Pourquoi manger bio ? Partie 2 : de meilleurs produits ?
Par Raffa le 10/10/2007, 00:00 - Alimentation - Lien permanent
Bon ok, j'avais dit que je publierai vite la suite... 4 mois c'est vite non
? 
Maintenant que l'on a précisé qu'un produit bio est uniquement
- un produit agricole cultivé selon des règles précises définissant l'agriculture biologique
- ET ayant obtenu un label garantissant au consommateur le respect de ces règles,
Échaudéspar les différents scandales sanitaires qui ont touché le monde agroalimentaire ces dernières décennies (on le serait à moins), beaucoup pensent, en effet, que consommer bio est meilleur pour la santé. Mais si l'agriculture bio a une obligation de moyens, elle n'a pas d'obligation de résultats, ni dans ses rendements, ni dans la qualité nutritionnelle des aliments qu'elle produit. Au-delà de l'effet de mode, il y a-t-il des raisons sérieuses de choisir la production bio plutôt que la conventionnelle ?
Expositions inquiétantes
Pesticides
Les pesticides sont des produits toxiques conçus pour tuer les espèces susceptibles de diminuer les rendements agricoles (insectes, champignons, nématodes, rongeurs, mauvaises herbes). Ils ciblent des processus vitaux et peuvent, même à faible dose, représenter un danger pour toutes les formes vivantes, y compris l'homme. Comme ils ne sont, en général, pas ou peu biodégradables, ils s'accumulent dans les tissus jusqu'à atteindre, en bout de chaîne alimentaire, des concentrations importantes. Les effets délétères de cette bioaccumulation de pesticides sur les populations de poissons et d'oiseaux sauvages ont été largement démontrés.
Chez l'homme, on soupçonne de plus en plus les pesticides d'être à l'origine de cancers, de perturber le développement de l'enfant, de dérégler le système immunitaire, nerveux, endocrinien et reproducteur. Même s'il est extrêmement complexe de prouver l'implication réelle des pesticides dans ces affections, de nombreuses études menées depuis les années 80 ont montré qu'on les retrouve dans l'organisme humain et qu'ils passent la barrière placentaire.
Il existe désormais un consensus pour limiter l'usage des pesticides et définir avec précision les risques qu'ils représentent et leurs teneurs acceptables dans les aliments. Sur ce point, toutes les études se rejoignent : même s'ils ne sont pas à l'abri des contaminations extérieures (pollution des nappes phréatiques ou des sols, particules en suspension dans l'air) les aliments bio sont pratiquement exempts de résidus de pesticides, au contraire des conventionnels. Ceci dit, ces derniers répondent à des normes strictes en la matière et leur teneur en pesticides est a priori infime et sans réel danger selon les experts.
Mais, d'après le professeur Belpomme, fondateur de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreux (ARTAC), « les limites réglementaires en matière de résidus de pesticides ne protègent pas les gens contre les maladies. Ce n'est pas la dose qui fait le poison, mais la répétition d'une dose, même infiniment petite, tout au long d'une vie ». En France, 50 % des fruits et légumes conventionnels contiennent des résidus de pesticides et 6,5 % dépassent la limite maximale autorisée [1]. Pour certaines catégories de produit, ce pourcentage peut atteindre les 20 % ! D'autres part, 24 % des aliments analysés peuvent contenir jusqu'à 8 pesticides différents. Or nous n'avons absolument aucune idée des effets qui pourraient résulter des synergies entre plusieurs pesticides. Manger des aliments conventionnels nous expose donc relativement aux pesticides.

Les enfants en développement sont en première ligne. Déjà en 1993, le National Research Council américain annonçait que les résidus de pesticides présents dans les aliments étaient une source potentielle majeure d’exposition à des substances toxiques pour les nourrissons et les jeunes enfants[2]. Les bambins de 2 à 4 ans sont considérés comme le groupe le plus à risque car ils mangent beaucoup par rapport à leur masse corporelle, et principalement des fruits et légumes. Une enquête américaine, portant sur 20 millions d’enfants de moins de 5 ans, révélait qu’ils ingèrent, en moyenne, huit pesticides différents par jour, ce qui correspond à plus de 2 900 expositions (uniquement alimentaires) par an et par enfant[3]. Une étude de 2002 mettait en évidence, dans ce groupe d'âge, que les enfants nourris d'aliments biologiques, avaient 6 fois moins de résidus de pesticides organophosphorés dans le sang que leurs petits camarades qui mangent des produits issus de l'agriculture industrielle[4]. Des chercheurs américains ont aussi démontré récemment que si l'on retrouvait bien des résidus de ces pesticides dans les urines d'enfants de 3 à 11 ans consommant des aliments conventionnels, il n'en allait pas de même quand ils sont soumis à un régime bio[5].
Nitrates et autres contaminants
Un autre argument « santé » en faveur du bio concerne les nitrates, molécules susceptibles de provoquer des cancers et le syndrome des bébés bleus. Étant donné que l'agriculture biologique n'utilise pas d'engrais azotés de synthèse, mais uniquement des amendements naturels (fumier, compost,...), les produits bio contiennent moins de nitrates que les conventionnels. Or, d'une part nous sommes déjà exposés, via l'alimentation et l'eau de consommation, à des quantités de nitrates proche de la limite maximale autorisée, d'autre part les autorités sanitaires nous recommandent, et avec raison, d'augmenter notre consommation de fruits et légumes. Les aliments bio sont intéressants dans la mesure où ils nous permettent de manger davantage de fruits et légumes, sans augmenter notre taux d'exposition aux nitrates.
