Pétition pour le droit à communiquer et développer des methodes naturelles de protection des cultures
Par Raffa le 14/09/2006, 00:00 - Au jardin - Lien permanent
Suite de mon article Eau bouillante, vinaigre et purins interdits au jardin !? --> Cela avance "tout petit doucement" (comme on dit chez moi).
Le 12/09, France Nature Environnement demande à l’Etat de remplir sa mission de défense de l’intérêt général et saisit le Ministre de l’Agriculture et le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie pour demander dans quelles conditions leurs services ont engagé l'opération envers Eric Petiot (formateur sur le traitement biologique des plantes), et quelles mesures ils comptent prendre pour que la promotion et l’enseignement des traitements phytosanitaires naturels soient encouragés. (Source : Communiqué de Presse de FNE)
Hier, Cyberacteurs, le MDRGF, la FNAB et Nature et progrès ont lancé une pétition sous forme de lettre à adresser au Premier Ministre, au Ministre de l'agriculture, aux députés et sénateurs dont voici le contenu.
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l'Agriculture,
C'est avec consternation que j'apprends que dans le cadre de la Loi
d'Orientation Agricole (LOA) n° 2006-11, du 5 janvier 2006, il serait désormais
puni par la loi de recommander des solutions de lutte naturelle pour les
cultures, à partir du moment où ces moyens de lutte n'auraient pas
d'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)!
En effet, les Art. L. 253-1. - I. et Art. L. 253-7.de la LOA, instituent
l'interdiction de « toute publicité commerciale et toute recommandation » pour
les produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives
destinées au traitement des végétaux, dès lors que ces produits ne bénéficient
pas d'une AMM ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation. Sans
AMM, pas d'utilisation et pas de recommandation pour le purin d'ortie, et
autres purin de prêle ou eau savonneuse !
Ces dispositions de la LOA ont des effets pervers, puisque d'après ce texte les
nombreux jardiniers, agriculteurs, distributeurs, formateurs qui font la
promotion de procédés naturels, utilisés pour limiter naturellement insectes,
herbes, ou qui en donnent la recette, sont désormais, officiellement, dans
l'illégalité! Cette loi injuste aboutit à une situation totalement ubuesque
puisque toute personne recommandant des produits naturels utilisés au jardin et
en agriculture depuis des décennies pourrait se voir inquiétée par les
autorités alors que l'on continue à distribuer des pesticides de synthèse
homologués, certes, mais aux propriétés possiblement cancérigènes,
neurotoxiques, reprotoxiques, perturbatrices des hormones... en toute légalité,
et dont l'UIPP fait la publicité !
Première conséquence. Le 31 août 2006, un paysagiste élagueur a reçu la visite
de 2 inspecteurs, un de la Direction Nationale des Enquêtes de Concurrence, de
Consommation et de Répression des Fraudes (DNECCRF), et un autre du Service
Régional de la Protection des Végétaux (SRPV).
Ainsi, Monsieur le Premier Ministre, Monsieurle Ministre de l'Agriculture, je
réclame votre attention particulière sur ce dossier et vous incite à prendre
des mesures pour ne pas entraver la libre recommandation de produits
phytosanitaires traditionnels et rendre moins difficile et compliquée
l'homologation de produits naturels qui sont autant d'alternatives aux
pesticides de synthèse dangereux et polluants qui polluent 96% des rivières
françaises (source IFEN, 2006).
Nous attirons votre attention sur le fait que pour les produits naturels
traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, il ne peut être question
d'homologation, fut-elle simplifiée, ou de restriction de recommandation, car
il s'agit là de produits évidemment non commercialisables. Ces produits doivent
pouvoir bénéficier d'une libre transmission non marchande, dans la mesure,
évidement, où ils sont employés traditionnellement et font la preuve de leur
innocuité.
De plus, nous vous rappelons que ces préparations naturelles traditionnelles
sont à la base des agricultures bio et biodynamique, officiellement reconnues
par la réglementation européenne et que ces nouvelles dispositions
risquent d'entraver gravement leur développement et la transmission des
savoirs.
