Eau bouillante, vinaigre et purins interdits au jardin !?
Par Raffa le 05/09/2006, 00:00 - Au jardin - Lien permanent
Là j'ai un gros GROS stress
.
En mai dernier, les copines d'Ideo, m'apprenaient sur leur blog que la France se préparait à interdire les pesticides maison ! Leur info provenait d'Alain Barathon, chroniqueur horticole sur France Inter, qui s’insurgeait sur les ondes d'un décret qui l’empêcherait de donner à ses auditeurs des recettes naturelles pour leurs jardins et balcons, comme le purin d'ortie par exemple…
Incrédule, je me suis appliquée à chercher ce décret.
La seule chose que j'ai trouvé à l'époque est l'Arrêté du 6 octobre 2004
relatif aux conditions d'autorisation et d'utilisation de la mention « emploi
autorisé dans les jardins » pour les produits phytopharmaceutiques. Mais
cela ne collait pas. Je pensais que cela ne concernait que les produits
commercialisés.
Que nenni !!! Aujourd'hui la date de mise en application dudit décret est
dépassée. Et j'apprends quoi
?!?!? Lisez !
Lettre de Bernard Bertrand (co auteur de "purin d’orties et Cie") écrite suite à l’intervention de la répression des fraudes chez un conférencier et producteur de purins végétaux et autres produits à base de plantes pour soigner des plantes :
Un chroniqueur horticole courageux s’insurgeait, sur France Inter, de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du 01 juillet 2006), qui l’empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux. Interdit de donner la recette séculaire d’un extrait d’ortie, appelé purin ! L’information paraissait si énorme que personne n’y a cru ! L’interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d’en parler, avait beau être assortie d’une peine 2 ans de prison et 75000 euros d’amende, elle faisait sourire !
Et pourtant l’action menée vendredi dernier conjointement par les services de l’Inspection Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des Fraudes et le Service Régional de la Protection des Végétaux de l’Ain chez un promoteur de techniques agricoles alternatives marque un tournant nouveau dans ce que l’on appelle désormais la guerre de l’ortie ! L’intervention des services de l’état s’est conclue par la saisie de cours théoriques (quid de la liberté d’expression et d’enseignement ?), la profération de menaces non dissimulées et l’interdictions de pratiques aussi diverses et incongrues que celles d’aller récolter avec les stagiaires des plantes sauvages dans la nature !
Qu’on se le dise, il est donc bien désormais interdit de faire référence et de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires qui sont pourtant un inaliénable bien commun ! Voilà pourquoi l’Association des Amis de l’ortie souhaite interpeller les pouvoirs publics et sollicite pour cela le soutien des médias concerné par une telle confiscation de nos libertés fondamentales. Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d’un pays de leur mémoire collective ? En vertu de quel principe un décret prive-t-il le citoyen de ses droits démocratiques les plus élémentaires, à savoir celui d’expression, gravement menacé ici, mais aussi celui du choix de cultiver son jardin comme il l’entend ? C’est Voltaire qui doit se retourner dans sa tombe ? Qui a pu initier une telle ineptie législative qui prétend confisquer le savoir des anciens et prône l’inquisition contre les techniques alternatives et naturelles de production, qui jusqu’à preuve du contraire ne sont que bénéfique pour la santé publique ?
Voilà quelques-unes des interrogations soulevées par l’intervention des pouvoirs publics jeudi dernier, qui a n’en pas douter sera la première d’une longue série, si une mobilisation rapide ne vient pas mettre un frein à cette nouvelle vague répressive.
Bernard Bertrand, porte parole de l’association des Amis de l’ortie. Contact : bernard@terran.fr ou 06 33 11 02 08 Dominique Jeannot, président de l’association des Amis de l’Ortie
Source :
http://www.tela-botanica.org/actu/article1142.html
aussi sur http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2354
C'est ENORME
et j'avoue que
je ne veux pas y croire. En septembre 2002, le directeur départemental de la
répression des fraudes du Maine-et-Loire avait déjà réussi à mettre la vente de purin
d’orties hors-la-loi. Mais pas le fait de communiquer sa recette, ni son
utilisation. Plus maintenant semble-t-il !
Le décret concerné est la Loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole.
Il y est dit en particulier (attention, j'ai vu plusieurs personnes reprendre mot pour mot ce qui suit en faisant croire que c'était le texte de la loi : ce n'est pas exactement le texte original, je l'ai expurgé de certaines parties de phrase et simplifié... ahhhh le copier coller !)
Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation.
La mise sur le marché étant : toute remise à titre onéreux ou gratuit. L'importation constitue aussi une mise sur le marché.
Les produits phytopharmaceutiques étant : les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :
- a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;
- b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;
- c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;
- d) Détruire les végétaux indésirables ;
- e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;
En gros, si je comprends bien, si le purin d'ortie maison n'a pas d'autorisation (et quel jardinier amateur demanderait une autorisation ?) : on ne peut pas le vendre (soit !), on ne peut pas le donner, on ne peut pas l'utiliser, on ne peut pas le détenir, on ne peut pas en faire une publicité commerciale ou non, on ne peut pas en faire la recommandation et donner des détails d'utilisation! Et cela concerne tous les produits contenant des substances actives. Donc tout ce qui est à base de plantes (décoction, macération comme le purin, huiles essentielles, poudres etc.) Ainsi que les produits maisons à base de produits chimiques : borax etc. (vinaigre ? je pense bien : l'acide acétique est une substance active !). L'eau bouilllante ne doit pas être concernée puisqu'elle ne contient pas de substances actives.
Je vois donc notamment : tous les purins, les produits à base d'ail, d'oignon, de poivre de cayenne, d'agrumes, de piment et d'autres plantes, de pyréthe, de neem, d'huiles essentielles etc. cités dans mon article de lutte contre les indésirables. Je suis donc hors la loi
!!! A quand les produits
d'entretien Si quelqu'un s'en sort mieux que moi en matière de législation française,
peut-il nous donner les interprétations possibles de ce texte ?
Dans tous les cas, il ne faut pas se laisser faire. Ce pays tourne vraiment à
n'importe quoi !
Ils
pourraient simplifier les choses en donnant directement et franchement tous les
pouvoirs aux multinationales. On saurait alors clairement que la France (et
d'autres) est une dictature du fric !
![]()
06/09 et + : Suite à cet article quelques blogueurs y sont allés de leur propre analyse :
- Une conscience écologique est en train de naître, l'Etat la tue chez Eco-echos
- Présidentielles 2007 : candidats, votre opinion sur le purin d'ortie ? - Chez Intelliblug
- Effervescence Orticole chez Din-Diu
- Liberté, Egalité, Fraternité... Mon C** !!! chez MariiraM
- Drôle d'odeur dans le purin d'ortie chez jpp (que l'on peut lire aussi bcp dans les commentaires ci-dessous)
- Le naturel devient de plus en plus dangereux (ou l'histoire de Magalie en 2015) - Chez Fleur de Vanille
- Jardiner bio peut-il vous conduire en prison ? Chez Noolithic
- Sujet connexe Eté 2006 : une vague répressive déferle sur la France La « France d’en haut » aurait-elle peur de la « France d’en Bas » ? - d'Ecliptux
- ACTUS 06/09
: Interview de
Bernard Bertrand -
Le problème c’est que ces produits ne sont pas homologués et même, à notre avis, pas homologables dans l’état actuel des choses, dans la mesure où les homologations sont fournies par une commission qui est composée essentiellement de producteurs de produits phytosanitaires chimiques de synthèse. Il n’y a aucun producteur de produits phytosanitaires naturels dans cette commission… [...]
On a contacté le ministère de l’agriculture, toutes les instances, on a participé a des réunions de concertations qui n’ont strictement servies à rien. La seule réponse que nous apportent aujourd’hui les pouvoirs publics, c’est la mise en place de ce système répressif qui interdirait a quiconque de commercialiser, de divulguer des recettes, et même de parler de produits qui ne seraient pas homologués. [...]
Un journaliste, par exemple, ne peut plus donner une recette de tisane de tilleul ou dire que de la simple eau chaude pourrait servir de désherbant sur une allée.[...]
Une homologation ce sont des démarches très longues et très coûteuses : plusieurs années de mises en expérimentation et des dizaines de milliers d’euros de coût pour des produits qui on fait leurs preuves depuis des siècles. [...] En outre, on sait aujourd’hui que 90 % des produits mis officiellement sur le marché par la commission d’homologation présentent une toxicité telle qu’ils devraient normalement être retirés du marché… [...] Cette homologation a été mise en place par les pouvoirs publics pour, soit disant, protéger les consommateurs, mais elle ne protège personne d’autres que les intérêts des multinationales qui en payant ces droits de produire, achètent aussi des droits de polluer sur le dos des consommateurs qui eux, aujourd’hui, n’auraient plus le droit d’utiliser des produits naturels pour traiter leur jardin.[...]
Tous les écrits faisant référence à un savoir populaire en liaison avec des produits naturels non homologués tombent effectivement sous le coup de la loi.[...] Enfin, nous lançons aussi un appel aux fonctionnaires qui pourraient être amenés à appliquer ce décret, pour qu’ils fassent appel à la clause de conscience qui leur permet de juger de l’opportunité de mettre en application un décret, aussi répressif et attaquable dans sa légalité.
- Actus rajoutées
le 7 :
« Depuis, rien de nouveau n’a filtré, reconnaît Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles qui a relayé l’information lors de sa chronique radiophonique. Je ne sais toujours pas si j’ai le droit ou non de recommander le purin d’ortie à mes auditeurs ». Contactée au début de l’été, l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché n’en savait pas plus. Tout comme l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui doit pourtant reprendre le flambeau à la rentrée. « Il y a de quoi être inquiet car la commission mise en place par le Ministère de l’Agriculture pour réfléchir sur le sujet est tenue par les industriels de l’agrochimie, estime Bernard Bertrand de l’association Les amis de l’ortie. Source
Lors de la perquisition de Petiot : "E. Petiot a eu l’occasion de faire remarquer aux intervenants que les préparations naturelles, mentionnées dans ses stages, ont été testées par des organismes scientifiques comme l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) et le GRAB (Groupe de recherche en agriculture biologique). Il a également noté que conformément à la législation, il ne vendait aucun produit, se contentant d’expliquer leur processus de fabrication et d’application. A ces déclarations, qui figurent au procès verbal de déclaration et de saisie de documents, les inspecteurs auraient fait remarquer à E. Petiot (toujours selon le PV), qu’en l’absence d’homologation il ne pouvait pas mentionner dans ses cours et stages de quelconques propriétés fongicides, insecticides, acaricides des préparations et procédés exposés… " Source
- ACTUS
12/09 :
Procès-Verbal de la "visite" au cours de laquelle Eric Petiot a appris qu«en l’absence d’homologation il ne devait pas faire mention, dans ses cours et stages, de quelconques propriétés fongicides, insecticides, acaricides des préparations et procédés exposés. »
Selon les déclarations d’ Eric Petiot au journal Le Progrès, “les enquêteurs n’étaient visiblement pas venus pour mes produits. Par contre, ils ont consulté le programme de mes stages. Sur les 70 pages qui en résumaient un, ils m’ont expliqué que la moitié d’entre elles ne pouvaient être communiquées, lues ou imprimées.” (Source)
France Nature Environnement demande à l’Etat de remplir sa mission de défense de l’intérêt général et saisit ce jour le Ministre de l’Agriculture et le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie pour demander dans quelles conditions leurs services ont engagé cette opération, et quelles mesures ils comptent prendre pour que la promotion et l’enseignement des traitements phytosanitaires naturels soient encouragés. (Source : Communiqué de Presse de FNE) -
Suite de ce sujet et des actus le concernant (réactions du gouvernement notamment) sur le blog --> Par là
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Commentaires
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Aux orties, le purin d'ortie ! Et tout autre produit fabricable soi-même utilisable pour la protection des plantes de façon naturelle. Ces savoirs et savoir-faire culturels et ancestraux sont désormais hors-la-loi. Quiconque les recommande, en fabrique ou en détient est passible de 2 ans de prison et 75 000 euros d'amende depuis le 1er juillet 2006, date du décret d'application de la loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole. Cette loi n'autorise désormais la recommandation et l'utilisation que des produits disposant d'une autorisation de mise en marché, appelés concrètement 'les pesticides'.
