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05/03/2007

La carte d'identité électronique : une épée à double tranchant

Suite à l'article de Matthieu Weber sur les machines de vote électronique, je lui ai demandé s'il savait quels étaient les avantages et inconvénients de la cartes d'identité électronique, obligatoire dans certains pays, dont la Belgique, et prévue en France pour 2010. Ni une, ni deux, Matthieu m'a fait un petit article (MERCI !) que voici :


La carte d'identité électronique : une épée à double tranchant

carte

De plus en plus de pays se dotent ou projettent de se doter d'une carte d'identité électronique. A l'heure actuelle, l'Autriche, la Belgique, l'Italie, l'Espagne, la Finlande, le Portugal, les Pays-Bas et la Suède en ont une ; le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne songent aussi à la mettre en place.

Pourquoi ? Parceque la carte d'indentité électronique est plus fiable que la carte traditionnelle. Elle permet en effet d'incorporer des données biométriques qui nécessitent d'être numérisées pour des raisons de place et de traitement automatique. De plus, cette carte à puces donne la possibilité de pouvoir modifier des informations inscrites "sur " la carte sans avoir besoin d'en changer ( par exemple l'adresse du domicile n'est pas imprimée sur la carte d'identité belge, mais stockée dans la puce). Une autre raison évoquée par les gouvernements est la progression constante du nombre de transactions (commerciales ou administratives) effectuées par ordinateurs interposés. Elles nécessitent en effet une identification sûre des parties prenantes. Les cartes d'identité électronique belge et finlandaise sont la plus intéressantes de ce point de vue (ainsi que la future carte espagnole).

La carte d'identité classique

Une carte d'identité est un objet qui permet d'une part d'identifier une personne et, d'autre part, de donner un certain nombre de renseignement sur cette personne. Avec la carte d'identité classique, l'identification reposait sur une photographie du titulaire de la carte et sur un agent humain (par exemple un policier) qui comparait la photographie avec le visage du porteur de la carte. Une fois l'identité de la personne confirmée, on est assuré que les informations écrites sur la carte correspondent bien à son porteur. Le problème le plus évident avec ce système, c'est que la personne ne ressemble pas toujours (voire rarement) à sa photographie, et que l'agent humain doit faire preuve de bonnes qualités d'observation. Le système à base de photo n'est donc pas fiable.

La biométrie

Une manière de rendre ce système plus fiable, est d'utiliser les caractéristiques de la personne qui restent stables dans le temps. La plus connue est l'empreinte digitale, utilisée depuis plus de cent ans, mais on peut aussi utiliser l'empreinte rétinienne, l'iris de l'oeil, le contour de la main, ou encore l'empreinte génétique. Ces caractériques relèvent de la biométrie. De plus, les informations biométriques peuvent de nos jours être traitées par des ordinateurs, connus pour ne pas faire d'erreur et être incorruptibles (il n'en va cependant pas de même des humains qui programment et opèrent ces machines, bien entendu).

La cryptographie

La carte d'identité électronique permet aussi de s'identifier de manière sûre via Internet et de signer des documents électroniques grâce à l'utilisation de la cryptographie. La puce de la carte d'identité électronique peut contenir ce qu'on appelle une «clé secrète», et peut, à l'aide de cette clé, générer une signature (sous forme de suites de nombres) qui sera unique pour chaque message et pour chaque clé secrète. En d'autres termes, une même personne génèrera deux signatures différentes en signant deux messages différents, et deux personnes différentes génèreront deux signatures différentes en signant le même message. On peut ensuite vérifier de manière irréfutable que la signature a bien été générée par la bonne personne, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'un faux.

Pour que tout ce système fonctionne de manière sûre, il est extrêmement important que la clé secrète reste effectivement un secret, et qu'on ne puisse pas la copier. Pour ce faire, la puce est construite de manière à ce qu'on puisse y placer une clé, mais qu'on ne puisse pas sortir cette dernière de la puce.

