Pourquoi manger bio ? Partie 1 : Définition et labels
Par Raffa le 15/06/2007, 00:00 - Alimentation - Lien permanent
J'ai ce dossier en attente depuis qu'il est paru dans Grandir Autrement n°5. Je pense
qu'il
est vraiment à propos donc je vais le publier assez vite en plusieurs
parties. Il sera plus complet que l'article original (pour tout dire c'est
l'inverse, l'article est un résumé du dossier du blog
)
- Pourquoi manger bio ? Partie 1 : Définition et labels (ici-même)
- Pourquoi manger bio ? Partie 2 : De meilleurs produits ?
Première partie : Définir le bio et ses labels
Manger bio, s'habiller bio, se laver bio, nettoyer bio, habiter bio, vivre bio... Brandit comme un étendard par tous ceux qui surfent sur la vague récente de l'écologie, la protection de l'environnement ou l'alter-consommation, le ou la « bio » - devenu élément marketing, mode de consommation et mode de vie - se conjugue à toutes les sauces. A tel point, qu'il ne voudra bientôt plus dire grand chose. Pour beaucoup déjà, écologique, naturel et bio sont synonymes. Or un produit labellisé bio peut ne pas être écologique (des salades bio d'Afrique du Sud surrembalées par exemple). Un produit naturel peut avoir été transformé par l'homme et n'être ni bio, ni écologique. Un produit écologique est rarement bio, il peut être issu de l'industrie chimique, et ne pas être nécessairement si écologique que ça. Et tous peuvent représenter un danger pour l'homme (ne serait-ce qu'une allergie) ou l'environnement.
Avant de parler des avantages (ou non) du bio, il me semble donc nécessaire de replacer l'église au milieu du village.
Définition et origines
Un produit bio est un produit agricole, animal ou végétal, issu de l'agriculture biologique.
- Cela concerne donc la nourriture, certaines boissons, les tisanes et
épices, la phytothérapie, les matières premières textiles, les fleurs, les
plantes, les semences et certains produits d'origine vététale pour le jardin ou
l'agriculture, quelques matériaux de construction d'origine végétale ou
animale, et quelques composants de base de certains produit
d'entretien ou de cosmétique. That's all ! (bon j'en oublie peut-être
)
Méthodes traditionnelles et alternatives
L'agriculture biologique se démarque de l'agriculture conventionnelle industrielle notamment par le fait qu'elle proscrit totalement l'utilisation d'engrais, de pesticides, de médicaments et généralement de toutes substances chimiques de synthèse polluantes et d'OGM (en théorie). Biologique s'oppose à chimique en théorie toujours.
L'agriculture bio assure la fertilité des sols et la protection des cultures par des méthodes ancestrales (utilisation de compost et de fumier, diversité des espèces cultivées et élevées, jachères, rotation des cultures, etc.) associées à de nouvelles techniques de pointe respectueuses de l'environnement. Elle interdit également l'élevage hors-sol et les conditions d'élevage industrielles. L'animal fait en effet partie intégrante du système (il mange bio et il fertilise les sols) et doit être respecté en tant qu'être vivant sensible (espace vital, accès aux espaces de plein air, pas de mutilations, respect des besoins sociaux...). Les conditions d'abatages sont également réglementées.
Une vraie philosophie
Le concept de l'agriculture biologique date du début du 20ème siècle. Ses acteurs ont commencé à s'organiser et à mettre au point des cahiers des charges dans les années 50-60, en réaction au développement de l'agroindustrie (qui fournit maintenant l'essentiel de l'alimentation occidentale). La Soil Association en Angleterre, Demeter et Nature et Progrès sont issus de ce mouvement (voir labels ci-dessous).
Il est important de comprendre que ces premiers producteurs, distributeurs et consommateurs bio voulaient
- se démarquer de la course à la productivité agricole, de la pollution chimique, de l'artificialisation et de l'industrialisation de l'agriculture ;
- protéger l'environnement, les sols, la biodiversité et l'agriculture traditionnelle (en particuliers les espèces et variétés anciennes ou oubliées et les méthodes agriculturales respectueuses)
- le retour à une alimentation saine ;
- développer le lien social et les emplois locaux ;
- favoriser les circuits courts (production près du lieu de consommation) afin de limiter le recours aux produits agro-industriels, les conditionnements et les transports inutiles.
De nombreux producteurs et consommateurs bio (dont je suis) partagent encore ces valeurs et pour eux le bio ne peut pas ne pas tenir compte de toutes ces dimensions. C'est de cette agriculture là dont je parlerai dans la suite de ce dossier car il n'y a pas d'autres agricultures bio pour moi.