Pour les préparations commerciales phytosanitaires d'origines naturelles, nous
souhaiterions que soit mis en place des itinéraires d'homologation adaptés et
simplifiés, dans l'intérêt de notre environnement et de notre santé. Nous vous
demandons également de mettre en place des aides financières de l'état afin
d'aider les petites entreprises souhaitant homologuer des solutions de lutte
naturelles à pouvoir supporter les coûts prohibitifs de l'homologation de ces
produits destinés à de petites niches commerciales.
De plus nous vous demandons de prendre les dispositions nécessaires pour que
l'article. L. 253-7.de la LOA soit rédigé de manière à répondre à ces
impératifs.
Dans l'attente de vous lire sur ce sujet, je vous prie d'agréer, Monsieur le
Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l'Agriculture, l'expression de mes
sentiments respectueux et dévoués.
Cette lettre peut être envoyé simplement via le formulaire de Cyberacteurs.
On attend toujours que les médias s'en mèlent
.
Bon ils s'en sont mélés
La radio, la télé et les journaux OUF !! Le
gouvernement se veut rassurant pour les particuliers (mais
nous n'avons toujours pas le droit de donner notre purin à notre voisin).
Et il n'en demeure pas moins que les produits naturels de lutte au jardin sont
toujours assimilés à des produits phytopharmaceutiques de synthèse et doivent
suivre les mêmes coûteuses prodécures (inaccessibles aux petites structures)
avant d'être mis sur le marché (vente ou don). Par ailleurs, aucun statut n'est
donné aux phytostimulants naturels qui sont considérés comme des produits
phytopharmaceutiques.- septembre octobre 2006 - de nombreux députés, contactés par tous les particuliers qui se sont sentis concernés, demande au ministre quelles mesures il entend prendre pour éviter les dérives d’une interprétation non conforme à l’esprit du texte.
- 21/10/2006 - Le Figaro - Plantes, chassez le 100% naturel.
- 21/10/2006 - Petit retour sur le purin d'ortie et élargissement sur le fonctionnement législatif - Eco-Echos
- 02/10/2006 -
Les plantes et la loi, polémique autour du purin d'ortie - Cabinet
juridique Hameau-Guerard associés.
Ce communiqué de presse [du ministère] ne remédie qu’artificiellement à la situation, car il est contraire aux dispositions du Code Rural qui ne visent pas uniquement la mise sur le marché, mais également l’utilisation, la détention et la recommandation de ces produits résultant de recettes naturelles et ne bénéficiant pas d’une autorisation de mise sur le marché. Dès lors, en cas de poursuites judiciaires contre un particulier utilisateur de tels produits, quelle serait la valeur de ce communiqué de presse face à une interdiction législative, car rappelons-le, « nul n’est censé ignorer la loi ». En effet, depuis quand un communiqué de presse, même émanant d’un Ministère, permet-il d’écarter l’application de la loi ?
- 22/09/2006 - Univers Nature - Le ministère clarifie la situation
- 21/09/2006 - Communiqué de Presse des amis de l'ortie et pétition
- 20/09/2006 - Actus environnement - La loi d'orientation agricole fait couler beaucoup d'entre
- 19/09/2006 - Communiqué de presse du ministère de l'agriculture
- 18/09/2006 - Novethic - Traitements naturels des plantes : promotion interdite !
- 18/09/2006 - Le Monde - Jacques Chirac appelé au secours de l'ortie
- 15/09/2006 - Vidéo : Journal de 20h de TF1 (30 min 20s)
- 15/09/2006 - Libération - Une aberration législative interdit aux agriculteurs de promouvoir les produits naturels. L'engrais de mémé hors la loi
- 15/09/2006 - Libération - «L'objectif est
l'amélioration de la sécurité sanitaire» - Les réponses du ministère de
l'agriculture aux questions posées par «Libération»
- 14/09/2006 - Le Monde - Traiter ses plantes de façon naturelle
- Pour les actus avant le 14 voir mon article précédent.