En ce qui concerne les métaux lourds, l'AFSSA reconnaissait l'avantage du bio dans son rapport de 2003 [6] : « les restrictions imposées par le cahier des charges [bio] (période de conversion des parcelles, interdiction d’épandage des boues de station d’épuration, limitation de l’apport de fertilisants minéraux, limitation plus stricte pour les sels de cuivre) concourent à limiter le risque de contamination des denrées végétales et animales par des métaux lourds ». L'agriculture bio se distingue également en matière de production animale. L'élevage industriel utilise diverses substances et médicaments, interdits en agriculture biologique, pour augmenter ou maintenir la production. Ces produits se retrouvent ensuite dans l'organisme humain. Les hormones (interdites dans l'élevage en Europe) sont ainsi suspectées de favoriser le cancer du sein. Les antibiotiques (70% de la production mondiale d'antibiotiques est destiné aux animaux d'élevage) sont incriminés dans les phénomènes de résistances des microorganismes. Et n'oublions pas les fameuses farines animales qui seraient à l'origine de la maladie de la vache folle.
La consommation de produits biologiques permet de réduire l'exposition à toutes ces molécules de synthèses utilisées plus que de raison en agriculture conventionnelle, et ce, largement en deçà des valeurs limites fixées par les autorités sanitaires. Enfin les OGM et l'irradiation des aliments, dont l'innocuité n'est pas certaine, sont aussi interdits en bio. Pour ses partisans, consommer biologique est donc un simple principe de précaution.
Néanmoins, il convient de rappeler que le risque 0 n'existe pas en alimentation. Le bio ne fait pas exception [7]. Les risques peuvent être identiques (mycotoxines dans les céréales, contaminations bactériennes, innocuité non prouvées pour certains pesticides naturels etc.) ou différents (les animaux d'élevages extensifs sont plus exposés aux retombées atmosphériques comme le plomb ou la dioxine ; en absence de pesticides, les plantes produisent elles-mêmes des substances, qui pourraient être toxiques, pour se défendre...).
Une affaire de goût ?
Les consommateurs bio affirment que les produits issus de l'agriculture biologique ont meilleur goût, sont plus nourrissants et sont globalement meilleurs à la santé que ceux de l'industrie. Pourtant, les études disponibles sur le sujet ne plébiscitent pas nécessairement le bio. En matière de goût par exemple, certains aliments bio sont jugés meilleurs, d'autres moins bons. La saveur des aliments semble plus liée à la variété cultivée, au climat ou au sol qu'aux pratiques agriculturales. D'un point de vue nutritionnel, les études montrent que les produits bio et conventionnels sont, en général, équivalents. Les aliments bio contiennent cependant plus de vitamine C, de fer, de phosphore et de magnésium. Mais comme il n'existe pas de carences majeures en ces éléments dans la population, les produits bio ne sont pas considérés comme supérieur de ce point de vue là.
Quantitatif vs qualitatif
Finalement manger bio n'apporterait pas grand chose de plus ? Pas nécessairement. Dans ces études, l'évaluation des aliments se fait souvent uniquement de manière quantitative, sur base de leurs concentrations globales en protéines, lipides, glucides, vitamines et sels minéraux, exprimées en pourcentage de matière sèche. Or la majorité de ces études a aussi mis en évidence que les aliments biologiques contiennent moins d'eau que les conventionnels, autrement dit qu'il y a plus de matière sèche (jusqu'à 35% de plus). A poids égal, un aliment biologique frais contiendra donc globalement plus d'éléments nutritifs.

D'autre part, les analyses qualitatives des aliments sont rares. L'AFFSA reconnaît que, si la teneur en protéines des céréales bio semble être plus faible que celle des céréales conventionnelles, l'équilibre en acides aminés essentiels de ces protéines serait meilleur. De même, l'activité physique accrue et le recours à des fourrages et au pâturage réduisent la quantité de lipides chez les ruminants, les porcs et les volailles (en bio ou non), et augmentent en parallèle les teneurs en acides gras polyinsaturés (comme les oméga 3 et 6) de ces lipides. La comparaison bio/non bio ne devrait donc pas se faire uniquement sur base d'études quantitatives.
Alicaments
Enfin, les végétaux bio, et singulièrement les anciennes variétés,
contiennent beaucoup plus de métabolites secondaires, c'est-à-dire des
molécules non essentielles pour le développement de la plante, mais qui jouent
un rôle notamment dans sa défense contre les agressions extérieures. Les
plantes cultivées sans pesticides doivent se défendre seules et produisent donc
beaucoup plus de ces métabolites secondaires. Ce sont, en particulier, les
antioxydants majeurs que sont les polyphénols ou les
flavonoïdes[8,9,10]. Ces molécules sont intensément étudiées en pharmacologie
et en médecine. Elles ont en effet des propriétés préventives et curatives non
négligeables contre les cancers, les maladies cardiovasculaires, l'arthrose,
les maladies dégénératives, les allergies,... bref les maladies dites de
civilisation dans lesquelles l'alimentation industrielle et la pollution
chimique sont souvent mises en cause. ![]()
A suivre ... (comparaison de l'impact environnemental, 'nourrir le monde', le bio vraiment plus cher ?, etc.)
NB. Je parlerai dans un futur article de la transformations et du raffinage des aliments (des aliments cultivés en bio peuvent subir les mêmes transformations et raffinages que les aliments conventionnels, le débat ne se situe donc plus dans la comparaison avec ces deux modes d'agricultures).