C'est pourquoi il est impératif de déconseiller strictement l'utilisation de :
-spray à l'ail : il ne convient pas du tout pour éloigner les insectes mangeurs de feuille
-et surtout pas le spray anti insectes composé d'eau, d'un peu d'alcool à 90° (ou tout alcool fort de type vodka), et de quelques gouttes essentielles de thym, de sauge et de lavande
-encore moins le spray au piment qui ne protège pas du tout les plantes des fourmis : Si vous trouvez une préparation à base de piment, d'aneth et d'ail hachés en égale quantité dans de l'eau, jetez-le !!
-la pomme de terre peut vous mettre sous le coup de la loi si vous la mélangez à de l'eau chaude et une toute petite dose de liquide vaisselle : elle n'est aucunement efficace contre les pucerons et autres petits insectes suceurs de sève.
-surtout, ne broyez aucune coquilles d'oeuf et n'étendez pas de cendres autour de vos plantes : ils risqueraient d'être pris pour une barrière contre les gastéropodes par nos législateurs
- et n'utilisez surtout pas le fameux purin d'ortie !!
L'obligation est désormais morale : n'hésitez pas à diffuser cette liste d'interdictions et à l'enrichir afin de protéger quiconque d'être poursuivi pour de tels délits.
et la cuisine !! manger des légumes c'est bon pour la santé ! les courgettes permet de purger les intestins ! les concombres qui permettent d'uriner plus !! enfin j'en passe et des meilleurs en matières de vers et autres parasites !!
ils ont raison ! personne ne dit rien ! sauf une petite poignée qui peuvent lire internet et s'interresse à tout cela ! et comme les émissions de radio et tv sont de plus en plus nul !! et de plus en plus lave cerveau !! on est pas bien !!
allons jeter un coup d'oeil prolongé sur
http://www.sortirdunucleaire.org/
qui concerne la Belgique, et le monde entier...
Je conseille aussi la lecture du bouquin de Stéphane Lhomme.
A bientôt. et signez la pétition : un million en europe contre le nucléaire
J'ai bien peur que ce soit le monde,et pas seulement la France,qui soit une dictature du fric!
Et l'industrie agro-alimentaire nous montre souvent le poids énorme qu'elle pèse dans l'économie mondiale.
Un peu hors sujet,qui sait pourquoi la roténone est interdite de commercialisation?
Je lis dans ce décret:
'Un produit phytopharmaceutique dont la mise sur le marché au sens du 2° du II est soumise à autorisation et ne bénéficiant pas d'une telle autorisation sur le territoire français peut y être produit, stocké et peut circuler dans la mesure où ce produit est autorisé dans un autre Etat membre de la Communauté européenne.'
Au secours les Européens!!! (le purin d'ortie que j'achète est fait en Belgique. Ouf.
Par ailleurs je ne vois nulle part sur ce décret débile qu'il soit interdit de donner des 'recettes' ; quant au purin d'ortie, on ne peut l'appeler produit 'phytopharmaceutique' (on disait avant 'phytosanitaire'). C'est comme les margarines enrichies en perlimpimpin, elles ne sont pas vendues en pharmacie, pourtant les grosses firmes qui les produisent les présentent comme des médicaments.
Ca se plaide, tout ça... Il faut trouver des juristes biocompétents, d'urgence!
Tous les jours je suis un peu plus consternée des décisions des gouvernants français. Ca ne m\\\'étonne même plus.
Tous les jours j\\\'ai un peu plus honte d\\\'être française.
Tous les jours j\\\'ai envie de partir loin de toute cette hypocrisie de gourvernants qui crient haut et fort que les français sont des pollueurs irresponsables qui gachent leur environnement en roulant trop vite et vivant toutes lumières allumées, robinets grands ouverts alors que toute initiative anti polluante (moteur à eaux, huiles à la place de l\\\'essence, jardinage écologique maintenant ... ) sont interdits les uns après les autres pour le seul profit de ceux qui sont les vrais pollueurs.
Oui, le Quebec a interdit les pesticides chimiques et diffusé les recettes de jardinage écolo pour nciter la population. Le brésil roule à l\\\'alcool de canne à sucre. Les allemands au colza. Et le gouvernement français se complait à contraindre les français à utiliser l\\\'essence, les pesticides et à poursuivre la pollution qu\\\'ils essaient de plus en plus d\\\'éviter.
Quand on sait que la loi française rend obligatoire la vaccination des enfants alors que même les médecins reconnaissent que de nombreuses maladies graves et invalidantes sont générées par les vaccins. Rien ne m\\\'étonne plus ...
Alors il faut vite imprimer, sur papier recyclé, les diverses recettes de ce site :
http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/info_verte/fiches/pesticides_nat.htm
Aqualine
PS : c'est mon 1er commentaire sur ce Génialissime blog. Bravo Raffa
ben...j'arrive pas à poster mon commentaire . je vais faire plus court alors
donc, heureusement qu'il y a des personnes plus rapides que moi pour trouver l'info !
ceci dit, j'encourage tout le monde à lire cette loi...si, si, c'est assez instructif même si c'est très...pénible à (essayer de) déchiffrer...
morale de l'histoire : utilisez un produit défini à un prix défini pour un usage défini dans un cadre législatif défini ...(j'aurais pu mettre autorisé, règlementé...)
bah, c'est bien triste tout çà ...
Elle est où la pétition, quand se déroule la manif? Je ne suis pas en France mais j'espère que les 'médias alternatifs' en parleront prochainement.
Cyan (commentaire n°33) tu m'as bien fait rire
Ashanti (commentaire n°20) tu as tout à fait raison!!!!!!!
non mais c vraiment du total délire cette histoire !!!!, bientôt on payera pour ouvrir nos fenêtre afin de récupérer la lumière du soleil!!!! et l'air qu'on respire aussi !!!! c dingue !!!!
si j'ai bien compris vaut mieux utiliser des produits manufacturés et poluants si on ne veut pas finir en prison sur la paille !!!! c une vraie chasse aux sorcières ce truc, y manque plus que l'inquisition !!!!
Enfin de vraies infos sur le sujet . merci, merci !
On pense tous dans un premier temps que c'est tellement énorme que c'est pas possible et puis.... Et oui Kokopelli c'était trop énorme et on en est au deuxième procès... Et là ça commence fort !!!...
Les intérêts derrière tout ça sont énormes il n'y a donc pas de raison pour que ça s'arrête. On va pouvoir en brûler de la littérature et des recettes maison sur l'autel des multinationales. Il serait temps aussi que la presse fasse son office (et je ne parle pas que de la presse jardin) ! Chapeau Monsieur Baraton !!!!
Du style : 'Une jeune femme condamnée à verser 75000€ d'amende pour avoir posé une rondelle de concombre sur son visage'
A l'heure ou les pesticides , insecticides de toutes sortes détruisent l'environnement , il est interdit de se servir de produit non polluant !!!!
on croit réver !!!!!
E DONZEL
alors là je reste les jambes coupées!!!! plus le droit d'utiliser des produits naturels et ce que j'appelle des recettes de grands mères pour cultiver et entretenir son jardin!!!! j'en connais qui vous monter une révolution.
qui a le mail de notre cher ministre de l'agri, histoire d'inonder sa boîte de recettes bio pour le jardin;-)
mais du coup se pose la question des cultures et produits bio, tous interdits à moins d'avoir été homologués? c'est bien ça? merci les supers grosses multinationales!!
Honteux.....y'a pas de mots....je suis dégoûtée........Mais je crois en la vraie force de la Nature, il doit y avoir moyen de bouger pour faire bouger. Je passe l'info
Nath
Pour pas que des méchants nous vendent des trucs pas contrôlés, artisanaux, pas sortis d'usine ISO 9001 etc.
C'est là où les lobbies sont très forts. Ils ont réussi à retourner ces lois pour qu'il n'y aient plus que eux à pouvoir vendre leurs cochonneries.
Kokopelli a connu les mêmes mésaventures avec la ventes de semences non enregistrées dans les tablettes de l'Etat.
Le semancier accusaient Kokopelli de distribuer des graines de variétés non brevettées et non autorisées et en plus il lui faisaient concurrence ...
Finalement ils ont gagné un premier procès et un second est en cours d'instruction...
Bref, il va falloir que l'on continue à résister aux envies de mainmise de multinatinales déjà bien trop puissante...
Bon courage à tous ! Et cultivons notre jardin sainement...
encore un peu et on va devoir faire comme Galilée: faire passer les savoirs sous le manteau, sous peine de se voir crever les yeux par l'inquisition!!!!!!
Je suis vraiment abasourdie... On nous ligotte, on nous baillonne, mais pour qui se prennent-ils ?!!!
vous commencez seulement à voire le vrai visage de vos gouvernemants! tout ce qu'ils font là, ils le font en Afrique en DIX, CENT, MILLES fois pires!
Ils tuent, font tuer des gens pour suprimer les savoirs!
Exactement ce qui a été fait en Irak, la première des choses qu'ils ont attaqués, c'est le musée de bagdad!
En gros si le purin d'ortie n'a pas d'autorisation : on ne peut pas le vendre, on ne peut pas le donner, on ne peut pas l'utiliser, on ne peut pas le stocker, on ne peut pas en faire une publicité commerciale ou non, on ne peut pas en faire la recommandation et donner des détails d'utilisation !
Et cela concerne tous les produits contenant des substances actives
Non, si j'interprète correctement, par divulgation, ils entendent recommandation de produits à vendre. Mais, peut-être que j'interprète mal, mais on aurait toujours le droit de donner des recette à titre gracieux.