Certification
Des réglements officiels nationaux puis européens sont ensuite apparus dans les années 80-90. L'agriculture bio doit donc désormais répondre AU MOINS (j'insiste, c'est bien un minimum) au cahier des charges européen et national.
- --> Des produits de base
Un produit bio est donc plus précisément un produit issu de l'agriculture biologique ET ayant reçu une certification, par un organisme indépendant agréé (Ecocert, QNPC, AFAQ, Qualité-France, Agrocert, Certipaq, Aclave, Blik-integra... ), garantissant au consommateur, par l'apposition d'un logo (« AB » en France, « Biogarantie » en Belgique etc.), le respect de la réglementation officielle de l'agriculture biologique. - --> Des produits transformés
Les produits transformés contenant au moins 95 % d'ingrédients issus d'un mode de production agricole biologique peuventt également avoir droit à la certification bio.
Si les ingrédients bio représentent plus de 70%, il peut être indiqué 'x% des ingrédients agricoles ont été obtenus suivant la méthode de production biologique' (mais le produit ne peut être qualifié de Bio).
Labels
Quand un produit a été certifié, il peut afficher le ou les logos correspondant, en plus du numéro de certification (qui est obligatoire). Par exemple :
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Label officiel européen (public)
>>> Explication de la réglementation actuelle Mon avis
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Label officiel français
(public)
Mon avis
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Marque collective belge faisant
fonction de label officiel
>>> Cahier des charges Mon avis
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![]() |
Label suisse (privé ? public
?)
>>> Cahier des charges |
Remarques :
- Dans les pays ou les mots 'bio' et 'biologique' sont protégés, les produits qui utilisent ces termes sont bel et bien bio et peuvent ne pas avoir de logo : il n'est pas obligatoire (mais le code de certification oui). C'est pour cette raison qu'en Belgique les yahourt Bio de Danone s'appelle Activia depuis des lustres (alors qu'en France c'est très récent), ils n'avaient pas l'autorisation d'utiliser le mot Bio. Attention en 2009 le mot biologique pourra être utilisé si un ingrédient au moins est bio (en gros). Il faudra donc impérativement se fier au label ou au n° de certification, pas au mot biologique.
- Certains producteurs bio (les apiculteurs en particulier) ne demandent pas forcément de certification, le coût de cette dernière étant à leur charge. Même s'ils sont de qualité biologique, leurs produits ne peuvent alors pas être vendus comme bio. Aucun label ne remplace le contact avec les producteurs !!!
Enfin il existe des labels (toujours certifiés par un organisme indépendant) qui vont beaucoup plus loin et qui, pour les purs et durs du bio dont je suis, sont les seuls à vraiment respecter la démarche bio dans sa globalité. Ils sont en général associés aux certifications précédentes (exemple un produit labellisé AB ET Nature et Progrès). Par exemple :
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Label de l'association Nature et
Progrès (producteurs ET consommateurs) En plus du respect des critères de l'agriculture biologique :
>>> Cahier des charges Mon avis
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Label de l'association internationale
Demeter (producteurs biodynamiques) En plus du respect des critères de l'agriculture biologique :
>>> Cahier des charges Mon avis
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Label français privé
(producteurs et PME) En plus de la conformité à au moins un des règlements d'Agriculture Biologique reconnus au niveau international
Mon avis
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Concernant la nouvelle réglementation, je pense, comme Cerise (voir les commentaires de l'article en question), que si les actions que l'on va mener d'ici 2009 n'aboutissent pas, il vaudra mieux abandonner le terme biologique aux autorités officielles et développer et soutenir ces initiatives plus conforme à nos convictions. En gros, quasi retour à la case départ avec la satisfaction d'avoir tout de même amené l'agriculture biologique au coeur de l'opinion publique, puis de l'agroindustrie productiviste, et d'avoir redonné la passion du métier à de nombreux agriculteurs et distributeurs perdus dans ce système. C'est toujours ça de gagné ! Et puis, mine de rien, ce label biolight est tout de même largement mieux que l'agriculture non bio.
Pour rappel, je ne parle ici QUE des labels
concernant l'agriculture biologique (pour les cosmétiques contenant des
substances à base de plantes biologiques
voir l'article concerné, pour les produits écologiques... attendre un futur
article
).
En savoir plus
- Historique de l'agriculture biologique - FNAB
- Qu'est-ce que la bio - FNAB
- Fonctionnement de la réglementation en agriculture bio
- Agence Bio
- IFOAM
- Natural collection
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Commentaires
Merci Raffa pour cet article vraiment très bien! c\\\'est vrai que la jungle des labels est dure à suivre et comprendre! Cela va me permettre de mieux me repérer dans mes débuts dans le bio alimentaire: Genre question plusieurs grandes enseignes comme Carrefour ou Monoprix se mettent au bio certifié AB mais j\\\'avoue que je me méfie même si c\\\'est très tentant par le prix et le label... Faire confiance? C\\\'est sûr que ce doit être déjà mieux que le reste... C\\\'est comme mes courgettes picard bio mais bio visiblement ça ne veut plus dire grand chose...