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Commentaires
Il faut croire que les Ecolos sont réactifs... et organisés
Combien de fois avez vous reçu l'info sur cette Loi d'Orientation Agricole dans votre boîte mail ? 10 - 20- 50 ? ? ?
Allez signons les pétitions
si j'ai une ou plusieurs réponses, je tiendrai bine évidement au courant.
Merci d'avoir relayé cette information
Côté bouquins, presque tous les bouquins jardin des Editions 'Terre Vivante' donnent aussi des recettes à foison .
Caroline Cartier a fait fort et inattendu ce matin en diffusant clairement la recette du purin d'ortie à une heure de grande écoute ! On doit d'ailleurs pouvoir l'écouter sur le site de France Inter dans les archives. Un grand moment quand il a été dit que des produits pouvant empoisonner toute une famille avait le droit de vente sur les rayons de supermarchés...
Pour la pétition, c'est parti !
Pétition signée et diffusée
Encore merci pour toutes ces infos et toutes ces recettes 'illégales', je compte encore en user et en abuser !
C'est fait !
J'en profite pour te remercier Raffa, ton blog est une vraie mine d'or
Merci pour tout ce que tu fais....
Continues on est avec toi....
Bise
ET ENFIN LES MEDIAS S'EN MELENT
http://www.liberation.fr/actualite/terre/204587.FR.php?rss=true
'
Bonjour,
J'ai transmis votre requête au groupe socialiste du Sénat afin qu'il puisse
l'examiner.
Cordialement,
Claude Saunier
'
M. Robert Lecou (UMP) attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'application des articles L. 253-1 et L. 253-7 du code rural. Ces articles, modifiés par l'article 70 de la loi d'orientation agricole, disposent que « sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché [...] Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l'article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations ». Cela pose un problème particulier pour tous les produits naturels tels que le purin d'orties ou le compost organique, que chacun peut faire chez lui et dont on recommande l'utilisation dans le cadre du tri sélectif des ordures ménagères. De tels produits naturels,a priori pas suspects, sont en effet, selon l'article L. 253-1, définis comme des produits phytopharmaceutiques car ce sont des « préparations contenant une ou plusieurs substances actives » ayant une action sur les plantes. Il y a donc lieu, au moment où se répand l'agriculture biologique, de clarifier le statut de ces produits et d'éclairer leurs utilisateurs, d'autant qu'il semble que les services de l'État aient engagé des actions vis-à-vis de personnes prônant leur usage. Il lui demande sa position sur cette question, ainsi que les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour que l'on puisse continuer à diffuser publiquement des informations sur ces produits et méthodes « naturelles » essentiellement destinés au jardinage et ne présentant aucun danger pour la santé humaine ou animale.
Les mêmes nous reprochent de trop parler d'arrosage. Là, ils se trompent carrément, car nous militons depuis plus de quinze ans contre l'arrosage des pelouses et pour une gestion précautionneuse de l'eau, grâce au paillis, au compostage, et nous avons même recommandé d'utiliser chaque fois que c'est possible les anciennes fosses toutes eaux pour stocker l'eau de pluie.
Mais nous militons tout autant contre les arrêtés préfectoraux et municipaux stupides qui interdisent aux particuliers l'arrosage de leur jardin potager. Qu'ils s'occupent du maïs irrigué !
Mais, là, on apprend que l'on cherche encore des poux dans la tête de l'association Kokopelli et de ceux qui prônent des traitements doux et donnent les recettes pour traiter son jardin de façon naturelle. Non seulement cette association devrait être subventionnée par l'Etat pour son action de conservation du patrimoine grainier, mais elle devrait être encouragée pour son action contre la faim dans le monde. Et voilà que les services de l'Etat lui cherchent des noises, à elle et à ses adhérents, en vue de faire interdire la promotion du désherbage à l'eau chaude ! Il y en a qui ne l'ont pas inventée, c'est sûr.