à vérifier avec quelqu'un qui maitrice le langage juridique. Je connais quelqu'un mais je ne le vois que dans 2 semaines, et pour l'instant, il est en haut de sa montagne en Corse.
Par contre ce qui est à base de produits végétaux, le neem, le pyrethre, tous les purins, les trucs à base d'ail et d'huiles essentielles etc. ou chimique (bouillie bordelaise ?, le vinaigre ? le bicarbonate ? le borax ? à voir)
>
Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l'article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations.
et donc par recommandation on entendrait aussi divulgation des recettes si je comprends bien ?
sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation
Produits phytopharmaceutiques : les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :
« a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;
« b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;
« c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;
« d) Détruire les végétaux indésirables ;
« e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;
Mise sur le marché : toute remise à titre onéreux ou gratuit. L'importation d'un produit phytopharmaceutique constitue une mise sur le marché.
blablabla je lirais ultérieurement.
J'avais effectivement trouvé ce texte à l'époque mais n'y avait rien vu de s'y terrible! ENcore une histoire d'interprétation des textes ?
... A suivre
http://raffa.grandmenage.info/post/2005/09/29/Lutte_contre_les_ind%C3%A9sirables
Je sais bien que je vis en Belgique... mais overblog est en France...
Et d'ici à ce qu'ils s'attaquent aux produits d'entretien
On est en plein délire là !!!
J'ai moi même fait du purin d'ortie il y a qq années et il m'en reste encore ...yaquéqunquanveut?
Non mais franchement et depuis quand on serait puni d'utiliser ce que la nature nous offre, oui évidemment ça paye pas hein !!!...il y a certainement M.ns...o qui doit se frotter les mains avec un décret pareil, c'est tout bénéf pour lui !!!
Mais attention, ça va pas s'arrêter là... bientôt va falloir se cacher pour boire son petit tilleul le soir sans quoi 2 ans de prison ou qq milliers d' d' € d'amende !!!
J'ai plein d'orties dans le jardin en ce moment, j'en envoie à qui ??? :-))))
d'après ce que je comprends, c'est la communication sur le sujet qui est interdite, non? je sais qu'à terme c'est la mort des produits bio pour le jardin mais pour l'instant, il n'est pas interdit de fabriquer ses pesticides, n'est-ce pas? Donc rien n'empêche de faire sa tambouille et de transmettre son savoir de bouche à oreille et de génération en génération.
Cela dit, je trouve hallucinant une telle mesure. Si les multinationales en sont réduites à ça pour augmenter leur chiffre d'affaire...où va-t-on???
Eh ben .... c'tait donc vrai !!!!!!!!!!
Je ne sais pas si on peut aller encore plus loin dans la connerie .... ?? Mais ça prouve que les poids lourds de ce secteur sont TRES influents ..... et veulent forcément continuer à vendre leur pesticides de merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et pourtant, dans ma 'ville', ils ont mis en place les désherbages thermique et manuel et ils regazonnent les trottoirs pour éviter de les désherber (je précise que ce n'est pas des trottoirs en bitume).
en clair on veut obliger le consomateur à acheter ce qu'ils veulent nous faire acheter... ,
et puis pourquoi pas interdire de faire son pain soi même ? c vrai il n'est surement pas fait selon les normes industrielle, il y a sans doute des 'microbes' dedans, et puis, dites donc, c'est de l'argent qui ne rentre pas dans la poche des gros boss mais aussi de l'état (par le biais de la TVA)
c'est vraiment du n'importe quoi ! j'espère que il n'y aura pas d'idée pareille en Belgique !!!!!!!!!!!!!!!!
c clair qu'il ne faut pas laisser faire ça, où est la pétition ? je signe ! harcelons les, faisons nous entendre, zut à la fin !!!!!!
Nous revenons, hélas au moyen âge!
Tant qu'ils y sont, ils n'ont qu'à nous traiter de sorcières parce que l'on fait nos petites potions et qu'on bidouille plkantes et autres huiles essentielles parce que ce n'est pas répertorié dans une crypto-liste!
Et bien, quand je pense à mon pôv' père avec ses trucs de papy jardinier, qu'il échange amoureusement avec ses copains, ce sont de dangeureux délinquants qu'ils faut enfermer en zonzon.
Ils ont rien d'autre à faire la répression des fraudes avec tous les abus que peuvent subir les consommateurs? J'y comprends rien, ou peut-être suis -je une pauvre idiote naïve.
Merci Raffa, mais hélas, c'est encore pas une info pour nous remonter le moral.
ben mon cochon, ils font fort là ! çà s'applique uniquement au jardin ou bien...
j'essaie de trouver ce décret ...j'ai beaucoup de temps libre en ce moment
Par contre, je ne savais pas qu'Ideo avait un blog: découverte sympa!
C'est le début de la fin (à moins qu'ils ne redressent la barre, mais pour l'instant ils n'ont pas la volonté de le faire), mais je n'ai jamais dit que ça se fera rapidement et sans douleur.
Je viens de relire plusieurs fois l'article L-253.1, et pour moi « Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation... » signifie que tout produit phytosanitaire est interdit, pas seulement les produits commerciaux. Et donc le L.253-7 a bien le sens qu'on lui prête : on n'a pas le droit de faire de la publicité commerciale ni d'en recommander l'utilisation. Dans la pratique, on peut toujours en publier la recette, dire à quoi ça a servi par le passé, on a le droit d'en fabriquer, mais pas d'en utiliser ou d'en détenir si on est la personne qui a l'intention de l'utiliser (l'« utilisateur final ») ce qui, par transitivité signifie qu'on n'a en fait pas le droit d'en fabriquer pour soi-même (puisque la fabrication est forcément suivie d'une phase de détention).
C'est un exemple typique de loi qui a soit été promue par des lobbies dont le but est de se donner des armes légale pour écraser toute concurrence (y compris celle des jardiniers amateurs), soit écrite par des incapables et votée à la va-vite sans réflexion (le vote sans réflexion n'étant pas incompatible avec les lobbies, bien au contraire), sans se préoccuper des effets de bord et des conséquences.
Finalement, ce sera encore une fois au juge de décider à qui cette loi doit s'appliquer, et quelle sera la peine effectivement encourue. Depuis quelques années, le nombre de lois votées par an augmente, un certain nombre d'entre-elles ne sont pas applicables (à moins de mettre un flic derrière chaque jardinier) et on laisse à la justice le soin de corriger le tir du législateur.
A vomir..., j'suis dégoutée, écoeurée, révoltée...
Matthieu tu sembles optimiste, tu penses que le système touche à sa fin, j''aimerais être comme toi, mais j'ai trop peur que le barroud d''honneur des multinationales, industries et capitaux en tout genre ne soit fatal à une grande part de la vie sur cette planète...
Amande, prison : m'en fou, je ferai quand même mon purin d'ortie, mes décoctions de noix de lavage, mes petites boutures au jardin, mes produits d'entretien Raffa, ma couture, ma cuisine... je n'achèterai pas chez eux. Résistons ! Qu'ils y aille au procès, qu'ils mette le brave citoyen devant la justice, que cela se sache, enfin, partout. L'opinion publique finira bien par réaliser, par réagir. C'est tellement énorme ...
Quoi d'étonnant? Depuis toujours, l'état est au service des possédants, qu'ils aient été terriens, lorsque la richesse était agricole, ou industriel, lorsque l'industrie a progressivement remplacé l'agriculture. Il y a, comme dans tous les pays, une collusion complète entre les politiques et les possédants, industriels, financiers.
Le système économique, social et juridique dans lequel nous vivons est organisé pour pérenniser l'appropriation des richesses de ce monde par quelques uns, tout en maintenant les autres, l'immense majorité, dans un état de semi-dépendance et de peur garantissant un relatif équilibre, rarement troublé par des crises plus ou moins fortes.
Gauche, droite, centre, aucun de ces soi-disants représentants du peuple n'a d'autre but que ceux cités plus haut. L'an prochain, nous allons de nouveau voter pour l'un, ou l'autre, sans que rien ne change.
L'auto-gestion, le troc, la mise en commun de moyens de production et d'existence, sont des outils de combat contre ce système. Logique qu'ils soient interdits en ces temps d'ultra-réaction.
Apparemment c'est le goudron de pin en tant que produit de type 8 c'est-à-dire pour le traitement en profondeur de protection et de conservation du bois (notamment de construction, pour les bateaux) qui fait l'objet d'une interdiction.
Le goudron de pin utilisé comme cicatrisant sur les arbres est toujours autorisé http://e-phy.agriculture.gouv.fr/spe/8800519.htm par exemple.
En fait tout est une question de dosage. Une maison ou un navire qui est intégralement traité au goudron de pin représente certainement un plus grand danger que quelques cm3 étalé sur la plaie d'un arbre.
Une tomate aussi est toxique, encore faut-il en consommer énormément.
Un feu de jardin constitué de déchets végétaux libère malgré tout de la dioxine. Mais à une moindre quantité que l'incinérateur qui n'aurait pas de filtre.
Il suffit de relativiser.
Attention la promotion du purin d ortie et autres produits naturels est passible d amendes voir plus
Le 31 aout 2006 Eric Petiot paysagiste elagueur dans le departement de l Ain a recu la visite de 2 inspecteurs un de la Direction Nationale des Enquetes de Concurrence de Consommation et de Repression des Fraudes (DNECCRF) et un autre du Service Regional de la Protection des Vegetaux (SRPV). Officiellement selon un fax parvenu a E. Petiot 3 jours auparavant il s agit d'une visite visant a 'examiner la conformite' de son entreprise relative a la protection des vegetaux lequel document ne fait toutefois pas mention de la presence de la DNECCRF. En fait au cours de cette inspection de nombreux documents ont ete saisis.
Mais pourquoi cette descente chez M. Petiot est-ce l'un des parents du celebre Docteur du meme nom ? En fait les inspecteurs ont fait remarquer a E. Petiot (selon le PV) qu en l'absence d homologation des produits dont il fait la promotion il ne pouvait pas mentionner dans ses cours et stages de quelconques proprietes fongicides insecticides acaricides de ces preparations et procedes exposes dont le purin d'ortie
Une remarque qui s appuie sur la loi d'orientation agricole n° 2006-11 du 5 janvier 2006 qui institue l interdiction de 'toute publicite commerciale et toute recommandation' pour les produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives destines au traitement des vegetaux des lors que ces produits ne beneficient pas d une autorisation de mise sur le marche ou d'une autorisation de distribution pour experimentation. 'En clair faute de leur homologation il est dorenavant interdit sans tomber sous le coup de la loi d exposer les proprietes des produits phytosanitaires naturels comme par exemple le purin d ortie utilise depuis plus de deux siecles '. commente Pascal Farcy d'Echo-nature.