En tout cas merci pour ton blog Raffa!
Brume.
Merci pour l'articfe
Je viens de recevoir une pétition /DEMETER .S'il n'obtiennent pas 1 Million de signatures ils fermeront boutique!
Le site est:http://www.eliant.eu
Merci .Nous ommes tous concernés
Lhia
Mais cette pétition ne concerne qu'en partie Demeter et ils ne fermeront pas boutique (ils sont menacés à terme ça oui comme les autres). D'après le site, cette pétition concerne toutes les inititatives liées de près ou de loin à l'anthroposohie (biodynamie, pédagogie Steiner, médecine anthroposophique, cosmétiques Weleda, la NEF...) et a pour but de rassembler les différents trucs issus de l'anthroposophie, des signatures et des soutiens pour avoir du poids à Bruxelles et influer sur les décisions (en gros pour être un lobby anthroposophe, c'est une action politique si tu préfère).
Je ne signerais pas pour un mouvement spirituel.
Je rappelle que pour certain l'antroposophie se rapproche d'une secte et que Steiner (qui a créé ce mouvement, il est mort en 1925) n'était pas nécessairement un génie visionnaire, un homme extraordinaire etc. Un humaniste certainement. Il faut le replacer dans son contexte historique (les reproches qu'on fait a Steiner ont trait à des écrits comportant des propos 'racistes' au sens ou nous l'entendons maintenant, il faut savoir que le racisme était quasi la norme à cette époque et que Steiner était plutôt plus que modéré en la matière, clairement antinationaliste, opposé à l'antisémitisme et à la xénophobie, pour la mixité et l'égalité des 'races'... Il faut néanmoins rester vigilants : les gens qui enseigne l'anthroposophie sur base des textes originaux de Steiner doivent avoir ce recul et mettre en garde sur ces propos là qui de nos jours ne sont plus acceptables) !
Sachez également que la médecine anthroposophique est reconnue officiellement et remboursée par la sécu en Suisse en Holande et en Allemagne, que la pédagogie Steiner est reconnue par l'UNESCO et obtient des financements publiques dans plusieurs pays européenns, que la réputation de Demeter, de Weleda ou de la NEF n'est plus à faire, que l'humanisme de ce courant est salutaire, bref qu'il ne faut pas tout rejetter en bloc.
Pour le reste, la spiritualité et le courant philosophique anthroposophique m'indifère comme tous les autres mouvements du genre, religions comprises, mais il est évident qu'il a bien évolué depuis l'époque de Steiner et que comme dans tout mouvement de ce genre il y a du bon et du mauvais et que ce mouvement est suffisament puissant pour que l'on fasse attention aux éventuelles dérives.
Il est important de le rappeler pour que chacun signe ou non en connaissance de cause. Une simple recherche google vous donnera différentes opinions sur le sujet si vous n'en avez pas encore une
[important : je ne tiens pas à avoir un débat sur le sujet ici. Ici on parle de l'agriculture bio. mais cette mise au point était importante, ou alors je supprimais le message de Sylvia]
Pour en revenir au vrai sujet, il est vrai que pas mal de produits naturels (dont les anthroposophiques) et de courants médicaux et thérapeutiques, culturels, éducatifs ou de pensées sont menacés à terme par la législation Européenne faute de leur trouver un cadre juridique adéquat (législation sur les médicament, sur l'alimentation etc.)
Par exemple concernant Demeter un point intéressant kafkaien au possible : je viens de lire sur ce site que Demeter n'a plus le droit de vendre des aliments pour nourrissons parceque leur cahier des charges interdits les vitamines de synthèses (logique et je n'en veux pas non plus des vitamines de synthèse) et que la législation européenne IMPOSE les vitamines de synthèse dans les aliments pour nourrisson (vla autre chose).
C'est en effet une preuve de plus que la legistation européenne est un rouleau compresseur qui imposera des normes industriels à tout et à tous si cela continue. C'est également ce genre d'obligations qui menace les produits naturels et artisanaux en général (conservateurs obligatoires, normes d'hygiène abérantes et occasionnant beaucoup trop de frais aux producteurs, etc. etc.) C'est vrai que tout cela devient plus qu'inquiettant pour le pluralisme à tous les niveaux.