Références
- [1]Monitoring of Pesticide Residues in Products of Plant Origin in the European Union, Norway , Iceland and Liechtenstein. DG SANCO, Union Européenne, 2003 (données de 2001).
- [2]Pesticides in the Diets of Infants and Children. National Research Council, 1993
- [3]Wiles, R., et al. How 'Bout Them Apples? Pesticides in Children’s Food, 10 Years after Alar. Environmental Working Group, 1999.
- [4]Cynthia L. Curl et al. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environmental Health Perspectives, 2002
- [5]Chensheng Lu et al. Organic Diets Significantly Lower Children’s Dietary Exposure to Organophosphorus Pesticides Environmental Health Perspectives, 2005. - Commentaire
- [6]Evaluation des risques et bénéfices nutritionnels et sanitaires des aliments issus de l’agriculture biologique - AFFSA 2003
- [7]Magkos F et al. Organic food: buying more safety or just peace of mind? A critical review of the literature. Crit Rev Food Sci Nutr. 2006
- [8]Mitchell AE et al. Ten-year comparison of the influence of organic and conventional crop management practices on the content of flavonoids in tomatoes. J Agric Food Chem. 2007.
- [9]Györéné KG et al. A comparison of chemical composition and nutritional value of organically and conventionally grown plant derived foods. Orv Hetil. 2006
- [10]Vian MA et al. Comparison of the anthocyanin composition during ripening of Syrah grapes grown using organic or conventional agricultural practices. J Agric Food Chem. 2006
En savoir plus
- Les pesticides et les oiseaux sauvages (un exemple parmi d'autres)
- Pesticides.be
- La santé environnementale des enfants - Population référence bureau
- La protection du cerveau : les neurotoxines et le développement de l'enfant -
- Les substances toxiques environnementales et les troubles du développement - Environmental Research Foundation
- Li Q. New mechanism of organophosphorus pesticide-induced immunotoxicity. J Nippon Med Sch. 2007
- Application de l'analyse des risques dans le domaine des normes alimentaires - FAO
- Risques calculés, Où doit-on placer la barre lorsqu'il s'agit de la sécurité des pesticides? - Commission de coopération environnementale de l'Amérique du Nord
- Do you know what you're eating ? Consumers Union of United States, 1999.
- Shopper's Guide (pesticides)
- Quel avenir pour le Bio ? - Léon Guéguen
- Les pesticides naturels ne sont pas une panacée - Gazette de l'Université d'Ottawa
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Commentaires
Merci Marie Flo
Dans les commentaires je serais un peu plus subjective : le bio (le vrai, cf partie 1) c'est meilleur au goût (en tout cas que le supermarché en Belgique )!!!! J'insiste Scientifiquemnt prouvé dans ma cuisine.
Et ceux qui en ont marre d'avoir des avocats assez fermes tout noirs à l'intérieur qu'ils essayent le bio (le vrai !). Vrai aussi pour les madarines ou tomates magnifiques au goût de flotte.
Comme Hélène, toute mon épicerie sèche, mes légumes et mes fruits sont bio. Le reste, je restreins et observe une surveillance accrue.
Sur le marché, on trouve effectivement des petits producteurs locaux, des personnes âgées pour la plupart, qui amènent la production de leur jardin. C'est autrement plus gratifiant de se fournir chez eux plutôt qu'à l'hypermarché du coin.
Encore que la ménagère toujours plus pressée avancera l'avantage de la rapidité pour les courses hebdomadaires.
Entre sa santé et la facilité, il faut choisir...
Ces aliments bio sont bien sûrs bien meilleurs que ceux des supermarchés, mais la comparaison serait plutôt à faire entre aliments bios et aliments achetés aux petits producteurs sur le marché. Notamment tous ses producteurs non labellisés, qui n'utilisent pas ou très peu de pesticides et produisent des fruits et légumes qu'il faut bien dire excellents (même si le terme agriculture 'raisonnée' ne veut rien dire). Car quelle que soit l'origine et le mode de culture, le passage par le supermarché veut dire que les produits ne sont pas aussi frais, qu'ils ont été conservés au froid, voire dans des atmosphères non naturelles, et ont probablement reçu des traitements post récolte. Dire que pendant des années je n'ai plus acheté de tomates, croyant qu'on était définitivement réduits aux trucs rouges sans goût des supermarchés !
Merci Raffa pour toutes ces informations. J'attend la suite avec impatience. Je peux dire que j'ai complètement depuis un an laissé l'alimentation industrielle. Je cultive mes fruits et légumes et j'achète bio. Ce que j'en retire c'est une meilleure santé, une vitalité que je n'ai jamais eue et le plaisir de manger de bonnes choses .
Vraiment cela vaut la peine de manger bio même si du côté finance c'est un peu plus cher.
A bientôt!
'Donc concernant le goût, la garantie bio n'est pas une garantie de produit savoureux.'--> c'est précisément ce qui est dit dans l'article mais pour ce qui est de mon cas personnel entre produits non bio de supermarché (et même de marché) et produits bio de mon épicerie bio il ya pas photo en matière de goût. J'ai déjà eu des fruits et légumes bio bof... mais soit ils n'étaient pas de saison, soit ils étaient un peu vieux.
Pour l'avocat c'est moi qui en parlais, je n'ai jamais eu le cas que tu décris avec un avocat bio (mais je ne consomme pas bio en supermarché) alors que depuis des années (j'adore les avocats) je n'ai jamais pu manger un avocat non bio (de supermarché) sans qu'il dégénère, je n'en achetais plus, je les ai redécouvert.