« Au lieu de simplifier et d'aider financierement les homologations des produits d origine naturelle afin d'en faciliter la mise sur le marche les pouvoirs publics ont choisi de ceder aux pressions du lobby des fabricants de pesticides. En effet en pretendant non seulement interdire la vente de produits naturels traditionnels mais egalement le simple enonce de leurs proprietes insecticides fongicides ou herbicides ils ont clairement choisi le camp de l industrie des pesticides celle qui est responsable d une pollution genevriere de notre environnement de nos aliments et de nos organismes. Le MDRGF va maintenant se battre pour que soit reconnus le droit a utiliser et a promouvoir les preparations phytosanitaires d origines naturelles dans l interet de notre environnement et de notre sante » Declare Francois Veillerette President du MDRGF.
J\\\'en crois pas mes yeux ...
Décidément, ils sont pas bien !
D\\\'habitude, je suis vraiment une nulle qui fait jamais rien, mais là, j\\\'espere que ce WE je vais prendre le temps d\\\'écrire à : Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo, Pascal Clément, Thierry Breton, François Baroin ; avec mention speciale pour Dominique Bussereau, Nelly Olin, Xavier Bertrand.
Ensuite, je compte envoyer les textes et les adresses e-mail à tout mon carnet d\\\'adresse en leur demandant de faire idem.
PS Raffa, il faut que je te dise que je suis allé une fois ou deux seulement sur ton site, J\\\'ADORE
Pile au moment où j\\\'allais relayer cette info consternante sur mon blog ... je viens ici et bingo !
Voir aussi ici : http://www.tela-botanica.org/actu/article1142.html
Dommage qu'il n'y ait pas de smiley j'aurais mis un énorme sourire ! et si je n'étais pas le garçon poli que je suis j'oserai peut-être écrie 'arretez vos conn..... '
Soyons sérieux deux minutes et lisez le texte de loi art L-253-1 et L-253-7 qui surtout semble poser problème.
Il n'a jamais été question dans le texte d'interdire à qui que ce soit de fabriquer son purin d'ortie ni d'en donner la recette. Le père Baraton avec tout le respect que j'ai pour lui a un peu fait un coup médiatique.
En présence d'une interrogation sur l'interprétation d'une loi il convient d'en regarder l'esprit et celui ci est très clairement d'interdire que soient vendus des produits phytosanitaires qui n'ont pas fait l'objet d'une étude préalable de toxicité. Et je trouve ça plutôt bien !
L'article L 253-7 dispose qu'il est interdit de faire la promotion ou de recommander un produit. Il faut entendre 'produit conditionné et mis sur le marché comme produit phytosanitaire'. Cela interdit à quiconque de fabriquer un purin d'ortie et de le vendre sans autorisation préalable. Cela interdit à monsieur Baraton ou à quiconque de dire 'aller acheter le produit X' même si c'est du purin d'ortie s'il n'a pas pas l'objet de cette autorisation.
Cela interdit aussi à un promoteur de techniques agricoles alternatives de commercialiser un purin d'ortie dont la composition n'a pas été contrôlée et encore une fois je trouve ça bien
Mais dire ou écrire que cette loi interdit de donner la recette du purin d'ortie est une erreur grossière d'interprétation du texte. La lettre de Bernard Bertrand est totament sans fondement (et je suis poli).
CETTE LOI N'INTERDIT A PERSONNE DE FABRIQUER NI D'UTILISER SON PURIN D'ORTIE A DES FINS NON COMMERCIALES.
Il est interdit c'est de donner une recette d'un produit toxique ou pouvant causer des dommages à autrui et pour ça il ne fallait pas attendre cette loi, c'est une disposition du code civil de 1804 :
Art. 1382 :
Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer.
Art. 1383 :
Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.
Alors soyons sérieux deux minutes, et continuons à fabriquer notre purin d'ortie tranquilement, continuons à transmettre les recettes anciennes et n'oublions pas de préciser les risques éventuels si elles contiennent des éléments toxiques ou interdits.
jpp, s'il te plait , cite tes sources à propos du goudron de pin. Ce que j'ai trouvé pour l'instant sur le sujet considère plutôt que le goudron de pin (et là je pense au goudron de pin utilisé tel quel comme cicatrisant) ne présente aucune toxicité.
L'INRA est-elle objective ? Quand je vois sa position vis-à-vis des OGM, je la comprends mais je ne suis pas d'accord avec son application.
Les purins d'ortie, tout comme les recettes de grand-mère, et tout les bouquins de santé par les plantes proviennent d'un système séculaire qui a fait ses preuves, le système empirique.
Mais c'est vrai qu'un purin fait avec des orties cueillies au bord des routes, pourrait être suffisamment chargé en plomb et autres métaux lourds pour provoquer des désagréments.
Ma solution : virer les voitures :-p
Ce que tu proposes est tout proprement utopiste car personnen ne payera pour ça. Le problème de l'homologation de produit c'est qu'elle est à charge de la société (10 000 € par produit ou un truc du genre) donc innacessible aux petits. Donc c'est la mort des petits et la victoire des multinationales. NON !
Et par ailleurs l'homologation ne concernera JAMAIS des 'recettes' puisque par définition elles n'aboutissent jamais au même produit fini (exact concentration de principes actifs etc.)
ET puis il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Expliquer quel peut être le danger d'utiliser des recettes maisons est à mon avis bien plus efficace que d'interdire leur fabrication artisanale ou leur utilisation.
La France, un 'modèle' de démocratie à ce qu'il parait.
Dans mon petit appart parisien je n'ai pas de jardin mais j'ai envie de me procurer du purin d'ortie quand même rien que pour manifester et l'envoyer à la figure de nos dirigeants (mais ce serait de la concurrence déloyale pour leurs tomates-pesticides insipides qui peuvent aussi servir à ça!)
Moi comme d'hab je vais boycotter (comme pour les supermarchés, les cosmétiques et médicaments chimiques etc.) et surtout je vais inciter les gens de mon entourage qui ont un jardin à la faire.
Si il y a une pétition prévenez moi!
Quand l'Etat fait tout à l'envers, c'est à nous de remettre le monde à l'endroit !
Lise
heureusement que tu as dis de ne pas taper!
Et bien moi ... je le trouve très bien ce décret (non ne tapez pas ...). Il interdit la mise sur le marché de produits phytosanitaires qui pourraient contenir des composés toxiques ou néfastes pour l'homme et l'environnement. Il oblige donc, avant toute mise sur le marché, à obtenir de la part du ministère compétent (dans ce cas celui de l'agriculture) une classification de toxicité. A défaut, si le produit fait courrir un risque à l'homme ou à l'environnement, il se verra refuser cette autorisation.
Cela va plutôt dans le sens de la protection du consommateur, non ?
Il protège l'utilisateur de recettes dont on ne connaît pas forcément les conséquences éco-toxicologiques. Et ce n'est pas parcequ'un produit est utilisé depuis des millénaires qu'il est sain !
Prenez le goudron de pin, abolument naturel, obtenu par calcination de racines de pin et ayant servi depuis des millénaires à protéger les bateaux en bois et les maisons nordiques et bien après étude il s'est révélé être un carcinogène certain !
Savez-vous vraiment ce qu'est chimiquement le purin d'ortie ? ce qu'il contient ? moi non. Est-il sain ? surement mais en fait personne n'en sait rien ! soyons objectif !
Cette loi empêche des petits malin de vendre des produits 'naturels' ou des formules issues de recettes 'ancestrales' en y mettant n'importe quoi dedans et en croyant pouvoir s'affranchir des règlementations.
Personnellement la solution que je préconnise serait de faire étudier par l'INRA ou tout autre organisme financé par l'Etat une liste de recettes 'naturelles' ou dites comme telles, non brevetables. Une formule X, réalisée avec une liste de composés précis et un protocole détaillé, pourrait ainsi soit être mise sur le marché, soit publiée en étant sur des caractéristiques finales.
Alors forcément, on a tendance à se dire pour se rassurer : 'Non, on serait trop nombreux dans l'illégalité, ils ne pourront pas mettre la moitié des français en prison.'
Cette loi ne pouvant être appliquée à tous, elle le sera forcément suivant des critères injustifiables, aux personnes dérangeantes... En gros, on commence par mettre tout le monde dans l'illégalité, après on poursuit qui on a envie...
J'écris ça en ayant en tête le paragraphe 'tous testés?' d'un article lu récemment sur http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Projet-Sarkozy-sur-la-prevention.html
Ca n'est pas un événement isolé, c'est une lame de fond...
http://www.ouest-france.fr/ofmagazine.asp?idDOC=328906&idCLA=3639
mais ça n'explique pas l'intervention de la DGCCRF chez un paysagiste/conférencier promoteur de techniques agricoles alternatives dans l'Ain. A moins que la DGCCRF n'ait pas plus compris le décret que nous ...
Voilà, j'ai enfin fini
Ce type de recettes traditionnelles fait à mon avis partie du patrimoine national: à ce titre on pourrait imaginer qu'elles pourraient continuer à être utilisées dans les jardins botaniques. Ils conservent des espèces végétales, pourquoi ne pas aussi conserver des techniques traditionnelles de jardinage. Cela m'interresse pas mal en ce moment car je prépare le concours d'attaché de conservation du patrimoine, en spécialité musée, et le patrimoine naturel fait partie des thèmes qui peuvent éventuellement être abordés (du moins je peux en placer un mot dans l'entretien).
Concernant le décret en question, à propos de la transmission des recettes dans le grand public: un moyen de faire invalider ce décret serait de prouver son illégalité auprés des tribunaux administratifs. Il faudrait trouver une ou plusieurs lois qui seraient violées par le décret: par exemple quelque chose concernant la transmission des savoirs ancestraux par exemple. Une autre solution serait de fouiller dans les traités internationaux dans la meme optique. Par contre, mes cours de droit remontent à loin donc je ne connais plus les procédures exactes. Je pense que si ce décret va à l'encontre de textes internationaux ou d'une loi on peut l'invoquer comme moyen de défense devant des tribunaux mais là, je n'en suis plus sûre du tout.
L'idéal serait peut être qu'une association contacte un avocat pour qu'il se penche sur la question.
à tous ceux qui ont la flemme de se taper tout le décret (et il est fort long), qui est proposé dans l'article de Raffa :
Au journal officiel de légifrance
TITRE IV, CHAPITRE PREMIER, ARTICLE 70
Pauvre France...
C'est consternant !
Je me demande vraiment où va le monde
Ça ne change pas le fait que ce décret est profondément injuste, mais c'est le signe que les industriels sont en train de s'étouffer sous leur propre poids, qu'ils ne sont plus capables d'innover et qu'ils doivent recourir à la manipulation de la population pour survivre. Tout comme l'industrie du divertissement est de moins en moins créative (les films holywoodiens sont des suites ou des adaptations de livres/séries/BD, la musique est formatée et tend vers deux genres seulement quand il ne s'agit pas de reprise, la TV fait appel aux instincts voyeuristes des spectateurs pour faire de l'audience avec les « reality shows ») et finira par mourir, dinosaure obèse et incapable de bouger.
