Des familles autosuffisantes menacées d'expulsion de leur propre terrain
Par Raffa le 07/02/2008, 11:04 - Le choix ? - Lien permanent
Aujourd'hui, en France, ce n'est un secret pour personnes, la crise du logement est plus que critique. Les prix des terrains, des maisons et des loyers sont devenus inaccessibles pour beaucoup. Les prêts se font sur des 30 voire 50 ans (autrement dit il faudra travailler plus, pour rembourser plus). C'est très vrai dans les grandes villes, ça l'est tout autant dans les campagnes. Les jeunes, en particulier les agriculteurs, ne peuvent plus s'installer : les terrains constructibles sont hors de prix, les autres suivent de près. Les campagnes se vident de leurs habitants. Les populations aisées des grandes villes, les touristes étrangers, s'approprient de plus en plus les montagnes, les régions boisées, les campagnes réputées calmes et agréables... l'État a des projets ambitieux de développement économique lié au tourisme, des projets de parcs de vacances se montent etc.
(c) Les Cabanes.com
"Nous construisons une maison en pierre, sans permis (qui peut aujourd’hui acheter un terrain constructible en Cévennes à 20 ans ?), c’est petit, mais suffisant, et imprégné de toutes ces pierres que nous avons aimées... quand viendra-t-on nous déloger nous aussi ??? pour faire plus de place sans doute à des personnes qui ne vivront là qu’une semaine par an ?"
Fialka, Cévénol
(commentaire laissé sur le site de la Picharlie)
Conséquence directe, en pleine crise du logement, la France détient le record des résidences secondaires (3 millions)... inoccupées pendant 88% du temps. En parallèle, une demande de logement social sur 3 est satisfaite et une population toujours croissante de travailleurs urbains a pour priorité quotidienne de se trouver un coin décent où dormir le soir même. Une plus grande encore vit dans des conditions de logement épouvantables ou avec un surendettement très lourd.
En réponse à cet urgent et fondamental problème, ... les expulsions de locataires précaires ou de squatteurs se multiplient (elles ont augmentées de 45% de 2000 à 2006), les forces de polices sont de plus en plus appelées en renfort, parfois les pelleteuses et les bulldozers sont de la partie. Ce fut le cas cet été à la Picharlie, haut lieu de la résistance, inhabité depuis 70 ans. Ce hameau historique fut littéralement rasé pour en faire partir ses habitants qui le reconstruisaient illégalement depuis 5 ans. Cette destruction et la démesure des moyens employés a provoqué un profond émoi dans la région, que l'on soit pour ou contre les squatteurs.
Un projet de loi proposait même récemment de revenir à l'interdiction de vagabondage, autrement dit l'interdiction de dormir dans la rue sous peine d'amende, prison et confiscation des matelas et autres tentes...
Un autre habitat est-il possible ?
Lorsque l'on ajoute à ces difficultés de logement, le coût et la qualité de
l'alimentation, l'urgence écologique, l'impression de ne pouvoir agir ni
financièrement, ni politiquement et la perte de confiance dans le
mirage miracle de la croissance et de la consommation à corps
perdu... certains prennent des initiatives et cherchent à inventer de nouveaux
modes de vie, à retrouver du sens dans cette course en avant.
Des jeunes isolés ou en couples, des familles, urbains ou du coin, réinvestissent les campagnes plus ou moins désertées, achètent s'ils le peuvent, rénovent écologiquement des ruines, auto-éco-construisent des logements. Ils ont la plupart du temps un potager (bio), des animaux et sont en grande partie auto-suffisants. Ils s'intègrent au tissu social de la région et travaillent souvent à temps partiel. Ils vivent HEUREUX et avec dignité de la simplicité volontaire avec peu de besoins matériels (autrement dit sans télé et playstation).
Oui mais... ces logements alternatifs ne sont pas toujours, voire jamais, aux normes urbanistiques et sont souvent confondus avec la cabanisation sauvage, faite n'importe comment. Utilisant des solutions énergétiques alternatives, des toilettes sèches, la phytoépuration des eaux grises, récupérant l'eau de pluie, etc. ils ne sont raccordés ni à l'eau, ni à l'électricité, ni à rien, et n'en ont pas besoin. Ces logement sont parfois prévus pour être facilement démontables, voire mobiles, ils ne possèdent alors pas de fondations et ne sont donc pas des constructions à proprement parler : ce sont les cabanes, yourtes, maisons en paille, roulottes, grottes,...