Pour le goût l'important c'est vraiment la qualité, les conditions de transports et de stockages, que ce soit en bio ou pas. Dans mon magasin bio on vend bcp de produits qui ne sont pas bio (ce qui en fait hurler certain) mais juste artisanaux et locaux qui sont à tomber par terre. l'amour du métier ce sent.
Il ne faut pas non plus oublier ce que je disais dans la première partie, à savoir que le coût de la certification est à la charge du producteur, et que certains, même s'il pourrait obtenir la certification bio, n'en ont pas les moyens. Par ailleurs, avec le changement de legislation et de labellisation prévue je pense que bcp de producteurs bio, ne voudront plus du label.
Bah dis donc, pas étonnant que ces petites bêtes fassent de la résistance …
Bon sinon, merci encore pour cet article archi clair et complet, suis entièrement d’accord avec tout et je vais faire suivre aux bio/sceptiques qui m’entourent encore…
Vivement la suite sur le prix parce que j’ai encore du mal à faire comprendre que le bio de base (pas les plats tout prêts et pas en supermarché) n’est pas plus cher et revient en fait globalement et à terme moins cher.
Bon sinon, tu as vu : tu es officiellement recommandée par Greenpeace dans son dernier n° trimestriel !!!
Donc concernant le goût, la garantie bio n'est pas une garantie de produit savoureux. La variété du fruit ou du légume concerné, l'ensoleillement, et surtout, le fait de le cueillir à point, jouent énormément sur la qualité gustative. Quelqu'un parle des avocats plus haut.. J'ai acheté des avocats bio qui n'avaient aucun goût et qui sont passés de l'état 'vert' à l'état 'pourri' sans passer par le stade 'mûr'. En revanche, quand je demande à mon épicier 'un avocat mûr pour demain please' il me tend un truc à point, souvent de variété 'Hass' (la meilleure ) et c'est incomparable.
Il y a aussi les conditions de stockage : certes les supermarchés vendent du bio, mais les produits sont aussi maltraités que les produits non bio : jetés n'importe comment sur les rayons, à la lumoère crue des néons , parfois dans des rayonnages frigorifiés.
Non bio ne veut pas dire forcément 'industriel'. Il y a de l'artisanat alimentaire haut de gamme qui ne revendique pas le label bio mais dont l'exigence de qualité est très élevée et qui n'emploie pas de produit chimique de traitement. .
Bref, entre le bio déclaré et la cochonnerie industrielle il y a une troisième voie je trouve... On la trouve souvent chez les petits marchands de primeurs, maisil est vrai qu'i!l y a moins de choix en belgique qu'en france (à Paris, par rapport à Bruxelles, il y a énormément de marchands de fruits légumes haut de gamme indépendants).
Je suis consciente que je tiens plus un discours de gastronome que d'écolo, mais bon je ne suis pas très branchée écologie, mais j'aime parler des bonnes choses
Merci Helene de ces précisions ! tu as parfaitement raison et il faut avoir conscience que quantité de petits producteurs font de la qualité.
Au delà d'être ou non pour le bio c'est surtout l'agroindustrie modernes et la 'nourriture' disponible en supermarché qui pose problème.
Comme d'autres, je mange majoritairement bio depuis plusieurs années (tous les produits alimentaires de base sont bio ou au moins +/- local et artisanal). En fait sans Zhom et ses affreuses crasses (sodas, gougouilles, pizzas et charcuterie) tout serait bio.
Pour le coût du bio j'y reviendrais dans la suite du dossier, merci donc de ne pas développer ici, mais pour moi le coût est vraiment un faux problème.
Flo, comme toi cet aspect du bio n'est qu'un avantage de plus mais pas la raison principale qui fait je consomme bio. Et oui les petites boucheries/ poissonniers et fromagers de qualité existent encore mais sont de plus en plus rares (et qui plus est quand un part à la retraite, il est rarement remplacé
Linka, en plus quand c'est la saison, on en profitte (du moins on devrait) pour faire des conserves (coulis de tomates and co)
C'est vrai qu'il est de plus en plus difficile d'échapper à cette 'intoxication', y compris en bio. C'est à nous de rester vigilants.
J'élève aussi mes poules qui me font profiter de leurs oeufs mais c'est vrai que le non-bio est partout. Impossible par exemple de savoir si le blé et le maïs que je donne aux poules contient des pesticides ou des OGM.
mais faisant mes achats de produits frais (viande, fromages, légumes et fruits) aux marchés et marchés couvert (pour privilégier petits commerces et qualité), j'ai découvert une boucherie bio. j'étais très satisfaite de ma viande achetée ailleurs, viande label rouge ou au pire catégorie A, du bon quoi, mais j'ai voulu tester.
déjà un ailleur vraiment chaleureux. j'ai demandé une tranche de tranche pour deux, pas trop épaisses. le boucher l'a nettoyée AVANT le pesage. il ne m'a laissé que le morceau noble et je n'ai payé QUE le morceau noble, choses que mon autre boucher n'avait jamais fait, je payais toute ma tranche au prix fort... et une viande... la meilleure que j'ai mangé.
j'ai pris un peu de foie de genisse pour mon chat, et même s'il ne m'avait jamais vu, il me l'a offert... bref vraiment, le commerçant chez qui on retourne et qu'on ne quitte plus jamais !!
sinon ma priorité est de consommer des produits d'origine animale où l'animal aura le mieux vecu possible, (bio, label rouge etc) et des légumes de producteurs locaux...
j'avoue que pour moi l'effet sur la santé du bio ne m'interesse pas plus que cela, je ne mange pas toujours très équilibré même si je fais de plus en plus d'effort... non ce qu'il m'interesse c'est l'effet sur l'environnement que peut avoir mon mode de consommation.