Kokopelli
copier-coller cette adresse dans votre lecteur vidéo
http://viptf1.yacast.net/tf1jt/jt20d15092006.asf
faites glisser le curseur vers 30 minutes 20 secondes
Dire que cela ne concerne pas les particuliers qui font du purin d'ortie dans le jardin , ca ne règle rien au problème soulevé dans cet article de loi. Il enferme une question pour faire croire qu'elle est résolue. Le problèmes n'est pas que pour les particuliers.
Si l'interdiction d'utilisation persiste pour les agriculteurs biologiques c'est un problème.
Bon, TF1 en a parlé, c'est deja bien, mais evidemment ils n'ont pas cité 'l'affaire petiot'.
J'ai pensé à toi ce matin, car en écoutant France Info ce matin, il parlait de cet article de loi.
Mais je n'ai pas très bien compris la partie où la journaliste disait que c'était interdit de vendre de telles infos, mais pas de les comminuquer à titre gratuit.
Il faudra que j'aille sur leur site pour ré écouter la chronique, si c'est possible.
bonsoir Raffa, je te conseille d'écouter la rediffusion de cette émission, on y entends un attaché du ministère de l'agriculture répondre aux questions du journaliste de l'émission sur la loi sur les extraits fermentés, tu entendras comme moi, que la loi est en direction de la commercialisation du purin et non pas de sa fabrication ni de son usage à titre privé, qu'il n'est pas interdit d'en donner la recette, qu'on peut écrire des livres et des articles sur les extraits fermentés, donc rien n'interdit le purin d'ortie TANT QUE CE N'EST PAS EN VUE DE SA COMMERCIALISATION. Le texte de loi est d'ailleurs très clair là dessus, de plus un agriculteur en bio peut fabirquer et utiliser son purin de plante sans problèmle.
Mais il est interdit par la loi d'en fabriquer pour le vendre, d'en acheter pour l'utiliser s'il n'est pas homologué, de faire de la pub pour une marque de purin en vente sans homologation, de distribuer des échantillons de produits non homologué etc.
L'histoire de Petiot c'est qu'il distribue son savoir dans le cadre de stage payant, le problème de l'éditeur de purin d'ortie c'est que le livre comporte des pages qui présentent des revendeurs de purin (le reste de l'ouvrage n'est pas en cause) il faut faire la part des choses.
Ecoute bien l'émission on y parle des problèmes de l'homologation des extraits fermentés.
Affaire à suivre Musette
La loi est tellement claire que personne n'en saisit sa vrai portée
Mais l'histoire de Petiot n'est tjs pas éclaircie. Que ses formations soient payantes ou pas, on doit pouvoir informer sur ces recettes. Les agriculteurs biologiques suivent ce type de formation. Petiot n'aurait jamais du être inquiété et tant que cette histoire n'est pas résolue il convient de rester attentif.
Si c'est de l'excès de zèle de la part des services publiques et bien qu'ils fassent publiquement leur mea culpa.
si le président s'en mèle (s'emmèle?) , alors...
http://www.liberation.fr/actualite/terre/204673.FR.php
sinon, je ne sais pas si c'est la même info que celle donnée plus haut ? :
http://www.liberation.fr/actualite/terre/204673.FR.php
oups, mauvaise manip' :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-814067,0.html
encore moi ... finalement, on aura jamais autant parlé de purin : dans les dernières 30 sec de la revue de presse de télématin (par contre il faut être abonné au parisien en ligne pour pouvoir lire l'article...)
http://revuedepresse.france2.fr/
une question svp
parmi ceux qui ont signé la pétition et écrit aux ministes et députés, combien d'entre vous ont obtenu une réponse ?
Je pose cette question car je n'ai encore eu ausune réponse alors que j'ai du écrire à 2 ministres (1er et agriculture) ainsi qu'à 6 ou 8 députés, (ous ceux de mon département).
Sans réponse de leur part sous 1 semaine, je pense renvoyer les mêmes courriers aux mêmes personnes mais par la poste et en AR
J'aiemrai pour ce faire connaître ceux qui ont pris la peine de répondre car j'envisage de rajouter un laïus et mentionner ceux qui prennent la peine de répondre à leurs électeurs
Bonne, journée à tous
@ Marie : Le jardin bio. Auteur : Michel Caron. Editions Ouest France (12 €)
C'est un bouquin très bien fait, clair, abondamment illustré et qui me paraît très complet. La table des matières est clairement organisée et permet de trouver rapidement ce qu'on cherche. Peut-être moins connu que les autres, mais vraiment bien.