En conséquence, pour y vivre il faut des autorisations spéciales difficiles
à obtenir (j'ai essayé, puis renoncé, à comprendre le code de l'urbanisme
français et autre POS ou PLU). C'est apparemment un vrai parcours du combattant
dès que l'on souhaite vivre autrement qu'entre 4 murs homologués. Enfin cela
dépend des régions et des maires.
Je sais que certains d'entre vous ont ce genre de projet en tête,
renseignez-vous le plus possible afin d'éviter ce qui arrive
actuellement à plusieurs couples/isolés/familles : l'expulsion ! Si certains
veulent témoigner de leur réussite ou échec en la matière, cela intéressera
beaucoup de personnes !
Soutien à des familles autosuffisantes menacées d'expulsion
Or donc, le 15 février 2008 doivent êtres expulsées de leurs propres terrains (non constructibles) plusieurs familles ayant choisi ce mode de vie. Elles devraient être relogées en logement social. Cet avenir ne leur convient pas et elles ont besoin de soutien pour appuyer leur projet de vie.
Notre mode de vie est basé sur le respect d'autrui et de l'environnement. Nous avons choisi de ne pas surconsommer et de limiter au maximum notre participation à la pollution de la planète. Nous sommes actuellement bien logés, heureux, et parfaitement intégrés dans notre commune.
Nous revendiquons notre droit de choisir de vivre comme nous le souhaitons, sur des terrains nous appartenant, dans le respect d’autrui et de l’environnement. La seule solution que nous avons trouvé à ce jour est de déposer une demande de dérogation à titre expérimental pour une durée de 5 ans. Nous allons présenter des dossiers avant le 15 février expliquant notre mode de vie, notre respect de critères écologiques et citoyens, et joindre nos pétitions et courriers de soutien récoltés depuis début décembre.
Le regroupement de tous ces dossiers pourrait déboucher sur une demande de projet de loi...
Personnellement, je suis contre la cabanisation sauvage, qui peut être extrêmement préjudiciable à l'environnement et dangereuse, mais je suis pour que des habitats et modes de vie alternatifs et écologiques se développent, en accord avec les lois, voire même avec des subsides de l'état. Si, comme moi, vous désirez apporter votre soutien à ces familles et montrer, par là même, que vous pensez que des personnes qui font ce choix de vie doivent pouvoir le faire et la loi être adaptée en fonction. Vous pouvez
>>> signer AVANT LE 12 FÉVRIER la pétition en ligne
<<<
Et/ou leur envoyer un message de soutien à
unptitboutdplaneteAThotmail.fr
(ne tenez pas compte des dates, ils devaient auparavant être expulsés pour Noël mais ont obtenu un délai). En mars, il y aura également le procès d’Éric, convoqué au tribunal correctionnel de Mende pour construction illégale d’un «habitat familial de type yourte».
Pour finir, une réflexion de l'association des HAbitants de Logements
Ephémères ou Mobiles. On peut être d'accord ou pas, c'est un point de vue
intéressant qui se défend.
Dans l’incapacité, à court ou à moyen terme, de proposer du travail à tous
ses citoyens, ou même de les loger, notre société se doit de, au minimum,
permettre à ceux qui choisissent ou qui acceptent des formes alternatives de
survie d’aller de l’avant sans leur mettre des bâtons dans les roues et ce
d’autant plus quand il s’agit de démarches respectueuses de l’environnement
tant humain qu’écologique. [...] La légitimité de l’état repose sur un
donnant-donnant équitable. C’est sur cette réciprocité que se construit la
nécessaire confiance qui fait que les citoyens acceptent de porter le poids de
l’état en contrepartie d’une certaine sécurité. Le logement fait partie de
cette sécurité. Il est irrecevable qu’un état, au niveau de développement et de
richesse où se trouve la France, ne veuille ou ne puisse remplir ce contrat. Il
est inacceptable que devant cet état de fait, il aille plus loin en entravant
des initiatives spontanées qui tendent à apporter des éléments de réponse
immédiatement applicables.