Merci beaucoup pour cet article, clair et précis. Et puis il faut dire que le Bio malgré son coût on y prend goût ! Une fois que l'on commence à manger bio, il est difficile de revenir en arrière... C'est mon luxe à moi, parceque je, nous, la Terre, le valons bien !
Je veux en profiter pour te remercier de prendre ainsi de ton temps et de ton énergie pour tout ce travail de recherche, de synthèse et d'écriture qui fait de ton blog ma référence et première ressource en matière d'environnement.
Merci encore et bonne continuation,
Anne-Laure
Bonjour, Merci beaucoup pour ces articles!!!
)
c'est sur que le bio c bien mieux au gout (les legumes du jardin de ma moman me manquent!!!!) surtout depuis que je suis au canada...
Pesticides, OGM et companie on ne sait pas ce qu'on mange et en plus c pas evident de suivre toujours un regime bio (ma banque limited oblige
mais enfin, ce qui fout les boules (permettz l'expression) c'est les pays comme l'argentine et round up ready!
Un petit conseil de lecture, qui confirme et complète vos propos :
Toxic - obésité, malbouffe, maladie : les vrais coupables, de William REYMOND. Honnêtement... à lire absolument !
http://www.williamreymond.com/
Réponse de Raffa
Oui je confirme que ce livre est à lire. C'est d'ailleurs amusant parceque je l'ai acheté juste après avoir écrit l'article pour ce blog et Grandir Autrement et pas mal de nos recherches/conclusions se rejoignaient.
Mais attention le bio n'est pa à l'abris des dérives industrielles pour autant.
Sur le sujet de manger bio, je viens de lire le livre suivant qui m'a encore plus convaincue de faire ce choix là et de pouvoir l'expliquer:
manger bio c'est pas du luxe de Lylian Le Goff.
Il faut bien comparer des produits équivalents, on peut avoir des surprises.
Il m'arrive de me perdre dans un hyper pour accompagner quelqu'un, et j'ai toujours été surprise par les tarifs élevés des produits bio, bien plus chers qu'en Biocoop.
http://sauvonslaplaneteterre.blogspot.com/2007/10/ogm-et-pesticides-sonner-lalarme-en.html
Il traite des derniers études de 2006 et 2007 sur les risques des OGM et pesticides sur la santé. Ces études ont été effectué par une des somités mondiales, Gilles-Éric Séralini, biologiste moléculaire. Il est venu à Montréal effectuer une conférence sur le sujet. Je vais ajouter votre blogue dans mes favoris aussi. Merci !
Néanmoins j'ai précisé dans la partie 1 de ce dossier, quel était le bio dont on parlait dans la suite du dossier, car malheureusement il y a plusieurs bio. La saisonnalité en fait bien partie.
Je suis d'ailleurs bien contente que les avocats soient de cette saison
Et oui à mon magasin bio nous avons des mandarines (souvent) qui nous permettent, à Zhom et moi, de retrouver le bonheur des des batailles de crachat de pépins
Pour ce qui est du pourrissement interne de l'avocat, sans perdre sa fermeté, je pense sans certitudes que c'est lié à l'irradiation.
Juste une question :
Quand tu écris 'Et ceux qui en ont marre d'avoir des avocats assez fermes tout noirs à l'intérieur qu'ils essayent le bio (le vrai !). Vrai aussi pour les madarines ou tomates magnifiques au goût de flotte.'
Tu parles de quelle saison ?
Parce que tout a une saisonalité et je connais pas mal de gens qui mangent BIO des tomates toutes l'années et des avocats même en été !!!! Dans ce cas est-ce vraiment 'BIO' ? Quand on sait que la tomate c'est en été et les avocats de décembre à mars dans notre pays (je le sais je les cueille à cette période, ils ne deviennent jamais noirs à l'intérieur, trop bons = très vite dégustés !).
De même les mandarines, ça existe encore ?
Je connais quelques arbres où j'en cueille en hiver mais avec les pépins leur commercialisation a été remplacée par celle de la clémentine... Ce n'est pas le même fruit !
On ne te remerciera jamais assez pour ton blog 'mine d'or' comme je l'appelle, lol.
Si c'est possible mais je sais que tu es très occupée, j'aimerais savoir ce que tu penses des boissons/cocktails thérapeutiques (c'est peut etre un grand mot) de ce genre
http://www.1001cocktails.com/recettes/boissons-therapeutiques.html
je suppose que c'est pas un miracle mais c'est toujours mieUx qu'un soda, non?
<commentaire non rapatrié de l'ancien blog>
C'est clairement mieux qu'un soda mais il faut faire attention à ce qu'on fait les jus de fruits et légumes frais sont parfois tout autant de la phytothérapie que des tisanes. Il faudra que je vous en parle un jour des jus
merci pour ce site bien sympathique. je dis, vive les légumes frais bio qui respectent les saisons, et les circuits courts (nous sommes abonnés à une amap), une alimentation simple, pas trop de viande bio (trop chère, et de toutes façons nocive à haute dose ), pas trop de produits issus de la vache (toxiques à haute dose, ... je vois la consternation se peindre sur les visages...), et ne lésinons pas sur les céréales bio (riz complet, pâtes complètes, millet , épeautre, polenta, orge, blé dur...) mélangées à des légumineuses (pois chiches, lentilles vertes et corail, haricots azuquit,..., et bien sûr beaucoup de fruits. J'ajoute que cette façon de se nourrir et de vivre est le fruit d'un long cheminement d'esprit, rien ne vient brusquement : consultation de sites écologiques , de défense de l'environnement, et du consommateur qui permettent une prise de conscience (Greenpeace, les amis de la terre, actu-environnement, la mdrgf, cyberaction etc...) :plus de produit chimique dans la maison, plus de cosmétique chimique sur le visage et le corps, une autre façon de se comporter, qui respecte la terre et les hommes, et surtout plus de sur-consommation !!! je suis contente de participer à ma manière à ce challenge
Je suis convaincue que l'on mange de plus en plus de "crasses" ! C'est de pire en pire et c'est toujours pour la même chose : rentabilité-argent et encore argent et argent.