L'identification du porteur de la carte

Là où ça se complique, c'est qu'une carte d'identité, ça se vole. Il faut donc un moyen pour que la carte elle-même puisse vérifier si la personne qui l'utilise pour signer un message est bien la personne à qui appartient cette carte. La solution la plus simple est de pourvoir la carte d'un code secret, tout comme une carte bancaire. Le détenteur étant le seul à connaître le code secret, on assume que la personne qui connait le bon code secret est le détenteur légitime de la carte. Comme bon nombre de personnes ne sont pas capables de se souvenir du code de leur carte bancaire, reposer uniquement sur le code secret pour identifier le porteur de la carte n'est pas la meilleure solution (c'est cependant la plus simple à mettre en place, c'est donc ce qui a été retenu pour les cartes bancaires et les cartes d'identité électroniques actuelles). Il existe déjà des systèmes d'identification qui utilisent les empreintes digitales pour identifier le porteur d'une carte à puce (une photo de l'empreinte étant stockée dans la puce), et on peut parier qu'ils vont se démocratiser.

Dérives possibles

Le danger lié à la carte d'identité électronique ne reside pas dans la carte elle même, mais dans l'infrastructure qui est mise en place autour de cette carte. Selon les pays, la carte pourra contenir aussi des données personnelles, de santé, etc. et une base de donnée d'informations personnelles pourra être mise en place et consultée par un certain nombre de personnes et d'organismes. Typiquement, ces organismes sont ceux chargés du maintien de l'ordre et de la défense du pays. Si les données personnelles inscrites sur la carte peuvent être optionnelles et protégées par un code secret (donc impossibles à lire à l'insu du titulaire de la carte), il n'en va pas de même pour les bases de données : le titulaire peut contrôler de visu l'utilisation qui est faite de sa carte, mais il ne peut pas contrôler l'utilisation qui est faite de ses données. On risque donc de voir augmenter le nombre d'informations inscrites dans cette base sans que les citoyens ne soient au courant, et de voir des personnes accéder à ces informations alors qu'on ne le souhaite pas.

Exemple : il peut être souhaitable que la carte mentionne que son porteur souffre du diabète (de sorte qu'en cas d'accident, les secours puissent prendre les mesures appropriées). Il n'est cependant pas souhaitable qu'une compagnie d'assurance apprenne que son client souffre de cette maladie à l'insu de ce dernier : ce serait une évidente violation de la vie privée de cette personne.

Le scénario le plus effrayant liè à ce système, c'est de se voir fiché à chaque utilisation de la carte. Vu comme il est simple d'identifier une personne de manière automatique, il devient aussi simple grâce à l'omniprésence de l'informatique et des réseaux de garder des traces des activités de cette personne, puis de recouper les différentes traces pour dresser un profil de cette personne. Ces profils pourront alors être exploités de mille manières. C'est un avantage dans la lutte contre le crime, mais vis-à-vis des citoyens en général, c'est la fin de la vie privée.

Dans un registre un peu différent, les cartes à lecture sans contact, comme le passeport électronique voulu par les États-Unis peuvent aussi poser des problèmes de violation de la vie privée. Ces cartes utiliseraient une puce de type RFID qui ne permet que le stockage et la lecture d'informations, pas de signer électroniquement des messages comme le permet la carte d'identité belge. Les informations contenues dans la puce peuvent être lues à distance à l'insu du porteur du passeport. On peut imaginer alors une bombe qui explosera dès qu'un porteur de passeport américain passera à proximité (ce n'est pas de la science fiction, cela a déjà été fait par un groupe de recherche en sécurité). On peut aussi imaginer un système de surveillance qui identifie toute personne passant à proximité sans que cette dernière ne soit au courant. Les passeports américains sont cependant pourvus d'un « bouclier » qui empêche leur lecture lorsqu'ils sont fermés, mais cette protection n'empêche pas d'« écouter aux portes » lorsque le passeport est en train d'être lu.