C'est l'occasion ou jamais pour chacun d'y aller de sa plume.
Donc à mon tour, je me suis 'déchaîné'.
Mais vivement que des juristes se plongent dans cette affaire, histoire de voir ce qui est sûr, de ce qui est en train de devenir rumeur.
Lien vers mon billet 'Effervescence Orticole'
Contacter l'UIPP ? qui a eu cette idée saugrenue ? le texte d'origine n'est pas clair (Village magazine)
L'UIPP n'a jamais eu aucun rôle dans la délivrance des AMM (Autorisations de Mise sur le Marché) sinon éventuellement de faire partie des commissions d'homologation siègeant sous la direction du Ministère de l'Agriculture. C'est ce ministère qui était responsable des AMM avant la délégation à l'AFSSA.
L'UIPP est l'organisation professionnelle des Industriels de la Protection des Plantes ( http://www.uipp.org/ ), c'est à dire des grandes firmes chimiques fabricant les pesticides ! S'adresser à eux pour défendre le purin d'ortie est assez ... amusant !!!
Un lien interessant concernant l'UIPP http://www.mdrgf.org/-MDRGFvsUIPP/ et la lutte menée contre eux par le MDRGF.
Comment un décret aussi vague entraînant des situations aussi absurdes dignes de Kafka peut-il exister?
Franchement, je crois que ce pays a franchement besoin qu'on réorganise la désobéissance civile, il y a trop de choses qui ne tournent pas rond dans ce pays surtout en matière d'écologie et d'environnement, ou dès qu'il y a du fric en jeu!
Envie de me barrer d'ici franchement. Et ne me dites pas qu'il n'y a pas mieux ailleurs. On est tombés tellement bas en France qu'on ne peut que trouver mieux même si c'est au fin fond d'un trou paumé...
Ah un petit rappel avant de partir (qui en dit long): la France est le premier consommateur européen de pesticides... voyez qui ça arrange le plus ce genre de décrets...
Salut !
Bien sûr moi aussi je suis choquée, mais pas extrêmement surprise. Cela fait maintenant 25 ans que nos gouvernements successifs attaquent sans relâche les minorités spirituelles en France, sans que personne (ou si peu de gens qu'on ne les entend pas) ne semble perturbé outre mesure. Sans doute faut-il placer la barre encore un peu plus haut pour que la révolution commence. La liberté individuelle commence par la liberté de penser, de croire en ce qu'on veut, c'est notre Constitution qui le dit. Bien sûr, je suis avec les amateurs de soupe d'ortie, mais il faut comprendre que le régime totalitaire que nous subissons est beaucoup plus profond et vaste. Quand Hitler a attaqué, il avait préparé son truc depuis 6 ans, les Juifs portaient l'étoile jaune, mais peu de monde trouvait ça ahurissant...
Quand la loi dit à titre gratuit, ça veut dire pas d'échantillons, ce texte est basé uniquement sur la commercialisation des extraits fermentés végétaux non homologués. ça ne peut pas être en direction des citoyens à moins effectivement de mettre un flic derrière chaque jardinier. Quand on voit les problèmes que posent la répression envers les cultivateurs de cannabis, j'ai du mal à penser comment on pourrait interdire la fabrication à titre privé de l'extrait fermenté de purin d'ortie. La recette s'est transmise jusqu'à nous par les anciens, et pas par des bouquins, des revues ou des infos sur les ondes ou tv, je ne vois pas comment ça pourrait s'interrompre maintenant à moins que les gens soitent devenus particulièrement abrutis en une génération.
Musette
rapidement au sujet du réseau sortir du nucléaire dont a parlé un (ou une) lecteur, il y a une erreur sur le nom du site, la bonne adresse :
www.sortirdunucleaire.fr ( et non ' .org ' )
téléphone du site : 04.78.28.28.22
Que peut on faire pour aller contre ? Y a -til une petition ? Pourquoi personne d'autres n'en parlent ?
Un beau débat de juristes (mes excuses aux autres qui doivent trouver ça bien aride !). Je suis juriste en droit rural et confronté quotidiennement à l’application littérale des textes par l’autorité administrative, et souvent à des conséquences que personne n’avait envisagées au départ. De même j’ai souvent vu des textes tellement absurdes qu’ils ne sont quasiment jamais appliqués jusqu’au jour où... ça tombe sur quelqu’un et c’est imparable.
En ce qui concerne ce texte précis, j’insiste : il ne comporte strictement aucune précision permettant de le limiter aux seuls produits « manufacturés » ou commercialisés. La définition vise « les préparations contenant une ou plusieurs substances actives » (...) et destinées à avoir une action sur les végétaux. C’est extrêmement large.
Ensuite, nous sommes en présence d’un texte qui édicte des infractions pénales. Dès lors qu’il y a sanctions pénales, incluant l’emprisonnement, il y aura forcément intervention d’un juge.
Donc celui-ci va lire le texte pour vérifier si l’infraction est constituée ou non et de la façon dont ce texte là est rédigé, les critères seront très facilement remplis. Le juge n’aura de même aucune marge d’appréciation sur les sanctions : ce n’est pas un maximum mais une peine fixe (c’est prison ET amende ou rien, pas de demi-mesure).
Exemples (cf Code Rural art L253-17 ) :
Je connais ou j’invente la recette d’un bon pesticide naturel, je prépare un bidon et :
J’explique à mon voisin (ou à mes étudiants cf l’affaire Eric PETIOT, à mes lecteurs etc..) que ce produit a d’excellentes propriétés phyto et comment le fabriquer et l’utiliser : c’est en recommander l’utilisation —> 2 ans et 75000 euros
Bien sûr, c’est complètement ABSURDE mais c’est POSSIBLE.
Et si ce n’était pas l’intention du législateur (ce que j’espère), il doit corriger son texte pour éviter que ça arrive. Je suis convaincu que cette histoire est un dégât collatéral dont les députés et sénateurs n’ont pas du tout pris conscience en votant la loi (version plus pessimiste : ils ont été piégés). A eux et au Gouvernement de le prouver et de rectifier.
Normalement une loi ne peut être appliquée telle quel, il faut des décrets pour en définir l'application. Non ?
Donc avec uniquement la loi et en l'absence de décrets ou d'arrêtés, il me semble qu'une intervention de services publics se basant sur cette loi, est illégale. Un juriste pour me confirmer la chose ?!
'E. Petiot a eu l’occasion de faire remarquer aux intervenants que les préparations naturelles, mentionnées dans ses stages, ont été testées par des organismes scientifiques comme l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) et le GRAB (Groupe de recherche en agriculture biologique). Il a également noté que conformément à la législation, il ne vendait aucun produit, se contentant d’expliquer leur processus de fabrication et d’application. A ces déclarations, qui figurent au procès verbal de déclaration et de saisie de documents, les inspecteurs auraient fait remarquer à E. Petiot (toujours selon le PV), qu’en l’absence d’homologation il ne pouvait pas mentionner dans ses cours et stages de quelconques propriétés fongicides, insecticides, acaricides des préparations et procédés exposés… ' http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2357
Les substances actives d'un produit phytopharmaceutique sont définies par la directive 91/414/CEE du 15 juillet 1991, comme suit : les substances ou micro-organismes, y compris les virus exerçant une action générale ou spécifique :
* sur les organismes nuisibles ou
* sur les végétaux, parties de végétaux ou produits végétaux.
Les substances sont définies comme les éléments chimiques et leurs composés tels qu'ils se présentent à l'état naturel ou tels que produits par l'industrie, incluant toute impureté résultant inévitablement du procédé de fabrication.
Lire aussi (01/09/06)
« Depuis, rien de nouveau n’a filtré, reconnaît Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles qui a relayé l’information lors de sa chronique radiophonique. Je ne sais toujours pas si j’ai le droit ou non de recommander le purin d’ortie à mes auditeurs ». Contactée au début de l’été, l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché n’en savait pas plus. Tout comme l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui doit pourtant reprendre le flambeau à la rentrée. « Il y a de quoi être inquiet car la commission mise en place par le Ministère de l’Agriculture pour réfléchir sur le sujet est tenue par les industriels de l’agrochimie, estime Bernard Bertrand de l’association Les amis de l’ortie. http://www.village.tm.fr/index.php?Menu=Actu&Action=777&idn3=1724
C'est vraiment très inquietant qu'ils n'aient aucune information concernant la divulgation des recettes malgrès leur effort.
Intéressant aussi l'état des lieux avant la mise en place du décret Les matières fertilisantes et les produits phytosanitaires en production végétale biologique Etat des lieux et propositions d’évolution
Je ne pense finalement pas que les particuliers et leur sphères familiales soient concerncés. Mais par contre tout ce qui peut toucher du monde comme la commercilaisation bien sûr (mais ça c'est un peu normal) les formations, les cours, les emissions de radio, les sites web etc. La question reste posée.
Je ne sais pas non plus si cela ne concerne que les plantes susceptibles de se retrouver dans notre assiette ou touites les plantes.
Concernant le borax (ou autre produits du même genre). Si il est autorisé, cela veut-il dire qu'en mélange avec d'autres produits autorisés cela soit toujours le cas ? Je ne pense pas.
Sinon la liste des produits phytopharmaceutiques est dispo là http://www.inra.fr/agritox/index.php
Le conseil constitutionnel ne peut pas être saisi par un particulier.
Wikipedia :
« Le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de la République, le Premier ministre et les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. Depuis 1974, il peut aussi être saisi par 60 sénateurs ou 60 députés. »
À lire aussi les « griefs d'inconstitutionnalité » dans le même article de Wikipédia.
Intéressant le lien vers Wikipedia : il pointe vers une « Liste de substances actives de produits phytopharmaceutiques interdites par l'Union européenne » qui contient entre autres le borax (listé en tant que « Tétraborate de sodium » pourtant cité par Raffa dans son article.
Pour ce qui est du purin d'orties, il faudrait savoir quelles sont les substances actives qu'il contient (trop la flemme de chercher) et comparer avec la liste des interdits/autorisés.
Patapé, s'il vous plait.
mouais... à voir...
De toute façon, il reste des solutions : faire héberger un site dans un pays où on a le droit d'écrire ce genre de chose (le canada par exemple
Comme dit Hapy, ça m'étonnerait qu'ils mettent un policier ou un membre de la DGCRF (chais plus comment ça s'écrit
Donc, ils peuvent fiare ce qu'ils veulent, si ça les enchante, en ce qui me concerne, je n'ai pas l'intention, pour ça du moins, d'écouter ce que me dit la loi. j'ai l'impression parfois que le sens premier de démocratie a tendance à être oublié.
Enfin...