Comme les produits bio sont un peu cher pour moi pour ne manger que ça, je fais un effort pour mon petit bout de chou de 13 mois : il ne mange que des fruits bio et des légumes bio, j'économise en faisant les panades moi-même et en demandant des légumes du jardin de mon beau-père.
Les magasins sont encore assez peu nombreux je pense chez nous, ou alors il faut faire des km et des km pour les acheter.... Pas mieux...
Pour le prochain enfant, le lait en poudre, ce sera du bio ! et mon premier va bientot passer à du lait de croissance : BIO !
Et pour nous, parents, on mange bio de temps en temps surtout les petites graines (riz, blé, farine, ....) et les pâtes, céréales. Sinon pour les reste... kkbeurk comme dirait Raffa ;-).
Aaaaaa..... si je gagnais au Lotto (chez nous en Belgique, Lotto, c'est 2 "t"... )....
Je vais chercher des recettes et des trucs pour manger bio et pas cher. J'essaie de m'améliorer chaque jour...
Merci Raffa encore pour les articles hyper intéressants !
Marlène
Marlène, je suis passée au bio y'a pas longtemps, enfin en grande partie du moins, comme toi pour les petites graines mais les légumes aussi quand c'est possible... sinon comme tu dis, y'a pas des masses de magasins et il faut faire des km. Même parfois au marché y'a pas de marchands bio mais pour bcp de légumes c'est vrai que le goût est bien souvent meilleur. Y'a qu'à goûter la différence pour les citrons... En supermarché y'a de plus en plus de bio mais c'est bof bof (à l'oeil du moins, j'ai jamais acheté) et suremballé et bien souvent ça vient de loin.
lol
Par contre, la dernière fois que je suis allée au carrefour j'ai vu qu'il y avait tout un rayon bio, dont de la viande. Eh bien, la saucisse par exemple était 2 euros plus chère que chez le marchand bio le plus proche de chez moi (il n'y a que ça que j'ai pu comparer pcq je venais d'en acheter et me souvenais du prix.
Je ne pense pas que ce soit vraiment beaucoup plus cher, faut adapter, y'a des tas de recettes hyper bonnes à faire et sans ou avec moins de viande. Je crois qu'au début, ça revient assez cher parcequ'on achète pas mal de choses qu'on ne connait pas, petites graines, huiles etc... et pour les produits d'entretien Raffa c'est pareil, mais après ce n'est plus qu'un roulement...
Et moi aussi j'aimerais gagner au lotto Marlène et je crois qu'on n'est pas les seules que ce soit avec 2 t ou un seul
Oui, tout a fait d'accord Danny.

Pour mon petit bout, j'achète des légumes bio au Delhaize (plus de choix qu'au Colruyt) mais ils sont emballées individuellement ! Quelle contradiction !
Je vais prochainement aller voir un magasin bio à Wanfercée Baulet et je vais comparer les prix et puis le gout par rapport au potager de mon beau-père...
Pour la viande, on l'a de mon beau-père aussi (tu vas me dire, finalement, ca ne me coute rien...) et elle vient d'une ferme du coin. On a aussi ses lapins, poules mais il ne donne pas des graines bio à ses poules...
Comme tu dis, faut trouver des recettes.
Et pour le poisson, que fais-tu ? déjà qu'un bête cabillaud non bio est déjà à 13€/kg !
Bon, tu me fileras tes trucs économiques hein ?
Du côté des marchés (non bio), c'est souvent en pleine semaine dans ma région...
Ah ben tiens, pour ce soir, j'ai mis des lentilles dans l'eau !
Vivement le prochain article de Raffa !
Marlène
Coucou les filles, juste une info d'importance toute relative mais à prendre en considération ; je vis sous le seuil de pauvreté de mon pays et mange quasi exclusivement bio
Le bio (autrement dit la nourriture normale, celle qui nous a alimenté pendant des millénaires avant les années 50) n'est pas cher, c'est l'alimentation de merde qui est dramatiquement pas assez cher par rapport à son coût sanitaire, social et environnemental et ce qu'elle contient.
Manger bio sans trop dépenser c'est parfaitement possible
et cela fait
des économies dans bien des domaines (que ce soit celui de la santé ou des
cosmétiques
)
Je précise par ailleurs que, du moins en belgique, les prix dans les magasins bio ont moins explosés que ceux des supermarchés, la différence est maintenant minime, si pas très souvent en faveur du bio.
N'oubliez pas que le bio nourrit plus que le non bio et que donc on en achète moins.
Evitez les plats préparés par contre, hors de prix, en bio et en non bio.
Pour le poisson, c'est cher et cela DOIT l'être, c'est dommage que nos apports en acides gras essentiels nécessitent que l'on mange du poisson (saumon sardine thon), car du poisson y'en aura bientôt plus à ce rythme
Quand je pense qu'en 2005 les réserves de poissons commençaient seulement à poser problèmes, maintenant on a quasi vidé l'océan (et on continue) pour le remplir de déchets.