En savoir plus
- association des HAbitants de
Logements Ephémères ou Mobiles
Halem défend les habitants de logements mobiles ou éphémères. Avec l’aide de juristes et d’avocats, des dossiers de "terrains de vie sur parcelles non constructibles"sont montés, en respectant des critères écologiques et citoyens, en vue d’obtenir des dérogations par les autorités compétentes à titre expérimental - Réseau d’Expérimentations et de Liaisons des Initiatives en Espace Rural
- L’aménagement de terrains non-constructibles, un Plan Écologique Global d’Occupation du Territoire - HALEM
- Mémorandum juridique - HALEM
- Yourte : permis de construire ou non ?
- Permis de construire dans quel cas est-il exigé ? - OPLF
- Législation des petites habitations - Les Cabanes
- Législation - traiter les eaux grises. Sujet du forum Ecobioinfo
- La cabanisation sur le littoral du Languedoc-Roussillon
- Autoconstruction de cabanes dans les Cévennes
- Construction illégale de la «Maison en paille»: «On passera l'hiver ici»
- Les cabanes
- Passerelle Eco
- La pierre verte
- Collectif des Cévennes
- Archilibre
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Commentaires
je me demande si ce genre d'histoire existe en Belgique, je sais que les règles d'urbanisme sont parfois très strictes selon les endroits (à la limite du farfelu parfois)
Je suis allée faire un tour sur ton lien la Picharlie, je suis encore pleine de colère de ce qui a été fait là bas : comment peux ton raser ce que cette famille a reconstruit ?
Ton article me touche énormément, si les terres n’étaient pas si chère je crois que cela ferai un moment que nous serions sur notre lopin de terre : petits paysans, visant la presque autosuffisance, avec peut être un petit boulot à côté pour garder une ouverture et un contact nécessaire avec le monde alentour.
En interdisant l’accès à la terre on emprisonne l’Homme dans le schéma imposé par cette fichue société de consommation. Tes légumes et ton lait tu achèteras en grande surface !! (avec ta voiture…of course)
Et puis interdire le vagabondage, et puis quoi ? Si t’as pas des fringues de marques tu finis en tôle aussi… ?! Ils vont bientôt aussi interdire de dormir dans sa voiture. C’est tout ce qu’il reste à certains… Tu ne peux pas te loger et si t’es dehors on te mets en prison ?!
Je signe cette pétition. J’ai toujours eu du mal à comprendre les « constructibles » et pas « constructibles », dans mon sens tout dépend de ce que l’on construit en fonction de l’endroit choisi. Quand on voit le grand n’importe quoi qui a été fait en France depuis les cinquante dernières années, c’est pas quelques yourtes d’écolo qui vont dégrader les paysages ou polluer plus.
Vive les Cévennes !
pourquoi n'a-ton pas rasé certaines maisons individuelles privées que les gens ont construites sans permis sur la côte d'azur ? En particulier des maisons construites sans permis par des princes arabes..... sans parler des maisons construites avec permis et empêchant l'accès aux plages....
Pendant presque cinq ans, nous avons travaillé sur notre projet : s'installer à la campagne (parc régional du haut-languedoc), dans une maison bois, passif, autonome en eau et électricité, y apporter notre p'tit activité, une p'tit SARL avec un emploi a été crée. Mais l'administration et les prix de terrains inaccesible, pourtant dans une région sinistrée, dépeuplée, sans perspective, sans emploi,... ont fait avorter tous nos efforts.....
C'est signé
C'est signé aussi ...

L'aberration française dans toute sa splendeur ... dire qu'on nous considère comme le pays des droits de l'homme ça donne la chair de poule ...
En tout cas merci Raffa de nous tenir informés !
Les initiatives qui respectent et l'homme et la terre ne peuvent pas nuire .
Je suis atterrée
C'est signé.