Sources

Les droits d'auteur s'appliquent à toute oeuvre de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la formed'expression, le mérite ou la destination. Tout lecteur de ce blog doit en respecter les droits de propriété intellectuelle. Il doit notamment veiller à ne pas reproduire et diffuser les articles et contributions publiées sur ce blog sur d?autres blogs, forums ou d?autres supports sans l?accord de leurs auteurs. Tout lecteur peut néanmoins reproduire le contenu de ce blog à des fins de consultations privées ou reproduire et diffuser de courts extraits d?un articles ou d'un message, à des fins d?information ou de recherches, en citant « Raffa'sblog, le grand ménage. http://raffa.grandmenage.info » et l'auteur (nom réel ou pseudo) de l'article ou du message.

Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignemens. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.

07/02/2007

Machines de vote électroniques : la fin de la démocratie ?

Matthieu Weber (que vous pouvez croiser régulièrement dans les commentaires) s'interroge sur les machines de votes électroniques mises en place dans plusieurs pays, dont la France (on se souvient des problèmes liés à l'utilisation de ces machines lors des élections américaines). Un million d'électeurs français utiliseront ces machines en 2007.


Machines de vote électroniques : la fin de la démocratie ?

La démocratie se définit par le pouvoir aux mains du peuple. Même si la démocratie moderne ne ressemble plus guère à celle d'Athènes dans l'antiquité, le principe fondamental reste le même. Le peuple prend donc des décisions en votant, et il est évidemment essentiel que le résultat du vote soit une représentation fidèle des choix exprimés par les votants, c'est à dire qu'il n'y ait pas de fraude durant le comptage des suffrages.


Le mécanisme de vote consistant à placer dans une urne des bulletins en papier qui sont ensuite comptabilisés est extrêmement simple à comprendre et à surveiller. Il suffit en effet de savoir lire et compter pour prendre part au dépouillement, donc n'importe quel citoyen peut surveiller le dépouillement et s'assurer de visu qu'il n'y a pas de fraude.

Le vote à bulletins de papier est cependant long à comptabiliser, et depuis la fin du XIXè siècle certains pays utilisent des machines de vote qui comptabilisent les votes automatiquement. On peut distinguer deux types de machines de vote : celles qui utilisent un bulletin (typiquement une carte perforée) et celles qui comptabilisent directement les votes. Les premières conservent une trace des votes qui ont été effectués, tout comme dans le cas du vote manuel, mais les autres ne laissent aucune trace, donc toute vérification ultérieure est impossible.

Les premières machines de vote étaient mécaniques, mais les machines modernes (depuis le milieu des années 1990) sont informatisée, ce qui semble être une évolution logique, les machines mécaniques n'étant plus fabriquées. Il y a cependant une différence fondamentale entre une machine mécanique et une machine électronique : les machines mécaniques peuvent fonctionner avec leur capot ouvert (c'est une obligation légale dans certains états des États-Unis), ce qui permet à tous d'en observer le fonctionnment, de voir les compteurs tourner et prendre en compte les votes. Certes, comprendre la mécanique est plus complexe que de savoir simplement lire et écrire, mais cela reste un phénomène qui est facilement observable par tout un chacun.

Dans le cas de machines électroniques, la personne qui vote ne peut pas surveiller le fonctionnement interne de la machine. La machine peut afficher sur un écran ce que le votant a choisi, et livrer au responsable du bureau de vote un total tout à fait fantaisiste, sans que le responsable ne se doute de quoi que ce soit. Il est donc impossible pour le votant de faire confiance à une machine de vote électronique, et encore plus impossible pour le citoyen lambda d'en vérifier le bon fonctionnement. Même pour un professionnel de l'informatique, il n'est pas possible de s'assurer à 100% que le programme qui fait fonctionner une machine de vote électronique va faire effectivement ce qu'on attend de lui. Étant donné que les machines électroniques ne gardent pas de trace papier du suffrage, il n'y a aucun moyen de recompter après coup en cas de contestation.

La tendance actuelle, initiée aux États-Unis, à utiliser de plus en plus de machines de vote électronique, s'est étendue à l'Europe, et de nombreuses municipalités françaises se sont déjà équipées ou sont sur le point de le faire. 