Je suis désolée pour les pêcheurs, mais pour ma part ce métier, du moins dans l'hémisphère nord, doit mourir pendant une bonne trentaine d'année
Pas
d'autres choix
:(
Oui, viande bio plus chère au carrefour que chez le marchand bio. Et c'est vrai ce que dit Raffa, Marlène (bon pour moi ce que dit raffa c'est parole d'évangile hein lol) on mange moins en mangeant bio. Il n'y a pas de distribution ou remise à domicile de panier bio dans ton coin? en cherchant sur internet j'ai trouvé plein d'adresse, je te dirai une autre fois, car ici je ne trouve rien mais j'ai mis un lien sur le pc de ma fille.
Ok pour les recettes Marlène mais bon, en général si je trruve une recette, elle me donne des idées et je ne la suis jamais à la lettre et fais rarement deux fois pareil lol. Va voir sur le site de clea cuisine, y'a pas mal de trucs et d'idées et y'en a d'autres aussi mais là ça ne me revient pas, de toute façon en allant sur un blog, souvent il est renseigné des blogs amis donc tu vas jeter un oeil...
Et les lentilles c'est super bon. Et dire que je n'en mangeais jamais avant...
Quant au poisson, je rejoins tout à fait ce que dit Raffa
Merci les filles pour les petits conseils et le soutien moral
C'est vrai, je fais des économies ailleurs (cosméto, nettoyage maison -merci Raffa !-, lessives écolo, langes lavables, allaitement de 11 mois, pain maison, brocantes, jardin sans produits kkbeurk, pas d'ordi à la maison, bon juste deux voitures... aie aie aie....) et c'est pour ca qu'on se permet de manger bio de temps en temps.
Car la vie en général est très chère et les taxes ne font qu'augmenter (en Belgique on est servi !!)
Mais c'est vrai, vous avez raison, les prix augmentent tellement dans le non bio qu'ils vont finir par rattrapper le bio.
Je remarque aussi que si j'habitais dans le Brabant Wallon, il y a beaucoup plus de fermes et de produits bio, surtout aussi du miel ! J'habite ici entre Namur et Charleroi (ils sont tous les deux à 25 minutes de route) et il n'y a pas grand chose. (c'est déjà plus la campagne et les champs mais c'est pas encore les belles collines de vaches des Ardennes)
C'est promis, je vais à Baulet au magasin bio ce we !
Pour le poisson, c'est vrai, on en mange de moins en moins car les réserves s'appauvrissent et que c'est cher du coup, c'est logique en effet.
Au plaisir de vous relire.
Marlène
Voilà Marlène, ici je te mets le lien (tu connais peut être déjà) qui reprend les magasins bio et herboristeries etc... par province : http://www.bio-info.be/pages/pagesd...
Voili, voilà bonne journée
Merci Danny !
En cherchant un peu, j'étais tombée dessus mais... en vitesse alors, maintenant, je vais m'y attarder.
Je suis allée à la Sariette à Gosselies (je ne sais pas de quel coin tu es) mais c'est plutot un magasin diététique où on trouve le bio et pas l'inverse.
Il y a du choix mais la plupart des produits bio se retrouvent alors par correspondance chez Bio-Planet.
Pour les légumes frais, je dois encore aller à Baulet... pfff mais le temps passe tellement vite !
Encore merci.
Marlene
De rien dis. Je suis dans le brabant wallon et ici ça va encore, pas vraiment pour les légumes et la viande, à part les marchés et un seul magasin mais à l'autre bout de braine-l'alleud donc parfois j'y vais et pour le reste, petites graines, huiles etc... j'ai un ptit commerçant bien sympa pas loin de chez moi. Mais je vois que tu vas à Gosselies, je te pensais de l'autre côté de la belgique, je ne sais pas pq, donc si jamais tu vas parfois à Nivelles, le samedi matin au marché y'a une dame qui a de supers bons légumes. Sinon faut encore que je cherche pour les fermes etc... (je ne suis passée bio/écolo qu'il n'y a pas si longtemps que ça).
Eh oui le temps passe très vite, c'rest vrai.
Aaaah mais je connais très bien le BW, Danny! Je suis originaire de Vieux-Genappe. Je suis allée à l'école pendant 13 ans à Nivelles et j'ai vécu 2.5 ans à Nivelles dans les beuax appart' en face du shopping...
Le marché, je connais ! Combien j'en ai fait avec mon père, on se garait super loin puisque il y a une foule terrible et puis on se ramenait avec des caisses entières d'abricots ou de fraises sous les bras et les pains et cramiques "cuits sur pierre", j'en pouvais plus, à la voiture, "je lachais tout" !
Oui, beaux souvenirs.
Mais maintenant, j'habite trop loin. Je travaille à Gosselies mais j'habite à Falisolle (petit village à côté d'Auvelais).Je me suis éloignée de toute ma famille, tout ca pour pouvoir m'acheter une grande maison mais avec mon budget... (impossible dans le BW !).
je connais bien aussi Braine. et le cinéma surtout, la piscine (elle existe toujours, c'est le Neptune encore ?) et la salle de sport.
Le monde est petit. Enfin, la Belgique surtout aussi alors...
Il y a qd même pas mal de choix chez bio-planet mais on ne sait pas lire les étiquettes...
Pour ce qui est des fermes, il y en a pres de Mettet (un peu loin aussi) et puis Namur (25' de route.
Et puis les marchés à Charleroi, je connais pas du tout. Ptêtre que je me méfie aussi de leur qualité car la région est fort industrielle qd même.