Il me semble que nous sommes comme des poissons dans la nasse...
merci rapha pour l'info . toujours aussi interessant ton site .
eh oui, c'est l'autre versant de la construction saine, du "bio" etc... c'est sûr que ces aspects n'entrent pas dans les salons biochose ou ecobatirmachin. ça ferait trop désordre !
Merci Raffa pour l'article et la recherche de liens, celui de http://www.halemfrance.org est une mine !!!
J'ai signé la pétition aussi, le monde marche vraiment sur la tête ! L'Etat décide ce genre de chose pour faire rentrer tout le monde dans le même moule, simplement parce que le fait d'être autonome nous permettra tous de penser librement et d'agir en conséquence, qu'adviendra t'il donc des privilèges de l'Etat ?
M'autorise tu à copier ton article pour que je puisse le mettre sur mon blog ?
je ne sais pas faire un rétrolien mais si tu m'explique je peux faire comme ça aussi
Signé et approuvé
signé!
ca me dégoûte........ d'autant plus que c'est le genre de projets qui nous tentait (la yourte en particulier )!
On a donc hésité et décidé de recadrer un projet plus "légal", mais ça veut dire encore plusieurs années à s'entasser à 3 dans un placard de 40m² (pardon, un "logement") en ville tout en essayant de réunir les fonds pour monter notre projet de maison éco!
zuuuut, ton news est arrivé dans ma boite spam, heureusement je l'ai trouvé et, bien sur je vais signer de suite, non, mais puis quoi encore? On vit (soi disant) dans un monde libre, mais seulement si on vit comme on le dit de faire! Grrr!
discours libéral, actes tyranniques
Je ne sais plus quel penseur a dit qu'Hitler a gagné la guerre parce que les démocraties pour vaincre ont été contraintes d'appliquer les méthodes et la violence des totalitarismes, que ce soient les États-Unis avec les bombes atomiques lâchées sur le Japon, le napalm sur la forêt tropicale vietnamienne, la France et ses colonies (massacres de Sétif, soutien à des dictateurs sanguinaires) la liste peut s'allonger ad nauseam tout ceci a un nom : identification à l'agresseur. Ainsi tout un chacun devient comme dans la pièce de Ionesco un rhino féroce. Et la spirale de la violence peut continuer de s'enrouler, nous prenant dans son fil mortel.
De même notre démocratie française se gargarise de libéralisme, de réformismes pour mieux contraindre tout un chacun selon une norme qui est toujours celle de l'agresseur, celle de l'exploitateur. La vérité est que nous sommes gouvernés par la peur : le chantage est le suivant, soit tu plies et te soumets à la loi du plus fort et tu deviens un bon pauvre qui accepte de et aide à maintenir l'édifice branlant du pouvoir et de la société telle qu'elle est, soit tu es menacé des représailles économiques ou pénales (suppression d'allocations, expulsion, emprisonnement)... sans parler des impératifs de la mondialisation qui nous poussent à nous mettre en concurrence les uns contre les autres dans une éternelle guerre économique de sorte que nous intériorisons la contrainte par peur du chômage, honte d'être exclu de la joyeuse fête de la mondialisation : le flic est dans notre tête, et c'est dur de lui resister!
On nous annonce un Grenelle de l'insertion ; s'il est du même tonneau que le Grenelle de l'environnement et c'est bien parti pour : il y a de quoi se faire des cheveux blancs : la France connait une grave crise du logement, la solution du gouvernement : pousser les pauvres dans la seine, raser un village en cours de rénovation par des gens certes pauvres mais libres et heureux. Mais ces humains au sens noble du terme posent un sérieux problème à nos exploiteurs, leur simplicité, leur humanité même, leur exemplarité pourrait éveiller des consciences tout en étant un affront à la violence de la société soi-disant libérale qui nous donne le choix entre prison et travail obligatoire, entre coca et coca light, enfin vous savez...
et cela me fait vraiment vomir
Pour être humain et digne de ce nom, pour échapper à l'identification à l'agresseur, je peux choisir en toute conscience :
la non violence (Socrate, Bouddha, Jésus, Thoreau, Ghandi), la non puissance (les Grecs anciens en général, Ludd, Ellul, Claude Steiner), l'objection de croissance (car free world network, adbusters/casseurs de pub/déboulonneurs, freegans), la simplicité volontaire.