Chtonk
Le problème est que le législateur inscrive comme loi de telles inepties, c'est effectivement inaplicable, incontrolable à moins d'avoir un flic derrière chacun de nous, mais si c'est ce qu'ils veulent, s'ils s'en donne les moyens ils peuvent faire de la répression à tout va : la loi est là. (idem DADVSI) Qu'elle que soit la portée qu'ils veulent donner à ce texte, le danger est maintenant là. A nous tous de faire en sorte que le cas de Mr Petiot ne fasse pas jurisprudence. Le ver est dans la pomme, si nous résistons tous, il ne la mangera pas toute entière !
Mais quand dans la loi ils te définissent un produits phytopharmaceutiques comme les préparations contenant une ou plusieurs substances actives destinés à protéger, stimuler, conserver, détruire des végétaux. On n'y voit aucune notion d'industriel, d'agropharmaceutique ou de commercial.
Personnellement cette loi ne me dérangeait pas à la base. Mais quand je vois ce que l'on peut faire d'une loi parfois, associé à ce qui vient de se passer ... ça m'inquiète... Vraiment.
J'aimerais des explications provenant de la partie adverse !!!
Ensuite, si j'en crois le sens réel d'un point de vue sémantique, ça ne veut pas dire les préparations que l'on fait soi même...
on pourra lire par là aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_phytopharmaceutique
Autrement dit, je pense que cette directive ne concerne que les produits commerciaux (qu'ils soient vendus ou offerts) et non les recettes de nos grands-mères
En gros, je pense que cela veut plutôt dire les produits commerciaux qui n'ont pas reçu d'autorisations de mise sur le marché, un peu à l'instar des médicaments...
Peut être me trompé-je mais je ne pense pas...
Chtonk
Non jpp, personne ne dit qu'on a pas le droit.
Tout le monde essaye de comprendre comment et au nom de quoi 'en l’absence d’homologation on ne peut pas mentionner dans ses cours et stages de quelconques propriétés fongicides, insecticides, acaricides des préparations [à base de produits végétaux comme le purin d'ortie - c'est moi qui rajoute] et procédés exposés' a pu se trouver sur un pv des services de l’Inspection Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des Fraudes et le Service Régional de la Protection des Végétaux.
Et seul l'interprétation de cette loi nous donne une explication jusqu'à présent.
Nous attendons tous une réponse officielle qui nous rassurerait. Le ramdam médiatique permetrait de l'obtenir plus vite voire de la rendre positive devant la pression
So ... on attend
Ravi de n\\\'avoir plus à privilégier l'eau froide, moi qui ne bois guère que du vin...Me voici à l\\\'abri de moultes sanctions.
Come quoi; c\\\'est pas trop con d\\\'être 'alcoo'. Ca, c\\\'est plus fastoche à dire que de se rendre en '39' à la préfecture pour s\\\'y faire référencer comme 'juif', ou, en 2005, comme 'sans papier'...mais tout est possible...Enfin:fôzkifô...la misère aidant: tout ce conçoit!
moi,j\\\'peux pas... Mais çà, à moins d\\\'OTCHOZ , hélas, çà ira !
Et puis j\\\'en ai plein le C.. d\\\'écrire, de tempéter... de me 'croire présent' au moyen d\\\'un blog ou plus généralement de la 'littereature'...Merde à la fin ! Il ne me reste que peu de temps en vue d\\\'efficiences possibles et affranchies des compensations offertes par le 'spectacle'...Là je me creuse la tronche, et, excepté l\\\'éventualité d\\\'une intelligence à me 'découvrir', hypothèse farfelue: je ne vois RIEN que le risque périlleux de la répétition des gestes anciens!
Pas grve tout çà: on a vu plus cons!
,
Absolument d'accord.
LA question est bien 'est-il possible à un journaliste sur les ondes d'une radio ou dans un article, un auteur de livres ou sur un site internet de divulguer une recette traditionnelle se réclamant de propriétés phytopharmaceutiques, comme par exemple le purin d'ortie sans risquer de tomber sous le coup d'une peine d'amende ou d'emprisonnement liés à la loi d'orientation agricole et à son décret d'application ?'
Tout le monde dit non, moi je dis oui et j'espère vous donner une réponse 'officielle' d'ici quelques jours.
Le purin d'ortie (et autres purins) ne poura jamais être homologué selon les critèrers actuels d'homologations pour la bonne et simple raison, comme je l'ai déjà dit, qu'il est impossible d'obtenir systématiquement la même composition en principe actif. La fermentation dépend de tellement de facteurs (température, humidité, etc. etc.) Ce qu'il faut, et ce pourquoi les amis de l'ortie se battent d'ailleurs, c'est obtenir un processus d'homologation spécifique à ce genre de produit.
ET puis quelque part ce qui nous importe nous, n'est pas tant la commercialisation ou l'homologation, que le droit de divulguer les recettes au plus grand nombre, dutiliser (Y COMPRIS EN AGRICULTURE BIO) et de détenir. Ce sur quoi nous ne savons toujours pas à 100% si en a le droit. La descente chez Petiot est très allarmantes sur ce sujet. Même si je sais que tu ne veux pas juger ce point particulier. Il est évident qu'on ne mettra pas un flic derrière chaque particulier. Mais derrière les petits agriculteurs bio, les viniculteurs etc. qui utilisent à qui mieux mieux l'ortie, la consoude, la prêle et autres c'est une autre histoire. On voudrait enterrer l'agriculture bio qu'on ne ferait pas autrement.
Encore une fois nous sommes quasiment d'accord mais nous ne sommes pas dans le même cas de figure.
Tes chiffres sont exacts dans les ordres de grandeurs si on parle de coût complet depuis les premières études de mise au point d'une molécule nouvelle jusqu'à la procédure finale d'homologation.
Si je prend un cas concret, j'ai fait valider par ma délégation régionale du ministère de l'agriculture, plus exactement par le Service Régional de la Protection des Végétaux (bien que ce soit l'AFSSA qui s'en occupe maintenant, mais mon interlocuteur connaissait parfaitement son sujet) un herzatz de goudron de pin écologique et non toxique composé de divers ingrédients d'origine naturelle disposant chacun soit d'une fiche de données sécurité (ester de colophane) à jour de la règlementation soit ne posant pas de problème (huile végétale, cire d'abeille) et le coût global de l'homologation a été chiffré à moins de 2000 € ! Je lui ai envoyé un résumé du descriptif et un argumentaire sur les qualités du produit avec démonstration des propriétés et ... ça devrait selon lui passer !
Je suis en train de vivre une certification auprès du CTBA d'une colle écologique dans le domaine du bâtiment et si j'ai besoin d'une subvention OSEO-ANVAR sur ce dossier qui fait aussi intervenir uin laboratoire de recherche je peux t'assurer que l'on est loin des 100000€ .
Les 2 points dont tu parles sont ce que le dossier d'homologation doit prouver. mais pour se faire il y a 5 types d'études à faire : des études biologiques, physico-chimiques, toxicologiques, environnementales et écotoxicologiques. Chacune doit correspondre à un protocole bien défini. Les études de tes 'auteurs' ayant fait des études sur le purin ne rempliraient probalement pas ces critères. Par ailleurs, avant de pouvoir homologuer, il faut faire (et obtenir une autorisation qui est elle aussi payante) d'expérimentation en plein champs.
Sans compter le fait que les dossier d'homologation sont extrêment complexe (souvent dans les 5000 pages) et ce sont des sous-traitants spécialisés (ou un département entier d'une entreprise) qui s'en occupe. Il faut donc ajouter le coût de ces sous-traitants ou de ce personnel.
En général il faut plus de 5 ans pour monter un dossier d'homologation (plus souvent 10). Je viens d'aller vérifier les coûts pour une société classique on parle de 140 millions d'euros à plus de 200 pour UN produit (nouvelles molécules dans ce cas mais le coûts ne se réduiront certaines pas à 1000 euros d'un coup de baguette magique pour notre cher purin). D'après ce document(2004) le coût pour le purin serait de 100 000 €, de 220 000€ pour le pyrèthe et de 2 millions pour un biopesticides.
C'est justement à cause de tous ces coûts (c'est le même problème en moins couteux pour l'enregistrement de semences), que les multinationales agro se plaignent des petites structures, associations et producteurs qui fournissent des pesticides écologiques ou des semences diverses sans avoir subit tout cela. C'est de la concurence déloyale, ce en quoi ils n'ont pas tord.
Lire aussi
http://www.mce-info.org/Pdf/synthese_pesticides.pdf
http://www.bayercropscience.fr/srt/inter/flb/minisite/show?location.id:=1604
et le lien cité plus haut
Par ailleurs il est instructiuf aussi de lire
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/pv_cmfsc300604-2.pdf
(page 3) et http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/pv_cmfsc_220606.pdf
Car effectivement les agriculteurs bio demandent à ce que le purin d'ortie et autres décoctions soient considérés comme des phytostimulant. Comme on le lit dans ces PV, on en est encore nulle part.
Ce que demande la commission d'homologation lors de la remise du dossier c'est :
1 - La preuve de l'innocuité du produit pour l'homme (utilisateur et cosommateur) et l'environnement.
2 - L'efficacité et la sélectivité du produit sur la ou les cultures traitées.
Pour le point 1 une analyse du produit montrant qu'il ne contient pas de composés toxiques, ou s'il en contient quel est leur pourcentage, peut être réalisé par n'importe quel laboratoire agréé par le ministère de l'agriculture pour un coût de quelques centaines d'euros maxi.
Pour le point 2 il y a suffisamment de textes d'auteurs réputés pour prouver l'efficacité du purin d'ortie pour constituer un dossier solide. Par prudence le demandeur peut même effectuer des tests avec photo sur une ou plusieurs espèces de plantes à traiter, dans le style 'avant/après' et faire constater par huissier les résultats (encore une fois un simple constat de ce type coute moins d'une centaine d'euros !)
Maintenant s'il apparaissait que le purin d'ortie faisait entrer dans sa composition des molécules chimiques toxiques il faudrait un dossier un peu plus 'scientifique'.
En résumé si le purin d'ortie est bien un produit écologique et non toxique (ce que je suppose) le coût administratif de l'homologation reste bien celui que j'ai indiqué auquel effectivement il convient d'ajouter quelques centaines d'euros (pas des milliers !) pour constituer un dossier un tant soit peu sérieux.
Ceci dit je pensais plus à 10 000 qu'à 100 000
Il ne s'agit par ailleurs pas de crier dans le même sens ou pas, juste d'avoir des réponses à nos questions, et pour le coup je crois bien qu'on va dans le même sens
bon... j'avoue que je suis trés naïve et que j'ai tendance à penser que 'tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau', mais si cette loi est vraiment telle qu'on la décrit ds ce blog et que l'en on comprends bien tous les termes, est ce que ça ne vaudrait pas le coup de contacter des organisations comme celle de N Hulot par exemple pour pouvoir organiser des pétitions ou d'autres manif? est ce qu'elles n'auraient pas assez de poids (tout du moins plus que de simples blogs, mm s'ils sont passionnants, j'en profite pour te féliciter Raffa!) pour etre pê entendues??