3 fois que ça buggue sur OB et que je recommence mon message :-((( Raffa a très bien répondu entre temps. pareil, je voulais dire à Sylvia que cette pétition je m'en méfiais aussi et même s'ils se savent dans le collimateur depuis longtemps, ils n'étaient pas près de fermer boutique, par contre c'est sûr qu'ils s'attendent à être em... Mais c'est un autre sujet qui dépasse de bcp celui de l'agriculture où les biodynamistes (=mention demeter ) font quand même bande à part...
je voulais dire aussi et surtout que par rappport au 'biobio' ( peut-être qu'on peut utiliser légalement le terme en le répétant ?? ) j'avais quand même de l'espoir en voyant se dessiner une mouvance ( sur certains forums et blog spécialisés, pas trop dans la vraie vie mais c'est normal ;-)) pour revenir à des valeurs de proximité, une sorte d'autonomie, avec l'envie de se regrouper et de créer des groupements d'achats ou 'amap' ( je mets des guillemets car le terme est déposé, si si !!), bref, un peu comme au bon vieux temps où il falit se démener pour trouver des produits sains, pas encore officiellement 'bio'. ça peut paraître difficile à croire, mais les superettes biocoop et cie sont issues de cette démarche-là, mais elles sont vouées économiquement à l'expansion, donc elles devront faire avec la législation et le nouveau paysage du 'bio-commerce'. Pas évident de revenir en arrière donc, mais c'est possible, ne serait-ce qu'en commençant par soi-même chercher autour de soi, questionner etc. au fil des rencontres, il se dessinera peut-^tre la volonté d'un groupe qui pourra avoir la force de s'organiser vers plus d'autonomie dans ses achats... vaste programme mais pourquoi ne pas essayer ?
Sinon pour l'UE et les produits bb petite précision
l'UE impose une concentration minimale en certaines vitamines et sels minéraux. De fait, si la préparation ne contient pas cette concentration minimale il faut en rajouter. Et pour en rajouter il n'existe que les poupoudre de vitamines de synthèse (mais les vitamines de synthèses ne sont pas imposées sensus-strcito même si dans les faits cela revient au même)
--> Directive concernée
Il y a lieu d'établir les exigences nutritionnelles essentielles pour la composition des deux grandes catégories de produits, à savoir les préparations à base de céréales et les aliments pour bébés;
Même si, en raison de la nature de ces produits, un certain nombre d'exigences obligatoires et d'autres limitations concernant la teneur en vitamines, minéraux et autres nutriments doivent être imposées, de tels nutriments peuvent être ajoutés de leur propre initiative par les fabricants qui doivent toutefois se limiter aux substances nutritives énumérées à l'annexe IV de la présente directive;
Calcium
Pour les produits visés à l'article XXX, la quantité de calcium ne doit pas être inférieure à 20 mg/100 kJ (80 mg/100 kcal).
Pour les produits visés à YYY fabriqués avec du lait (biscuits au lait) et présentés comme tels, la quantité de calcium ne doit pas être inférieure à 12 mg/100 kJ (50 mg/ 100 kcal).
Vitamines
Pour les produits visé à l'article XXX
Vitamine A minimum 14 µg/100 kJ (max 43)
Vitamine D minimum 0.25 µg/100 kJ (max 0.75)
Vitamine C
Dans les jus de fruits, les nectars ou les jus de légumes, la teneur finale en vitamine C du produit ne doit pas être inférieure à 6 mg/100 kJ (25 mg/100 kcal) ou inférieure à 25 mg/100 g.
Vitamine A
Dans les jus de légumes, la teneur finale en vitamine A du produit ne doit pas être inférieure à 25 ìg ER/100 kJ (100 ìg ER/100 kcal) (1).
Ce qui veut dire que dans les aliments pour bb bio (non demeter, ou non Nature et progrès) il y a effectivement des chances qu'il y ait des vitamines et du calcium de synthèse.
Concernant le 'bio de supermarché', pour y revenir 15 secondes, j'ai justemenr lu là y'a Une demi-heure, un artricle sur la marque bio du distributeur Colruyt, le label est le biogarantie (donc le belge ?), et apparement, le distribeur vérifie lui-même que les exploitants restent conformes aux normes bio ; et que les emballages soient limités au minimum (encore trop selon moi mais bon) et exempt de PVC. Les prduits bio sont traités dans une filière différentes que les autres.
je les pense honnêtes dans leur démarche malgré tout, mais évidemment, il faudrait encore voir: > d'où viennent les produits, certains sont accolé au drapeau belge mais pas tous... > Leur production (raffinage etc) mais souvent leur produit sont basiques (jus de fruits, farine, ...) et bien sûr, ça reste du bio de supermarché ( production à plus grande échelle, transport, concurence du 'vrais' bio... ) et le distibuteur produit autant du 'non bio' que du 'bio' ...