On en a parlé au JT de 13h00 aujourd'hui (20.09.06). Ils ont souligné le caractère 'légèrement débile' de la loi, dans la mesure où le producteur filmé n'a plus le droit de produire de purin d'ortie, pour cause de risques d'éventuelle toxicité pour les plantes, mais peut continuer à produire de la soupe d'orties, pour la consommation humaine...
P.S. désolé pour le petit retard, mais, oui, tu peux utiliser la photo sur mon, blog, bien évidemment.
Bises.
thomas
N'hésitez pas à envoyer le courier par le biai des cyberacteurs j'ai reçu une réponse de la part du sénateur de la marne que j'ai recopié sur mon blog. (mais une seule réponse pour 6 adresses mail arrosées) Je pense qu'il vaut mieux viser 'local' nos élus se sentent d'avantage concerné par les problèmes de leurs potentiels électeurs directs.
Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes
Ministère de l'Agriculture et de la Pêche
La Loi d'orientation agricole (art 70) sépare l'évaluation des risques liés aux intrants pour le végétal, qu'elle confie désormais à l'AFSSA (1), de la décision d'autorisation de mise sur le marché (AMM) de ces intrants, que conserve le ministre chargé de l'agriculture.
L'article 70 prévoit notamment que, s'agissant des produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives destinées au traitement des plantes, « toute publicité commerciale et toute recommandation (…) ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché ».
La mise sur le marché suppose une transaction (onéreuse ou gratuite) entre deux parties. Les préparations effectuées par un particulier pour une utilisation personnelle, telles que le purin d'ortie, ne rentrent donc pas dans le cadre d'une mise sur le marché. En conséquence, la promotion auprès des particuliers de procédés naturels ou le fait de donner la recette de telles préparations ne sont pas interdites. Les produits naturels traditionnels, élaborés à la ferme ou au jardin, peuvent donc continuer à l'être sans obligation d'autorisation préalable.
En revanche, les agriculteurs et les jardiniers ne sont pas autorisés à commercialiser, ou à distribuer même gratuitement ces produits, car dans ce cas une autorisation préalable est requise, à l'instar de ce qui existe en matière d'évaluation des médicaments vétérinaires ou humains. Cette procédure garantit que les produits phytopharmaceutiques mis sur le marché sont sans danger pour l'utilisateur, le consommateur et l'environnement, et efficaces dans la lutte contre les maladies contagieuses des plantes. Certains produits naturels (ciguë, belladone, nicotine…) sont en effet dangereux pour l'utilisateur et/ou le consommateur.
Le Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie et le Ministère de l'agriculture et de la pêche sont conscients de la nécessité de trouver des solutions permettant d'homologuer les produits traditionnels de protection des plantes. Ils ont initié il y a environ 18 mois en liaison avec la Commission européenne un groupe de travail au niveau communautaire pour traiter cette question.
S'agissant de l'inspection chez un paysagiste élagueur dans le département de l'Ain, cette procédure rentre dans le cadre des missions habituelles menées par les Services régionaux de la protection des végétaux et des Directions régionales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. L'inspection visait à déterminer la nature exacte des activités de l'entrepreneur.
Seule la question de départ est de moi
- je n'ai pas le droit de donner mon purin à mon voisin
- donner des cours ou autre sur le sujet semble interdit, du moins le fait de mentionné que telle préparation à des propriétés insectives ou fongicides ou autre. Or les agriculteur qui veulent se reconvertir au bio doivent bien être formé !!!
Je viens de recevoir une deuxième réponse, d'un député cette fois. Je remets ici l'extrait 'intéressant' (le gras est de moi):
'Le Parti socialiste demande au gouvernement de revoir le décret d'application incriminé pour bien distinguer les produits phytopharmaceutiques industriels, des techniques naturelles de lutte contre les insectes, les champignons et les herbes folles pour préserver leur utilisation et leur libre enseignement.'
