas aux auteurs/compositeurs (les « plateformes légales de téléchargement » ne versant pas jusqu'à présent de rémunération aux auteurs et compositeurs dont elles vendent la musique) ni aux consommateurs, à qui on enlève le droit de disposer comme ils l'entendent de ce qu'ils achètent. Les MTP vont rendre l'écoute de la musique plus difficile, ce qui mécontentera les clients. Les seuls à profiter de DADVSI sont les intermédiaires, en particulier les maisons de disque et les revendeurs, ceux qui ne créent rien et qui empochent la majeure partie des bénéfices. Ceux dont Internet permettrait justement de se passer. Ironiquement cependant, la RIAA (Recording Industry Association of America, le syndicat américain des maisons de disques qui est l'un des lobbies majeurs derrière EUCD et DADVSI) a reconnu récemment que les MTP ne sont peut-être pas une si bonne idée après tout.
Enfin, DADVSI est peut-être représentatif de l'évolution actuelle de la société : les oeuvres de l'esprit sont transformées en choses jetables, qui n'ont pas de valeur passé un certain age. Le problème, c'est que les oeuvres de l'esprit d'aujourd'hui sont la base de la Culture de demain, et seul le temps dira quelle oeuvre est digne d'entrer dans la Culture et quelle autre sera définitivement oubliée. Certains accusent les « industriels de la culture » (que j'appellerai plutôt « industriels du divertissement ») de kidnapper la culture. Ce n'est pas tout à fait vrai : ils kidnappent en fait la Culture de demain, celle des générations à venir, juste pour l'argent.
Lire aussi sur le blog
- DRM/DADVSI : Internet et Consommateurs en deuil
- Des DRM pour les contrôler tous ...
- Webradios libres menacées. Non à la loi sur les DRM
- Gros gâteau et petites miettes
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Commentaires
D'après l'article, la France est le dernier pays européen à avoir appliquer cette directive européenne, donc ca veut dire qu'en Belgique c'est déjà voté aussi ?
Dernière question vlc utilisé pour la freebox ça devient quoi????
Là tu vois beaucoup trop loin pour ces gens là qui ne pensent qu'à la rentabilité à court terme!! Comme toujours!! S'en mettre plein les poche c'est maintenant, dans 70 ans ils seront mort sous leurs billets!
Les 3 derniers albums que j'ai achetés (Bebe, Emilie Simon et Clarika ndlr) sont d'artistes que j'ai découvertes grâce à la mule!
Car faut s'accorcher pour découvrir de nouveaux artistes à la radio du moins celle que je capte par chez moi (nrj, skyrock, chérie fm ->Que d'la daube!!). Façon j'allume même plus la radio c'est pas de la musique c'est du matracage sonore!!
Ces artistes que j'adore je ne les auraient probablement pas connues s' il n'y avait pas eu de copies illicites sur internet et pourtant maintenant j'ai les albums, je vais aux concerts, donc je paye ma place, je fais découvrir à mes amis qui eux aussi sont des acheteurs potentiels!!
Ils n'ont pas pris en compte l'incroyable source de découverte artistique que représentait internet!! Mille fois plus percutante que leur satanée publicité!!
Mais là c'est bon je suis dégoutée! C'est mort! Je boycotterai !!!
J'en ai marre qu'on nous enleve le droit de partager!!! C'est moche ce monde où seul l'argent compte!!!
Il faut faire quelquechose!! Si tous les gens qui sont contre cette mesure s'opposaient ensemble, ça ferait du bouquant! Il faut réagir!!!
En tout cas merci à Matthieu pour ce texte vraiment percutant!!! Je transmets à mes amis, j'en connais qui vont bondir!!
Il y a déjà un moment que ça s'est passé, en Belgique, mais il vaut mieux le savoir : voir ce lien
On croit vivre encore en démocratie, mais qu'en est-il vraiment????
Merci encore, Raffa, pour toute l'info que nous diffuse!
Sylvianne
En effet, comme beaucoup courrent pour acheter des tnt et autres, les micos-ondes qui permettent à ces appareils de 'communiquer' entre eux, style bluetooth, permettront de bloquer le fonctionnement de la télécommande pendant les pubs.
Tenez vous bien, si vous voulez zappez, il faudra payer pour le déblocage de la télécomande!
It protects your privacy while you are connected and makes you not trackable,
hiding your identity (ip) and crypting everything you are sending/receiving from other) et http://mute-net.sourceforge.net/index.fr.shtml (MUTE est un nouveau réseau d'échange de fichiers qui procure des fonctionnalités de recherche et de téléchargement, tout en protégeant votre vie privée.)