M'enfin j'estime que c'est déjà mieux que rien, que leur produits sont de qualité (par rapport au géant carrefour par ex) et que l'entreprise qui reste, on s'entend, un 'super marché' est la plus respecteuse de l'environnement parmis ses concurents. (pour connaître des gens qui y travaille je suis au courant de toute la politique de l'entreprise à ce sujet qui est franchement pas mal, et surtout qui a été une des première à se soucier de l'écologie (dans la mesure qu'un 'super' peut le faire, bien sûr, on s'entend toujours
Je pense que c'est heureux que des grands distributeurs commencent à vendre ces produits, car c'est la preuve que les consommateurs en demandent et que les mentalités changent. hélas, on peut suspecter évidement les dérives 'industrielles' comme tu le soulignes. Et je suis 100% d'accord.
Mais c'est par là que j'ai commencé à acheter bio, donc je pourrais difficlement dire que ça n'est pas une bonne chose, mais c'est 'mieux que rien' je pense.
Maintenant, je suis d'accord que rien ne vaut jamais le contact producteur-consommateur et je cherche (pas évident dans ma région) à pouvoir justement lier ces contatcs et pouvoir nous passer du super-marché une bonne fois pour toute, du moins pour l'alimentaire.
En été on s'autosuffit pour les légumes, vive le potager ! (heu... si les limaces nous laissent de quoi manger)
mais pour la viande et les farines, j'aimerais connaître des producteurs et lier des contacts ! Cette année des amis italiens nous ont ramené de l'huile d'olive artisanale que leur 'cousins' ont faite là-bas, c'est trop sluuuurp. C'est un peu à la fois que l'on trouve les bonnes combines, d'où l'avantages de lier des 'réseau d'amitié écolo' ...!
Merci pour toutes ces infos.
Sinon comme je l'ai dit le bio de supermarché et à la fois une très bonne chose et la porte ouverte aux dérives. Je ne suis pas strictement anti bio de supermarché et je suis heureuse que l'agriculture bio trouve d'autres débouchés que le petit secteur auquel il était confiné avant. C'est les compromissions imposées par la réglementation et la grande distribution qui me navre.
Néanmoins à l'heure actuelle la plupart des produits AB et biogarantie sont de très bonne qualité. EN tout cas pour les produits 'de base'. Pour les produits transformés il faut tout de même vérifier les étiquettes : proscire totalement
- huiles (partiellement) hydrogénées,
- sirop de glucose/fructose,
- enrichis en Calcium, vitamines (tjs de synthèse)
- huile de palme,
- arômes sans précision
- conservateurs (lesquels)
- ...
La plupart du temps, si les producteurs vont au delà de la réglementation ils le présisent (par exemple 99% des ingrédients d'origine végétale sont bio, ou vitamine C naturelle ou sans conservateurs etc. )
Et surtout s'informer sur les marques !!
Concernant Colruyt, je dois bien dire que (en fonction de ce que je sais d'eux) c'est pour moi la meilleure chaîne de supermarché. Y compris dans sa démarche bio ou écologique (étiquettes vertes) (c'est d'ailleurs l'un des premiers et leur politique est très bonne à ce sujet : réduction des emballages, communication sur papier recyclé, éolienne, recyclage des déchets,... ils ont lancé leur charte environnement en 1990 et vendent des produits bio depuis 1991!!!! on ne peut donc pas les taxer de surfer sur la vague). Leur choix en Bio est à ma connaissance le plus important de Belgique (sur Bioplanet). J'apprécie également la possibilité de commander par internet et de se faire livrer au Colryut le plus proche de chez soi. Par ailleurs c'est une chaîne belge de très longue date et pas encore rachetée (?? aux dernières nouvelles enfin) . Seul reproche, le magasin Colryut le plus près de chez moi est à 40 minutes à pieds ou à 30 minutes de plusieurs bus.
Bref ça pour moi c'est de la 'bonne' grande distribution. Néanmoins je privilégirai toujours les petits distributeurs (contact incomparable + emplois ) (et y'en a un à 400 m de chez moi
Je ne peux que me joindre au concert de félicitations ! J'avais bien besoin de ce genre d'information !
PS. C'est intéressant quand même quand on n'a pas d'enfant, 'Grandir Autrement' ?
les 5% c'est pour avoir le droit d'utiliser le mot biologique dans les ingrédients. A l'heure actuel ce taux là est de 70%
Pour ce que je pense de la nouvelle réglementation c'est là
http://raffa.grandmenage.info/post/2007/06/13/Europe__bio_et_d%C3%A9mocratie
Sinon tu es septique à propos de quoi ?
Merci beaucoup pour toutes ces informations si précieuses et pour le travail de recherche toujours de qualité, très très appréciable!
Il est vrai que je suis plus que sceptique lorsque je vois au supermarché des bananes bios emballées venant tout droit d'Amérique du Sud! Où va t-on dans la dérive du 'bio' ?