Enfin, encore merci pour ce dialogue bien sympa.
A+ !
MArlene
Je pense qu'il faudrait peut être qu'on arrête ce "tête à tête" (bien sympa) parceque ça n'a plus rien à voir avec le sujet, du moins pas pour les autres lecteurs lol et on va se faire enguirlander... Si tu veux, on peut continuer ailleurs, je ne sais pas si tu vas sur d'autres fora ? A bientôt
Oui, je m'en suis rendue compte aussi... oups ! On se reverra ailleurs surement. a part ce site, je vais nulle part ailleurs (à mes mails mais sinon, non) a+ MArlene
Bonjour,
Je crois que les produits bio n'ont pas plus de goût que ceux issus de l'agriculture conventionnelle. En effet, les deux suivent la logique fondamentale du rendement. Il faut produire plus dans un minimum de temps pour gagner plus. Cependant la nature ne répond pas à ces exigences du monde moderne: elle prend le temps nécessaire pour faire pousser une plante, voilà tout. Donc arroser beaucoup, ajouter de l'engrais, même autorisé par les règles AB, utiliser des graines de plantes qui poussent vite donnera des produits fades. Je l'expérimente dans une AMAP! Ce sont les mentalités qu'il faut changer... Pas une mince affaire...
Tutut Zorgy ! Juuuuuustement le bio ne devrait pas, en théorie, s'intéresser au rendement, il a une obligation de moyen pas de résultats (d'où des prix très variables en fonction de la production)
Il est vrai que la logique de notre monde contamine tout et que les labels bio actuels s'en écarte de plus en plus, voilà pourquoi il faut rester vigilant et se recentrer sur les "vrais" acteurs du "vrai" bio qui devra bien s'appeler autrement.
Oh que oui qu'ils ont plus de goût !!! pas tous, ok. Ca ne fait pas longtemps que je mange bio et au marché y'a une petite dame qui se fournit dans une coopérative, elle a bcp de choix, du bio et des légumes de ferme, j'ai goûté les carottes bio et celles de ferme, les bio sont nettement meilleures (j'ai goûté plein d'autres légumes aussi bien sûr). Exemple : les concombres... eh bien, il n'y a pas de comparaison, ils sont plus petits, plus tordus, moins beaux mais nettement meilleurs, ok aujourd'hui ils étaient à 1.30€, la semaine dernière à 1.40 et la semaine avant à 1.50, aujourd'hui chez lidl il paraît qu'ils étaient à 0.25 cts et deux fois plus gros, tout beaux et tout brillants... mais tant pis, je préfère ceux bio. Et avec les produits kkbeurks que je n'achète plus, les produits Raffa que je fais ainsi que les cosmétiques, on mange moins de viande, etc... eh bien l'un dans l'autre ça compense et ça vaut le coup
Merci pour tous les conseils que je glane au grès du site et des sites amis....Plutôt bio-écolo-écono, mouillée jusqu'au cou dans la vie associative ainsi que mes enfants (qui sont grands!) je recherche des producteurs de bio (saucisses à cuire, etc) pour des animations estivales.... frites aussi.... bref, les saucisses frites sont quasi inévitables lors de manif diverses et variées!! alors si on peut en trouver des bios... ce serait bien!
Merci pour les conseils éventuels
Cath.
Le bio ça reste trés trés cher ! Meme chez les discounter !! Enfin c'est du vol comme pour tous les autres produits !
Tchao
Hey marlene ,le poisson ,s'il est péché il est forcement bio !!!
Quitte a choisir je préfère + de poisson (du péché) a de la viande ,vu les conditions d'élevages ...
Bonjour Raffa,
Merci pour le site, l'article et surtout les sources. J'ai eu une période "tout bio", puis un retour de balancier "le bio c'est idiot", et finalement j'en suis arrivée à la conclusion un peu bête qu'il faut varier ses poisons. Comme beaucoup de commentateurs, je trouve bien sûr que les aliments bio sont meilleurs en général que ceux des supermarchés. Par contre, je ne les trouve pas meilleurs en général que ceux que j'achète au marché, et qui ne sont pas, sauf exception, labellisés bio. Et ils sont beaucoup plus chers que le marché.
En fait, il y a assez peu de doute sur les bénéfices d'une alimentation bio pour la santé individuelle, par contre je commence à entendre des doutes, émis par des scientifiques, sur les effets "de masse" ou collectifs du bio. L'idée est que les pesticides, nuisibles en trop fréquente ingestion ou trop forte concentration, éliminent néanmoins des tas d'organismes dont l'effet sur la santé et l'environnement n'est pas forcément positif (ils peuvent être toxiques). Tant que l'agriculture bio restait anecdotique, ça ne posait pas vraiment de problème, mais en se généralisant ça peut en devenir un (effets de seuil). Donc je reste pour l'instant assez circonspecte: j'essaie surtout d'acheter en circuit court (effet évident sur l'environnement), à des commerçants qui connaissent bien leurs produits et si possibles sont aussi producteurs. Je réserve le bio pour les aliments qui ont tendance à concentrer les cochonneries (comme le poisson). Pour les quelques fruits que je fais pousser moi-même, je m'en tiens à des remèdes ou répulsifs pas trop compliqués là où le bio a échoué (bouillie bordelaise par exemple), mais il faut bien reconnaître qu'on ne peut pas se passer de certaines cochonneries si on veut récolter un petit quelque chose (anti-limaces par exemple). C'est difficile d'avoir un comportement optimal.
Et je persiste à penser qu'il ne faut jamais passer au tout pour ni au tout contre: il faut varier et modérer.