La grande question est donc la suivante : peut-on encore faire confiance au système de vote si personne ne peut s'assurer dans la pratique que le scrutin ne sera pas trafiqué ? Et par corollaire, on peut se demander si le peuple dispose encore d'un quelconque pouvoir si son choix exprimé par le vote peut être trafiqué sans que personne ne s'en rende compte ?

Pour davantage de renseignements : http://recul-democratique.org/

http://ec.europa.eu/idabc/servlets/ImageServer?fuseAction=fetchImage&id=19100&width=200&height=194
(c) Europa

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23/01/2006

Commander une pizza en 2015...

Ceci n'est pas de la science fiction, tout au plus de l'anticipation.


Standardiste: « Speed-Pizza, bonjour. »

Client : « Bonjour, je souhaite passer une commande. »

Standardiste: « Puis-je avoir votre NIN, monsieur ? »

Client : « Mon numéro d'identification national, oui, un instant, voila, c'est le 6102049998-45-54610. »

Standardiste: « je me présente je suis Habiba Ben Saïd, merci M. Jacques Lavoie. Donc ? nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le: 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01. C'est bien ça ?

Client (timidement): « oui !! »

Standardiste: Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88**

Client : « Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces informations ? »

Standardiste: « Nous sommes connectés au « système croisé », Monsieur? »

Client (Soupir): « Ah bon ! Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines? »

Standardiste: « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur. »

Client : « Comment ça ? »

Standardiste: « Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime? »

Client : « Aïe ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ? »

Standardiste: « Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja. Je suis sûre que vous l'adorerez. »

Client : « Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza? »

Standardiste: « Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur.Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur www.moogle.fr avec comme mots clés « soja » et « alimentation ». D'où ma suggestion. »

Client : « Bon d'accord. Donnez-m'en deux, format familial. »

Standardiste: « Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex LP et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de Phénylseptine par 100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle amilial en moins de 7 minutes 37 secondes. La législation nous interdit donc de vous livrer. Par contre j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini. »

Client : « Bon, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit. » -

Standardiste: « Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le credicard-satellis-tracer »

Client : « J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n'arrive. »

Standardiste: « Ca ne marchera pas non plus monsieur, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire. »

Client : « Ce n'est pas vos oignons. Contentez-vous de m'envoyer les pizzas. J'aurai le liquide. Combien de temps ça va rendre ? »

Standardiste: « Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité,elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le oins acrobatique. »

Client : « Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ? »

Standardiste: « votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par alleurs j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails « afroblack » au Tropicalbar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat. »

Client : « @#%/$@&?#! »

Standardiste: « Je vous conseille de rester poli Monsieur. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est imédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent. »

Client : (Sans voix)

Standardiste: « Autre chose Monsieur ? »

Client : « Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.. »

Standardiste: « Je suis désolée Monsieur, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids.Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de Remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boite de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime, cela pourrait vous être utile. D'ailleurs, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma.

Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed-Pizza »


Vendredi 25 Février 2005
Sylvain DEN, CRM Manager, Tech Data France

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Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignemens. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.

02/12/2005

DemExp Un projet de démocratie directe à grande échelle

Avertie par Magali ce matin, j'ai trouvé ce projet vraiment très intéressant.Je n'ai pas le temps d'en faire un article poussé, de chercher d'autres alternatives de ce type et d'en faire une synthèse pour l'instant... vous savez pourquoi. Mais comme certains fourbes () pensent que je prépare ma retraite bloguesque, il devenait urgent de publier quelque chose ... et ce projet vaut vraiment la peine d'être connu.