Pour répondre à Polly, et pour mettre mon grain de sel, , je ne suis pas adepte du tout bio, car comme elle le dit, quoi penser du bio qui traverse les océans avant de nous arriver... certaines fois, et sue les cultures sur lesquelles c'est possible, il vaut mieux selon moi privilégier des consommations locales bio, plutôt que du bio venant de l'autre bout du monde...
je reviens sur mon ancien commentaire:
Raffa,je suis septique car j'ai vraiment du mal à avoir confiance aux produits AB.Je ne sais pas pourquoi mais je n'arrive pas à leur faire confiance et j'ai toujours l'impression que certains produits arrivent à détourner le réglement.alors quand je vois 5% pour avoir l'appellation bio!!!je préfére de loin les produits locaux, bio si possible.Il est difficile de se retrouver dans tout ça et je crois que je vais continuer à me documenter au maximum!!en attendant,j'achéte pas mal dans les fermes du coin que je connais bien et autres agriculteurs dont je connais les méthodes de travail!
ensuite vu que ce sont des bactéries avec un génome déjà séquencé, comment être sûre que personne ne les a trafiqués pour en faire des OGM (genre lacto bacillus au goût fraise ou très actif pour ensemencer beaucoup beaucoup de lait avec un tout petit peu...) c'est peut-être pas le lieu pour te demander ça mais je sais plus ou cliquer ni à qui m'adresser à part à toi...merci beaucoup beaucoup
Pour ce qui est des ferments je les achètent dans mon magasin bio. Sinon je reprends un yaourt bio bien sûr. C'est le même système pour le pain, il te faut du levain ou de la levure. Je ne pense pas qu'ils aient été trafiqués (sélectionné sûrement et ils proviennent de culture industrielle c'est certain)... Voilà un article de l'INRA de 1998 qui parlait de la possibilité éventuelle de faire des ferments ogm. C'est à creuser c'est sûr. Je n'ai pas le temps là.
Sinon les bactéries et levures sont partout (comme pour faire du vinaigre), il suffit de laisser le lait fermenter dans les conditions appropriées. Mais comment exactement (pour ne pas qu'il tourne parceque le processus sera necessairement plus long que sans ensemensement de ferment) ? Y'a sûrement une histoire de température...
C'est tout ce que j'ai trouvé en première intention
Un jour, au seuil du désert, un cavalier du grand Khan, fondateur de l’empire mongol, s’arrêta dans un village fraîchement conquis et demanda de l’eau. Les habitants remplirent sa gourde de lait, persuadés qu’il allait tourner dans le désert… Mais sous l’effet du galop du cheval et de la chaleur, le lait se transforma en une substance blanche que le cavalier goûta et apprécia : le yogurut, ou yogurt, était né ! Source : un travail de 6e Bon amusement :D
Sinon
Dans le cas des flores naturelles, le producteur maîtrise mal le type d'organismes qui se développe et la vitesse de fermentation. Si l'utilisation de levains sélectionnés résoud une partie de ces problèmes, il permet aussi de passer d'un stade purement artisanal à une production industrielle. De plus, la plupart des produits résultent de l'action de nombreux micro-organismes dont il est souvent difficile de maîtriser l'équilibre. Un des problèmes les plus courants est l'attaque des bactéries par des virus appelés bactériophages. Notons enfin que le démarrage de la croissance des différentes souches d'un levain peut varier d'une préparation à l'autre. La maîtrise de la fermentation passe donc par une standardisation de la matière première, et par l'utilisation de flores mieux connues. (même article de l'INRA)
Alors pour le fromage blanc
Quand j'étais enfant et que les laits UHT n'existaient pas encore (uniquement quelques rares laits stérilisés), ma mère faisait du fromage blanc....avec le lait frais qui avait tourné, ce qui arrivait assez fréquemment! Elle versait simplement le lait tourné dans un torchon propre, le nouait aux quatre coins, et le laissait égoutter au-dessus de l'évier...J'ai gardé un excellent souvenir de ce fromage... mais je n'ai jamais essayé d'en refaire... Source (dernier message)
On fait aussi cailler le lait avec du jus de citron, du vinaigre ou des plantes spécifiques (caille lait, chardonette) . Voir aussi là
http://www.cfaitmaison.com/fromage_blanc/sans-presure.html
Je crois en fait que tu obtiendras tjs quelque chose qui ressemble à du Yahourt, du fromage blanc ou un lait fermenté en laissant le lait à 30° (je crois ? enfin la température de ma yourtière :D) mais que ce sera la surprise à chaque fois.