Même nos machines sont trompeuses car elles nous donnent beaucoup de pouvoir et nous nous identifions facilement à ce pouvoir et quand je dis machines je pense à toute technique moderne y compris informatique et financière (pas seulement les grosses machines avec de gros moteurs). les grecs avaient un nom pour ce crime de démesure qu'ils considéraient comme intrinsèquement inhumain, hubris. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubris
Je me permets d'ajouter que je soutiens même les constructeurs d'abri qui ne sont pas aux normes. Je reviens d'un voyage professionnel à Cape Town (Afrique du Sud) et j'ai pu voir les conséquences de notre choix de société dite de marché, c'est à dire de marchandisation de tout y compris de ce qui fut lontemps gratuit les fruits de la Terre qui nous nourrissent. Or que se passe-t- il là bas : les ressources minières attirent les multinationales occidentales qui exproprient les noirs afin d'exploiter le sous-sol de leur terre ancestrale (pétrole, or, diamants, uranium, charbon...) et les condamnent à migrer vers les grandes villes où, de pauvres mais en bonne santé, libres et heureux, ils tombent dans la misère et la violence la plus terrible. Pour moi il n'est pas question une seule seconde de condamner ces humains qui sont avant tout les victimes non seulement des multinationales mais aussi de notre mode de vie (voiture particulière, hypermarché, matérialisme et règne de l'apparence, loisirs et vacances aéroportés...) j'en profite pour rendre hommage à Bantu Steve Biko assassiné le 11 septembre 1977 (il y a trente ans seulement et déjà oublié : je n'ai vu aucun hommage dans la presse française) un grand penseur et politicien africain écrasé par la violence coloniale comme beaucoup d'autres grands hommes africains (Lumumba, Sankara, ...) Nous avons beau jeu de dire que l'Afrique ne s'en sort pas parce que c'est "génétique" alors que nous avons tués les meilleurs de ses fils pour ne maintenir que les corrompus... et cela continue ; n'as-t-on pas encore accueillis deux infâmes dictateurs, Bongo et Khadafi, au pays de la déclaration des droits de l'hommes et du citoyen. En fait de rupture, il semble bien que nous retournions insidieusement, sournoisement vers la plus violente des organisation sociales : la loi du plus fort!
Il me faudra beaucoup de courage et de force morale pour ne pas céder à la tentation de l'identification à l'agresseur car la violence y compris la légitime violence est toujours, oui toujours, la victoire de l'oppresseur et de l'agresseur puisqu'il fait à proprement parler entrer la victime dans son monde par les actes.
Comme je suis athé, je prie les hommes que j'admire de m'inspirer (voir ci-dessus). Pour la partie féminine de mon inspiration, je choisi Marie de Magdala dite Marie-Madelaine (à lire l'évangile de Marie par jean-yves Leloup), Hanah Arendt (lire "Arendt, Socrate et la question du totalitarisme" de Cattherine Vallée), Simone Veil (la philosophe qui a écrit "la pesanteur et la grâce" et "contre les partis politiques" qui mourut en 1943 en camp de concentration), à suivre...
Merci Raffa et bon courage à toutes et à tous et continuons de nous serrer les coudes.
PS : j'ai signé aussi.
voilà , c'est signé
J'ai pas pris le temps de lire le message de lorensea, j'espere ne pas être redondante. Mais sans vouloir tomber dans la parano exessive, je pense que ça gène beaucoup "les autorités" que des gens ne soient pas "répertoriables". Plus on rentre dans le système (EDF, générale des eaux, téléphonie...), plus l'état et ses sbires économiques -à moins que ce ne soit le contraire- peuvent exercer des pressions sur nos modes de vie et de pensées. Et puis une population est beaucoup plus facilement contrôlable et influensable si l'on sait ou est chacun, ce qu'il fait...et ainsi prévoir les réactions face à une information, un évenement...Nous contraindre au même mode de vie et aux même aspirations, c'est tout simplement plus gérable. Je ne suis pas non plus pour la cabanisation sauvage sans reflexion concrète sur l'impact environnemental et social. Mais je vois là une interdiction d'être différents, donc une interdiction à refléchir. Merci Raffa ne nous permettre là encore de défendre l'idée d'un droit à l'alternative.