Et pour ce qui est des cours, il ne faut pas faire de publicité pour, donc nommer des produits non homologués. Donc transmettre des recettes ne devrait pas faire l'objet de poursuites.
Sauf que ces précisions manquent de précision : c'est ok pour le cas des particuliers. Mais dans le cas de professionnel à professionnel, on dirait que c'est encore imprécis. Un professionnel peut-il être à l'origine d'un stage où il présente de telles recettes à d'autres professionnels ?
Et du coup, je comprends pourquoi, pour l'inspection qu'a subi Eric Petiot, il ne se mouille pas trop pour faire état des suites possibles.
Et pour ce qui est des cours, il ne faut pas faire de publicité pour, donc nommer des produits non homologués. Donc transmettre des recettes ne devrait pas faire l'objet de poursuites.
Sauf que ces précisions manquent de précision : c'est ok pour le cas des particuliers. Mais dans le cas de professionnel à professionnel, on dirait que c'est encore imprécis. Un professionnel peut-il être à l'origine d'un stage où il présente de telles recettes à d'autres professionnels ?
Et du coup, je comprends pourquoi, pour l'inspection qu'a subi Eric Petiot, il ne se mouille pas trop pour faire état des suites possibles.
J'ai fait un doublon
désolé ...
Alors, j'arrive un peu après la bataille mais quelqu'un demandait 'avez vous eu des réponses' moi j'avais envoyé la pétition à tous les députés du nord (59) vu que c'est mon département
jusqu'à présent j'ai eu deux réponses de deux députés UMPs très différentes l'une de l'autre
la première de deux pages d'un député qui m'expliquait dans un paragraphe qu'il 'serait interdit de faire de la promotion' et dans le paragraphe suivant 'qu'on aurait le droit d'en parler entre particuliers' je suppose qu'il voulait dire que la pub pour un produit non, l'info oui, cela dit ça m'a posé le même problème qu'à Raffa: qui des cours, on ne va sans doute pas rendre gratuite toutes les formations pour agriculteur bio!
et donc ce monsieur terminait avec une mauvaise foi assez sans nom en me prenant pour une imbécile et en m'expliquant gentiment qu'il ne fallait pas que je confonde 'naturel' avec 'inoffensif' étaitn donné que la belladone est un produit naturel
la deuxième réponses était très courte et m'indiquait que ce député était sensible à mon inquiétude et avait déposé une question au ministre de l'agriculteur sur ce sujet qui allait bientôt sortir au journal officiel
je vous raconte tout ça de mémoire n'ayant pas les papiers sous le nez, mais je me suis dit que ça pouvait être utile de répercuter l'info
bonne journée à tous
Merci pour cette action, j'espère que celle-ci portera ses fruits car nous atteignons là des sommets dans la bétise humaine ! La pétition est envoyée.
bonjour,
voici la réponse que j'ai obtenue (pour l'instant le seule sur une dizaine)
Monsieur,
Vous avez souhaité appeler mon attention sur les conséquences de la loi d’Orientation Agricole du 5 janvier 2006 quant à l’utilisation, par les agriculteurs ou jardiniers, de procédés naturels et traditionnels pour la protection des plantes et des cultures, et je vous en remercie.
Vous craignez notamment que ces produits, tels le purin d’orties, de presles ou l’eau savonneuse, ne soient désormais interdits sur le fondement des articles L. 253-1 et L. 253-7 du code rural – issus de l’article 70 de la loi d’orientation agricole – qui interdisent l’utilisation, la publicité commerciale ou la recommandation de tout produit phytopharmaceutique contenant des substances actives destinées au traitement des plantes, dès lors que ce produit ne bénéficie pas d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).