Ici des ferments lactiques bio en suisse (je suis quasi sûre que le mien est biogarantie mais je verifierais)
bref je suis en fait victime du syndrome 'Ravages' de Barjavel. tu l'as lu ? Ca se passe dans un futur qui ressemble à notre présent (ça a été écrit dans les années 40) et les hommes victimes de l'hyper technologisation (ça se dit ça?) sont en pleine déroute après un bug. les seuls survivants sont ceux qui savent encore travailler de leurs mains et connaissent l'agriculture qui leur permet de survivre. Bref c'est très très résumé mais ç'est bien et ça incite à savoir faire le pain, les yaourts, cultiver les tomates et être écolos ! je te le conseille. merci encore pour tes recherches et tes infos. je vais bricoler et me prendre la tête toute seule avec mes yaourts.bises
Bonne expérience et n'hésites pas à revenir témoigner des résultats.
Dans le cas concret de la nourriture bio, on délègue à des organismes certificateurs le soin de définir si tel ou tel aliment est agrologiquement correct, selon des critères sur lesquels personne n'a aucun pouvoir de décision si ce n'est les experts agréés, et les industriels qui tournent autour pour faire pression. Et cette nourriture est produite en masse par des filières agroalimentaires qui fournissent la quasi-totalité de l'alimentation occidentale depuis les années 1950, et auxquelles on délègue tout naturellement notre approvisionnement alimentaire. Dans un tel contexte il n'y a malheureusement rien d'étonnant aux dérives que tu relèves, elles sont inévitables. Pour qu'il en soit autrement il faudrait que chaque personne puisse faire autre-chose que déléguer, et avoir un contrôle sur la façon dont son alimentation est produite, les conditions pour cela seraient :
- un redéveloppement de la polyculture (et élevage pour les non-végés comme moi), si ce n'est sur un même terrain, au moins dans une même région. En France par exemple il n'y a que quelques rares départements du Sud-Ouest où on trouve à la fois des cultures céréalières, des vergers, du maraîchage et de l'élevage de bovins et volaille. Ça devrait être le cas partout, sinon on retombe dans les mêmes travers : spécialisation des productions, consommateurs géographiquement éloignés donc développement de transports spécialisés, transports qui doivent être rentables donc on pousse la productivité, etc.
- des lieux de production alimentaire et des consommateurs géographiquement proches, ce qui permet de voir nous-mêmes comment pousse notre bouffe, au lieu de faire appel pour ça à des experts.
- concernant la façon dont pousse notre bouffe, en plus de bio et local, il est important de créer des lieux de production autofertiles. Quand on dit 'L'agriculture bio assure la fertilité des sols', c'est globalement inexact, dans la mesure où la plupart des agriculteurs bio (maraîchers notamment) importent la matière organique qui sert à nourrir leurs sols, cette matière organique étant produite dans d'autres sols, qui eux voient donc leur fertilité nettement diminuer. Dans l'ensemble, la fertilité diminue (voir http://kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=11 avant-dernier paragraphe)
J'ai l'impression que si la production alimentaire ne suit pas ces principes de localité et d'autonomie, on tombe inévitablement dans les dérives que tu mentionnais, et que les labels quels qu'ils soient seraient incapables de résoudre vu que par définition ils sont dans une démarche de délégation (soit moins d'autonomie).
Lorsque vous achetez des fruits labellisés bio mais qui n'ont pas été cueillis à bonne maturité, désolée mais ce n'est pas bon. Un fruit ça murît sur un arbre et pas dans un cageot, même un cageot de boutique 'naturelle bio etc' Lorsque vous achetez des légumes bio et qui ne sont pas de pleine terre, mais qui ont poussé sous le soleil hollandais sous serre, ben ce n'est pas bon. L'autre jour j'ai achété des petites carottes de Créances, labellisées AOC mais pas bio, elles étaient tellement bonnes que je les aurais mangées comme du gâteau. J'ai mangé du porc bio sec et fade, et du porc pas bio mais label rouge délicieux. Quant au porc corse nourri aux châtaignes, personne 'n'a revendiqué son label bio, mais c'est à cent coudées au dessus du porc fadasse de supermarché. Alors, le bio c'est bien, mais il faut parler aussi des produits du terroir et des AOC.
J'ai lu aussi un commentaire sur les supermarchés belges Colruyt dans la discussion : pour moi c'est le pire des supermarchés, (à part les Aldi et autres discounters bas de gamme) , ils font tout, sauf de la qualité. Vous avez déjà vu la gueule de leurs fruits et légumes, en plus frigorifés (visiblement ils ne savent pas comment on doit conserver les fruits et légumes), ils n'ont que des produits de très grande consommation, et dans des conditionnements énormes pour familles nombreuses. Pour ceux qui aiment le bio il y a plein de petites enseignes de quartier en belgique plus agréables à fréquenter que cet horrible entrepôt qui ressemble à l'Albanie des années 50.