Et en plus, elles sont jolies ces habitations...
Face à ces aberrations, toutes plus invraisemblables les unes que les autres mais, ô combien tristement réelles, nous sommes aussi et surtout de plus en plus nombreux, à tous les niveaux, dans tous les domaines, à œuvrer pour qu'un monde empreint d'humanité voit le jour.
Si cela peut paraitre naïf ou vain à certaines personnes, d'autres se retrouveront dans cette pétition lancée pour l'instauration d'une culture de la paix et du respect.
Comme le dit lorensea, bon courage à toutes et à tous et continuons de nous serrer les coudes.
Merci et bravo pour ce blog, d'âme Raffa !
http://www.lapetition.com/sign1.cfm...
je signe la petition car meme ceux qui ont des idees du courage et qui retroussent leur manche, la puissance financiere leur retirent leur reves
J'approuve, je signe pour ceux qui savent ce que douceur de vivre veut dire ... envers et contre tout et tous.
Hélas ! Certains d'entre eux restent impuissants envers ce "contre" dans certains cas comme nous le dévoile Raffa, ou bien comme dans les cas vécus suivants et tant d'autres ... :
1- comment dans une île, très loin de Tahiti, une population vivant sur le mode collectif dans tous les domaines (agriculture, pêche, artisanat, bâtiment, famile ....) a vu une entreprise montée par un de ses propres enfants rafler les petits "marchés" de construction à son seul profit. Avant ce désastre, le groupe de bâtisseurs passait de chantiers en chantiers construire les maisons de l'île et chacun d'entre eux voyait à son tour sa maison érigée par ledit groupe. C'était l'échange tout simple dans toute son authenticité.
2- comment le don des abondants et succulents fruits des jardins entre voisins ou habitants a vu un commerçant natif de l'île en faire son activité lucrative parce que des nouveaux venus européens n'osaient pas faire la démarche vers les habitants, différant ou refusant le contact et l'échange ... Certes, cet exemple ne relève pas de "l'immobilier" mais veut souligner le même état d'esprit dévastateur....
Je signe donc et me reconnais dans cette mouvance ... comme tous ceux qui y croient encore !
Force et courage à notre précieuse "alerteuse" !!!!!
Chercheur épiméthéen, je suis enragé de ce constat mais je m'en doutais,cela devait arriver et je crois malheureusement que cela va se généraliser à l'avenir.
Nous sommes tous dans une situation gravissime, et je pense humblement que des hommes véritablement libre doivent "réaprendre" a vivre, un mode de vie peut-être inédit et vont peut-être rentrer dans une guerre inédite...
Je viens de signer et je rejoins "freeman" sur notre entrée dans cette guerre inédite. J'ai choisit la liberté de ne pas posséder de maison ni de lieu, de passer de pays en régions au gré des opportunités. Pour vivre ainsi il faut se libérer de son éducation, de sa famille et de la société. Quelques barrières commencent à émerger pour les nouveaux nomades mais elles sont très légères quand on voit ce que l'on fait subir à ceux qui veulent s'enraciner dans leur propre pays. Ainsi, cela me conforte dans ce mode de vie hors norme et je fais mes racines sur toute la planète.