Donc voilà ce fameux projet (morceaux choisis issus du site officiel):

Demexp logo

Actuellement, on considère qu’il est impossible de consulter tous les citoyen(ne)s sur chaque question qui se présente. En conséquence, pour mettre en oeuvre la démocratie, les citoyen(ne)s choisissent des « élu(e)s ». Ces élu(e)s ont pour mandat :

  • de les représenter (auprès d’entités externes, par exemple à l’ONU pour un président de la république)
  • d’effectuer les choix à leur place (en interne, par exemple le niveau des impôts locaux pour un maire)

La démocratie représentative représente un progrès incontestable par rapport aux situations antérieures. Il n’y a pas de système existant dans lequel les citoyen(ne)s aient autant la possibilité de s’exprimer et de peser sur les choix de société. Toutefois, la démocratie représentative comporte un grand nombre de problèmes. Parmi eux, certains sont dûs à sa structure même :

  • Désaffection du vote (dûe à la sensation légitime qu’ont les citoyens de ne pas peser sur les décisions qui les concernent)
  • Corporatisme/clientélisme (encouragés par la stratégie du processus d’accession au pouvoir)
  • Corruption (dûe au manque de contrôle sur les plus hauts niveaux de la pyramide)

Intitulé « L’Expérience Démocratique », notre projet consiste à fournir les outils permettant de mettre en oeuvre une forme de démocratie directe à grande échelle. En effet, nous faisons l’hypothèse que les conditions sont peut-être enfin réunies pour permettre la consultation des citoyen(ne)s sur l’ensemble des sujets qui les concernent. L’Expérience Démocratique est basée sur trois grands principes :

  • Permettre l’expression de tous les citoyen(ne)s, grâce à des outils internet permettant a chacun de soumettre un vote, de proposer des réponses, et de voter
  • Transformer cette expression en décision, grâce à une méthode de vote permettant de « révéler » au mieux la position d’un groupe
  • Appliquer cette décision

Concrètement, le projet de l’Expérience Démocratique est basée sur une architecture client-serveur sur internet. Le client est un logiciel que possède chacun des membres de l’Expérience Démocratique, et qui permet de soumettre une question (sous forme de vote), de proposer des réponses, et de voter. Le serveur est un ordinateur qui centralise les votes, dépouille les scrutins, et conserve les résultats dans une base de données.

L’Expérience Démocratique ne remplace pas le débat démocratique, ni la recherche d’information. En particulier, elle n’a pas vocation à fournir les moyens de se forger une opinion permettant de voter. Les participants qui expriment leur position par un vote doivent chercher par eux-même les moyens de se forger une opinion, comme dans le système démocratique actuel. Nous prévoyons simplement de permettre à un membre qui génère une question et à ceux qui proposent des réponses d’ajouter un lien hypertexte vers des forums de discussion, des sites internet d’argumentation d’une réponse, des documents techniques.

On peut reprocher à l’Expérience Démocratique son élitisme , dû à la nécessité d’avoir un accès Internet. Ce problème est réel, et nous en sommes tout à fait conscients. Il est évident qu’un projet qui vise à augmenter l’accès des citoyen(ne)s au pouvoir de décision ne peut être que pleinement conscient du non accès des êtres humains à internet, mais aussi à l’électricité, à l’eau potable, à la sécurité... Toutefois, ce n’empêche pas de démarrer l’Expérience Démocratique qui se veut une démarche pionnière. Si le principe se généralise, pourquoi ne pas envisager des bornes publiques permettant d’accéder à l’Expérience Démocratique, ou des terminaux spécialisés (type minitel) fournis gracieusement à chaque foyer ?

L’Expérience Démocratique est une expérience . Nous souhaitons vérifier le concept de démocratie en mettant en œuvre le principe : « la souveraineté émane du peuple ». Il se peut ce que cela ne fonctionne pas et que la conclusion soit « il est préfèrable que la société soit dirigée par une élite ». Nous n’avons pas d’idée préconçue sur cette question, l’un des objectifs de l’expérience étant de voir à quel point les citoyen(ne)s ont le désir de peser sur les décisions qui les concernent.

Lire aussi

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Déni de responsabilité : Les articles de ce blog résultent en général de la compilation d'informations en provenance de plusieurs sources et d'expériences personnelles. Dans la mesure du possible, ils tentent de compiler une documentation exhaustive dont les sources sont citées. Toute personne mettant en application ces renseignements le fait à ses propres risques. Raffa's blog n'assume aucune responsabilité des dommages susceptibles de résulter de l'usage de ces renseignemens. En particulier toute décision concernant un traitement médical devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié.

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