A Dubaï, immeubles de luxe, centres commerciaux, îles artificielles et projets aussi extravagants qu'une piste de ski en plein désert poussent à une vitesse inimaginable. Pour venir à bout de ces gigantesques chantier, près d'un million d'ouvriers asiatiques s'affairent jour et nuit. Loin des palaces, Philippe Levasseur et Philippe Jasselin sont allés à la rencontre des «petites mains» de Dubaï et de ceux qui les exploitent. Mais dans les camps de travail où ils vivent, les caméras ne sont pas les bienvenues. Les deux journalistes ont néanmoins réussi à filmer les conditions de travail de ces esclaves modernes. Indécentes, inhumaines, scandaleuses.

A commencer par l'hébergement. Dans cette chambre minuscule et insalubre s'entassent dix-sept personnes. Les lits ne sont pas assez nombreux, l'électricité et l'eau inexistantes. Une réalité bien différente de ce que promettait le contrat de l'entreprise qui prévoyait une paye correcte, un logement convenable, un jour de congés hebdomadaire et une prise en charge des soins médicaux. A l'arrivée, les employeurs confisquent les passeports et font signer un nouveau contrat... Dès lors, tous les abus sont possibles. Les entreprises menacent de licencier les plus rebelles, interdisent les syndicats et nient le droit de grève. Quant aux contremaîtres, ils n'hésitent pas à violer les rares lois sociales existantes.

Vidéo plus disponible

Les carnets du bourlingueur - RTBF - 16 minutes

En savoir plus

  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (1) - Là-bas si j'y suis (radio)
    Aux Emirats Arabes Unis,les travailleurs immigrés représentent 90% de la main d’œuvre dans le secteur privé (90% des 1,7 millions de travailleurs). En 2004 : 880 ouvriers sont morts sur les chantiers Pour veiller aux conditions de travail, les Emirats ont mis 80 inspecteurs pour surveiller 200 000 sociétés qui font venir et emploient les travailleurs immigrés...la principale préoccupation des Emirats étant le bon déroulement des constructions de palaces, la condition des ouviers passe en second plan.
  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (2) - Là-bas si j'y suis (radio)
    Les Emirats arabes unis construisent sans cesse des palaces, des grands complexes modernes pour répondre aux attentes des milliardaires et à leur soif d’investir. Pour cela, il faut de la main d’oeuvre. Les ouvriers sur les chantiers viennent essentiellement d’Asie.
    Ils n’ont aucune couverture, aucun droit et par désespoir certains préfèrent se suicider. Ils gagnent en moyenne 123 euros par mois.
  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (3) - Là-bas si j'y suis (radio)
    Tous les extrêmes sont possibles : alors que l’on construit à Dubaï le plus grand centre commercial du monde, de 400 000 m², on atteint des conditions de travail parmi les plus déplorables du monde. Un lieu de records, un lieu de l’ultra libéralisme. Les ouvriers n’ont pas de couverture de santé ; aucun droit. Venus principalement du Pakistan et du Bangladesh, ils envoient chaque mois de l’argent à leur famille et rêvent d’un retour proche dans leur pays.
  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (4) - Là-bas si j'y suis (radio)
    Dans ce pays où les ouvriers du bâtiment triment jour et nuit, l’employeur confisque le passeport en échange du permis de travail et à la fin du contrat reconduit le travailleur immigré à l’aéroport. Récemment, des milliers d’ouvriers asiatiques ont manifesté à Dubaï contre le non-paiement de leurs salaires, témoignant d’un malaise croissant chez les étrangers qui travaillent dans le bâtiment dans des conditions déplorables et pratiquement sans aucun droit, à tel point que la presse locale commence a s’en fait l’écho. Les manifestants (dont les salaires impayés portent sur quatre mois et concernent 2.000 ouvriers), travaillent pour Al-Hamed Construction. Cette société appartient à des Emiratis et à des Jordaniens et exécute le projet de Palm Jumeira, (île artificielle en forme de palmier actuellement en construction dans les eaux du Golfe) pour le compte de Nakheel, l’une des deux plus grandes compagnies immobilières de Dubaï.
  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (5) - Là-bas si j'y suis (radio)
  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (6) - Là-bas si j'y suis (radio)
  • Dubaï, l'eldorado ultra-libéral (7) - Là-bas si j'y suis (radio)
    Rencontre dans la boutique Etoile où les plus grandes célébrités ont participé à l’inauguration de ce lieu, construit comme tant d’autres par les travailleurs immigrés.
    Venus d’Inde, des Philippines ou du Bangladesh, ils travaillent pour faire vivre leur famille restée dans leur pays. Ils leur envoient régulièrement une partie de leur salaire lorsqu’ils le reçoivent. Souvent les compagnies qui les emploient ne paient pas à temps les salaires, n’en versent pas la totalité sachant que les ouvriers n’oseront pas manifester.
    En novembre 2005, 25 ouvriers ont osé manifester parce qu’ils n’avaient pas été payés depuis 4 mois : ils ont perdu leur emploi et ont été expulsés du pays.
Sommaire du GMTV

Le GM TV
Régulièrement, je vous présenterai une vidéo que j'ai trouvé intéressante, pertinente, percutante, perturbante, informative, synthétique, expliquative etc. Je ne serai pas forcément d'accord avec ce qui s'y dit, je serai peut-être même complétement en désaccord, le contenu invitera parfois à une sérieuse reflexion ou à débat sur le monde, la pollution, l'économie,
l'homme, la science ou la zététique,  etc. Parfois, je fournirai quelques liens pour en savoir plus.

Certaines de ces vidéos seront soumises aux droits d'auteur et, à priori, interdites de diffusion (émissions, documentaires, etc.). Ce n'est pas moi qui les héberge sur les serveurs de vidéo, je ne fais que les relayer. Si je les diffuse c'est uniquement dans un but d'information, le contenu de ces vidéos étant - à mon sens - d'intérêt général majeur. Cependant, elles ne seront disponibles sur mon blog que pendant un mois, après quoi elles seront remplacées par un lien vers l'hébergeur ou la source originale.

Les droits d'auteur s'appliquent à toute oeuvre de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la formed'expression, le mérite ou la destination. Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur d?autres blogs, forums ou d?autres supports sans l?accord de leurs auteurs. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d?un articles ou d'un message, à des fins d?information ou de recherches, en citant « Raffa'sblog, le grand ménage. http://raffa.grandmenage.info » et l'auteur (nom réel ou pseudo) de l'article ou du message.

Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignemens. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.