Juste une petite remarque...
Il y a une grosse incompréhension sur la Biodynamie, qui ne correspond pas à un vrai label: contrairement au bio par exemple, il n'y a pas de certification objective, et pour cause! C'est un concept privé, pour être "biodynamique" il faut avoir fait des stages avec des mecs qui vous apprennent à tourner l'eau dans un sens défini pour donner aux minéraux une sorte de magie astrale... autre exemple, planter une corne de boeuf remplie de pseudo nutriments magiques dans son champ... bon et évidemment la formation n'est pas gratuite. C'est une espèce de secte, malheureusement. Je dis pas que le Bio tout court est la panacée (rien que par le fait que la traçabilité est souvent mauvaise... donc on a l'impression de manger un oeuf bio par exemple alors qu'en fait c'est juste un oeuf pondu par une poule en batterie...) mais au moins, il n'y a pas cette espèce de mythologie dépourvue de toute base scientifique ou même de toute tradition agricole. On est en plein dans le marketing, ce qui est un comble puisque tous ceux qui se laissent prendre voulaient en fait y échapper.
D'un point de vue sanitaire, éthique et environnemental, il vaut 1000 fois mieux passer par une AMAP en agriculture bio ou raisonnée (par exemple), au moins vous serez sûrs que la traçabilité est bonne, que les principes de culture sont acceptables (vous êtes invités à aller sur le site de l'exploitation), et qu'il n'y a pas des histoires de gros sous fragilisant des agriculteurs consciencieux.
bonjour
je vous remercie beaucoup malgre que jai pas pu lire tout mais jaimerais savoire pourles course vous fetes comment
surtout que je ne travaille pas et on t aient une familles de cinq j ai re garder les prix toute a l heure et c est chere
j habite a paris 12 JE SAIS SI LES MAMAN CONNAISSE DES FERMES OU UN MOYEN De pouvoi faire les course sans se rouiner merci et bonne journnee
Ce dossier est en effet très complet. Juste un détail sur lequel je rebondis : "Biologique s'oppose à chimique". Je ne suis jamais à l'aise avec ce raccourci. Je dirai plutôt que "biologique s'oppose à de synthèse". Je trouve toujours dangereux de maudire la chimie. Comme tu le sais très bien, la nature est une suite de réactions chimiques naturelles indispensables (la pollinisation ...). Donc, ce sont bien les produits de synthèse issus de l'industrie chimique qui s'opposent aux produits biologiques "issus de la chimie naturelle".
Nous sommes d'accord
mais dans l'esprit de ceux qui ont appelé cette
agriculture "biologique, "ils voulait s'opposer à l'industrie chimique en plein
essor à l'époque
C'est d'ailleurs pour ça entre autre que je dis "en
théorie". Sinon je parle de ce problème chimie/naturel etc. ici http://raffa.grandmenage.info/post/...
bonjour,
je rebondis sur le message de tartocitron, qui faisait référence aux délicieuses carottes AOC de Créances...qu'elles soient douces au palais est une bonne chose, cependant il faut savoir ce que cette monoculture régionale représente en utilisation de produits phytosanitaires. En effet, sans ces produits, point de carottes sur Créances! La culture qui y est faite commence par aseptiser le sol, avant de fertiliser pour pouvoir obtenir des carottes bien droites, sans pb de collet etc...Cette année, les producteurs ont obtenu un moratoire pour pouvoir continuer à utiliser leur produit phyto préféré, voué à disparaitre puisqu'interdit en france! Par contre, pour 2009...y'aura t-il encore des délicieuses carottes à Créances???
Tout ce que je viens de lire dans ton analyse Raffa me conforte dans mon opinion. Je fais mon pain, avec mon propre levain (très drôle de se rendre compte que le levain est vivant), avec de la farine normalement bio (mais bon, est-on sûr avec l'apprauvissement des sols que le blé est bien bio) ; je fais mes yaourts avec du bon lait acheté à la ferme (sauf que le copain fermier, il m'énerve car ses vaches, elles ne paissent pas dans de vastes étendues mais dans une stabule.... donc, le lait est naturel mais pas bio....).
Nous allons nous lancer avec mon compagnon, dans l'élevage de poulets (même si cela me répugne un peu - mais bon, moi je ne m'occuperai pas du tout de la préparation car je trouve cela barbare...) ; nous avons déjà un potager et j'interdis formellement tout engrais ou traitement kkbeurk.
Je veux savoir ce que je mange mais surtout, ce que je fais manger à mes enfants. Je voudrais qu'il devienne naturels, pour eux deux, de consommer des produits de saison et non plus de consommer ce qui nous fait envie parce que c'est disponible dans le supermarché voisin.....