La lecture de Loransea appelle de ma part des bravos tout rejouis, pour l'expose, plein de justesse dans le regard et d'un rare equilibre. L'histoire des Bushmen (habitants ou hommes... des buissons, ce nom hollandais etait et reste, a l'egard de ces celebres (autant que les Sioux...) et remarquables pisteurs des montagnes et deserts, une injure impudente, qu'ils ont attire sur eux en raison de leur habilete au tir a l'arc, et de la redoutable efficacite de leurs fleches empoisonnees, enduites de poisons extraits ou sucs de plantes sauvages, specialement "cuisinees". Pour Simone, priere de ne pas confondre, elle s'appelle Weil. La precision peut avoir son importance. Lisez encore, de cette meme Simone Weil, le tres beau "L'Enracinement" (Gallimard, Idees), ouvrage retire du catalogue depuis longtemps. Le titre exprime tres bien l'intention et la portee du livre. En d'autres termes, il s'agit d'un manuel de savoir vivre, ou, si vous preferez, d'un guide pour une re-humanisation volontaire. Khagneuse, agregee de Philo, elle travaillait en usine durant le jour (1935 a sa mort), et ecrivait et lisait le soir ou la nuit. Ce fut une "ame remarquable" de hardiesse et de courage. Elle a mis en pratique ce qu'elle pensait. Ce qu'elle dit en particulier des Cathares est tres juste, parfaitement clair, et ses remarques ou analyses demeurent toujours d'une saisissante actualite (resistance non violente, Gandhi, et Steve Biko aussi, et q autres, projets de vie "alter" et communautaire). Ou perissent les organisations, malades des jeux internes ou externes de pouvoir ou d'influence, et qui se decomposent elles memes, devraient renaitre, comme cela a pu se faire en d'autres hautes epoques de nos diverses histoires, recentes ou reculees, des semences de vie pacifique, communautaire, libre, democratique. Que les bonnes volontes se reunissent et se regroupent donc... autour de projets de vie, pour que se forment autant de poles de renaissance humaine (par le travail partage et decide en commun) qu'il sera necessaire... sinon, ce sont les tendances deshumanisantes qui triomphent (le Loup pour l'Homme), par inertie, surtout. Cette lutte pour le droit d'habiter, qui sevit tragiquement aujourd'hui et ici, ne date pas d'hier. Elle nous parle du droit antique ou archaique de survivre. Sommes nous deja, d'une certaine facon, devenus des concentrationnaires ? L'inhumain nous guette ? Ne soyons pas trop desesperes, mais tout de meme. Signez
soutien des-cabanes.com.
On passera le relais en page "robinsons".
J'ai crainte que ce genre de problèmes soit démultipliés sous prétexte des dispositions écologiques...
On passe le message, à nos lecteurs néo ruraux, de la discrétion et de l'assimilation (intégration).
On connait pas mal de ville dans le secteur Ganges, Bédarieux, Florac, St Aff qui devrait être reconnaissant des néos et des 2 ème générations de néos. C'est eux qui alimentent les écoles et quand même les marchands de matériaux et les discounts du coin.
Les locaux en général ont du mal à garder les troupes sur place. Ils avaient bien fait les charters de Réunionnaises pour repeupler les campagnes. Çà... ils ont oublié, c'est pas du joli joli.
On a connu ça: à la campagne, dans les campings (4 saisons sous prétexte d'inondations en hiver...) et dans les ports ( vie à bord).,
Je pense, mais c'est personnel, qu'on est trop peu nombreux pour lutter, mais assez pour se faire pointer du doigt. Alors en attendant le un contrepoids sur la balance...On diffuse.
Je signe la pètition car je trouve que les élus exagèrent.Ils se trouve que c'est justement ce mode de vie qui respect le plus l'environnement (on ne peut pas dire qu'il y a beaucoup de béton au mètre carrè). Quand respectera t'on la vie et le mode de vie de chacun? Résister contre l'état devient urgent, l'injustice continue contre les plus humbles.
gaffe, ton lien vers le site "cabanes" n'est pas bon, il y a un petit "i" en trop! , excellent article comme d'hab, j'en connais quelque uns dans ce cas .
Des nouvelles
"
Merci beaucoup pour ton soutien.
Nous sommes toujours chez nous mais nous n'avons pas eu de réponse pour le délai de trois mois que nous avons demandé le 15 février.on attend, et on continue...
Fred"
Pour info le procès d'Eric dont je parlais c'est pour le 20 mars
"Aujourd’hui, c’est un fait, tout le monde n’habite pas dans un pavillon ou un hôtel particulier. Si beaucoup vivent dans des tours HLM ou autres, d’aucuns choisissent d’élire domicile dans des habitats aussi divers que variés, hésitant même parfois, devant le choix que leur offre une imagination débridée...