Allez dans la série je suis le seul à ne pas crier dans le même sens que les autres on va en rajouter une petite couche
Nombre de billets concernant cette affaire citent des coût s d'homologation très élevés, on parle de 100 000 euros (http://www.village.tm.fr/index.php?Menu=Actu&Action=777&idn3=1724) pour faire homologuer le purin d'ortie ....
Le vrai prix de cette homologation si la commission déclare le produit non toxique est de : 1143,37 € (auxquels il convient d'ajouter 396,37 € si le produit se réclame de vertus fertilisantes, soit 1539,74 € au pire)
Bien entendu vous allez douter alors voici la source très officielle : http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/misemarche_info.pdf
et surtout... continuer les échanges de savoirs , de recettes , de trucs et astuces entre voisins, amis, internautes, correspondants de tous poils et de tous horizons !... on ne manque pas encore de moyens d'échanges relativement dificiles à contrôler :internet, téléphones, services postaux (privés ou publics) rencontres , bouche à oreille etc ...
mais, franchement, je ne vois pas où ils veulent en venir : à force de nous empoisonner et de nous interdire d'essayer de nous en sortir malgré eux : il n'y aura plus assez d'êtres humains pour qu'ils puissent exercer leur pouvoir et en profiter !!!... soit ils sont encore plus dingues et dégénérés qu'on ne le croit... soit ils ne sont pas humains !...
Que faire dans ce cas là? Et bien, comme d'habitude: ne pas en tenir compte. Et plus on est nombreux à ne pas en tenir compte, moins cette loi est applicable. et elle finira aux oubliettes comme tant d'autres.
Un vieux concept que celui de la désobéissance civile...
Tous à vos orties!
A propos des lobbys, ecoute en ligne sur le site de l'émission ' Là-bas si j'y suis ' des reportages sur : les activités et l'influence qu'exercent ces cabinets de 'communication' 'd'analyse' ou de 'stratégie' employés par les groupes industriels pour défendre leurs intérêts auprès des institutions européennes.
Titre des reportages : Lobby Planet
Les produits biocides sont souvent caractérisés comme des pesticides à usage non agricole et sont utilisés dans une large variété de produits incluant des désinfectants ménagers, des insecticides, des produits de traitement du bois, des eaux et des peintures marines antisalissures. Destinés à détruire, repousser ou rendre inefficaces les organismes nuisibles, ils sont par définition des produits actifs susceptibles d'avoir des effets nuisibles sur l'homme, l'animal ou l'environnement.
Depuis l'entrée en vigueur de la directive communautaire 98/8/CE dans les États membres, soit le 14 mai 2000, tout produit biocide ne peut être mis sur le marché que s'il a été, au préalable autorisé, au niveau national. En France, cette autorisation est délivrée par le Ministre de l'écologie et du développement durable. Parmi les conditions d'autorisation, on note le fait que ses substances actives doivent être inscrites sur les listes positives établies au niveau communautaire. En revanche, le ministère dispose de l'autorité compétente pour proposer à la commission européenne, l'inscription d'une substance active biocide dans la liste communautaire. Les évaluations préalables à ces décisions sont réalisées par différents instituts (INERIS, INRS, AFSSA, AFSSAPS…) coordonnés par l'AFSSET. Ces évaluations portent sur les risques sur la santé et l'environnement comme sur l'efficacité du produit. Actuellement, une vingtaine de dossiers de substances actives biocides sont en cours d'examen en France. Il s'agit de substances destinées à des produits rodenticides, de traitement du bois, des insecticides et répulsifs, et des désinfectants. Mais à ce jour, aucune substance n'est inscrite dans les listes communautaires, a précisé le ministère.
Un inventaire volontaire des produits biocides mis sur le marché français ayant été réalisé fin 2004, plusieurs centaines de produits biocides non conformes ont donc été retirés du marché à compter du 1er septembre 2006, dans le cadre de l'harmonisation communautaire de la réglementation relative à ces produits*, a annoncé le ministère de l'Ecologie vendredi dans un communiqué. Pour Nelly OLIN, Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, cette échéance du 1er septembre 2006 constitue une étape importante de la politique de gestion des risques environnementaux et sanitaires qui peuvent résulter de l'utilisation et de la production de substances chimiques.
Toutefois, il n'existe pas à ce jour de liste exhaustive de l'ensemble des produits biocides présents sur le marché car ces produits ne font pas, en règle général et en attendant leur prise en charge complète par le dispositif biocide, l'objet d'une autorisation de leur mise sur le marché. C'est justement l'objectif du dispositif mis en place par la directive 98/8/CE du 26 février 1998 : corriger cette situation et limiter la mise sur le marché aux produits biocides dont l'efficacité et les risques ont été évalués.
C'est dans ce contexte que le gouvernement prévoit, dans le cadre du projet de loi sur l'eau actuellement en discussion au Sénat, de rendre obligatoire une déclaration auprès du ministère des produits biocides actuellement présents sur le marché, avant le 31 décembre 2007. Cette déclaration donnera lieu à l'octroi d'un numéro, qui pourra servir à identifier l'ensemble de ces produits, et à faciliter le travail des services de contrôle, précise le communiqué du ministère.
C.SEGHIER
*Annexe III : la liste des substances actives existantes ayant été identifiées mais pour lesquelles aucune notification n'a été acceptée ni aucun État membre n'a manifesté d'intérêt. Ces dernières ne sont donc pas inscrites à l'annexe I de la directive et seront considérées, à dater de l'entrée en vigueur, comme n'ayant pas été mises sur le marché avant le 14 mai 2000. Leur commercialisation et leur utilisation devra donc cesser à partir du 1er septembre 2006
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1910.php4
Je n'ai pas dit qu'il fallait leur faire confiance ou attendre une réponse objective (d'ailleurs ils ont été objectif : ils ne savent pas), je n'ai surtout pas dit que ce devrait être la seule source d'info (toutes infos quelqu'elles soient doit être recoupées), j'ai juste dit que c'était une excellente source d'information si l'on veut savoir ce qu'il en est concernant la legislation des phytosanitaires !!!
Ils regroupent les industriels du secteur. Parmi eux il y en a probablement certains qui vendent aussi des produits plus 'écolo' (c'est à la mode) dont la fameuse poudre (homologuée) d'ortie qui permet de faire du purin. Certains distribue des petits folders avec des astuces de jardinage etc. (ex le coup de la bière pour les limaces) associé à une pub stratégique écolo sur leur autre produits. Il est parfaitement normal que ces derniers puissent obtenir une réponse concernant leur droit et devoir d'information et autres que ce soit sur les produits 'technologique' ou leur produit plus traditionnels. Par ailleurs l'IUPP n'a jamais vraiment caché qu'il essaye de prouver que ces pesticides 'naturels' à base de plantes ne sont pas efficaces ou sont dangereux.
Comme je te l'ai dit, ils font partis de toutes les instances décisionnelles (en tant qu'expert) concernant les pesticides, c'est même souvent eux qui élaborent en tout ou en partie les textes soumis au gouvernement (même s'ils sont présentés par des organismes officiels). Etant, par exemple, les premiers concernés par l'application des nouvelles directives européennes. Ils connaissent souvent ces directives bien mieux que ceux qui sont chargés de les traduire en droit français. Ces derniers sont d'ailleurs bien content de faire appel à eux pour les y aider !
Les lobbys sont une source d'information très pertinente et souvent précieuse.
Tu reproches au journaliste de ne pas avoir contacter les ministères. Mais je rappelle que c'était 'au début de l'été'. la plupart des ministères ne sont pas très actifs à cette période
Bref si tu n'es pas d'accord avec ça ce n'est pas bien grave dans le débat qui nous occupe
Raffa, soyons logique, il s'agit d'un problème d'interprétation d'une loi !
Pourquoi aller demander son avis à un organisme chargé de défendre le lobby des fabricants de pesticides quand on attend une réponse destinée à favoriser le développemnt de produits qui vont à l'encontre de leur action ? Toute personne qui fabrique son purin d'ortie est un acheteur potentiel en moins de leurs engrais ! Tu ne veux tout de même pas t'attendre à une réponse objective de leur part
. J'avoue que j'ai du mal à suivre ton raisonnement.
Je maintiens tout de même que l'iupp aurait du être une excellente source d'info.
Notre activité est ainsi principalement axée sur quatre missions prioritaires : le suivi et l’évolution de la réglementation :
évolution des procédures d’homologation, révision des autorisations de commercialisation des substances anciennes ; [...] l’UIPP est chargée de représenter et d’accompagner ses adhérents dans les domaines suivants: les activités s’étendant à tout le cycle des produits phytosanitaires, depuis leur création jusqu’à leur élimination (réglementaire, prescription, distribution, utilisation et suivi), ainsi que leur devenir dans les denrées et l’environnement ; • les décisions techniques et politiques ; • la communication de manière proactive et continue avec les ministères concernés (Industrie, Agriculture, Écologie et Santé) et les relais d’opinion (médias, associations et ONG, politiques…) ;
Ce qui n'est pas clair c'est le texte cité qui précise que l'UIPP, je cite 'chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché' et c'est faux ! tout simplement
Demander à l'UIPP (organisme corporatiste de défense des industriels du pesticide) si un journaliste a le droit de communiquer la recette du purin d'ortie me semble incongru. Cet organisme n'a aucune autorité dans ce domaine.
Demander un avis à l'administration de tutelle (Ministère de l'agriculture), ou à la la DGCCRF qui sera chargée du contôle me semble être la seule façon d'avoir une décision pouvant faire autorité.
EN l'occurence c'est bien parcequ'ils avaient un rôle à jouer dans l'homologation des produits phytopharmaceutiques qu'ils ont été contacté. ET ce n'est pas pour défendre le purin mais pour savoir s'ils en savaient plus sur cette question. (ils devraient probablement être les mieux informés puisque leurs membres font parties de la plupart des instances décisionnelles concernant les pesticides ! Par ailleurs je suis sû qu'il ne se serait pas privé pour dire 'c'est interdit'.
J'aurais aussi contcater l'iupp et l'AFSSA si j'avais voulu en savoir plus. Je ne vois pas ce qu'il y a de pas clair.
allez ! messieurs les législateurs : on prépare les serviettes pour éponger vos mouillures !... ;-)) et qu'ça saute !!! enfin, façon de parler !...
Je sais , je sais, l'effet sera nul , mais bon.
En pratique, il est désormais interdit de conseiller ou d'expliquer la fabrication de préparations 'maison' à base de plantes, que ce soit à la télé, à la radio, dans des livres ou lors de formation (voir l'histoire de ce professeur saisi récemment par la répression des fraudes). Cela touche bien évidemment le purin d'ortie, mais aussi pourquoi pas, les pièges à bière pour les limaces, l'utilisation d'eau de mer, etc...'
Et vous savez quoi, il ne m'a rien dit, faut dire qu'il n'a pas spécialement envie d'empoisonner ses 4 enfants, ni que les autres empoisonnent les leurs alors que doit on en déduire?????