Je comprends l’inquiétude dont vous me faites part, tant au regard de l’utilisation traditionnelle dont ces solutions naturelles sont l’objet, que du rôle qu’elles peuvent jouer dans la lutte contre les pollutions diffuses et dans celui du développement de l’agriculture biologique. C’est pourquoi je tiens à vous apporter tous les éléments de nature à vous rassurer sur l’application des articles législatifs précités.
Ces dispositions ont récemment été explicitées par le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et par celui de l’Agriculture, dans un communiqué de presse commun du 19 septembre 2006.
Si toute publicité ou recommandation est interdite pour des produits phytosanitaires qui ne bénéficieraient pas d’une AMM, en revanche, la préparation de purin d’orties, d’autres plantes ou eau savonneuse, effectuée par un particulier - y compris par un agriculteur - en vue d’une utilisation à titre personnel, ne rentre pas dans le cadre d’une mise sur le marché. La mise sur le marché suppose en effet une transaction, onéreuse ou gratuite, entre deux parties. En conséquence, la promotion auprès des particuliers de procédés naturels ou le fait de donner la recette de telles préparations ne sont pas interdits. Les produits naturels traditionnels élaborés à la ferme ou au jardin, peuvent donc continuer à l’être sans autorisation préalable.
Les Ministères précisent toutefois que les agriculteurs ou les jardiniers ne sont pas autorisés à commercialiser, ou à distribuer même gratuitement ces produits car dans ce cas une autorisation préalable est requise. Cette procédure, qui existe pour les médicaments vétérinaires ou humains, permet de garantir que l’utilisation des produits en question est sans danger pour l’utilisateur, le consommateur ou l’environnement et qu’elle est efficace dans la lutte contre les maladies contagieuses des plantes. En effet, l’origine naturelle d’un produit ne garantit pas, à elle seule, l’absence de risque pour la santé publique, en témoignent les extraits de belladone ou de ciguë.
Néanmoins, je puis vous assurer que le Gouvernement est conscient de la nécessité de trouver des solutions permettant d’homologuer les produits traditionnels et les préparations naturelles de protection des plantes. A cet effet, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère de l’Agriculture et de la pêche ont initié, il y a 18 mois en liaison avec la Commission européenne, un groupe de travail au niveau communautaire pour traiter cette question.
Tout comme vous l’êtes, le Gouvernement et sa majorité sont attachés à l’amélioration de la protection de notre environnement et, dans cas précis, à celle de la qualité des eaux et des milieux naturels. C’est l’objectif que nous poursuivons à travers le projet de loi sur l’eau que le Parlement devrait prochainement adopter et qui prévoit de nombreuses mesures de lutte contre les pollutions diffuses. C’est ce même objectif que le Gouvernement a réaffirmé dans le Plan Interministériel de réduction des risques liés aux pesticides présenté en juin dernier.
Souhaitant que ces quelques précisions aient pu répondre à votre demande et vous assurant de ma vigilance constante sur ces questions je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
Etienne MOURRUT,
Député Maire.
ouppppppppps...
j'suis désolée que ça prennent autant de place.
Je voulais préciser que c'est le député maire du Grau du Roi (Gard)
COMME LE JARDINIER DE RADIO FRANCE
et PIERRICK LE JARDINIER http://safariaujardin.blog.expedia.fr/
sur un forum où on en discute, un ami me répond:
Petite question de l'avocat du diable : le purin d'orties est un produit naturel. OK. Mais en quoi cela le rend-il moins dangereux qu'un engrais ou désherbant industriel ? Le lisier aussi est naturel, pourtant c'est de la vrai merde pour les nappes phréatiques
Le pétrole aussi est naturel. Ce n'est pas pour ça que je vais en foutre dans mon jardin.
Bref, est-ce qu'il n'est pas normal de faire attention à ce qu'on fout dans le sol, même si celà est 'naturel'.
Ensuite je suis d'accord pour dire que le gouvernement ferait mieux de s'intéresser aux engrais, aux désherbants et à l'irrigation des méga_exploitations_agricoles plutôt que d'emmerder les petits jardiniers du dimanche.
que lui répondrais tu? je ne suis pas une pro comme toi, je me tourne donc vers ton savoir...