Alors, yourte, maison en paille, cabane en bois, grotte, roulotte, tipi, maison berlin/mouygues, etc., peu importe, tant qu’on y est bien. Sachant que le choix de l’habitat reflète aussi un choix écologique et social. Cependant, certains habitats se voient menacés de démolition au nom de la loi.
C’est le cas d’Eric, convoqué au tribunal correctionnel de Mende le 20 mars 2007, à 14h, pour construction illégale d’un « habitat familial de type yourte » (dixit le tribunal pénal de Mende).
Au-delà de ce procès, se pose de façon évidente - à travers la question de l’habitat - le rapport au droit et à la loi. Comment réagir pour pouvoir vivre dans le style qui nous sied, là où la place est libre ? Quels moyens utiliser - politique, juridique... ? Comment créer un rapport de force social, humain, politique, pour y arriver ?
Sont invités à le soutenir, par leur présence ce jour-là, à partir de midi, tous ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec l’attaque judiciaire et policière contre les auto-constructions. Il serait bon d’entamer une réflexion, chacun, chacune, sur les moyens de résistances à mettre en place afin que les lois cessent d’être des obstacles à la réalisation de nos rêves.
Un Collectif en Cévennes
collectifencevennes@no-log.org
http://lapicharlerie.internetdown.o...
"
Le procès d'Eric a eu lieu, même si l'audience a été décalé, devant la mobilisation d'une centaine de sympathisants devant le tribunal. Il y a expliqué la situation dans laquelle il vivait
« C'est un choix de vie. J'avais la solution de demander une aide sociale pour me loger. Je ne l'ai pas fait. J'ai préféré travailler et m'en sortir tout seul. J'ai pris toutes les précautions pour que le jour de mon départ, tout puisse revenir dans l'ordre. Pour moi, cette convocation devant la justice relève d'une erreur et nombreux sont ceux qui semblent penser comme moi », nous confiait-il à la sortie de l'audience.
« Je regrette que les agents de la DDE ne soient pas présents, a insisté le procureur . Ce dossier aurait mérité une explication plus approfondie. Mais une yourte ne peut être assimilée à un habitat permanent, et ce n'est pas non plus une tente. La législation n'est pas limpide en la matière. On reproche au prévenu une infraction technique, et pour moi, une yourte est une habitation permanente. La preuve : depuis 2004, il n'a pas bougé. »M e Dibanjo a demandé la relaxe de son client. Il a aussi argumenté dans le sens d'une habitation légère de loisir, et encore sur le fait que le prévenu n'avait pas d'autre moyen pour se loger.
« La yourte de mon client n'est pas équipée de sanitaires. Elle fait aussi moins de 35 m 2 . Il n'y a pas non plus d'arrêté d'interdiction de la part de la mairie de Vebron. Éric Baret a installé une cuisine et des toilettes sèches. Il n'a pas l'eau courante. Pour moi, c'est du camping, et il n'est pas interdit sur la commune de Vebron, et de surcroit sur sa propre propriété. Je vais donc, ajoutait Me Dibanjo, plaider l'état de nécessité en faisant du militantisme. Le droit au logement s'applique dans ce cas présent. C'est un devoir de solidarité pour l'ensemble de la nation, et l'obliger à démonter sa yourte serait une atteinte à son droit le plus strict.
» Le tribunal rendra sa décision le 17 avril. Jean-Pierre AMARGE
http://lescabanescom.canalblog.com/...
Bonjour,
J'ai tourné tout ça dans ma tête, depuis que je suis venue le lire, j'ai visité les liens, surtout dans le paragraphe "en savoir plus", et j'ai rencontré avec tristesse la nouvelle du décès du fondateur de Halem France, http://www.halemfrance.org/, dans des circonstances tout ce qu'il y a de choquantes.
Comme tout ceci est plein de choses, j'ai voulu le relayer sur le blog de Mieux Être et Synergie, et j'ai donc créé un billet à partir d'extraits, pris ici et dans diverses pages web des liens fournis par Raffa.
J'ai nommé ce billet 'L'habitat écologique et illégal', avec lequel j'espère contribuer à un plus grand nombre de prises de consciences.