Mais quant à moi ce qui me tracasse vraiment c'est le droit que l'on a ou pas d'en faire la promotion via des cours, des formations, des émissions etc. Car si le partriculier a le doit (ce qui reste à nous expliquer) d'utiliser les produits maisons encore faut-il qu'il ai accès à ces informations !
Je n'y connais rien et c'est à vérifier, mais, je viens d'aller faire un tour sur le site Legifrance et cette loi et ce décret me semblent s'appliquer uniquement aux agriculteurs et acteurs du secteur primaire et non aux citoyens qui font leur jardin. J'ai peur qu'il y ai un abus d'interprétation car il est vrai que les personnes morales (coopérative, exploitation agricole ou forestière) ne sont pas précisées dans cet article.
Les articles précédents et suivants concernent uniquement les exploitations forestières et agricole à but lucratif. Remis dans ce contexte, il peut semble tout à fait logique de vouloir controler et réglementer ce qui est épandu sur les champs exploités pour l'alimentation notemment.
Je cite, à titre d'exemple quelques lignes plus bas:
'Promouvoir des pratiques respectueuses de l'environnement
(...)Les entreprises agricoles bénéficient d'un crédit d'impôt au titre de chacune des années comprises entre 2005 et 2007 au cours desquelles au moins 40 % de leurs recettes proviennent d'activités mentionnées à l'article 63 qui ont fait l'objet d'une certification en agriculture biologique (...), concernant le mode de production biologique de produits agricoles et sa présentation sur les produits agricoles et les denrées alimentaires.'
Il s'agit bien des 'entreprises agricoles' qui sont concernées et non de mon petit jardin.
S'il sagissait d'interdire l'utilisation au niveau familial de tambouilles maisons pour le jardin, ce ne serai sans doute pas dans cette section là que la loi serait promulguée.
A vérifier et confirmer bien sûr, le fait que l'article 70 à la base de cette discution ne s'applique bel et bien qu'aux exploitations agricoles (et assimilées) à but lucratif.
Et dans ce cas, ça ne fait que déplacer le problème et le loobing industriel reste bien présent puisque la bouillie bordelaise est efficace... mais est-elle homologuée?
En diffusant notamment l'info auprès des graphistes (voir le texte ci-dessous). Parce que j'ai téléphoné chez É. Petiot et si j'ai bien compris, il lui a été pris des documents dont il a besoin pour la poursuite de son activité.
Si, effectivement, on saisit des documents indiquant comment confectionner des produits non homologués, c'est qu'on a eu des consignes pour ce faire. S'il ne s'agissait que de saisir les produits incriminés, il ne serait pas procédé à des saisies de documentation. D'ailleurs, il serait intéressant de savoir qui a réellement motivé l'action. Excès de zèle ? Initiative personnelle ? En période pré-électorale ? On peut tout imaginer, mais ce qui me semble très étonnant, c'est que cette info n'a pas déjà été reprise très largement dans les circuits médiatiques professionnels et traditionnels (en tout cas, pas à ma connaissance).
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Appel à contribs : Ateliers Purins d’orties virtuels
Toujours en quête de mercatique virtuelle et de réclame bon marché, Création numérique/Pixel et Picture & Co vous offrent la recette du… purin d’ortie virtuel !
Via Google, ou tout moteur repérant des images, ou Flickr ou tout site similaire, partez en quête de feuilles d’orties libres de droits. S’il s’agit d’un paquet de feuilles d’orties comme ceux du site pharmanature.fr, détourez l’emballage, jouez sur la transparence, et extraire sous tout logiciel de retouche d’image à votre choix. Glissez-déposez vos trouvailles dans l’interface et créez un nouveau fichier (généralement Fichier>Nouveau). Glissez-déposez les autres images dans le nouveau fichier en les surperposant, utilisez la transparence et les modes de fusion, puis, avec l’outil de rotation, mélanger énergiquement par incréments d’environ 30°. Appliquez divers effets afin de favoriserla macération. Créez ensuite un récipient virtuel rempli d’eau virtuelle pour y déposer ce mélange virtuel, enregistrez en tant que nouveau filtre. Désormais, il vous suffira d’appliquer ce filtre à toute image ou paysage champêtre pour éliminer automatiquement le mildiou et les lichens et autres champignons parasites de votre scène Vue d’Esprit, Terragen, Bryce, Bionatics, OnyxTree, &c. (en cas de scène rupestre, le filtre agit profondément aussi sur les mousses et dans les interstices des pierres). Faites part sur la Toile du résultat obtenu.
Attendez ensuite la visite des services de la Répression des fraudes et de la Protection des végétaux qui viendront saisir votre matériel en vertu du décret d’application de la loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006. Vous venez en effet de l’enfreindre en vous faisant le propagandiste de produits naturels virtuels non homologués par l’État.
En fait, c’est une nouvelle machination étatique, jacobine, et antilibérale pour faire baisser l’utilisation des désherbants et autres engrais industriels. Les deux chambres et le gouvernement nous refont le coup de Parmentier et des gardes suisses popularisant la patata (qui a fait tant patata et patati que tout le monde s’y est mis). Pour inciter à traiter naturellement les sols, ils ont interdit toute publicité en faveur de produits naturels non homologués. Éric Petiot (petiot-eric.com), co-auteur de Purin d’orties et compagnie, s’est vu ainsi saisir des documents imprimés et numériques à son domicile. Voir aussi, sur le sujet, Cawa (admi.net/cawa), univers-nature.com, et d’autres sites… Vous aussi, créez en ligne votre atelier de création de purins d’orties virtuelles. Nous lançons un appel d’offres pour dégager la meilleure méthode et venir en aide à l’auteur de l’original sur papier…
copier-coller cette adresse dans votre lecteur vidéo
http://viptf1.yacast.net/tf1jt/jt20d15092006.asf
faites glisser le curseur vers 30 minutes 20 secondes
Ceux qui font leur purin d'ortie au fond du jardin pourront toujours le faire et donner la recette au voisin. Par contre on aura pas le droit de l'enseigner ....
non, mais qu'est ce que c'est que ça? renverser des déchets aussi toxiques dans son jardin! si ça se trouve c'est même radioactif! c'est pas toi qui affrete des bateaux? lol
Le lendemain, je reprends ma brouette pour aller la porter aux déchets toxiques (comme il se doit) mais oh! la roue de la brouette se prend dans une racine et voilà tout le contenu par terre, dans mon jardin!!!
Zut! 2 ans de prison!
de mon point de vue, le point positif, c'est que maintenant, tout le monde connait le purin d'ortie
les gens un peu curieux iront se renseigner sur le net s'il n'existe pas d'autres décoctions du meme genre, et nous serons un peu plus nombreux a utiliser des produits naturels
alors, continuez de precher le naturel autour de vous!
si cela peut vous aider, en Belgique une telle réglementation n'existe pas encore. Pourquoi ne pas passer par un hébergeur belge par ex.
D'autre part, je trouve qu'ils ont une chouette idée en imposant une autorisation...imaginez que toutes les personnes commencent à en demander une pour chaque produit utilisé , même le vinaigre pour la salade, comme vous le dites....les PTT et les fonctionnaires concernés ont un bel avenir devant eux ! ce serait chouette de savoir dans quelle mesure ils peuvent refuser et quelles sont les démarches pour faire les demandes....
Moi je dis çà....
Répondre à l'absurde par l'absurde quand c'est possible ce n'est parfois pas mal.
bonjour,
Il semblerait que le gouvernenement ai changé d'avis !!
J'ai mis le lien sur mon blog, tu peux bien sur le récuperer pour une mise à jour,malheureusement je ne me souviens plus où j'ai eut l'infos d'origine !!
Super ton blog,
le meilleur pour moi...
Raksha
ce matin 2 novembre 2006 , une emission sur France Inter à 09h30 - 'Va t on sauver le purin d'ortie?' édifiant........de mauvaise foi!!
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/
bonne écoute
Bonjour,
Je suis sidéré .... pas de mots .... j'en ai plein le dos de cette société, de ce monde basé sur juste une chose .... faire du profit. L'environnement est saccagé, meurtri par des gens irrespectueux, par des incapables ..... incapables d'avoir une once d'intelligence, le seule chose qui fait fantasmer ces imbéciles c'est l'argent. Voilà où on en arrive .... alors quoi doit on dire merci à nos dirigeants, merci aux grosses multinationnales verreuses, merci de nous interdire le naturel, merci de nous faire bouffer des OGM's ..... non plutot crever oui que de se courber devant de telles personnes !
J'ai honte d'être classé dans la rubrique être humain qd je vois certains de mes 'congénéres' agir de cette façon.
Il faut lutter contre tout ça.
On ne parle pas d'engrais du tout dans toute cette affaire. Certains des phytostimulants sont aussi des engrais mais ce n'est pas que ça.
Par contre si un désherbant EST un produit phytopharmaceutique (cf petit d)
Et nous sommes nombreux, en son temps, à avoir épluché ce texte
Pour info apres lecture du decret d’application responsable, sont non concernées par ce decret toutes les preparations contenant uniquement des elements nutritifs…. Et donc les engrais bio…
Cf copier coller du passage du decret ci-dessous
Bien cordialement,
Section 1
« Dispositions générales
« Art. L. 253-1. - I. - Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre.
« L'utilisation des produits mentionnés au premier alinéa dans des conditions autres que celles prévues dans la décision d'autorisation est interdite.
« II. - Au sens du présent chapitre, on entend par :
« 1° Produits phytopharmaceutiques : les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :
« a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;
« b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;
« c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;
« d) Détruire les végétaux indésirables ;
« e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;
« 2° Mise sur le marché : toute remise à titre onéreux ou gratuit autre qu'une remise pour stockage et expédition consécutive en dehors du territoire de la Communauté européenne. L'importation d'un produit phytopharmaceutique constitue une mise sur le marché.
c'est embetant tout ça...mais heureusement que c'est interdit, sinon les grosses marques nous vendraient des trucs toxiques sous prétexte que c'est naturel !
mais interdire tous les produits toxiques aux particuliers et dans les jardins publiques serrait plus intelligent qu'interdire le purin d'ortie
En relisant ton blog (comme chaque jour ;-)), je me suis souvenu qu'il existait une émission qui synthétisait bien toute l'affaire. Raffa, si tu veux, tu pourrais mettre ce lien avec tes autres sources bibliographiques. D'ailleurs, ce site diffuse toutes les émissions de France culture consacrées à l'environnement "terre à terre". Bises à ++
http://terreaterre.ww7.be/l-ortie.h...
J'emmerde tout ces cons qui n'on que le mots "interdire" a la bouche,
mangez bougez voila qu'on nous dit ce qu'on doit faire et pas faire....et pas faire
je les emmerde et je continue de faire mes propre purins j'utilise même mon popre sang !!!! 300ml par mois !!!
fuck Monsanto et ses amis