ET puis il y a Freenet aussi, que feront-ils si tout le monde passe sur Freenet ?
Désolée, mais quelle merde!!!!!
Seulement, un tel système sera beaucoup plus compliqué à utiliser que l'actuel « achat de disque, nombre d'écoutes illimité » et les consommateurs vont y réagir d'une manière ou d'une autre.
le problème, c'est que pas mal de gens sont persuadés que Davsi, c'est pour les voleurs! donc le temps qu'ils comprennent, que c'est pour leur faire payer moults cotisations sur l'usage de leurs appareils! je crois que le forfait des multinationnales sera déja opérationnel et admis;
Ce qui existe déjà, en revanche, ce sont les DVD qui empêchent de faire « avance rapide » sur les pubs qui se situent avant le film, ou encore l'avertissement contre la copie. Il y a fort à parier qu'à l'avenir, les enregistreurs de TV (les magnétoscopes du futur) se comportent de la même manière, en empêchant de sauter les pubs dans les enregistrements.
Quant à ANts P2P je ne l'ai jamais essayé, mais le fait qu'il rende le téléchargeur non traçable signifie que lorsqu'on télécharge quelque chose, ça passe par les machines de plusieurs autres personnes, ce qui veut dire que le transfert sera très lent (la sécurité est à ce prix). Même chose pour MUTE.
Une explications pour ceux et celles que ça inéresse (les autres peuvent sauter ce paragraphe je ne leur en tiendrai pas rigueur) : disons qu'on a 3 machines A, B et C et qu'elles sont en réseau comme ça : A-B-C. A partage un fichier que C veut télécharger. Dans un réseau P2P classique, C se connecte directement à A (donc crée une nouvelle connexion dans le réseau) pour télécharger le fichier. A sait donc exactement qui est en train de télécharger quoi (parce que l'adresse de C est visible par A, c'est une obligation technique). Dans un réseau comme MUTE ou ANts, C va demander à B de télécharger le fichiers chez A. Donc le fichier va transiter par B, et la vitesse de téléchargement que C peut observer est au maximum la vitesse à laquelle B peut émettre des données. Or, la plupart des gens aujourd'hui ont des connexions asymmétriques (ADSL ou câble), qui sont très rapides en téléchargement, mais comparativement très lentes dans l'autre sens (de l'ordre de 10 fois plus lentes). Et à cela s'ajoute le fait que par A, B et C transitent aussi les fichiers que D, E, F, G, H.... veulent télécharger, donc la vitesse de téléchargement utile pour C sera d'autant plus diminuée (parce que par C transitent des fichiers qui ne sont pas utiles à C, mais qui utilisent quand même sa connexion Internet).
Ceci aura pour effet de bord de ralentir considérablement le transfert de données sur les réseaux P2P, au point peut-être que les utilisateurs s'en détourneront. À ce moment, les multinationales auront en quelques sortes gagné...
Que penser de flatrates UseNeXT ?
Il s'agit du réseau 'usenet', mais comme je n'y connais pas grand chose?.....
« flatrates UseNeXT » semble être un service payant qui donne accès à Usenet et en particulier aux groups alt.binaries.* . La plupart des fournisseurs d'accès à Internet offrent un accès à Usenet à leurs abonnés, mais tous ne fournissent pas les alt.binaries.*, car ces derniers sont de gros consommateurs de bande passante et d'espace de stockage.
- La loi ne définissant pas correctement la notion d'interopérabilité, casser des DRM pour des raisons d'interopérabilité est interdit et puni de prison dans tous les cas.
- La loi prévoyait que si M. Tout-le-monde téléchargeait un fichier par un réseau P2P, il écoperait d'une amende de 38 EUR. Maintenant, c'est directement la prison.
- Un logiciel de P2P qui permet d'échanger des fichiers protégés par le droit d'auteur mais destiné à la recherche, au travail collaboratif ou à l'échange de fichiers non soumis au droit d'auteur n'est plus autorisé.
Tous les détails sur le blog de Maître Éolas
Et personnellement j'ai eu besoin professionnellement très souvent du p2p pour trouver des documents (pdf je précise) introuvable ailleurs.
Garantir les droits d'auteurs oui, tout vérouiller pour un lobby non.
Par ailleurs Monkey business, ce blog n'est pas fait pour juger les gens ou les critriquer. Débatre oui, accuser (et sans jutsification qui prlus est) non.